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Dominique qui ? Venner, sous le radar

Dominique qui ? A peine tentait-on de se documenter sur l'essayiste d'extrême-droite Dominique Venner, qui s'est suicidé hier à 78 ans à Notre Dame

Derniers commentaires

Il se dit que le bonhomme était gravement malade et savait sa fin prochaine.
Au sujet de l'incroyable complexité des errements intellectuels de l'extrême-droite française, il faut rappeler l'étrange figure de Jules Monnerot, très longtemps caution culturelle du FN, auteur du pamphlet anti-durkheimien " les faits sociaux ne sont pas des choses", et membre actif en 1938 du " collège de sociologie de Georges Bataille, où il croisa Walter Benjamin, Hannah Arendt, Roger Caillois, et nombre d'intellectues de gauche. Tout est possible, même Déat, même Doriot.
Je remercie en tout cas Venner pour enrichir ma culture cinématographique. Je ne connaissais pas Yukio Mishima et en fouinant sur le net, j'ai trouvé un film japonais de 1984 retraçant sa vie...et se faire seppuku, ça a quand même plus de gueule qu'un coup de pétoire.
Les japonais ont un sens de la tragédie autrement plus sophistiqué...
Marine LE PEN se casse le sacrum, VENNER se suicide.
Ne peut craindre que SARKOZY s"immole, que COPE soit écartelé.
J'ai peur que GUAINO soit dépecé, et que C. BOUTIN subisse une auto-sodomisation.
Prions pour eux !
Oh oui Epicure : prions qu'ils y passent tous ...
Dans " acheminement vers la parole", de Martin Heidegger ( TEL Gallimard n°55 p.87), on trouve un long dialogue entre un allemand et un japonais. Mishima était un admirateur enthousiaste de Bataille, considéré par Heidegger comme " la meilleure tête pensante française". Le monde est petit.
Justement les droiteux fascistes l'appelait : le seul samouraî occidental ou le chevalier mais que vient faire Heidegger dans ce théatre ? Heidegger va finir par se retourner dans sa tombe non ?
Si vous n'avez pas compris, c'est qu'on ne peut décidément rien pour vous....
[quote=Strumfenberg]Bataille, considéré par Heidegger comme " la meilleure tête pensante française".

Référence SVP.
" Georges Bataille est aujourd'hui la meilleure tête pensante française" ( Heidegger) Cette phrase, avec d'autres, comme celle de René Char: " On marchera encore longtemps Bataille sur vos talons pour voir l'homme abandonné à lui-même" figure sur la couverture du livre de Michel Surya " Georges Bataille, la mort à l'œuvre", librairie Séguier 1987.
Merci de la réponse. Mais elle n'atteste nullement de l'authenticité du propos rapporté: je n'y reconnais ni le langage ni, j'allais dire la pensée: disons plutôt le type d'admiration de Heidegger. Il faudrait indiquer plus précisément la source de cette citation: de qui la tient Surya (ou celui qui la plaça sur la couverture de son livre)?; comment justifier ce qui a toutes chances d'être une traduction?: en ce cas, quel fut le propos en allemand?; dans le cas contraire, établir l'authenticité du propos en français, serait une exigence élémentaire.

Ces doutes énoncés, je m'empresse d'ajouter qu'ils n'enlèvent rien à la considération que l'on peut avoir pour Georges Bataille. Réelle pour ce qui me concerne, mais, ai-je besoin de le préciser, d'un tout autre caractère que l'intérêt: inter-esse suscité par Heidegger.
Bataille, qui connaissait Nietzsche par cœur, qui avait de Hegel, par Kojève interposé, une connaissance approfondie, qui lisait Kierkegaard, et dont la culture théologique était peut-être au niveau de celle de Heidegger ( leurs attitudes diamétralement opposées à l'égard du judaîsme est impressionnante), n'a jamais rencontré Heidegger. Mais le nombre et la qualité de leurs fréquentations communes ne peuvent être anecdotiques. Vos doutes, s'ils sont justifiés, sont graves dans la mesure où la biographie de Surya a rencontré un franc succès, au point de faire l'objet d'une réédition remaniée il y a une dizaine d'années. Mais je les comprends, j'ai moi-même été très étonné de cette phrase, d'autant que Bataille n'appréciait pas beaucoup Heidegger à qui il reprochait d'avoir conservé une posture et un ton professoraux en contradiction avec la nouveauté et la marginalité de sa pensée. Je suis intervenu parceque le suicidé de Notre-Dame semble s'être réclamé de Heidegger, tout comme Yukio Mishima se réclamait de Bataille.Je ne suis pas de l'avis ( fréquent par ici) que l'extrême-droite est constituée de " bas-du-front". Puisqu'il sera de plus en plus question du Front national, je pense qu'une réflexion sur la figure de Jules Monnerot nous serait utile.
[quote=Strumfenberg] le suicidé de Notre-Dame semble s'être réclamé de Heidegger

Sur la question philologique précise de l'appréciation (sous forme de palmarès) de Bataille par Heidegger, nos avis ne sont pas fondamentalement divergents. L'affaire certes reste formellement à instruire, mais sans qu'il y ait urgence à le faire, tant la chose est apparue si peu vraisemblable qu'elle n'a suscité pas plus de reprise que de démenti.

Je note également que la référence à Heidegger de Venner dans le dernier paragraphe de sa note de blog publiée le jour de son suicide n'a, pour l'heure, guère trouvé d'écho. Aussi bien, renvoyant trop indirectement à "l'être envers* la mort" (traduction en français par Heidegger lui-même de Sein zum Tode), elle ne saurait de quelque façon s'en autoriser. Se prévalant, par ailleurs, dans sa lettre d'explication, d'une "éthique de la volonté", celui qui allait tenter de spectaculairement la manifester, s'il a illustré ainsi la critique par Heidegger de "la volonté de volonté", en a par là-même aussi contredit l'antidote: "je veux le non-vouloir" (: ich will das Nicht-Wollen) que Heidegger lui a opposée en appendice à Sérénité (Gelassenheit)**.

* Je souligne
** cf. Questions III, Gallimard pour le français et l'édition de Gelassenheit chez Neske pour l'allemand.
Bah Venner domi qui se fait hara kiri ? Du mauvais Kabuki ! Tout ça pour en faire une icône de pacotille ...Pfuuiit !
Que le français moyen, un peu inculte dans l'histoire des idées, et peu soucieux de ce qui se passe dans les franges radicales de l'opinion, ne connaisse pas Dominique Venner, je peux tout à fait le comprendre.
Mais que des journalistes , dont c'est tout de meme le métier, soient infoutus ce cerner le meme Dominique Venner et son role essentiel dans la mutation de l'extreme droite en France à la fin des années soivante, me laissse pantois. Aussi je ne crois pas que l'article d'Abel mestre survende le sujet. Je crois que luil a bien compris l'importance de cet acte et sa résonnance dans ce milieu..
Bon, OK, on sera évidemment un peu étonné qu'un paien comme Venner se suicide à Notre Dame et on envoie quelques cathos hurler au blasphème devant les micros.
On regrettera simplement qu'ils n'aient pas lu sur quels lieux paiens avaient été construits, justement, Notre Dame de Paris, et cette par cette jonction des lieux, qu'il choisit , justement, l'endroit ou il souhaite en finir....
Pas mal, l'éloge funèbre par Serge Quadruppani.
Venner n'était pas inconnu de ceux qui se penchent un peu sur l'histoire de l'extrême-droite et sur les actualités édtoriales dans la presse.
Venner, Alain de Benoist, Occident, le GRECE (dont DV était un des fondateurs), tout ça est lié. Il incarne cette parti de l'extrême-droite pacifiée qui part à l'assaut des idées et plus des gauchos à tabasser (et de retomber, en effet, sur l'émission de dredi). Sans compter que bon nombre de mecs de droite actuellement sont passé par le moule du GRECE ; qu'A. de Benoist, en 2000, a publié un manifeste dans lequel il appellait à conquérir les esprit (pour mieux gouverner les urnes) ; que donc la Nouvelle Revue d'Histoire, qui paraît tous les deux mois en kiosque depuis 2002, diffuse, sous un aspect agréable et graphiquement banalisé, tel un magazine grand public, la relecture de l'histoire à la sauce fasco (il fallait le lire, le volume 4 sur la guerre d'Algérie, avc une iconographie incroyable) ; sans oublier les éditos de Venner himself, qui sont toujours un grand moment... Il n'était pas inconnu ; juste de ceux qui ne veulent pas voir ou ne pas dire, ou qui ne se renseignent pas. Les idées pulullent, c'est une évidence. Mais qui est monté au créneau contre la NRH ? Bern et Ferrand, c'est bien, il faut les contrer, comme Deutsch. Mais la NRH aussi.

Si l'acte de Venner est politique, il en dit long sur son fanatisme. Mais ce qui m'apparait comme intéressant, c'est que le fasco se tue, en 2013, et non tue d'autres. Ce n'est sans dout pas le reflet d'une tendance générale, mais ça a du sens je trouve, sur une certaie impuissance à mobiliser mais sur la volonté de radicaliser et d'éveiller la colère. Mais bon, reste à connaître les motifs et les effets (y aura-t-il récupération le 26 mai par la manif ?).

Et si la doite radicale règne aujourd'hui, c'est à travers d'autres figures plus ambiguës


Rhoooo que c'est pas joli joli de faire un "doite" à la droite radicale sans avoir l'R d'y toucher !
Suite à l'auto-élimination de l'exhibitionniste Dominique Venner dans Notre-Dame (il y avait du sang et des morceaux de cervelle partout derrière l'autel, c'était dégueulasse, quel spectacle pour les touristes et quel manque de savoir-vivre !), Marine Le Pen a tenu à rassurer ses supporters : sa chute dans la piscine était bien un accident et pas une tentative de suicide.
Vous avez l'impression, DS, que ces idées de droite, que nous dirons dure, se banalisent.

Il est vrai que suite à la guerre, et à la décolonisation, ces mouvances avaient disparu de notre vue. Certes, elles existaient encore.
Le Front national a patiemment, décennie après décennie, remis toutes ces pensées sur la table, à la vue de tous. Ce qu'on taisait a ressurgi.
Le vieillissement de la population, où les tendances régressives sont plus accusées que chez les jeunes, n'a pas aidé.

Dans le manque de repères qui accompagne le changement de millénaires et dans le cloud de la cybercivilisation à laquelle nous accédons dans la douleur, deux tendances inverses tirent la politique vers elles. Celle de la réaction qui investit le passé dans une vision idyllique, c'était tellement mieux avant. Mais comme dit Boujenah, évidemment que c'était mieux, puisque toi tu étais jeune !
La seconde tendance tire vers ce qui est différent et le même, l'Autre à l'autre bout du monde qui est également devant son clavier et a soif d'expériences nouvelles et de communauté planétaire. Le clip de Psy, Gangnam Style, est à cet égard représentatif d'un monde dont l'intégration culturelle est en voie d'achèvement. Et Rafik nous a montré que même la culture japonaise, qui nous paraît si exotique d'ici, a imprégné notre culture à travers quelques fou-furieux amoureux de mangas.

Ces deux pôles attirent en permanence dans un mouvement incontrôlé. Et une partie de la droite a plongé cul par-dessus tête dans le grand maelstrom réactionnaire sans se poser de questions.
Mais au fond, ce mouvement de balancier n'est pas une si mauvaise chose, parce que dans ce processus dynamique sur lequel nous avons peu de prise, il cherche à répondre à une question fondamentale : dans quelle mesure pouvons-nous nous fondre dans ce grand bain sans risquer de disparaître individuellement et collectivement ? Vu de façon plus positive, qu'est ce que nous allons apporter de nous dans la grande mer de la culture planétarisée ? Pour le savoir, il faut d'abord savoir ce que nous sommes exactement !

Or, il y a une chose que la France possède, beaucoup plus que les autres, c'est sa diversité. Une très importante diversité culturelle, un Alsacien n'a rien à voir avec un Basque, et il ne s'agit que de disparités régionales, car de grands mouvements d'immigration se sont installés et s'installent encore dans les centres urbains, en s'ancrant dans la culture française et en la nourrissant. Nous devrions être plus armés que les autres pour atterrir en douceur dans le grand océan, et pourtant, nous patinons plus que les autres. Sans doute parce que nous avons conscience que cette intégration devra être complète et que nous ne pourrons pas faire autrement. Mais que nous devons régler des tas de problèmes auparavant, le genre qu'on tait dans les familles trop unies et aboutissent à de regrettables névroses.
L'extrême-droite répond à côté de la plaque parce qu'elle pose mal les questions. Elle les réduit à une interrogation sur le passé et ses soi-disant valeurs. Mais si ce monde était si parfait, pourquoi n'existe-t-il plus ?
Si nous avons été chassés du jardin originel, alors pourquoi a-t-il disparu aussi facilement ? Peut-être parce que nous ne sommes pas nous-mêmes parfaits, et qu'un monde parfait ne sert à rien à des êtres imparfaits.

Et Zemmour et E. Levy ainsi que les "intellectuels" qui lui sont proches, sont les porte-voix d'interrogations, peut-être légitimes, mais en tout cas qu'on ne peut pas ignorer. Simplement, le problème n'est pas là où ils le placent. Même s'il a été là un jour, de toutes façons, ce n'est plus la question.
Pour en revenir à propos de Zemmour sur la question de la race, il y a un tome des Origines du Totalitarisme d'Hannah Arendt, dont un chapitre s'intitule "Penser la race avant le racisme" où elle décrit, entre autres, comment l'attitude des colons Boers d'origine néerlandaise en Afrique du Sud, qui s'étaient comportés comme des chefs de tribu zoulous, adoptant leurs structures sociales et leur type de migration nomade, avaient épouvanté les Anglais et l'Europe toute entière.
Le temps où les différentes cultures étaient tellement éloignées les unes des autres qu'on pouvait s'interroger sur une essence différente de certains individus, et que ces différences pouvaient se marquer par une couleur de peau manifestement autre, est bien loin.
Aujourd'hui, n'importe quelle personne d'origine zouloue peut représenter son pays à l'ONU, et même si le folklore demeure, on ne peut pas soupçonner Mandela d'une essence différente de la nôtre.

Alors Zemmour peut bien faire remarquer que Rokya Diallo est d'une autre race, so what ? En conclut-il que la différence est essentielle, je n'en suis pas sûre. Mais je ne suis pas dans le secret de son âme.
Dans le grand mouvement qui agite le monde, est-il dangereux ? A mon avis, moins que Pébereau, mais ça se discute. Zemmour objecte l'évidence de ce qu'on voit à l'œil nu, mais ça n'a jamais fait une pensée construite ni même un début de pensée pour aller quelque part, car il se garde bien d'être réellement soupçonnable de racisme. Graines de pissenlit dans le courant d'air.

Et pour en revenir à Venner, son suicide illustre bien le naufrage d'une illusion que pouvait conserver la frange chrétienne de l'extrême-droite.
Jusqu'ici, on pouvait se persuader que les institutions laïques de la France étaient issues du catholicisme et calquées sur les rites catholiques ancestraux, que ce n'était qu'un effet cosmétique s'ils étaient légèrement différents.
L'Europe a été christianisée sous Charlemagne, cela ne fait que douze siècles, La civilisation de Halstatt débute 1 100 ans avant JC, les Danubiens, - 2400, la civilisation des mégalithes, au moins - 4500. A l'échelle du temps européen, même si on se limite aux sources archéologiques c'est-à-dire tangibles, douze siècles, c'est très peu.
Avec le mariage gay, c'en est fini de ces certitudes. Le mariage laïc peut unir des personnes que jamais un prélat n'unira.
C'est toute la structure patriarcale catholique qui s'effondre. Si deux hommes ou deux femmes peuvent fonder ensemble un noyau familial, alors la rupture est totale.
Nous accédons tous à un monde débarrassé de ses scories religieuses et patriarcales. Le fondement même de la société ancienne et traditionnelle se révèle un simple pavement esthétique. Le socle est en-dessous, solide et durable.
Le monde malgré tout ne s'écroule pas ou ne se dissout pas.

Alors il faut en tirer l'ultime leçon : puisque le monde ne meurt pas, alors il faut soi-même disparaître.

Je ne sais plus qui disait : "Il est parfois plus facile de mourir pour une idée que d'y croire un peu moins."
Tout ça est bien inquiétant en effet. Rappeler que Sarko, Guéant, Copé, Hortefeux et pour la partie médiatique des gens comme Zemmour sont des vecteurs de cette "idéologie" extrême est une bonne chose. On ne peut banaliser cette forme de pensée qui (re)commence à se répandre un peu partout, s'appuyant, comme il y a un peu plus de 80 ans, sur une crise économique d'une ampleur inquiétante. Le monde journalistique, loin de tenter de contenir ce flot de paroles de haine, de méfiance envers "l'autre", fait preuve d'une complaisance exaspérante et désolante. Mais une grande partie des journalistes sont payés par des entreprises en étroite collaboration avec le monde financier qui est à l'origine de la crise, comme il l'était déjà dans les années 1930.
Le retour de régimes totalitaires en Europe est une possibilité. En histoire, on ne peut jamais dire "jamais", encore moins "plus jamais". Ce qui est encore plus inquiétant, c'est qu'en cas de régime "autoritaire", tous les outils de surveillance sont désormais en place, téléphones portables, véritables balises Argos, adresses IP, vidéosurveillance, euh pardon, vidéoprotection, croisement de plus en plus efficace des fichiers informatiques...
Qui était cet homme empli de haine, ce vieux con? Je n'en sais rien et ne veux même pas le savoir. Qu'il aille au diable.
Le lieu est particulièrement bien choisi pour avoir un écho non pas national mais mondial. Le désespoir et l'espoir dans un même geste. Le désespoir de ne pas voir triompher ses idées mortifères, l'espoir que ce coup d'éclat les servira.

Ce serait peut être le moment, plutôt que de se faire prendre au spectaculaire de cette mise en scène, de nous faire une petite piqûre de rappel sur ce qu'est le GRECE, bien loin des pitreries d'un Gabriac, bien plus préoccupant. Et de nous faire souvenir de ce que fut l'OAS, combien de morts, ciblés, collatéraux ou de hasard elle a a son "actif". Delphine Renard, qui à cinq ans n'y perdit pas la vie mais la vue, était il y a peu l'invitée de 28 minutes. Cinquantième anniversaire. Cinquante ans, et cette guerre, si longtemps et si obstinément appelée "événements d'Algérie", n'est toujours pas finie. Des soldats perdus continuent à mourir pour elle, tandis que d'autres continuent à tuer.

Une plaie reste ouverte, dans lequel nos journaleux ne porteront pas la plume, on peut le craindre.
publié la veille de son suicide
non non, c'était le jour même puisque c'était hier.

Il parait aussi qu'il y en a un qui fait une gréve de la faim, à ce rythme là il n'y aura plus beaucoup d'opposants à cette loi.
Tant mieux
Pour un catholique, le suicide en général et dans un lieu sacré en particulier est un péché mortel, qui vaut l'enfer sans possibilité de purgatoire. Ce monsieur ne sera donc pas dépaysé.
[quote=La télé préfère les fachos jeunes et fringants, plutôt que septuagénaires.]

Pour parler des fachos, @SI a invité Florian Philippot et la dernière émission était montée autour du phénomène Gabriac pour parler de l'ultradroite. En quoi, sur ce sujet, @SI se distingue de lémédias et de la télé ?
Ignare que j'étais, j'ai pensé au mot "énervé" en verlan.
C'est peut-être ce que ce monsieur méritait...
En tout cas, cela permet de mettre en avant la dimension de maladie psychiatrique qu'il y a dans la pensée d'extrême droite plus que dans n'importe quelle autre, une dimension que notre époque qui se méfie des sciences dures (parfois avec raison) ne semble pas trop prête à explorer, ce qui est bien dommage. Il y aurait pourtant plein de choses à dire sur le sujet. Psychose ? Névrose ?
Pour un peu plus de visibilité et d'écho de l'extrême-droite dans les médias, s'il en est encore besoin, on ne saurait trop conseiller à ses dirigeants et à ses militants de suivre l'exemple de Venner.
Elisabeth Lévy, droite radicale ? Vous êtes sûr ?
Ce matin, l'auditeur du journal de 8 h de France Inter a eu la chance d'assister à un réconfortant hommage à ce « chercheur et historien passionné », qui a courageusement refusé de tomber dans la diabolisation de ce repris de justice de l'OAS (« engagé en Algérie »), de ses fantasmes obsessionnels de submersion (« européiste »), de son délire raciste (« engagé pour protéger ce qui peut encore l’être »).
Il était inconnu,c'est vrai. En choisissant pour son suicide un lieu aussi spectaculaire et un public involontaire,Il a voulu sortir de l'anonymat et y est parvenu.L'affaire a été abondamment commentée. Preuve qu'il connaissait bien les médias.
Cette nuit mon cornichon de chat a marché sur la touche "mute" de mon poste de radio, ce qui a eu comme conséquence la mise en son, niveau 17 !!!, de cette émission de l'Humeur Vagabonde d'hier soir, que je n'avais pas écouté. La personne qui parlait lorque le chat a fait des siennes est un écrivain sud-africain que je ne connaissais pas, ni d'Eve ni d'Adam. Et ce qu'il disait sur le BIEN, le MAL, et toute cette sorte de choses... m'a semblé aller si bien pour commenter ce pathétique et ignoble fait divers. Je ne peux que vous recommander de l'écouter.

http://www.franceinter.fr/emission-lhumeur-vagabonde-mark-behr?&comments=votes

Il me semble que la boîte de Pandore est non seulement ouverte, mais complètement fichue, on lui voit le fond et je ne vois pas comment on pourra la refermer.

Pas RIP.
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