36
Commentaires

Field, franceinfo, la pelote embrouillée des complots

Si on veut encore s'amuser avec les complots, on peut. Et on pourra sans doute s'amuser tous les jours, jusqu'à l'élection.

Derniers commentaires

aux dernières nouvelles, le document affaire Bygmalion est maintenu à la date prévue par Elise Lucet. Tout ce bruit lui a fait de la publicité. Tant mieux.
citation :

Si franceinfo vous
écrit sur l'écran que "Macron est applaudi" en vous montrant l'image
des applaudissements qui accueillent Macron, ce n'est pas parce que la
nouvelle chaîne multimedia vous prend pour des malcomprenants. C'est
parce qu'elle sait qu'en-dessous, disons, de 40 ans, la majorité
d'entre vous vont voir ces images sans écouter le commentaire.

Vous me feriez presque rire. Vous sous-entendez que les moins de quarante ans savent encore lire. Ce n'est pas ce qu'on entend dire ni ce qui s'écrit dans bien des medias. Et si lire suffisait, on l'aurait entendu dire.
Un extrait du reportage est passé effectivement dans le JT de France 2 vers la 29ème minute.

Et à cette heure, la diffusion du reportage a été confirmée pour le 29 septembre :
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2016/09/08/sujet-sur-bygmalion-elise-lucet-obtient-gain-de-cause_4994828_3236.html
C'est amusant cette propension qu'ont la plupart des commentateurs a ne pas lire (comprendre?) ce qui est écrit !
Ainsi lorsque DS évoque "la vieille croyance antique, magique, increvable, que ce sont les medias, et notamment la télévision [...] qui "font" une élection", je ne crois pas qu'il nie que les médias n'aient aucune forme d'influence sur 'l'opinion publique' (qui comme chacun sait, depuis Bourdieu, qu'elle n'existe pas): les sondages montrent s'il en était besoin comment on peut fabriquer cette 'opinion publique'.
Pour autant le référendum de 2005, ou, même l'arrivée 'surprise' de JMLP au deuxième tour de 2002, montrent, s'il en était besoin que les médias, s'ils essayent bien souvent de précéder le peuple, se retrouvent la plupart du temps à sa remorque (le fameux 'air du temps' qui ne préexiste pas aux médias, cher Strumpf, mais qui juste les englobe comme l'océan englobe les poissons, qui pourtant baisent dans la mer comme disait l'autre).
Par contre ce qui serait intéressant c'est justement d'essayer de comprendre pourquoi le peuple, souvent, lorsqu'on lui demande de voter, n'en fait qu'à sa tête avec son air du temps qui change tout le temps; et pour reprendre l'image de Détecteur, la météo n'incite à partir à Deauville que ceux qui ont les moyens d'aller à Deauville (ou à Dieppe ou ailleurs): les autres persistent à se faire chier dans leur cité ou devant... la télé!
Le mecs gruge sur le financement de sa campagne. il se fait chopper les doigts dans le pot de confiture et à l'arrivée, c'est de la faute de Hollande. Incroyable ! Hallucinante chronique.
Un bonheur de lire cette chronique pleine d'humour même si au bout du compte on n'est pas plus avancé qu'avant de cliquer sur le site. L'embrouillamini est tellement dense qu'insister se solderait par une migraine.
Alors on se dit que probablement Sarkozy est intervenu. Et Field n'avait-il pas fait une émission avec lui en 2005 ? La cheftaine, dépassée par les évènements et prudente a laissé le "philosophe" (bof!) choisir...Et chacun de nous connait le débordement des comptes de campagne de l'Ex-Futur ...enfin d'après ses rêves...Quel cauchemar s'il y parvenait!!!
Donc les médias, "tout au plus", reflètent et amplifie des "thèmes", un "climat, un "air du temps"... chez donc une majorité de citoyens qui s'informent pour créer ce climat thématique temporel auprès principalement des... médias... (à moins que le citoyen de base ait construit son propre réseau individuel de professionnels de contacts pour lui livrer l'info de première main?).

Mord la queue-serpent-tout ça...


Toujours cette même croyance antique, magique, increvable dans les médias, qu'ils ne "font" ni l'opinion, ni les élections...
à se demander pourquoi les oligarchies (politiques et économiques) les financent pour, je cite les médias, "acheter de l'influence"...
à se demander pourquoi les "révolutions" violentes commencent toujours par vouloir prendre contrôle des médias.

Quant à cette manière "chaotique" et "aléatoire" et "tirant dans les coins", les expulsés récents de médias (Canal+, l'Obs...) et certain du "peuple" y verront peut-être une certaine cohérence, et que ça tire précis dans toujours les mêmes coins.
"Il a pour principale caractéristique d'être complètement stupide mais il arrive très souvent à aider involontairement les autres personnages de la bande dessinée."(Wikipédia).

Danette, DS ne risque-t-il pas un procès en diffamation?
Je vais rejoindre Al Ceste et Strumfenberg ci-dessus : penser que les médias ne participent pas d'une élection, c'est comme croire que les prévisions météo ne décident pas d'un weekend à Dieppe ou Deauville pour les Parisiens, dans les Vosges pour les gens de l'Est, etc

Comment expliquer qu'une idée aussi folle que celle d'élire Donald Trump à la candidature puisse avoir germée dans la tête de millions d’Américains sans a little help from his friends, surtout après le naufrage de Sarah Palin. Parlant de celle-ci, sachez qu'elle a fait des éditos politiques sur Fox News Channel avant d'en être tout simplement foutue à la porte comme si elle n'avait jamais été candidate à la candidature. Poor little thing !

Dans le cas de Macron, c'est à en rester abasourdi : vous prenez un mec qui a encore moins de charisme que l'actuel président, qui est autant éloigné des idées de gauche que ce dernier, qui a un passé aussi luisant que celui d'un trader, et vous en faites le "beau-fils rêvé" des Français. ça vous coupe l'envie d'épouser la fille de ces Français-là, elle doit être intradable sur le CAC40 ou alors ils sont des beaux-parents à cauchemarder!

Dans le cas de Sarko, là on se dit que s'il n'a pas eu 2012 malgré le soutien des médias de Bolloré et consorts, c'est qu'il reste chez les Français ce goût du savoir vivre et qu'au fond, ils ne sont pas aussi masochistes qu'on aurait pu le croire en 2007. Ce qui ne les a pas empêché de verser dans le sadomasochisme sans le savoir en s'infligeant François Hollande, le "bof rêvé" des Français
Tout à fait d'accord, Détecteur!

La victoire de Sarko en 2007 est très largement une victoire médiatique. Qu'on se souvienne de l'image de superheros, de sauveur, de messie véhiculée par quasiment la totalité des médias à partir de 2005 quand, ministre de l’intérieur, il ne faisait pas un déplacement sans inviter toutes les télévisions... qui suivaient complaisamment et sans aucun recul (cf. l'épisode du héros en cow-boy camarguais).

Ce qui se passe aujourd'hui avec Macron est tout à fait similaire.
Avec cette seule différence que les ficelles sont maintenant mieux connues.
On peut ajouter : en 2011, les couvertures à répétition sur Hollande du Point, Express, Obs, etc. + ses passages télé alors qu'Aubry elle n'avait pas cette visibilité médiatique-là. Faut-il y voir copinage ou cooptation ou effet de meute ? sans doute un peu tout ça à la fois
à Nicolas W : "les ficelles sont maintenant mieux connues" mais les marionnettes n'en continuent pas moins à gesticuler et les spectateurs à se laisser prendre.

à kawouede : J'ai en mémoire en effet cette mise en avant du produit Hollande en tête de gondole alors que Aubry était reléguée à une non existence médiatique sauf lorsqu'elle était mentionnée par ses détracteurs. L'injustice m'était à l'époque incompréhensible et je m'en voulais d'avoir une si mauvaise impression de Hollande pensant que si on en parlait tant et en si grand bien, c'est qu'il ne pouvait y avoir de fumée sans feu. Bien oui, c'était possible, comme quoi les dictons populaires doivent aussi évoluer avec leur temps.
Se souvenir aussi du support de beaucoup de médias à Ségolène Royal, qui une fois investie, s'est vue traitée comme une quiche incompétente.
Point de vue intéressant, cependant comment expliquer qu'une idée tout aussi folle que d'élire l'épouse Clinton, sénatrice de l'après 2001,
impliquée dans quelques affaires assez peu favorables à son image, puisse persister sans un fort soutien médiatique qui sait ne pas insister sur les questions trop sensibles ?
(en référence entre autres à des leaks présentés comme russo-trumpiens comme si le contenu importait peu)
Bonjour
Qui parle d'élection présidentielle ?
Pour ma part je dirais plutôt élections pestilentielles.
" L'air du temps" préexisterait aux médias, qui ne feraient que le mettre en scène et l'amplifier ? Mmmh...J'imagine que ce refrain doit être populaire dans les écoles de journalisme...
" Malgré l'emballement Macron, ils ne feront pas élire Macron, pas davantage qu'ils n'ont fait élire les précédents "candidats des medias", Delors ou Balladur en 95, ou Jospin en 2002, ou Royal en 2007, ou Sarkozy en 2012."

Heu... ils ont bien aidé à faire battre Jospin, aidés en cela par le trouble "Papy Voise" à l'insu de son plein gré.

Daniel Schneidermann, Le cauchemar médiatique, Éditions Denoël : « Elle aussi vraisemblablement gagnée par «l'inquiétude», France 2, qui avait raté l'information la veille, se joint à la danse en forçant les commentaires, et en évoquant, dans une surenchère d'adjectifs, «la violence stupide et révoltante à Orléans...» En vingt-quatre heures, on est donc passé de «l'inquiétude» à «la révolte». L'agression de Paul Voise n'est plus un simple fait divers, c'est une affaire, un emblème. »
Tout semble clair dans cette affaire, sauf l'implication de Sarkozy. On ne l'imagine pas boycotter une émission politique sur France 2 quand tout ses adversaires à la primaire s'y rendront.

Et si Field avait fait ça tout seul dans son coin ? On a déjà vu pareil zèle.
Sait-il lui-même pour qui il roule ?

Et comment qu'il le sait ! Pour lui, pour sa carrière ! Pour après la présimentielle car il aura donné des gages de servilité aux deux chevaux de retour (sauf si Juppé mon candidat très par défaut passe devant Malfaisant ou que les juges arrivent à le coincer à temps). Faudrait peut-être lui suggérer d'aller faire un brin de gringue au duc de Bordeaux – mais sans doute est-il déjà dans son carnet de bal. Et tant qu'à faire, y ajouter Fifille.

Comme quoi le trotskisme mène à tout à condition de s'en sortir – et de n'avoir été trostko que pour la frime et parce que c'était tendance.

Pour Wiwi et ses potes, c'est ici :

http://misentrop2.canalblog.com/
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.