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Fillon : chacun savait que les sondages n'étaient pas fiables !

Devinette : qu’est-ce qui ne fonctionne pas, que tout le monde utilise, puis que tout le monde vilipende parce ce que cela ne fonctionne pas ? Réponse : les sondages. Dernier exemple en date avec l’arrivée de François Fillon en tête de la primaire de la droite et du centre que les sondeurs n’ont pas vu venir, ou alors le dernier jour, et encore. Devant ce plantage avéré – et annoncé par Fillon lui-même – les médias finiront-ils par ne plus utiliser les sondages ? Bien sûr que non.

Derniers commentaires

Les sondeurs n'avaient pas des chiffres d'élections comparables pour [s]tripatouiller[/s] redresser les données brutes. Ils nous ont donc servis les vrais chiffres issues des réponses des quelques personnes qui répondent. Le résultat est décoiffant.

Les sondages ne valent rien. Les écarts sont moindres pour les autres sondages électoraux uniquement parce que les chiffres qu'on nous donne ne sont pas ceux issues des enquêtes.

Un baromètre politique établi sur 5000 réponses peut nécessiter plus de 80000 coups de téléphones (Source). Les quelques personnes qui répondent à ce genre d'enquête ont 15 minutes de disponibles au moment précis où on les appelle. Aucun risque que cet échantillon de 5/80 soit représentatif. Le nombre des appels passés n'est jamais donné par les sondeurs.
La mesure perturbe le système. (Et fourrez vous bien ce principe de physique dans le cerveau)

Surtout si les électeurs font des sauts quantiques d'un candidat à l'autre.
les sondages se sont trompés parce qu’ils ont modifié les votes. Il faut donc se poser la question de l’interdiction des sondages sur les intentions de vote.

Il y a une petit mal-entendu sur le "trompés" je pense.

Car les sondages ne sont pas conçus comme un instrument de mesure. Ils servent à exercer une influence sur ceux qui votent, et surtout sur le processus de sélection des candidats. Ils ont été très efficaces dans la primaire de 2007.

Mais pour influencer les électeurs finaux, ils ne marchent pas très bien, puisqu'ils agissent plus comme un repoussoir.

Un instrument de mesure !! Mais pourquoi croyez-vous que les politiques dépensent tellement d'argent si c'est pour s'entendre dire que les électeurs en préfèrent un autre ...

On pourrait tout à fait autoriser les sondages d'intentions de vote mais en même temps interdire la publication de toute évaluation (chiffrée ou qualitative) des intentions de vote avant l'élection.

Je prédis deux conséquences ...

1/ Les sondeurs ne se tromperont plus, en tous cas plus autant ...
2/ Ils mettront la clef sous la porte parce que ça n’intéressera plus grand monde de savoir comment ont évolué les intentions de vote avant l'élection.

Le business model des sondages politiques est incompatible avec une mesure correcte des intentions de vote. Il est parfaitement cynique de leur part d'essayer de nous faire croire que leur travail est de mesurer ces intentions. Au choix, ce sont des menteurs ou des idiots.






Le business model des sondages politiques est incompatible avec une mesure correcte des intentions de vote. Il est parfaitement cynique de leur part d'essayer de nous faire croire que leur travail est de mesurer ces intentions. Au choix, ce sont des menteurs ou des idiots.


Ils peuvent être les deux .
Tout ce désolant spectacle va encore une fois mettre à mal la représentation que se fait la plupart des gens du métier de journaliste. Je parle des journalistes et non des présentateurs-éditorialistes qui ne sont pas journalistes. professionnels devraient s'opposer de toutes leurs forces (avec leurs sociétés de rédaction et leurs syndicats) aux pratiques sondagières qui ne peuvent que nuire à leur profession .
A quand une grève des journaliste contre la publication des sondages ?
Avouons que la politique sans sondage, ce serait tout de suite moins drôle ... De quoi parleraient les professionnels de la profession ? Des programmes ?
"Les sondages se sont trompés..." ... si on prend pour argent comptant ce qu'ils disent d'eux-mêmes : ils mesureraient l'opinion à un instant T.

En revanche, si on fait l'hypothèse qu'ils participent du système complexe (partis, médias, instituts de sondage...) dont l'objectif est de fabriquer l'opinion, c'est moins sûr.

Depuis une quinzaine d'années les instituts de sondage valorisent systématiquement la solution attendue par l’establishment ou d'un sous ensemble de ce même establishment.

En l’occurrence, je pense que les instituts de sondage ont cherché, cette fois, à tout simplement faire que la Primaire soit un succès et que le candidat de la droite soit présenté comme le favori de la Présidentielle.
En conséquence ils ont cherché à mettre du suspense et à motiver les électeurs de droite.
Et comme les premiers sondages donnaient un duel, ils ont voulu mettre un peu de piment en boostant Fillon. Sauf qu'ils ont appuyé un peu trop fort sur la manette des gaz...

Je prends les paris pour la fin de semaine : les sondages donneront un écart fortement réduit entre les deux prétendants.

Mon poids en cacahuètes, bien sûr.
Les sondeurs ont-ils seulement pensé à rencontrer des gens de la "manif pour tous"?
La première victime des sondages est Alain Juppé: Trop sûr de son fait, il a négligé de faire campagne.
la primaire de la droite et du centre
Ne serait-il pas possible de mettre cette expression entre guillemets ou la faire suivre du symbole du copyright?
Parce que, dans la vraie vie, c'était une primaire de la droite et de la droite.
Conclusion de Garrigou : "les sondages se sont trompés parce qu’ils ont modifié les votes.

Garrigou vient de redécouvrir l'eau chaude !
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