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Discriminations : Le Point positive

"Diversité, le nouvel impératif". C'est le titre du dossier spécial publié cette semaine par Le Point. Sur neuf pages, l'hebdomadaire dresse un état des lieux de la lutte contre les discriminations en présentant les mesures du gouvernement et les efforts d'un certain nombre d'entreprises pour diversifier leur recrutement. Discriminations à l'embauche, inégalités hommes/femmes, insertion des handicapés. Avec Le Point, on positive. Mais dans quel but?

Derniers commentaires

Vive l'amendement Migaud qui est déjà à la poubelle alors qu'on est même pas d'accord sur les circonstances du vote.
[www.agoravox.fr]
Un article sur l'étrange omerta des médias sur ce sujet primordial ?
La Halde ? Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité

Bizarre d'avoir choisi ce nom alors que la halde dans le vocabulaire de la mine c'est "un amoncellement formé par les déchets et stériles issus de l'extraction du minerai". ?

Alors, Sherlock, il fait beau à La Rochelle ?
HALDE-là, la discrimination ne passera pas

Vous ne feriez pas les titres du 20 minutes aussi ?

Sinon, l'article est bien, comme toujours. Le principe de la HALDE est bon, mais comme d'habitude, les principes c'est très bien, mais se donner les moyens de les mettre en application, c'est quand même nettement mieux...
Le nouveau point Godwin : saisir la Halde ?

Fadela Amara conseille à Jean Sarkozy de saisir la Halde. Oui, oui, vous avez bien lu.

Les mots me manquent pour qualifier ce genre de chose. Ce sont plutôt des gestes qui me viennent à l'esprit. Le plat de la main y a un rôle à jouer.
Ok, le pire du pire de la publicité dans les journaux. Un cas d'école... Merci pour l'article !
Au fait, qu'en est-il de la diversité chez @SI?
Flamboyant, Sherlock.
Entre votre chronique et la revue de presse de Gilles Klein...
Super dimanche.
Bravo Sherlock, j'ai aussi une photo pour vous... Adolf

J'imagine que vous ne me demanderez pas pourquoi elle est là, c'est assez transparent, non ?

***
Quand j'ai rencontré des responsables de la Fonction Publique (territoriale), et que je leur ai fait part de mes doutes concernant la volonté d'intégration des handicapés de la part de l'administration, on m'a toujours sorti l'argument de l'augmentation des amendes. Oui, mais combien d'entreprises préfèreront toujours (et trouveront toujours plus "rentable" de les payer plutôt que d'embaucher leur quota de handicapés ? Combien n'embaucheront que de "bons" handicapés, au handicap léger ou au parcours le plus normal possible (ce qui est loin, loin d'être le cas de tous), pour atteindre les fameux quotas ?

Et en ce qui concerne l'Etat, ayant discuté du sujet avec des fonctionnaires handicapés, votre dossier montre bien où le bât blesse : aux gros sous. Le changement des mentalités se monnaie. Sans moyens, aucune politique d'intégration ne peut se faire ni en amont ni au long cours, et son impact ne pourra même pas être mesuré convenablement. Les quotas sont presque respectés dans les deux fonctions publiques (j'ai consulté les statistiques les plus récentes (qui remontent à quelques années, si je ne m'abuse), mais ce que les chiffres ne disent pas, c'est que ces emplois sont encore et toujours peu qualifiés, peu gratifiants, et qu'aux postes à responsabilités, les handicapés sont... invisibles. Les voies d'accès réservées aux handicapés (contractualisation, emplois aidés) sont impraticables, tant elles relèvent de l'exceptionnel.

Bref, on peut toujours recommander la normalité à un handicapé souhaitant intégrer un poste valorisant, que ce soit dans le privé ou dans le public.
"la Belgique, trois fois moins peuplée", ...que la France?

il y a décidément un problème de chiffres dans cette histoire...
Félicitations, Sherlock, l'article déménage !
Un autre élément m'a beaucoup énervée dans cet article du Point : "La poste pousse les femmes", "on bichonne les handicapés".... à chaque fois, les "victimes" de discrimination sont COD, dans passives ; que de paternalisme ! Les femmes n'ont pas besoin d'être poussées, ni les handicapés, d'être bichonnés ! Ce dont tout le monde a besoin, c'est d'être jugé sur ses compétences et rien d'autre ; "il" ou "elle" se poussera tout seul, et pour le bichonnage, ce n'est pas ce que l'on attend d'une entreprise.
Comme chaque dimanche, tout avait pourtant bien commencé. Je m’étais confortablement installé dans mon canapé, résolu cette fois à en découdre avec les articles étourdis. Après Femmes, j’ouvris cette fois-ci le Point. Verre au poing, pour m’aider dans cette âpre tâche, je me versai un scotch. Je le bus non d’une traite, comme à mon habitude, mais de manière à ce que mon « Gallé » soit à moitié vide ou à moitié plein. Je feuilletai résolument le présent journal et finis par me rendre compte que la publicité était interrompue par des articles ! D’aucuns me feront remarquer que ce vieux couple n’est pas nouveau sous le soleil. La publicité des marques bienfaitrices nous éclaire sur l’occultation de l’image du handicap, l’article nous laisse dans l’ombre certaines réalités. Et si l’information mettait à jour ces dernières, c’est la publicité qui partirait, jalouse de l’ombre qui lui aurait été faite. Je propose un autre éclairage, celui de l’art brut sur les personnes ignorées de la société.
Louis Schweitzer, Président de la HALDE, a été président-directeur général du groupe automobile Renault entre 1992 et 2005.
En 2008 Renault a été condamné pour discrimination raciale
pour avoir bloqués dans la carrière deux ex-salariés en raison de leur couleur de peau entre 1971 et 2004
Louis Schweitzer est également Président d'honneur du MEDEF INTERNATIONAL
J'espère que cette proximité avec le monde des grandes entreprises n'a rien à voir avec le "petit souci d'efficacité" de la HALDE relevé par Sherlock Com'...
Les stats bidon d'Eric Besson.
La récompense d'une trahison : le ministère de la honte et du mensonge. The right man at the right place.
Remarque, lorsque la Halde fut mise en place (petit loi de fin 2004) les orgas féministes qui s'étaient bien battues pour ont pensé que ça allait enfin changer la donne pour 51% de la population.
Résultat actuel des courses: lorsqu'une plainte pour sexisme est envoyée à la Halde, elle est aimablement mise au placard (la plainte, pas la Halde, quoique...), du coup, la Halde a beau jeu de dire qu'elle reçoit fort peu de plaintes de ce genre (déjà que les femmes s'autocensurent, consciemment ou non, l'attitude du bousin n'encourage pas).
Bon, je vais finir de lire l'article en entier, plutôt que râler...
Une chronique bien matinale, mais une chronique indispensable.
Sur le même thème rassembleur, le livre "La diversité contre l'égalité" de Walter Benn Michaels lave encore un peu plus blanc :
"À la télévision comme dans les entreprises, au Parti socialiste comme à l'Élysée, à Sciences Po comme à l'armée résonne un nouveau mot d'ordre : Vive la diversité ! Avec l'élection de Barack Obama, le bruissement s'est changé en clameur. Désormais, chacun devrait se mobiliser pour que les femmes et les « minorités visibles » occupent la place qui leur revient au sein des élites. Mais une société dont les classes dirigeantes reflètent la diversité a-t-elle vraiment progressé sur le chemin de la justice sociale ?
À cette question jamais posée, Walter Benn Michaels répond par la négative. La promotion incessante de la diversité et la célébration des « identités culturelles » permettent au mieux, selon lui, de diversifier la couleur de peau et le sexe des maîtres. Sans remettre en cause la domination qui traverse toutes les autres : celle des riches sur les pauvres.
À l'aide d'exemples tirés de la littérature, de l'histoire et de l'actualité, ce livre montre comment la question sociale se trouve désamorcée lorsqu'elle est reformulée en termes ethnico-culturels. Plus fondamentalement, il s'interroge sur l'objectif d'une politique de gauche : s'agit-il de répartir les inégalités sans discrimination d'origine et de sexe, ou de les supprimer ?"
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