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Et la première réalisatrice (oubliée) du cinéma s'appelle... Alice Guy !

Non, toutes les femmes du cinéma ne sont pas des actrices ! Avec Alice Guy-Blaché, première réalisatrice du cinéma au tournant du XXe siècle, Mathilde Larrère poursuit son oeuvre d'exhumation des femmes illustres, invisibilisées par la postérité.

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Bon, bein j'imaginais pas que toutes les réponses à mes questions étaient dans la chronique elle-même ! Désolée.


Surtout que je les aime bien ces chroniques-portraits, et si c'étaient des portraits d'hommes je les aimerais aussi !


Et tant que je suis e(...)

Merci Mathilde Larrere pour cette chronique!


Plusieurs remarques, quand vous dîtes que dans votre entourage Alice Guy n'est pas connue comme pionnière du cinéma ... Ok, vous leur avez aussi cité quelques noms de réalisateurs pionniers masculin (en deh(...)

Je connaissais le nom d'Alice Guy, j'avais même vu un extrait de "La fée des choux". Mais je n'avais aucune idée de son importance, qui semble loin d'être négligeable. 


Pour répondre à Bruanne-la-râleuse, il n'est en effet pas rare qu'un créateur(...)

Derniers commentaires

Bonjour Mathilde,

pensez-vous qu'un jour vos chroniques seront disponibles en téléchargement? Cela me manque beaucoup!

Cordialement

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Merci pour cette chronique. "Elle voulait faire du cinéma", téléfilm réalisé par Caroline Huppert (1983) était consacré à Alice Guy (interprétée par la merveilleuse Christine Pascal) et pourrait être rediffusé par le service public.

S'il vous plaiiiiiit! Rendez votre série sur les femmes invisibles téléchargeables!

Merci Mathilde et vivement la prochaine!

Merci pour cette découverte et vos chroniques.

Une suggestion ? Les paléo-anthropologues ou archéologues oubliées : Suzanne Cassou de Saint-Mathurin, Dorothea Bate & la très  importante & exemplaire Dorothy Garrod.

Je connaissais le nom d'Alice Guy, j'avais même vu un extrait de "La fée des choux". Mais je n'avais aucune idée de son importance, qui semble loin d'être négligeable. 


Pour répondre à Bruanne-la-râleuse, il n'est en effet pas rare qu'un créateur masculin se retrouve pauvre et oublié en fin de carrière. En général, c'est suite au destin, ou à l'extinction d'une mode, ou à sa propre indifférence à l'argent, ou à son "inconduite" (financière ou sexuelle). C'est assez spécifique des femmes de se retrouver dans la merde suite à la dilapidation (de leur dot ou de leur fortune personnelle) par leur mari, et suite au départ de celui-ci vers des cieux plus jeunes. 


Cliché? Oui, de plus en plus, car les femmes sont de moins en moins naïves (euh, c'est sûr?). Et aussi parce que ça prend d'autres formes. Le cliché de la femme de quarante ans, qui a "élevé ses enfants", dont le diplôme initial a perdu sa valeur, et qui se retrouve seule et sans autre ressource qu'une pension alimentaire aléatoire parce que monsieur lui a préféré une plus jeune est pourtant encore assez prégnant. 


Je suis d'accord que le mot "entiché" suivi qui plus est "d'une actrice" fait assez vieille france. On a commenté dessus dans toutes les dimensions, affectives, sexuelles, économiques et sociétales. On se pose peu de questions sur ce qui fait qu'une gamine "s'entiche" d'un vieux qui "pourrait être son père", au risque non pas de se voir larguée à 40 ans (encore que...) mais de passer ce qui lui reste de jeunesse à prendre soin de lui. Sauf s'il a le bon goût de mourir pas trop vieux en lui laissant la totalité de son héritage. 


Peut être que ça rejoint une autre interrogation du forum: une femme, si géniale soit elle, a-t-elle une chance d'exprimer son génie sans un coup de pouce masculin au départ?

Merci Mathilde Larrere pour cette chronique!


Plusieurs remarques, quand vous dîtes que dans votre entourage Alice Guy n'est pas connue comme pionnière du cinéma ... Ok, vous leur avez aussi cité quelques noms de réalisateurs pionniers masculin (en dehors de Méliès et les Fr Lumière) pour voir s'ils les connaissaient ?


Les pionniers du cinéma (hommes ou femmes) en dehors des 2 cités plus haut sont totalement inconnus de 95% de la population !


Par ailleurs le fait qu Alice Guy soit morte dans l'indifférence n'a - malheureusement - rien de particulier, quasiment tous les pionniers du cinéma sont morts dans l'indifférence et le dénuement...


Une suggestion pour une prochaine chronique : les pionnieres de la Médecine en France, comme Yvonne Pouzin.

les femmes ne peuvent étudier la médecine ici que depuis 150 ans ...

aujourd'hui en France, 49% des praticiens qui exercent sont des femmes, et 2/3 des reçus au concours de médecine de 1ere année (un des plus sélectif de France) sont des femmes !

Méliès chez Pathé ? Vous êtes sûre ? :-)

Merci pour ces chroniques.

merci, belle chronique

Je ne connaissais pas Alice Guy.

Je la connais un peu mieux.

Je ne sais pas si j'irai creuser plus avant.

Ce que je sais, c'est que je dirai aux copines, copains qu'une femme faisait partie des pionnières du cinéma et je pourrai dire, sans fierté outrancière, son nom, remettant ainsi les jeunes coqs à leur juste place sur leur support de nuit.

Pas plus, pas moins. 

Caméra, c'est bien la chambre noire, obscure...

Merci Mathilde Larrère pour cette chronique.

Je me suis fait le sondage à moi même et la réponse a été immédiate : Alice Guy était une totale inconnue de ma pomme.

Et pourtant, j'en ai vu des films dans des cinémas et cinémathèques et à l'ICA


Regardez comme les choses sont bizarre. Je fais une recherche de vidéos des films d'Alice Guy et je tombe sur la page de recherche Google sur un lien vers un article de Le Monde où l'histoire des débuts cinématographiques de Alice Guy est racontée diféremment de ce que dit Mathilde Larrère

"C'est ainsi que l'ingénieur Léon Gaumont a incité sa jeune secrétaire, Alice Guy, née en 1873, à se lancer dans la réalisation et la production cinématographiques. " Un article de 2008 où il était encore difficile de croire que l'idée de création puisse naître chez une femme sans "a little help from a man"


ce qui rejoint un peu ce que dit plus bas Bruanne en mode raleuse :)


Je précise avant toute chose que j'écris ce commentaire avant de visionner la chronique.

En lisant la présentation, je retrouve des mots que l'on voit et entend beaucoup ces temps-ci : exhumer, invisibilisée, oubliée.

Je trouve ces mots fort mal choisis.

Quand une personne à une notice wikipédia, des biographies, des établissements scolaires ou des rues portant son nom, elle n'est ni invisibilisée ni oubliée.

Pourquoi prétendre que ces femmes remarquables sont oubliées ? 

On peut considérer qu'elles ne sont pas assez connues, on peut œuvrer pour augmenter leur popularité, on peut republier leurs travaux , leur consacrer des chroniques...on peut faire plein de choses intéressantes et en tout état de cause c'est enrichissant de retracer leurs parcours, mais pourquoi avoir recours à l'invisibilité ? Quand bien même elle serait réelle, constitue-t-elle LA justification absolue ? 


Dans le cas précis  d'Alice Guy, sur quoi est basé " oubliée" du titre ? 

Bon, bein j'imaginais pas que toutes les réponses à mes questions étaient dans la chronique elle-même ! Désolée.


Surtout que je les aime bien ces chroniques-portraits, et si c'étaient des portraits d'hommes je les aimerais aussi !


Et tant que je suis en mode râleuse, ( après, j'arrête, c'est promis !) : Pourquoi, quand on retrace la bio d'une femme on dit d'elle qu'elle " tombe amoureuse de..." ...puis si son mari la quitte on dit qu' " il s'entiche d' une actrice" ?

C'est une formulation un peu datée, non ? ( En plus, le stéréotype de l'actrice qui séduit le riche homme d'affaires marié..bof bof... il n'y a que des adultes qui choisissent leur vie sentimentale sexuelle et sociale dans cette histoire, pourquoi porter un jugement par ce vocabulaire connoté ?)

Si elle l'avait quitté pour un autre, vous n'auriez pas dit qu' "elle s'était entichée", vous auriez juste dit qu'elle l'avait quitté, non ? Ou alors qu'elle avait vécu une folle passion ? ;-))

Voilà, fin de la râlerie.


Je trouve vraiment très très bien que les bouquins de référence soient présents en fin de chronique.


"Si elle l'avait quitté pour un autre, vous n'auriez pas dit qu' "elle s'était entichée", vous auriez juste dit qu'elle l'avait quitté, non ?"

Vous êtes sûre qu'on n'utiliserait pas le mot "entichée" si une femme mûre partait vivre le grand amour avec un très jeune homme?

Non, je n'en suis pas sûre du tout, mais ce serait tout aussi mal venu.

Le mot " s'enticher" à une connotation très précise, négative, et cette négativité est définie par rapport à un modèle qui définit quelles relations sentimentales et sexuelles un individu peut avoir sans que socialement cela pose un problème. 

"ce serait tout aussi mal venu" 

En effet.

Idem, sil fallait prétendre que les pionniers et pionnières du cinéma peu connus sont "oubliés" ... Il ne resterait guère que les Fr Lumière, Max Linder et Méliès ... (Déjà que dans l'esprit du "grand public" un film qui date des années 80 est un "vieux film" ?!

Bref le terme "oublié" n'est pas approprié

Commenter avant d'écouter! Vous avez vraiment un problème: cela se soigne .

Vous n'êtes pas la première à le faire mais permettez moi de vous dire que votre premier commentaire est superflu. A moins d'avoir un besoin d'occuper l'espace...

un problème d'équilibre , d'égo mal digéré?

Remarquable chronique de  M Larrère qui nous ravit du partage de savoir.

C'est sûrement cette chronique que je regretterai le plus en quittant ASI car DS est de plus en plus insupportable avec les siennes et l'émission de cette semaine est une apothéose de mauvaise foi ....


Eh ... tout doux !


Les introductions écrites des chroniques font AUSSI partie des chroniques, et dans les commentaires chacun commente ce qu'il veut.


Par exemple, vous, sous une chronique de Mathilde Larrère que vous trouvez remarquable, vous commentez mon premier commentaire, dans lequel je jouais franc-jeu en disant que je régissais à ce qui était écrit et non à la vidéo, et que j'ai modulé moi-m^^eme ensuite après visionnage. 


Alors c'est quoi le problème ? 


S'il y en a un, on peut en discuter, on est sur un forum, ça sert à ça.





Ah bon! le problème c'est que votre second commentaire remet en cause elle premier!

Alors je pose la question qu'est-ce qui vous pousse inconsciemment à écrire une appréciation sans avoir écouté la chronique? 

Vous êtes vous posée la question ?

Réfléchir et envisager toutes les options est -il,si difficile.

Prenons le TEMPS ...


Je persiste à penser que les termes utilisés dans l'introduction écrite de la chronique sont à côté de la plaque, en dépit des arguments donnés dans le contenu vidéo de la chronique.

Il n'y a rien qui me pousse inconsciemment à écrire quoi que ce soit ( enfin, je crois, je demanderai à mon psy un jour, quand même) : j'ai d'abord commenté l'introduction écrite puis ensuite dans un deuxième commentaire j'ai parlé du contenu de la chronique.

Cela n'a rien d'irréfléchi ( très classe, au passage, votre tacle sur le fait que réfléchir serait peut-être trop difficile pour moi...),  c'est un choix assumé de m'exprimer à chaud dans les forums, et souvent dans un style semi-oral : un commentaire sur un forum n'est pas un article scientifique qui demande moult validations et relectures.


Voilà voilà.

Excusez moi d'avoir fait cette réflexion et envoyer ces messages : vous êtes une championne du décryptage  et out ce que vous dîtes est parole d'évangile, je suis encore un jeune sur ce site et j'ai commis l'irréparable; rassurez-vous je disparaîtrais bientôt et je promets de ne plus jamais vous importuner.

Bonne journée et bonne continuation...


Merci pour cette chronique!

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