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Commentaires

Entre journalisme et politique, une ligne j@une, vraiment ?

Après la journaliste du Point, Catherine Pégard, nommée en 2007 conseillère de Nicolas Sarkozy, sa consoeur de France Inter, Françoise Degois, qui suivait le Parti Socialiste, a rejoint la semaine dernière l'équipe de Ségolène Royal.

Derniers commentaires

J'ai trouvé l'émission moins intéressante que les dernières. Il était enrichissant d'écouter ces témoignages, et l'avis de la journaliste de Télérama méritait un écho. Surtout je me demande si sa prise de conscience n'est pas trop tardive.

Mais à propos de cette séparation entre journalisme et politique dans le sens politicien, il y a un texte de Bourdieu dans "Propos sur le Champ Politique", un tout petit bouquin qui résume assez bien la sociologie de la politique en démocratie.
Je ne l'ai pas sous la main, mais je vais le trouver, et il y a deux ou trois paragraphes où il explique que la presse est une composante à part entière du milieu politique, elle en forme les lisières. Qu'ils ne sont pas étanches par nature, qu'au contraire, leur complémentarité est plus proche de la symbiose que du phagocytage. Que la notion de contre-pouvoir n'est pas le problème....

Ces passages illustrent de façon tellement évidente une situation actuelle que j'en viens à penser qu'ils reflètent très bien la réalité.
Mon cher GB: Ce n’est pas parce qu’une question est imbécile que son traitement n’est pas passionnant.

Comme à chaque époque, certains se présentent comme les Gardiens de la Loi. Mme Anizon remplit aujourd’hui cette fonction. Elle nous dit qu’il y a, sur une vigie, des défenseurs avancés de la Démocratie et que ceux-ci accomplissent un Sacerdoce qui est le Devoir d’Information du Public : le Journalisme.
Ils ont un Ennemi : la communication. Et ceux qui abandonnent la Voie Vertueuse de l’Information Juste du Public Juste sont de toute façon des déserteurs, et sans doute des traitres.


Etant amoureux d’Histoire, je pourrais me contenter de pisser de rire après ce genre d’ânerie.

Je me souviens de Desproges : « L’œil, est à la Vue, ce que l’Humanité est au Parti Communiste : son Organe Central »

Je me souviens de Clemenceau, qui s’est retrouvé discrédité par le scandale de Panama et viré de son poste de député par ses électeurs, et a échappé au chômage par le journalisme, qu’il a exercé à l’Aurore, où il a soutenu Zola et son J’Accuse (si c’est pas de la Politique, ça…)

Je me souviens de Maurice Sarraut, fondateur du journal radical « la Dépêche de Toulouse », qui a réussi à placer son frère Albert dans tous les gouvernements radicaux du moment, dont celui de Clemenceau, lequel disait de son sous secrétaire d’Etat « Ah oui !... Sarraut, celui qui a un frère intelligent » (Maurice Sarraut a été assassiné par la Milice le 2 décembre 1943 +).

Les choses auraient changé ? Il y aurait d’un coté une essence de diseurs de vérité (voire Diseuses de Vérité, Bene Gesserit, comme dans le Dune de Herbert) et de l’autre coté une essence corrompue de marchands de communication ?


C’est là que l’imposture pourrait remplacer l’insupportable posture.
Les éléments du fonctionnement démocratique sont nombreux. La Presse Libre en fait partie (y compris libre de raconter des bêtises) et les Partis également. Or la posture soutenue par Mme Anizon discrédite les partis, marchands de communication, dont les journalistes permettraient de filtrer le discours corrompu par leur Vertu. C’est bien là une imposture.


En appendice, on ajoutera que cette imposture suit les circonstances, et est un élément historique. Elle se place dans le cadre de l’implosion du PS (on n’ose plus le terme d’implosion idéologique, le terme de disparition par décérébration serait meilleur)

Remplacer l’opposition idéologique (démocratique), disparue, par le Ministère de la Vérité Objective (théologique) ne va nulle part.

En matière d'objectivité, comme dit Mme Anizon "On ne peut pas être journaliste et.... " et Rien.
Et il a fallu (27mn) que ça soit l'ex fasciste, ex de Valeurs Actuelles qui relaie Pfister, coincé, et dise posément que, quand on a des informations, on les trie en fonctions de ses orientations avant de tenir un discours (et que l'honnêteté est possible même si l'objectivité est une foutaise),


A part ça, le sujet a été bien traité, les intervenants coupés au bon moment et j'espère bien que GB vas rester. Déconnez pas !, bande de ...
Une bonne émission cette semaine, intéressante à regarder.

Il en ressort au final quelque chose qui ressemble à une preuve d'objectivité de la Ligne J@une,
à savoir que l'on a du mal à trancher complètement dans les arguments des uns et des autres.

Un vrai boulot de journaliste en somme ?! :-)

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Récemment sur France Inter, Isabelle Giordano présentait une double casquette intéressante de ce point de vue : son émission "Service Public", en direct Bercy, où se tenaient les Assises de la Consommation -auxquelles participaient notamment Christine Lagarde et Laurence Parisot- et dont elle était... l'animatrice de la journée.

Mélange des genres...

Rédigé par un comité de « sages », un code de déontologie vient en outre d’être rendu public. Il précise qu’un journaliste digne de ce nom « se méfie de toute démarche susceptible d’instaurer entre lui-même et ses sources un rapport de dépendance, de connivence, de séduction ou de gratitude » et « s’interdit toute activité lucrative, extérieure à l’exercice de son métier, pouvant porter atteinte à sa crédibilité et à son indépendance. »

Article détaillé sur le site d'ACRIMED.

http://www.acrimed.org/article3245.html
Pour moi, il y a la phrase-clé sur l'affaiblissement du journalisme qui ne jouerait plus -si j'ai bien compris - son rôle de contre-pouvoir par manque de clarté (qui paye qui ?), de positionnement précis : information ou com. (à propos de la pub masquée en particulier) ?.
Je pense aussi et surtout que la formation au métier de journaliste est un point focal sur lequel le public citoyen manque sérieusement d'informations : comment devient-on journaliste politique par exemple ??
De plus des affirmations de certains journalistes comme étant libres et objectifs, c'est vraiment du "foutage de gueule" de l'auditeur ou du lecteur !! Il faut voir à ce sujet le film de Mermet sur "Chomsky et compagnie" (titre à vérifier..) et lire le livre de Chomsky "La fabrique du consentement".
Le sujet de la présente émission montre à quel point les lignes sont brouillées et que plus personne ne sait s'il y a une ligne jaune et de quelle nature elle est à un instant donné... et aussi, quand un journaliste en "franchit" une, comment savoir si c'est un problème ou non et si oui, quel problème cela pose-t-il ! ?
Seule la presse encore "indépendante" financièrement mérite qu'on lui fasse confiance même et surtout si les journalistes de cette presse assument ouvertement leur subjectivité et donc leurs opinions face à des faits issus d'enquêtes les plus complètes possibles...
Je veux croire à un tel journalisme puisqu'il existe encore en France quelques publications, journalistes compris, et aussi des documentaires, documentaristes compris, conscients de leurs responsabilités.
Un aspect sur lequel l'émission passe un peu rapidement et qui aurait sans doute mérité d'être creusé: soit, les journalistes ont des opinions politiques, les plus honnêtes d'entre eux les assument et tendent à la neutralité, mais parfois les opinions politiques sont celles des chefs (rédac chef, rédac chef adjoint, chef de service...) qui ont généralement la main sur les coupes, les titres, les angles, sans parler de la possibilité de trapper purement et simplement un article.
Ainsi plutôt que de m'indigner avec la journaliste de Télérama (dont je trouve les inquiétudes parfaitement légitimes) de la transhumance de journalistes vers le politique, je suis restée perplexe devant deux points soulevés dans la discussion: que Gérard Gachet ait pu avoir d'importantes responsabilités dans sa rédaction tout en étant élu me paraît être proprement scandaleux (comme relevé dans un commentaire plus haut et même si ce n'était pas dans n'importe quel journal) et personne n'a eu l'air de s'en émouvoir, à part Guy, qui est vite passé à la suite.
Deuxième point: que les "chefs" de France Inter ait fait une réunion de crise autour des papiers de Degois. Franchement, soit ses papiers posaient franchement problème auquel cas il fallait la suspendre sur le champ. Soit non, auquel cas jamais l'existence de cette réunion n'aurait dû fuiter parce que le coup du "mais de toutes façons elle était vendue depuis bien longtemps", alors là, oui, c'est absolument mortifère pour le journalisme en général...
Sur le "placement de produits" dans la presse, je vous propose Mr Birenbaum de regarder un grand quotidien Parisien et national sous un autre nom qui a beaucoup de pubs d'un magasin comme Saturn en dernière page et qui a fait des articles sur l'ouverture d'un nouveau et immense magasin de cette marque. Je ne sais pas si c'est un accord mais c'était très gênant à la lecture.
Comme dans toutes les professions, il y a ceux qui ont l'amour du métier et ceux qui travaillent pour avoir un revenu.
Quand lutter contre les pressions du système ? Quand peut-on se servir du système ? Un choix difficile parfois.
Le roi est nu ... la confusion est totale dans l'esprit de beaucoup de journalistes qui ne se rendent même plus compte que lorsqu'ils prétendent à l'objectivité et/ou l'honnêteté, plus personne ne les écoute. Encore un petit effort et la profession est morte, au moins dans l'esprit si ce n'est dans les faits. Comment peuvent-ils se penser les gardiens de la "démocratie" s'ils ne peuvent même pas garder leur honneur.

Corruption (le boulot ne paye pas assez), sentiment d'impunité (mais enfin, c'est tout à fait normal, il n'y a rien de choquant), c'est affligeant.

Bravo pour cette émission.
j'adore l'argument de gachet sur son passé à l'extrême droite: cela aurait été influencé par son anti communisme né de la guerre du viet nam...

donc, s'il avait été communiste, il l'aurait justifié par la guerre de 39-45?

sinon, moi aussi, je préfère un journaliste qui avance dévoilé que d'autres qui manipulent l'opinion en faisant paraître des sondages sur le figaro-lci...
Après une émission comme celle-là, je vous préviens : je suis très tenté de me réabonner.
Guy, vous allez nous abandonner, après cette bonne émission ?
C'est marrant, ça, Lapousterle, je l'évoquais ici, les coïncidences à quoi ça tient des fois...
Bon l'encodage, je ne vois rien de changé par rapport à d'habitude, à part peu être un entrelacement différent... ou peut-être la caméra sur Guy qui n'est pas la même, ou réglée pareille que d'habitude ? (une impression de saccade du mouvement).
Anecdotique en tout cas.
Bon maintenant, faut que je regarde la totalité de l'émission, si j'arrive à la télécharger sur Firefox (sinon je suivrai les indications de Sleepless avec Safari). Un lien torrent serait encore plus efficace, si quelqu'un de moins flemmard que moi pouvait en faire la suggestion au webmaster en bas dans l'onglet contact ^_^.
C'est moi ou l'encodage de cette émission est vraiment dégueulasse ?
J'ai calé avant la fin, je dors mieux dans mon lit.
Je préfères toujours un journaliste qui lève le masque et s'engage à celui qui chaque jour, chaque semaine instille son idéologie, oriente son discours pour influencer l'opinion public et jure de son objectivité en se drapant dans sa carte de presse.
En raison d'un timing serré, nous ne pouvons pas vous proposer la vidéo reprenant l'émission dans son intégralité.
Nous la mettrons en ligne le plus vite possible dans la soirée.

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