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Films inutiles, acteurs surpayés et paresseux : déballage de Noël dans le cinéma

Derniers commentaires

Il ne faut pas oublier que dès la fin de la seconde guerre mondiale, en vertu des accords du Plan Marshall, les pays "aidés" étaient obligé d'acheter le plus de films possibles américains. Qu'ils soient nuls ou pas c'était bien en vue de faire partager "l'American Way of Life" et l'imposer sans le dire.

La culture "américaine" dans ce qu'elle avait de plus impérialiste, leur modèle de gouvernance, propagande car la "guerre froide" était déjà dans les cartons, permettrait de mieux prendre des "marchés" et nous sommes tenus d'acheter leurs produits.

Les Etats-Unis ont bien dominé nos pays européens, dans le but d'échapper de nous protéger du "communisme" de l'autre côté de l'Europe. Cela a permis de nous "américaniser" et accomodant avec tous les bienfaits ou méfaits que cela implique.

Nous sommes tenu par cet accord de diffuser un certains nombres de films quasi-obligatoires. Face à Hollywood notre propre culture cinématrographique en a souvent souffert et l'on a du finir par imiter ce modèle de la grande démocratie américaine, quitte à ce qu'eux-mêmes ne se sentent pas obligés de nous acheter nos films. Voici le lien :

[large]Obligation d'acheter les films d'Hollywood comme les autres produits "made in USA"[/large] ..

Comme en Lybie ou parait-il presque tous les marchés pétrôliers ont été aux USA et "Sarkozy a mangé son chapeau" au sujet des promesses de "marchés" selon un Mr Takkiedine. Mais chuttt !
Film inutile? Je n'aime pas trop cette experssion.
Lorsque je regarde la TV c'est plutôt ARTE pourtant j'ai aimé le film "Rien à déclarer". Alors?
C'est une comédie plutôt drôle (mis à part de grosses lourdeurs). Et qu'est ce que voudrait dire inutile pour une oeuvre? Faire rire 2 spectateurs sur 5 est-il inutile?
Pierrot
heu... amour et jalousie...
Et pendant ce temps, la convention collective de l'audiovisuelle entre en chantier... non... c'était pas pour faire pression sur personne que le pavé fut lancé... C'est énorme que personne ne parle du non hasard temporel dans lequel se passe tout ça... Bonne chance au syndic', à la ministre si elle est de bonne fois... parce que les comédiens comme les producteurs sont et resteront en position de force... sans eux; ba.... alors qu'il y a tellement de techniciens, tellement de STAGIAIRES... hein...
Je crois sincèrement que tt ça n'est qu'un petit bento géant... et... vs avez quitter la bille des yeux depuis bien longtemps... l'art et tout ça n'est qu'un des trois gobelets en présence... le cinéma est aussi une industrie... la plus grosse aux EU par exemple (plus que les voitures; la métalurgie...) et une manne financière énorme... c'est pas juste un jeu sur l'avance sur recette et sa bonne ou mauvaise redistribution... enfin... pour info; un budget de film se fait en 7 parties, vous n'en avez abordé qu'une... dommage.
Enfin...

Bonne année qd mm!
enfin la vérité est lachée le cinéma français est inutile. mauvais scénarios, exces cout le cinéma français de part sa médiocrité doit s'éteindre .
http://www.newyorker.com/online/blogs/movies/2013/01/france-and-politics-of-movies.html?mobify=0&intcid=full-site-mobile&mobify=0


The modern history of the French cinema is the history of its protection and advancement by the French government. Immediately after the Second World War, France imposed quotas on the importation of American films and reserved a certain number of weeks per screen for French films. Paradoxically, it was a discerning passion for Hollywood movies that launched a young band of critics at Cahiers du Cinéma into notoriety and inspired them to make movies that made them famous under the journalistic rubric of the New Wave—and it was the sudden rush of creation in the late fifties that led France’s then-Minister of Culture, André Malraux, to introduce a series of measures intended to promote the production and distribution of French movies not just as commercial ventures but as works of art that would be fundamental to France’s cultural heritage. The New Wave directors themselves, at least in the early years, hardly benefited from this system, which, however, reinforced their critical legacy—that of the auteur, the individual creator, as the key element in movie production—as the image of the French cinema as marketed to the world.

But auteurs are born, not created. Still, the system depends on them, which accounts for the inevitable inflation of the number of films made and of the number of mediocre ostensible art films produced. It’s the art-film industry—or, all too often, some soft-centered version of art films—that sustains the image of French films around the world, often less by way of inventive artistry than by a culturally-toned range of subject that substitutes genteel intellectualism and superficial politics for cinematic audacity.
Comme relevé plus haut par Yg et les autres, l'analogie de Rafik est idiote, mais symptomatique de toute une clique qui vous aux gémonies le système de financement du cinéma français (parce qu'ils n'en profitent pas autant qu'ils le voudraient), tout en laissant entendre que c'est vachement mieux ailleurs, en particulier à Hollywood; c'est sûr qu'on ne risque pas d'y croiser beaucoup de communistes.
Cela dit, si le système est globalement efficace (beaucoup de films produits et beaucoup d'entrées en salle alors que la fréquentation des salles américaines est en crise et que les budgets de leurs gros films sont aberrants), il est complètement à revoir sur certains points: le pouvoir exhorbitant des chaînes de télévision, la sous-rémunération des scénaristes, le manque d'ambition des producteurs-rentiers (la plupart ne prend effectivement aucun risque financier)... En comparaison, le salaire des acteurs est un problème relativement secondaire.
L'article de Maraval expliquerait pourquoi l'image des films français est aussi peu soignée et les scénarios autant bâclés, malgré des budgets importants.

Faites financer les films par les chaînes de TV et vous obtenez des long-métrages de la qualité de téléfilms...
Tous ces navets...Toutes ces promotions indigestes de navets...Ce film que vous avez quitté en cours de route pour cause de nullité absolue...Tout ce fric pour des trucs sans intérêt...Tous ces gens payés grassement pour avoir délivré des prestations navrantes dans des machins médiocres...et pour paraphraser Hugo...C'est de l'enfer des pauvres intermittents dont le talent n'a pu s'exprimer qu'est fait le paradis des riches têtes d'affiches dont le talent est discutable.
Pour ce qui est de la cuisine interne du cinéma indépendant, à mes yeux, il y a un vrai problème de cohérence. Certes certains films ne rapportent pas d'argent comparativement à l'investissement de base. Mais, il y a aussi un très gros problème de réseautage. C'est-à-dire, qu'il faut l'écrire ; certains distributeurs et/ ou producteurs positionnent leurs films dans les festivals catégorie 1 (Venise, Berlin et Cannes) simplement par connexion. Dans le livre - Profession Producteur de M. Karmitz - lui-même précise, que dans le cadre de la visibilité festivals pour la trilogie de Kieslowski, il souhaite que chacun des films soient vus dans l'un des festivals cités ci-dessus. (naïvement, je pensais que les films étaient choisis en fonction de leurs qualités artistiques). Et la trilogie obtiendra ceci : Bleu - Ours d'Argent à Venise (compétition officielle), Blanc - Meilleur réalisateur à Berlin (Compétition officielle), Rouge pas de prix Cannes, mais Cesar etc. (compétition officielle).

Cela serait très intéressant, d'analyser quels sont les films sélectionnés en festivals et qui sont les producteurs/ distributeurs derrière eux ? Sans hésiter, je peux vous garantir qu'il y a les habitués.

Les frères Weinstein positionnaient chaque année un film en compétition à Cannes ( et bcq d'autres au marché du films et le c'est très cher le mètre carré !). Il y a une bonne année, ils ont fait faillite et ne peuvent plus imposer leur bébé Tarantino ! Le cinéma indépendant c'est ça aussi. Des amis, des copains, des frères ou une confrérie qui se protège des autres (les différents, les pas comme nous).

D'autres questions pourraient être posées : Spécial Cannes
1 - Pourquoi Lars von Trier sait déjà que sont prochain film sera en compétition ?
2 - Pourquoi Tree of Life de Terrence Malick a été sélectionné sans être vu ?
3 - Pourquoi Un Prophète de Audiard est passé à côté de la Palme ?
4 - Pourquoi La Part des Anges de K. Loach a obtenu le prix du Jury (1) ?

(1) source Wikipédia - Aujourd'hui, le Prix du Jury est facultatif et a généralement valeur d'encouragement pour un jeune cinéaste chez qui l'on décèle un réel talent de mise en scène à développer et à approfondir. Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_du_Jury_(Festival_de_Cannes)

Rien à voir :
Pour les curieux qui ne connaissant l'essence de l'accord Blum-Byrnes, je vous invite à suivre ce lien et à comprendre pour quoi le cinéma U.S. est si bien représenté en salles :http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_Blum-Byrnes

Au plaisir de lire vos commentaires,

P.
Petit troll : un appel à la Rédaque-qui-ne-me-répond-jamais-quand-je-lui-écris alors je passe par les forums : allez-vous ouvrir aux commentaires le vite dit " Rue89, Perdriel, et l'indépendance" ?
Notre chroniqueur Rafik Djoumi (bien connu des @sinautes pour son regard très critique sur un certain cinéma français dit "d'auteur", et son engouement pour les films d'action américains), confie qu'il avait naguère proposé à son employeur de l'époque, le magazine Le Cinéphage, un dossier sur le financement du cinéma français. Refusé. "On ne crache pas dans la soupe", lui avait rétorqué son rédacteur en chef.

Je ne me souviens pas avoir vu ce dossier ici, sur ASI. C'était pourtant le lieu idéal. Ai-je raté quelque chose ? Mmm ?
Ah oui, très bonne idée, on attend avec impatience le dossier, avec sa tonne de documents, le truc bétonné, incontournable, qui fera date dans l'histoire des media et d'@si.
"son employeur de l'époque, le magazine Le Cinéphage, un dossier sur le financement du cinéma français. Refusé. "On ne crache pas dans la soupe", lui avait rétorqué son rédacteur en chef."

Le plus marrant pour ceux qui lisaient le Cinéphage, comme moi à l'époque, c'est que la soupe qu'on y servait n'était pas particulièrement française.

yG
Le plus marrant pour ceux qui lisaient le Cinéphage, comme moi à l'époque, c'est que la soupe qu'on y servait n'était pas particulièrement française.

Ma mémoire n'étant pas aussi précise que la vôtre, j'ai ressorti un numéro au hasard (le n° 4) pour vérifier. Voilà ce que j'y vois :
- 2 pages sur le tournage de Carne et toute première interview publiée de son jeune réalisateur Gaspar Noé
- 2 pages sur le festival de Clermont-Ferrand
- 2 pages sur l'émission L'Oeil du cyclone + interview de Jacques Perrin
- 2 pages sur le mastering du laserdisc du Brasier d'Eric Barbier
- quelques propos de Costa Gavras et Yves Boisset au sujet de la définition du "film politique"
- 2 pages sur le documentaire Hotel du Parc de Pierre Beuchot
- 4 pages d'interview d'Eric Rohmer
- 3 pages sur "Le Jeune Cinéma français"
- 1 pages sur les festivals de Mamers, Poitiers, Belfort
- + chroniques ou critiques de tous les autres films français sortis dans le mois

Le reste de la "soupe" était consacré à la sortie de JFK d'Oliver Stone, avec interview de Kevin Costner, un reportage exclusif sur le tournage à Hong Kong de A toute épreuve de John Woo (réalisateur alors méconnu en France, faute de sortie), aux vingt ans d'Orange mécanique de Stanley Kubrick, avec analyse de séquences, à Shinya Tsukamoto pour Tetsuo, Ching Siu Tung, John McNaughton, une interview de Gus Van Sant pour My Own Private Idaho et une preview des Nerfs à vif de Martin Scorsese.

Comme quoi, on peut toujours compter sur votre bonne foi et vos efforts d'impartialité.
Headshot.
Surtout que ce mois là sortait A la vitesse d'un cheval au galop, la première oeuvre du très prometteur Fabien Onteniente. Y'avait au moins de quoi faire un dossier de 20 pages au lieu de parler de Kubrick
"Le reste de la "soupe" était consacré à la sortie de JFK d'Oliver Stone, avec interview de Kevin Costner, un reportage exclusif sur le tournage à Hong Kong de A toute épreuve de John Woo (réalisateur alors méconnu en France, faute de sortie), aux vingt ans d'Orange mécanique de Stanley Kubrick, avec analyse de séquences, à Shinya Tsukamoto pour Tetsuo, Ching Siu Tung, John McNaughton, une interview de Gus Van Sant pour My Own Private Idaho et une preview des Nerfs à vif de Martin Scorsese.

Comme quoi, on peut toujours compter sur votre bonne foi et vos efforts d'impartialité."


C'est bizarre, Rafik, faites donc le compte des pages consacrées aux artistes susmentionnés et regardez un peu les couvertures du magazine pour vous rafraîchir la mémoire, elles sont accessibles en un clic sur le net, on verra qui joue de la bonne foi dans cette affaire. J'achetais et lisais ce canard, justement pour les films non francophones qui n'étaient pas encore diffusé en salle, comme les John Woo et les autres films asiatiques. Le meilleur souvenir que je garde fût d'ailleurs un numéro spécial asie.

yG
J'achetais et lisais ce canard, justement pour les films non francophones qui n'étaient pas encore diffusé en salle, comme les John Woo et les autres films asiatiques. Le meilleur souvenir que je garde fût d'ailleurs un numéro spécial asie.

Je suis pas raciste, j'aime le couscous.
"Je suis pas raciste, j'aime le couscous."

Allez, un petit effort Reda, vous étiez sur le point de formuler un propos intelligible, à défaut d'être pertinent, mais je m'avance peut-être un peu pour le premier point.

Quoi qu'il en soit, j'adore le modèle de Rafikien que vous êtes, cela me conforte dans mon opposition à son approche du cinéma et des oeuvres télévisuelles en général.

yG
Le Cinéphage N°4, couverture Kevin Costner, accroches Rohmer, Oliver Stone, Kubrick.

Total des pages citées par Rafik Djoumi consacrés à la production française (sans les chroniques) : 18 pages.
Pagination totale de Le Cinéphage : 116 pages.

Faites le ratio vous-même...
Dites nous donc les films français dont aurait du parler le Cinéphage n° 4, qu'on connaisse
quelques chefs d'oeuvre français injustement oubliés, du niveau des films de Stone, Mac Naughton
et Kubrick s'entend, pas du Bénazeraf ou du Zidi.
Merci!
Mais enfin, JREM, je ne dis rien de ça.

Je ne parle pas de la ligne éditoriale du magazine ou d'une défense à effectuer d'un cinéma ou d'un autre, mais de la soi-disant démonstration faite ici par Rafik Djoumi de la présence du cinéma français dans Le Cinéphage par rapport à celle du cinéma d'ailleurs, démonstration qui ne tient pas debout, puisque le volume cité ne représente qu'à peine 20 % du journal.
On ne peut donc pas dire que Le Cinéphage parlait majoritairement du cinéma français.

Mais, merde, plus personne ne sait lire, ou quoi ?
Mes souvenirs du Cinéphage c'est qu'il parlait de tous les cinémas. Et qu'en conséquence il donnait sa
vraie place au cinéma français, et même un peu trop de place à mon goût...20% consacrés au cinéma
français quand on traite de tout le cinéma mondial, c'est disproportionné, mais dans l'autre sens.
Rafik n'essaye pas de démontrer que le cinéma français dans le cinéphage est majoritaire, mais
qu'il avait SA place. Parler de ratio c'est du nationalisme culturel débile...c'est ce que je voulais dire.
Y a-t-il aujourd'hui une revue de cinéma avec une ligne éditoriale aussi rigoureuse?
yG dit que le Cinéphage ne cause pas particulièrement du cinoche français, Rafik Djoumi lui sort la liste des pages pour lui démontrer que si, et vous venez dire à sleepless que là n'est pas le sujet ? Pour le coup c'est pas du pinaillage que vous faites, mais de la mauvaise foi.
Mon pinaillage consiste à dire que Rafik dit que le Cinéphage donnait sa place
au cinéma français, à quoi Sleeplees dit que le ratio est minoritaire...si vous appelez
ça du pinaillage, libre à vous.
Non, relisez mon post, justement ce coup-ci c'est pas du pinaillage mais de la mauvaise foi.
Si vous le dites.
"Total des pages citées par Rafik Djoumi consacrés à la production française (sans les chroniques) : 18 pages.
Pagination totale de Le Cinéphage : 116 pages.
Faites le ratio vous-même..."

+ "On ne peut donc pas dire que Le Cinéphage parlait majoritairement du cinéma français."

J'avais pensé à le faire, mais vous m'avez devancé, merci, Sleepless.

"Rafik n'essaye pas de démontrer que le cinéma français dans le cinéphage est majoritaire, mais
qu'il avait SA place. ":
JREM

Ce qui est une réponse à une question qui n'était pas posée, puisque j'ai bien écris "particulièrement" comme le rappelle Alain b. Le cinéphage, évidemment, comme son nom l'indique, bouffait à tous les rateliers en terme de provenance (peut-être pas bollywood, si quelqu'un peut vérifier), ce n'est pas pour autant qu'aucun prisme ne lui collait à la peau. Quoi qu'il en soit, je ne l'achetai pas pour lire "particulièrement" les articles sur des films français, j'avais d'autres sources pour ça, et il faut croire à revoir les couvertures que les lecteurs ne l'achetaient pas pour son traitement du cinéma hexagonal non plus.

yG
Il n'y avait pas de pub, dans ce magazine ?! Ça devait être un bonheur. Ça fait toujours bien, ces chiffres : 18 pages contre 116. C'est impartial et honnête, on ne peut qu'applaudir.
"Il n'y avait pas de pub, dans ce magazine ?! Ça devait être un bonheur. Ça fait toujours bien, ces chiffres : 18 pages contre 116. C'est impartial et honnête, on ne peut qu'applaudir.": gemp

Regardez un peu les couvertures, elles sont en ligne et osez revenir en prétendant que le cinéma français était le coeur de cible de ce magazine. Je vous attends.

yG
Oh, j'ai vu. En me fiant aux couvertures -- il faut toujours se fier aux couvertures, c'est un adage populaire -- et si je me fie à la pagination donnée par Spleepless, il y a donc 118 pages consacrées au cinéma américain, pas de pub, pas de chroniques (ou alors consacrées au cinéma américain) et rien d'autre. Rafik est encore une fois pris en faute.
IL A OSÉ REVENIR!!! IL A OSÉ REVENIR!!! HOOOO!!!!!
"Oh, j'ai vu. En me fiant aux couvertures -- il faut toujours se fier aux couvertures, c'est un adage populaire -- et si je me fie à la pagination donnée par Spleepless, il y a donc 118 pages consacrées au cinéma américain, pas de pub, pas de chroniques (ou alors consacrées au cinéma américain) et rien d'autre. Rafik est encore une fois pris en faute."

En tout cas, ce n'est pas sleepless ou moi que vous aurez ainsi pris en faute, car aucun de nous deux n'a affirmé la bêtise que Rafik et vous-mêmes, gemp, nous prêtez et à laquelle vous répondez pourtant...

Try again.

yG
C'est vrai, vous ne faites jamais aucune faute, on doit bien vous reconnaître ça.

Et je ne vous prête rien, je serais trop inquiet que vous me le rendiez. J'aime bien vous répondre, cependant, parce que je suis toujours admiratif des moyens que vous mettez en oeuvre pour éviter le sujet. C'est un art en soi.
"parce que je suis toujours admiratif des moyens que vous mettez en oeuvre pour éviter le sujet. C'est un art en soi.": gemp

Evitez le sujet ? Faites moi rire, rappelez donc le sujet qu'on vérifie si j'en ai déjà parlé ou non.

yG
Le sujet, c'était Le Cinéphage et sa « soupe pas particulièrement française », le point que je soulignais c'était la présentation légèrement biaisée proposée par Sleepless : 18 pages consacrées au cinéma français (hors « chroniques ou critiques de tous les autres films français sortis dans le mois ») sur 116 pages au total, « Faites le ratio vous-même... » disait-il. Je souhaitais donc des précisions sur l'éventuel ratio que je pouvais en tirer : 85% du magazine étaient manifestement consacrés à autre chose que le cinéma français, ou presque, était la seule conclusion à laquelle je pouvais arriver.

Mais ce que sous-entend ce chiffre, c'est que ces 85%, soit 98 pages, étaient dédiés essentiellement au décrié cinéma américain, comme le suggère éventuellement la couverture citée : « Kevin Costner, accroches Rohmer, Oliver Stone, Kubrick ». Je me réjouissais alors -- n'ayant jamais été lecteur du magazine -- qu'il n'y ait pas de publicité puisque, d'après mon expérience dans le domaine, elle représente entre 25 et 40% du volume, et qu'il est probable que certains contenus aient pu être « agnostiques » en la matière, parlant du cinéma de façon globale, sans parler des pages sans rapport direct comme pour l'abonnement et autres.

Au total, on n'a aucune idée du ratio, même relatif, entre les différents contenus. Même si je veux bien croire que Le Cinéphage ne parlait majoritairement pas du cinéma français, ça reste à démontrer. Et si « sa soupe » n'était pas prévalante dans ce domaine, elle me semblaient quand même bien assaisonnée, mais ce n'est qu'un avis personnel uniquement basé sur des chiffres -- au demeurant incomplets.
Le sujet, c'était Le Cinéphage et sa « soupe pas particulièrement française »,: gemp

Oui, dans l'absolu, il faudrait comparer le nombre de page sur plus d'un numéro, y compris les pages de publicité, (bizarrement Rafik sait compter les pages françaises, pas les autres), mais le plus important pour moi, c'était le positionnement de ce magazine, tous les cinémas, avec un goût certain pour les cinéma d'ailleurs (US et Asie) comme le soulignent l'ensemble des couvertures, c'est pourquoi j'en reste à mon pas particulièrement française cette soupe. Il suffit de comparer avec le nombre de couv' avec des réalisateurs acteurs français dans les magazines concurrents de l'époque, de Positif aux Cahiers du cinéma que je lisais alors aussi.

yG
On se serait bien entendu, Le Cinéphage et moi, quoique j'y aurais peut-être trouvé a contrario trop de cinéma français -- ou bien il me l'aurait fait regarder différemment de la manière dont je le considère aujourd'hui :)
"On se serait bien entendu, Le Cinéphage et moi": gemp

Moi, j'y trouvais suffisamment mon compte (sauf à l'attendre pendant des mois parfois entre deux numéros), fréquentant régulièrement à l'époque le magasin de laser disque, puis dvd, du cinquième, Album (il existe encore ?), pour y trouver ce que le festival asiatique d'automne du cinéma des Halles n'avaient pas encore diffusé (par exemple des K-7 anglaise de Violent Cop, Boiling Point, Hard-boiled... ). Bah, aujourd'hui, on trouve l'information sur les sorties asiatiques autrement, sans parler des dvd... donc pas trop de regret au final.

yG
la présentation légèrement biaisée proposée par Sleepless

Vaut mieux lire ça qu'être muet...

Rafik, puisque vous avez le magazine sous le coude, pouvez-vous nous donner la pagination totale du magazine ainsi que le nombre de pages de pub ?
Merci d'avance.
Bon, je prends les devants.

@gemp :

Tu n'es pas sans savoir que le fait de donner des chiffres seuls, sans référence, n'a aucune valeur, ni scientifique, ni logique, ni argumentative.
On est parti de cette remarque de yG :

Le plus marrant pour ceux qui lisaient le Cinéphage, comme moi à l'époque, c'est que la soupe qu'on y servait n'était pas particulièrement française.

Ce à quoi Rafik Djoumi répond par un classique, l'accumulation de chiffres, accumulation censée à elle seule créer du sens.
Au lieu de nous dire, "il y a 18 pages consacrées au cinéma français dans un magazine de 118 pages (114 moins les couvertures)", ce qui en soi donne l'info exacte, non, il faut détailler, sans fournir la pagination, les pubs, etc., bref les éléments de référence, parce que cette simple énumération fera de l'effet...

Pense un instant aux trafics de Lenglet ou des plumitifs économiques avec leurs stats, courbes, graphiques & co (relire aussi les chapitres consacrés par Baillargeon à ces pratiques).

Eh bien Rafik Djoumi fait exactement la même chose ici.
Et tout ce que dénonce @si ailleurs, dans ses articles, ses émissions (pense au boulot d'Anne-Sophie, tiens) on le retrouve encore une fois en interne, sans que personne ou presque ne bronche...
Je ne reviendrai pas ici sur les précédents, et ce jusqu'à la récente émission, j'en ai un peu marre de pisser dans un violon.

Bref.

Donc, sans avoir sous les pattes le magazine, je fais remarquer cet état de fait, en précisant le nombre de pages (et les accroches de couverture complètes, sans en déduire quelque chose), en demandant de faire le ratio, sous-entendu pour connaître le pourcentage des pages consacrées au cinéma français, et non pour en calculer celles consacrées au cinéma américain (je n'ai pas eu un mot sur ce dernier, sachant très bien que ce mag' regardait partout).

Et de suggérer simplement ça, ce simple réflexe normal en réaction à des chiffres sans références, me vaut les reproches de JREM qui me tombe dessus en disant que je veux en déduire le genre de "films français dont aurait du parler le Cinéphage n° 4", et de ta part me disant que c'est mon post qui contient une "présentation légèrement biaisée", etc., etc.

Eh ben merde...

Comme je "pinaille" (autre reproche), je reprends moi aussi mon numéro du Cinéphage n°4 :

Total des pages : 118 avec les couvertures, donc 114 pages rédactionnelles/pub.
Sur ces 114 pages, je compte 12,5 pages de pub, plus deux pages abo & co.

J'arrive donc à un total rédactionnel de 99,5 pages si j'intègre les deux d'auto-promo dans la pub, ce que je fais.
Donc, si le compte de Rafik Djoumi est exact*, on a quasiment 18 % du magazine consacré au cinéma français, et même 20 % si l'on ajoute les chros & articulets.

Et c'est tout ce qu'on voulait savoir, bordel de merde : quel était le pourcentage, puisque les chiffres détaillés par Rafik Djoumi en réponse à yG n'avaient aucun sens !

À toi de dire si c'est beaucoup ou pas.
Moi, je m'en fous définitivement, ça va vous faire des vacances.


# on peut discuter de la façon de considérer un tiers de page pour une page entière, par exemple (le canard est conçu selon un format un peu particulier, majoritairement sur trois colonnes et un étrange blanc...).
Olalalala :)

Je dois m'excuser d'avoir soulevé ce point. Comme tu le dis justement : « Tu n'es pas sans savoir que le fait de donner des chiffres seuls, sans référence, n'a aucune valeur, ni scientifique, ni logique, ni argumentative. » et j'ai un peu tendance à sautiller lorsque j'en vois une démonstration flagrante.

Il y a cependant un truc avec tourner 7 fois son doigt dans sa bouche avant de le poser sur son clavier dont je ferais bien de me souvenir un peu plus souvent, puisque ça partait effectivement de l'énumération de Rafik, vide de sens puisque totalement décontextualisée. Je ne m'en suis alors pas mêlé parce que je ne connaissais pas ledit magazine. Ce qui m'a fait réagir, c'est ton nombre de pages, information toute aussi vague, que tu lâchais en regard de manière concise. Tu viens de le détailler sans équivoque, ce dont je te remercie.

Cela corrobore en outre ta description de la couverture où -- en considérant le visuel principal comme plus important que les 3 accroches -- environ 20% était français, avec Rohmer. Accessoirement, le reste y était américain alors que Yannick signalait pourtant qu'il ratissait plus large « tous les cinémas, avec un goût certain pour les cinéma d'ailleurs » et, à ce titre, la couverture du n°4 n'y rend pas particulièrement justice, la fin du commentaire de Rafik où il cite quelques autres articles, un peu plus.

Je me garderais bien de dire si c'est beaucoup ou pas, tout dépend de facteurs objectifs, comme la place du cinéma français dans le panorama mondial, par exemple, ou subjectifs comme l'importance qu'on lui accorde. Ce que je peux effectivement dire c'est que Yannick a raison : « la soupe qu'on y servait n'était pas particulièrement française ». Clairement.

Même si c'était intéressant en ce qui me concerne, je m'excuse encore une fois pour cette douzaine de commentaires dont on aurait pu largement se passer; j'essayerai à l'avenir d'être plus circonspect dans mes interpellations ^^
nul mention de la réponse de Sam Karmann http://www.timedia.fr/2012/02/les-champions-de-la-rentabilite-en-salle/ qui amende et complète l'article de Maraval ?
Merci pour cet excellent article qui souligne bien ce qui m'avait gêné dans les deux tribunes publiées ce week-end: le manque d'informations précises sur le système et ses effets.
On y voit déjà un peu plus claire mais je serais plus qu'enthousiaste de voir un article de Rafik pour exliquer exactement tout le fonctionnement du système de financement du cinéma français.
Bonjour, Laure, et bonne année.
Et merci d'être fidèle au poste.

Il y a seulement quelque chose qui m'étonne dans votre article (après les gentillesses, vous vous doutiez bien que vous alliez avoir la volée de bois vert), Maraval critique une dérive évidente et taboue du système de financement du cinéma français et de son exception culturelle. Je ne comprends en rien qu'il remet en cause les préceptes de départ,
Evidemment, ses détracteurs, comme tout bon conservateur profitant du système, se récrient en disant qu'il attaque le dispositif dans son entier et le menace. Belle et classique façon de faire taire les minables qui mettent les pieds dans le plat et les cheveux dans la soupe.

Au lieu de faire la part des choses, c'est-à-dire prendre cet argument pour ce qu'il est, une façon de nier le problème et de faire taire les critiques, ne faudrait-il pas discuter du coeur du problème : est ce que ces salaires mirobolants sont justifiés et indispensables pour s'assurer de bons acteurs, ou s'ils sont un effet collatéral du système qui à terme risque de le tuer, ou s'ils sont une aimable fioriture dans un cinéma français florissant ? Et est-ce que c'est au bout du compte le contribuable français qui paye ces salaires mirobolants ?

Je sais que ce n'est pas votre boulot de faire ce genre de recherches, et vous le soulignez, mais vous dérivez un peu vite à suivre ce un leurre envoyé contre Maraval, ce qui brouille un peu le propos.

A la suite de cela, vous couvrez bien le questionnement, et revenez au problème de fond, ou Rafik vous y ramène.
Je sais que @SI ne peut pas régler un problème de cette importance, même s'il nous échappait jusqu'ici, dans un article, mais je trouve que ce serait bien de recentrer le débat.
Ce que je trouve amusant dans cette affaire , c'est qu'ils ont l'air de découvrir que les films à gros budget sont faits avec des scénarios à deux balles.
(pour celles et ceusses)
Ce qui n'est pas mentionné dans l'article de Laure (l'exhaustivité n'est le propre de personne) et que j'avais noté à la lecture à l'époque de l'article de Maraval, c'est ce passage :

"l'acteur se retrouve avec un pouvoir de vie ou de mort sur le projet, et ce en fonction de sa valeur télé. Il réclame donc sa part du gâteau. Lui sera payé entre 1 et 1,5 million d'euros. Qui peut l'en blâmer ?"

A cette question, je peux parfaitement répondre.
Moi.

Oui, je peux l'en blâmer, et je n’hésite pas à le faire, car, ce n'est pas parce que les structures vous mettent en position de profiter d'autrui que vous êtes obligé de le faire.
Il en va toujours de votre responsabilité.

C'est en cela que l'acteur est, au propre comme un figuré, un acteur de ce système et que si le système est jugé pourri, il ne peut échapper à ce qualificatif à son tour qu'à l'unique condition de ne pas s'y complaire.


yG
Skyfall:
- budget: 200 millions $
- salaire fixe de D.Craig: 17 millions $ (8.5%)

Rien à déclarer
- budget : 22 millions €
- salaire fixe D.Boon: 6 millions € (27%)
On ose parler des acteurs surpayés, donc logique: tribunes qui s'alternent dans les médias sur ceux qui dénoncent cette aberration, et ceux qui la soutiennent.
Sur le cinéma, français ou non, chacun est dans son rôle...
Merci Laure pour ce billet.
En revanche, Rafik, amicalement, concernant votre analogie avec le communisme et ses "effets pervers": ce que les hommes ont fait au nom du communisme, ce n'est pas du communisme ni un effet pervers d'icelui. J'imagine que le raccourci était trop pratique, mais c'est déjà coton d'expliquer régulièrement que tel qu'il est "sur le papier", il n'a jamais été appliqué dans les dictatures passées et actuelles, les atrocités commises en son nom ne sont pas des "effets pervers" du communisme, mais des effets "hommes au pouvoir sans limites".
À votre service.
Un petit détail : Daniel Craig n'est pas américain mais britannique comme tout James Bond qui se respecte.
Encore une fois, c'est un problème d'argent, une histoire de fric, de la démesure économique. L'art (car le cinéma est un art) et l'argent ont toujours ete difficile à concilier car l'art est subjectif. Comment quantifier le talent, la performance d'un acteur ? Ici on paye un artiste non pour son talent mais pour sa valeur économique. Du marketing donc. Et voila le problème, ce n'est plus de l'art quand on tient uniquement compte des retombées financières. Nous sommes dans une époque qui perd toute logique sur le sens du travail, sa valeur, ce qui se passe dans le cinéma n'est qu'un exemple parmis tant d'autres.
merci Laure pour ce petit topo sur le cinéma français...
Depardieu qui quitte le pays parce qu'il ne veut plus payer les impôts dus sur l'argent versé par le contribuable français pour chacune de ses apparitions pfff non vraiment, salauds de pauvres qui ne veulent plus payer pour les riches, foutu pays, c'est pas glop pas glop !!
et surtout merci de m'avoir appris que ma redevance avait payé Dany Boon 1 million d'euros pour 1 minute dans Asterix, nanar 2012 gggrhumpfff !....
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