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Films inutiles, acteurs surpayés et paresseux : déballage de Noël dans le cinéma

Derniers commentaires

Il ne faut pas oublier que dès la fin de la seconde guerre mondiale, en vertu des accords du Plan Marshall, les pays "aidés" étaient obligé d'acheter le plus de films possibles américains. Qu'ils soient nuls ou pas c'était bien en vue de faire partager "l'American Way of Life" et l'imposer sans le dire.

La culture "américaine" dans ce qu'elle avait de plus impérialiste, leur modèle de gouvernance, propagande car la "guerre froide" était déjà dans les cartons, permettrait de mieux prendre des "marchés" et nous sommes tenus d'acheter leurs produits.

Les Etats-Unis ont bien dominé nos pays européens, dans le but d'échapper de nous protéger du "communisme" de l'autre côté de l'Europe. Cela a permis de nous "américaniser" et accomodant avec tous les bienfaits ou méfaits que cela implique.

Nous sommes tenu par cet accord de diffuser un certains nombres de films quasi-obligatoires. Face à Hollywood notre propre culture cinématrographique en a souvent souffert et l'on a du finir par imiter ce modèle de la grande démocratie américaine, quitte à ce qu'eux-mêmes ne se sentent pas obligés de nous acheter nos films. Voici le lien :

[large]Obligation d'acheter les films d'Hollywood comme les autres produits "made in USA"[/large] ..

Comme en Lybie ou parait-il presque tous les marchés pétrôliers ont été aux USA et "Sarkozy a mangé son chapeau" au sujet des promesses de "marchés" selon un Mr Takkiedine. Mais chuttt !
Film inutile? Je n'aime pas trop cette experssion.
Lorsque je regarde la TV c'est plutôt ARTE pourtant j'ai aimé le film "Rien à déclarer". Alors?
C'est une comédie plutôt drôle (mis à part de grosses lourdeurs). Et qu'est ce que voudrait dire inutile pour une oeuvre? Faire rire 2 spectateurs sur 5 est-il inutile?
Pierrot
heu... amour et jalousie...
Et pendant ce temps, la convention collective de l'audiovisuelle entre en chantier... non... c'était pas pour faire pression sur personne que le pavé fut lancé... C'est énorme que personne ne parle du non hasard temporel dans lequel se passe tout ça... Bonne chance au syndic', à la ministre si elle est de bonne fois... parce que les comédiens comme les producteurs sont et resteront en position de force... sans eux; ba.... alors qu'il y a tellement de techniciens, tellement de STAGIAIRES... hein...
Je crois sincèrement que tt ça n'est qu'un petit bento géant... et... vs avez quitter la bille des yeux depuis bien longtemps... l'art et tout ça n'est qu'un des trois gobelets en présence... le cinéma est aussi une industrie... la plus grosse aux EU par exemple (plus que les voitures; la métalurgie...) et une manne financière énorme... c'est pas juste un jeu sur l'avance sur recette et sa bonne ou mauvaise redistribution... enfin... pour info; un budget de film se fait en 7 parties, vous n'en avez abordé qu'une... dommage.
Enfin...

Bonne année qd mm!
enfin la vérité est lachée le cinéma français est inutile. mauvais scénarios, exces cout le cinéma français de part sa médiocrité doit s'éteindre .
http://www.newyorker.com/online/blogs/movies/2013/01/france-and-politics-of-movies.html?mobify=0&intcid=full-site-mobile&mobify=0


The modern history of the French cinema is the history of its protection and advancement by the French government. Immediately after the Second World War, France imposed quotas on the importation of American films and reserved a certain number of weeks per screen for French films. Paradoxically, it was a discerning passion for Hollywood movies that launched a young band of critics at Cahiers du Cinéma into notoriety and inspired them to make movies that made them famous under the journalistic rubric of the New Wave—and it was the sudden rush of creation in the late fifties that led France’s then-Minister of Culture, André Malraux, to introduce a series of measures intended to promote the production and distribution of French movies not just as commercial ventures but as works of art that would be fundamental to France’s cultural heritage. The New Wave directors themselves, at least in the early years, hardly benefited from this system, which, however, reinforced their critical legacy—that of the auteur, the individual creator, as the key element in movie production—as the image of the French cinema as marketed to the world.

But auteurs are born, not created. Still, the system depends on them, which accounts for the inevitable inflation of the number of films made and of the number of mediocre ostensible art films produced. It’s the art-film industry—or, all too often, some soft-centered version of art films—that sustains the image of French films around the world, often less by way of inventive artistry than by a culturally-toned range of subject that substitutes genteel intellectualism and superficial politics for cinematic audacity.
Comme relevé plus haut par Yg et les autres, l'analogie de Rafik est idiote, mais symptomatique de toute une clique qui vous aux gémonies le système de financement du cinéma français (parce qu'ils n'en profitent pas autant qu'ils le voudraient), tout en laissant entendre que c'est vachement mieux ailleurs, en particulier à Hollywood; c'est sûr qu'on ne risque pas d'y croiser beaucoup de communistes.
Cela dit, si le système est globalement efficace (beaucoup de films produits et beaucoup d'entrées en salle alors que la fréquentation des salles américaines est en crise et que les budgets de leurs gros films sont aberrants), il est complètement à revoir sur certains points: le pouvoir exhorbitant des chaînes de télévision, la sous-rémunération des scénaristes, le manque d'ambition des producteurs-rentiers (la plupart ne prend effectivement aucun risque financier)... En comparaison, le salaire des acteurs est un problème relativement secondaire.
L'article de Maraval expliquerait pourquoi l'image des films français est aussi peu soignée et les scénarios autant bâclés, malgré des budgets importants.

Faites financer les films par les chaînes de TV et vous obtenez des long-métrages de la qualité de téléfilms...
Tous ces navets...Toutes ces promotions indigestes de navets...Ce film que vous avez quitté en cours de route pour cause de nullité absolue...Tout ce fric pour des trucs sans intérêt...Tous ces gens payés grassement pour avoir délivré des prestations navrantes dans des machins médiocres...et pour paraphraser Hugo...C'est de l'enfer des pauvres intermittents dont le talent n'a pu s'exprimer qu'est fait le paradis des riches têtes d'affiches dont le talent est discutable.
Les "pauvres intermittents" ne sont pas tous mal lotis. C'est même un système très avantageux pour certains, les techniciens du cinéma qui ont un pied dedans par exemple.
[quote=Sterling Archer]Comme relevé plus haut par Yg et les autres, l'analogie de Rafik est idiote*, mais symptomatique de toute une clique qui vous (sic) aux gémonies le système de financement du cinéma français (parce qu'ils n'en profitent pas autant qu'ils le voudraient), tout en laissant entendre que c'est vachement mieux ailleurs, en particulier à Hollywood; c'est sûr qu'on ne risque pas d'y croiser beaucoup de communistes.

Voilà un langage qu'on pouvait croire évacué "dans les poubelles de l'Histoire", comme on disait, si éloquemment, du temps du stalinisme dominant. Il semble donc que non. Du moins cela n'entraîne-t-il pas, pour les "cliqués", les conséquences que l'on sait dans les pays alors gouvernés par lui. Mais qu'une telle novlangue d'acier puisse être encore, fût-ce aussi marginalement, employé aujourd'hui: qui plus est ici, sur @si, voilà qui laisse plus que deviner ce qu'aura été idéologiquement (on n'ose dire intellectuellement) une France qui, après être restée si longtemps "la fille aînée de l'Église", s'était convertie au plus obéissant satellite parti.

*Fallait-il faire un sort aussi à ce qualificatif épinglant Rafik si délicatement ? N'était-il pas déjà suffisamment significatif ?
Moi, stalinien refoulé, on aura tout vu...
Quant à l'analogie, je maintiens, elle est idiote, d'une idiotie qui m'irrite. Rafik, lui, n'est pas idiot, mais même les gens intelligents peuvent dire des bêtises. Quant à vous, faut vous calmer.
La précipitation avec laquelle vous avez répliqué atteste que vous n'avez pas pris le temps de réfléchir avant de vous exprimer. Ce dont l'inconscience en laquelle vous demeurez de la violence de votre commentaire précédent témoigne plus encore. Il faut craindre que ce soit là une habitude déjà invétérée plutôt qu'un simple accroc. Le stalinisme aussi bien se signalait par cette assurance dans la brutalité dont je vous souhaite de vous corriger. Par respect pour l'humanité. Mais sans prendre à l'avenir forcément la peine à nouveau de vous y rappeler. Tenez -vous le donc pour dit une bonne (deuxième) fois. Cela démontrerait un début de lucidité. Faute de quoi, sans forcément désespérer, il faudrait se résigner à vous supporter avec "tolérance": jusqu'à celle, au besoin, dont Claudel disait qu' "il y a des maisons pour çà".
Tout à fait Germain, mais ce qui est encore plus idiot, et qui m'avait échappé à la première lecture, c'est cette deuxième citation de Rafik :"Ce système a la prétention d'aider les jeunes talents et pourtant, depuis dix ans, pratiquement chaque jeune talent que j'ai vu apparaître (Florent Siri, Alexandre Aja, Gaspar Noé, Valette et tant d'autres) s'est trouvé en butte à ce système et n'a trouvé moyen de s'affirmer qu'en passant d'une façon ou d'une autre par l'étranger. Ce ne sont pas là quelques rares anomalies, ca en devient systématique". Florent Siri, Alexandre Aja-Arcady... Des messieurs tellement méprisés par le système français qu'il sont obligés d'aller exercer leur talent aux Etats-Unis, dans des projets à la hauteur de leur ambition cosmique (Otages, 2005, avec Bruce Willis, Piranhas 3D, 2010, avec des piranhas...)... puis qui reviennent quand même en France pour réaliser des petits projets confidentiels ultra-underground tellement le système les ostracise (Cloclo, 2012, 20M d'euros de budget)...
De toute façon, je trouve les postures de Rafik pénibles, c'était déjà le cas avant, ça l'est encore plus depuis qu'il anime son "émission" sur les séries, le nadir absolu de toute la production @sienne, nadir dont il est entièrement responsable tant son désintérêt pour le sujet et sa désinvolture dans la conduite des entretiens auraient du mal à stimuler le plus passionnnant des interlocuteurs. Quand en plus l'interlocuteur est un journaliste blasé de Technikart ou Jacques-Olivier Molon "orfèvre en effets spéciaux"...
Franchement si tout ce qui l'intéresse ce sont les "films d'action" américains, qu'il parle de films d'action américains. Sinon, faut juste arrêter le massacre.
Des messieurs tellement méprisés par le système français qu'il sont obligés d'aller exercer leur talent aux Etats-Unis, dans des projets à la hauteur de leur ambition cosmique (Otages, 2005, avec Bruce Willis, Piranhas 3D, 2010, avec des piranhas...)... puis qui reviennent quand même en France pour réaliser des petits projets confidentiels ultra-underground tellement le système les ostracise (Cloclo, 2012, 20M d'euros de budget)...

Alexandre Aja : après un petit film d'horreur (Haute Tension, qui suit Furia, un microbudget d'anticipation sociale), il est repéré par les américains (Wes Craven) et réalise un des maitres étalons de la nouvelle vague horrifique américaine (La colline a des yeux), une commande car il n'arrive pas à lancer ses projets en France.

Florent Siri : après un petit polar français (Nid de guêpes, qui suit Une minute de silence, microbudget sur fond de drame social), il est repéré par les américains (Bruce Willis) et réalise une commande avec un tel brio qu'on lui propose immédiatement Die Hard 4, qu'il refuse de faire pour se lancer dans la production difficile d'un film français sur la guerre d'Algérie.

A posture, posture et demi. Mais bon, s'il y a des piranhas...

Florent Siri, Alexandre Aja-Arcady... Des messieurs tellement méprisés par le système français qu'il sont obligés d'aller exercer leur talent aux Etats-Unis, dans des projets à la hauteur de leur ambition cosmique (Otages, 2005, avec Bruce Willis, Piranhas 3D, 2010, avec des piranhas...)... puis qui reviennent quand même en France pour réaliser des petits projets confidentiels ultra-underground tellement le système les ostracise (Cloclo, 2012, 20M d'euros de budget)...


Comme le souligne Reda (plus bas ou plus haut, ça dépendra où le forum blagueur placera ce message), vous vous trompez.
Les réalisateurs suscités ont eu d'abord un petit projet en France qu'ils ont peiné à monter, des films imparfaits mais qui montraient des prédispositions intéressantes. Devant l'impossibilité de pouvoir monter un deuxième projet en France malgré leurs premières preuves, ils ont cédé aux sirènes hollywoodiennes qui savent repérer des techniciens compétents capables de réaliser des films de commande pour pas cher. Suite au succès de leur entreprise américaine, ils peuvent revenir en France et monter ce qui leur tient à coeur. Pourquoi reviennent-ils ? Mais ils le disent eux-mêmes : en France on a plus le contrôle de son film, aux USA on est cerné par une armée de producteurs qui surveillent tout.

Le défaut c'est que les meilleurs éléments d'un certain style de cinéma (action, SF, horreur...) doivent s'exiler pour bosser et qu'ensuite seulement, on se rend compte de leur potentiel en France.
1. "L'impossibilité de monter un deuxième projet"
Quel 2e projet ? Et si 2e projet il y a eu, qu'est-ce qui nous dit que ce projet était suffisamment convaincant pour justifier l'engagement de producteurs et/ou le financement du CNC, et que l'impossibilité du film à se faire représente une réelle injustice ?
2. Le problème de toute façon est ailleurs. Pour Rafik, "chaque talent" de ces dix dernières années, a été confronté à des problèmes de financement qui l'ont poussé à s'exiler (c'est déchirant), et par chaque talent, il entend Siri, Aja, Valette et tous les autres (je ne cite pas Noé, très à part dans ce "panthéon" et qui fait des films depuis plus de 20 ans)... Vu le nombre de jeunes cinéastes éclos lors des 10 ou 15 dernières années, choisir de ne citer que ces 3 là me semble aberrant (ils ne doivent pas être nombreux les cinéphiles de par le monde, y compris les fan-boys épris de cinéma de genre, à considérer qu'Aja, Siri et Valette sont la crême de nos cinéastes; @ si a vraiment recruté un type à part). Penser que le plus gros scandale du cinéma français c'est de ne pas chouchouter ses mecs-là, et de leur préfèrer, comme le dit Reda, Jacquot, Assayas ou Resnais, je trouve ça aberrant, parce que ça dénote un mépris souverain pour tout un pan du cinéma français (et mondial) que le système actuel a permis de faire vivre, ce qui n'est un drame que pour les sectaires persuadés qu'ils ne trouveront du vrai cinéma que dans leur chapelle étroite. Je préfèrerais que le cinéma de genre soit mieux représenté chez nous, mais le principal ennemi, ce n'est pas le CNC, ni les barons du cinéma d'auteur, plutôt le pouvoir laissé aux chaines et la frilosité des producteurs, dont l'action combinée nous vaut la sortie quasi- hebdomadaire d'une ou deux comédies à la française généralement nulles, aussi éloignées de l'exigence des meilleurs films d'auteur que des meilleurs polars ou films fantastiques...
Ben pour Siri son film son film L'ennemi intime par exemple, qu'il a pu monter, ô miracle, seulement après avoir réalisé un film d'action basique avec Bruce Willis.

Je ne vais pas me placer sur un jugement personnel concernant la qualité des réalisateurs dont on débat, je n'apprécie de loin pas tout ce qu'ils font, mais force est de reconnaître que de l'autre côté de l'Atlantique, alors que les talents ne manquent pas, on a trouvé nos petits tâcherons frenchy assez bons et prometteurs pour leur confier des projets conséquents.

Et attention, je parle bien des cinéastes de genre, c'est ceux-là qui n'ont pas assez le droit de cité. Je ne crois pas que Rafik ait un mépris souverain pour tout un pan du cinéma français, mais il regrette qu'une certaine caste de producteurs et qu'un certain style de film (les comédies et les drames bobo rive gauche) trustent les avances du CNC. Il ne veut pas que ses réals préférés soient chouchoutés, mais juste qu'ils bénéficient des mêmes a priori favorables que d'autres. On veut pas que le genre soit traité mieux, on veut qu'il soit traité pareil ! Putain où sont les Bébel et les Delon de maintenant ? Les Melville, les Verneuil ?

Après sur les responsabilités de la faillite du genre en France, on est d'accord, il y a tout un faisceau de causes : les télés veulent des trucs qui puissent passer en prime time et les producteurs disent qu'il n'y a pas de public. Les réals doivent donc souvent bricoler avec les moyens du bord, ce qui augmente le risque de faire de la daube, du coup la plupart des films sont pas géniaux et deviennent des flops commerciaux, donc les producteurs sont encore plus frileux... Le cercle vicieux est enclenché ! Quand on voit que malgré le succès d'Un Prophète, on a pas eu de vague de bons films policiers qui a suivi, c'est à désespérer.
Je pense que tu surestimes la capacité d'ouverture de Rafik; rien dans ce que j'ai lu ou vu de lui ne me donne à penser qu'il s'intéresse à autre chose qu'à ses fantasmes ados de spectaculaire hollywoodo-compatible. Pour le pékin moyen, passe encore, pour un journaliste, je trouve ça limite. Si au moins il était passionnant quand il parle de ce qu'il aime...Sur un des liens donné par Reda, on peut découvrir qu'il fait une tartine sur le trailer du film des Washovski (qui donne juste envie de se pendre, mais c'est un avis personnel), avec un sens de la nuance digne d'un dossier de presse. On peut aimer le cinéma de genre et se montrer pertinent, certains le font très bien. Pour Rafik j'attends toujours. Peut-être que je suis injuste, peut-être aussi que sa détestation d'un certain cinéma soi-disant intello ou d'auteur n'est pas aussi primaire que je le subodore, mais bon, j'ai comme un doute.
Et j'adore le cinéma de genre (mais pas cette baudruche de Peter Jackson, le cinéaste le plus surestimé de la planête mainstream).
Je trouve dommage de balancer le bébé avec l'eau du bain. Ce n'est pas parce que Jackson a pondu des adaptations de Tolkien très convenues qu'il faut oublier qu'il a fait forgotten silver.

Quand à Rafik, il me semble quand même que-même si j'ai bien saisi que chacun, sur un forum, s'estime le meilleur critique cinéma du monde- lui a une certaine légitimité, un discours cohérent et une réelle culture cinéma. Donc oui je vous trouve injuste. Peut-être que vous êtes trop cultivé pour les émissions que rafik propose mais comme il y a des abonnés ( genre moi) à qui ça apporte kekchose du fond de leur ignorance rance... :-)
Ca m'embêterait de passer pour un cuistre, c'est juste la frustration de voir un sujet qui me tient à un coeur si mal traité sur un site qui me tient à coeur, aussi; mais c'est pas grave, et si la majorité des abonnés est satisfaite, après tout...
Adaptations "convenues" ?
Je ne vois pas comment il aurait pu mieux faire, ce qu'il a transcrit sur images correspond plutôt pas mal à l'univers que j'ai imaginé à l'époque en lisant le Seigneur des Anneaux, et un tel respect de l’œuvre est à saluer.
C'est mon point de vue.
En tant qu'adaptation, en effet, c'est fidèle, en tant qu' objet cinématographique... Disons qu'il y avait cette option ou celle de faire ce que Kubrick a fait à Shining. Les fans auraient hurlés, certes... :-D
Je pense que tu surestimes la capacité d'ouverture de Rafik; rien dans ce que j'ai lu ou vu de lui ne me donne à penser qu'il s'intéresse à autre chose qu'à ses fantasmes ados de spectaculaire hollywoodo-compatible.

C'est quoi un fantasme ado de spectaculaire hollywoodo-compatible (à part un lieu commun d'autosuffisance auquel ont eu le droit beaucoup de cinéastes, de l'autrichien Fritz Lang au canadien James Cameron ou au Néo-Zélandais Peter Jackson) ?

Un article sur les mensonges des studios dans leurs dvds ? Un article sur le film B de part le monde ? Une série d'articles sur l'influence des musiciens et cinéastes, étrangers pour la plupart, à Hollywood ? Un rappel du génie technique français ? (pour ne parler que des articles sur @SI)

Je crois que le terme que vous cherchiez était "fantasme ados du spectaculaire populaire".

@SI, cet endroit très français où dénoncer un système communiste vertueux perverti vaut des attaques dignes de gauchistes enragés, même si ce système produit systématiquement des oeuvres aristocratiques qui méprisent clairement le peuple. D'ailleurs Robert Gueguedian, un des trois producteurs renters en question, est mélanchoniste donc tout va bien.

Heureusement que le New Yorker est là (brrr, saletés d'amerlocs)
Que vient faire Mélenchon là-dedans, et les gauchistes enragés? Tu te trompes de gars si tu parles de moi.
"Oeuvres aristocratiques qui méprisent clairement le peuple..." Et là tu cites Guédiguian... A ce niveau de n'importe quoi je ne sais plus quoi dire.
Quels sont les deux autres producteurs rentiers, par curiosité ?
(le gauchiste enragé, c'est moi, c'est une banale erreur sur la personne :)
J'ai dit @SI, pas Sterling Archer (ni Fan de Canard) en particulier.
Je vois pas ce qui pose problème avec Guéguedian dans la citation.
Gemini Films, Agat Films et Les Films d'ici
"@SI, cet endroit très français où dénoncer un système communiste vertueux perverti vaut des attaques dignes de gauchistes enragés,"
D'accord. Donc aucune allusion au forum ou à une discussion récente au sujet d'une analogie faussée de Rafik ?
OK, il m'avait semblé.
Donc, si je vous lis bien, comme Sterling Archer d'ailleurs :

Gemini Films, Agat Films et Les Films d'ici = "Oeuvres aristocratiques qui méprisent clairement le peuple..."


ben allons donc...
J'ai le souvenir d'un pénible débat avec vous, où vous tentiez de persuader le pauvre "Trissotin" que je suis que la 3D était en état de mort clinique et que passer à plus de 24 images/s n'avait aucun interet, si ce n'est marketing (parce qu'alourdir une production en traitant deux fois plus d'images sans aucune surtaxe sur le billet, parait que c'est rentable).

Avec deux ans de plus aujourd'hui (et deux ans de moins à vivre), je n'ai aucune envie de recommencer à perdre mon temps.
Votre mémoire vous joue des tours.

Le Trissotin était pour vos sorties aberrantes sur le son.

La 3D ne durera pas, c'est ma conviction, pas la vôtre, tant mieux.

Le 48 i/s (et même fréquence supérieure), on en a parlé, oui.
D'ailleurs, on ne vous lit pas sur ses mérites appliqués au Hobbit, pourquoi ?

Là, vous dites que des petits producteurs produisent des "oeuvres aristocratiques qui méprisent clairement le peuple...", et quand on suggère que vous vous plantez, vous ne voulez pas en discuter ?

Mais très bien, sans problème.
J'ai moi aussi autre chose à foutre.
Simplement pour info concernant la 3D, à destination de ceux qui pourront être intéressés :

http://www.hollywoodreporter.com/news/box-office-amazing-spider-man-avengers-347202

http://techland.time.com/2012/07/13/the-3d-hype-bubble-is-now-completely-busted/

http://www.researchscape.com/_blog/Articles/post/US_3D_Cinema_Infrastructure_Up,_But_Revenues_Down/

http://www.digitaltrends.com/home-theater/led-by-families-interest-in-3d-is-plummeting-among-u-s-consumers/
Je pense que tu surestimes la capacité d'ouverture de Rafik; rien dans ce que j'ai lu ou vu de lui ne me donne à penser qu'il s'intéresse à autre chose qu'à ses fantasmes ados de spectaculaire hollywoodo-compatible. Pour le pékin moyen, passe encore, pour un journaliste, je trouve ça limite.

J'ai été engagé sur @si prioritairement pour parler de la culture populaire des images (cinéma, jeu vidéo, internet, séries TV), sujet qui me passionne effectivement, et qui est effectivement très largement dominé par la culture anglo-saxonne d'une part et le Japon et ses voisins asiatiques d'autre part.

Mais peut-être qu'un jour, une fois que je serais guéri de mes fantasmes ados de pékin moyen hollywoodo-compatible, je pourrais commencer à m'intéresser à des films historiques espagnols, aux films à très petits budgets des circuits parallèles américains, espagnols, italiens ou philippins, aux jeunes réalisateurs français marginalisés, ou peut-être même (on peut toujours rêver?) chanterais-je la gloire de la grande tradition française qui va de André Antoine, à Truffaut en passant par Abel Gance, Marcel L'Herbier, Julien Duvivier, Jean Renoir, Marcel Carné ou René Clair
Un jour... peut être.


edit : ha tiens, j'ai été précédé
Merci de descendre dans l'arène, mais:
- on peut venir du Kazakhstan et être hollywoodo-compatible, ce qui n'est d'ailleurs pas une insulte. Si ces cinéastes là (les Amenabar, Gens, etc) ont été repérés par les américains, c'est bien parce qu'au delà de leurs différences, ils ont en commun des codes (l'action et le "spectaculaire", le classicisme narratif, jusque dans les twists amenabariens, la patine visuelle...).
- en excluant des formes cinématographiques moins soumises à une certaine efficacité, tu (no offense) fais preuve à mon sens de sectarisme. Tu dis dans un de tes papiers qu'il y a une méfiance en France entre cinéma d'auteur et cinéma de genre, mais tu ne sembles pas le regretter puisque tu ne manques pas une occasion de rappeler sans nuance ton estime pour l'un et ton mépris pour l'autre. Ce qui m'interroge, oui, sur ta curiosité; sauf à ne vouloir vraiment pas y regarder de près, il me semble évident qu'il y a des choses intéressantes dans les deux camps, ici comme ailleurs en Europe, en Asie ou aux Etats-Unis.
- c'est peut-être une question de goût, mais je n'ai pas le sentiment que le cinéma français de genre ait révélé en France récemment de fortes identités de cinéastes, les exemples que tu cites sont à ce sens assez éclairants.
- ce qui me laisse à penser qu'il y a chez toi une forme de militantisme un peu dérisoire, tant l'époque où le cinéma de genre était méprisé par la critique et le petit milieu parisien me semble dépassée. Ce qui est vrai c'est qu' on n'a jamais trouvé en France d'équivalents aux Cameron ou même aux faiseurs talentueux à la McTiernan... Est-ce vraiment la seule faute du CNC?
- Tu dis te passionner pour la culture populaire, mais sur les séries télé, j'ai l'impression que tu ne connais rien et/ou que rien ne t'intéresse dans les créations actuelles, ce qui rend ton émission un brin à côté de la plaque.
- Ce n'est que mon avis, il vaut ce qu'il vaut, et je vais arrêter de polluer ce forum avec ma mauvaise humeur.
Pour ce qui est de la cuisine interne du cinéma indépendant, à mes yeux, il y a un vrai problème de cohérence. Certes certains films ne rapportent pas d'argent comparativement à l'investissement de base. Mais, il y a aussi un très gros problème de réseautage. C'est-à-dire, qu'il faut l'écrire ; certains distributeurs et/ ou producteurs positionnent leurs films dans les festivals catégorie 1 (Venise, Berlin et Cannes) simplement par connexion. Dans le livre - Profession Producteur de M. Karmitz - lui-même précise, que dans le cadre de la visibilité festivals pour la trilogie de Kieslowski, il souhaite que chacun des films soient vus dans l'un des festivals cités ci-dessus. (naïvement, je pensais que les films étaient choisis en fonction de leurs qualités artistiques). Et la trilogie obtiendra ceci : Bleu - Ours d'Argent à Venise (compétition officielle), Blanc - Meilleur réalisateur à Berlin (Compétition officielle), Rouge pas de prix Cannes, mais Cesar etc. (compétition officielle).

Cela serait très intéressant, d'analyser quels sont les films sélectionnés en festivals et qui sont les producteurs/ distributeurs derrière eux ? Sans hésiter, je peux vous garantir qu'il y a les habitués.

Les frères Weinstein positionnaient chaque année un film en compétition à Cannes ( et bcq d'autres au marché du films et le c'est très cher le mètre carré !). Il y a une bonne année, ils ont fait faillite et ne peuvent plus imposer leur bébé Tarantino ! Le cinéma indépendant c'est ça aussi. Des amis, des copains, des frères ou une confrérie qui se protège des autres (les différents, les pas comme nous).

D'autres questions pourraient être posées : Spécial Cannes
1 - Pourquoi Lars von Trier sait déjà que sont prochain film sera en compétition ?
2 - Pourquoi Tree of Life de Terrence Malick a été sélectionné sans être vu ?
3 - Pourquoi Un Prophète de Audiard est passé à côté de la Palme ?
4 - Pourquoi La Part des Anges de K. Loach a obtenu le prix du Jury (1) ?

(1) source Wikipédia - Aujourd'hui, le Prix du Jury est facultatif et a généralement valeur d'encouragement pour un jeune cinéaste chez qui l'on décèle un réel talent de mise en scène à développer et à approfondir. Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_du_Jury_(Festival_de_Cannes)

Rien à voir :
Pour les curieux qui ne connaissant l'essence de l'accord Blum-Byrnes, je vous invite à suivre ce lien et à comprendre pour quoi le cinéma U.S. est si bien représenté en salles :http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_Blum-Byrnes

Au plaisir de lire vos commentaires,

P.
Petit troll : un appel à la Rédaque-qui-ne-me-répond-jamais-quand-je-lui-écris alors je passe par les forums : allez-vous ouvrir aux commentaires le vite dit " Rue89, Perdriel, et l'indépendance" ?
Notre chroniqueur Rafik Djoumi (bien connu des @sinautes pour son regard très critique sur un certain cinéma français dit "d'auteur", et son engouement pour les films d'action américains), confie qu'il avait naguère proposé à son employeur de l'époque, le magazine Le Cinéphage, un dossier sur le financement du cinéma français. Refusé. "On ne crache pas dans la soupe", lui avait rétorqué son rédacteur en chef.

Je ne me souviens pas avoir vu ce dossier ici, sur ASI. C'était pourtant le lieu idéal. Ai-je raté quelque chose ? Mmm ?
nul mention de la réponse de Sam Karmann http://www.timedia.fr/2012/02/les-champions-de-la-rentabilite-en-salle/ qui amende et complète l'article de Maraval ?
Merci pour cet excellent article qui souligne bien ce qui m'avait gêné dans les deux tribunes publiées ce week-end: le manque d'informations précises sur le système et ses effets.
On y voit déjà un peu plus claire mais je serais plus qu'enthousiaste de voir un article de Rafik pour exliquer exactement tout le fonctionnement du système de financement du cinéma français.
Bonjour, Laure, et bonne année.
Et merci d'être fidèle au poste.

Il y a seulement quelque chose qui m'étonne dans votre article (après les gentillesses, vous vous doutiez bien que vous alliez avoir la volée de bois vert), Maraval critique une dérive évidente et taboue du système de financement du cinéma français et de son exception culturelle. Je ne comprends en rien qu'il remet en cause les préceptes de départ,
Evidemment, ses détracteurs, comme tout bon conservateur profitant du système, se récrient en disant qu'il attaque le dispositif dans son entier et le menace. Belle et classique façon de faire taire les minables qui mettent les pieds dans le plat et les cheveux dans la soupe.

Au lieu de faire la part des choses, c'est-à-dire prendre cet argument pour ce qu'il est, une façon de nier le problème et de faire taire les critiques, ne faudrait-il pas discuter du coeur du problème : est ce que ces salaires mirobolants sont justifiés et indispensables pour s'assurer de bons acteurs, ou s'ils sont un effet collatéral du système qui à terme risque de le tuer, ou s'ils sont une aimable fioriture dans un cinéma français florissant ? Et est-ce que c'est au bout du compte le contribuable français qui paye ces salaires mirobolants ?

Je sais que ce n'est pas votre boulot de faire ce genre de recherches, et vous le soulignez, mais vous dérivez un peu vite à suivre ce un leurre envoyé contre Maraval, ce qui brouille un peu le propos.

A la suite de cela, vous couvrez bien le questionnement, et revenez au problème de fond, ou Rafik vous y ramène.
Je sais que @SI ne peut pas régler un problème de cette importance, même s'il nous échappait jusqu'ici, dans un article, mais je trouve que ce serait bien de recentrer le débat.
Ce que je trouve amusant dans cette affaire , c'est qu'ils ont l'air de découvrir que les films à gros budget sont faits avec des scénarios à deux balles.
(pour celles et ceusses)
Ce qui n'est pas mentionné dans l'article de Laure (l'exhaustivité n'est le propre de personne) et que j'avais noté à la lecture à l'époque de l'article de Maraval, c'est ce passage :

"l'acteur se retrouve avec un pouvoir de vie ou de mort sur le projet, et ce en fonction de sa valeur télé. Il réclame donc sa part du gâteau. Lui sera payé entre 1 et 1,5 million d'euros. Qui peut l'en blâmer ?"

A cette question, je peux parfaitement répondre.
Moi.

Oui, je peux l'en blâmer, et je n’hésite pas à le faire, car, ce n'est pas parce que les structures vous mettent en position de profiter d'autrui que vous êtes obligé de le faire.
Il en va toujours de votre responsabilité.

C'est en cela que l'acteur est, au propre comme un figuré, un acteur de ce système et que si le système est jugé pourri, il ne peut échapper à ce qualificatif à son tour qu'à l'unique condition de ne pas s'y complaire.


yG
Skyfall:
- budget: 200 millions $
- salaire fixe de D.Craig: 17 millions $ (8.5%)

Rien à déclarer
- budget : 22 millions €
- salaire fixe D.Boon: 6 millions € (27%)
On ose parler des acteurs surpayés, donc logique: tribunes qui s'alternent dans les médias sur ceux qui dénoncent cette aberration, et ceux qui la soutiennent.
Sur le cinéma, français ou non, chacun est dans son rôle...
Merci Laure pour ce billet.
En revanche, Rafik, amicalement, concernant votre analogie avec le communisme et ses "effets pervers": ce que les hommes ont fait au nom du communisme, ce n'est pas du communisme ni un effet pervers d'icelui. J'imagine que le raccourci était trop pratique, mais c'est déjà coton d'expliquer régulièrement que tel qu'il est "sur le papier", il n'a jamais été appliqué dans les dictatures passées et actuelles, les atrocités commises en son nom ne sont pas des "effets pervers" du communisme, mais des effets "hommes au pouvoir sans limites".
À votre service.
Un petit détail : Daniel Craig n'est pas américain mais britannique comme tout James Bond qui se respecte.
Encore une fois, c'est un problème d'argent, une histoire de fric, de la démesure économique. L'art (car le cinéma est un art) et l'argent ont toujours ete difficile à concilier car l'art est subjectif. Comment quantifier le talent, la performance d'un acteur ? Ici on paye un artiste non pour son talent mais pour sa valeur économique. Du marketing donc. Et voila le problème, ce n'est plus de l'art quand on tient uniquement compte des retombées financières. Nous sommes dans une époque qui perd toute logique sur le sens du travail, sa valeur, ce qui se passe dans le cinéma n'est qu'un exemple parmis tant d'autres.
merci Laure pour ce petit topo sur le cinéma français...
Depardieu qui quitte le pays parce qu'il ne veut plus payer les impôts dus sur l'argent versé par le contribuable français pour chacune de ses apparitions pfff non vraiment, salauds de pauvres qui ne veulent plus payer pour les riches, foutu pays, c'est pas glop pas glop !!
et surtout merci de m'avoir appris que ma redevance avait payé Dany Boon 1 million d'euros pour 1 minute dans Asterix, nanar 2012 gggrhumpfff !....
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