15
Commentaires

Dialogue Merah-policiers : d'où viennent les fuites ?

Qui, comment et pourquoi ? Plusieurs copies des échanges entre Mohamed Merah et les négociateurs du Raid sont parvenues entre les mains de journalistes ces derniers jours. A commencer par les 4h30 d’enregistrements audio transmis à TF1, qui en a diffusé une dizaine de minutes dans Sept à Huit dimanche 8 juillet (ce qui lui a valu une mise en garde du CSA). Depuis, Le Monde, puis Libération, ont publié des retranscriptions de ces échanges. Qui a pu transmettre les enregistrements à TF1 ? Cette source a-t-elle aussi fourni les retranscriptions aux journaux ? Et dans quel but ? Des dossiers des enquêteurs jusqu'aux médias grand public, tentative de description du cheminement de ces pièces, capitales notamment pour la compréhension des lacunes des services de renseignements et de police français.

Derniers commentaires

Le Canard Enchaîné du 11/7 raconte que Valls lui-même n'arrive pas à accéder à l'intégralité dossier. Apparemment, la DCRI fait obstruction.
Autre info que je n'avais pas vue ailleurs : le fameux "Hassan", flic qui qui s'est fait berner par Merah, a été décoré de la légion d'honneur par Sarko tout de suite après l'affaire. Pour le remercier de son inefficacité ou pour récompenser son silence ?
Quand on voit le torchon qu'est devenu Libé, pas étonnant que Demorand annonce +10% de ventes...
Elle va revenir ma Maja? Hein Laure?
Qui, comment et pourquoi ?
Et aussi combien ? Attention, TF1 a les moyens de vous faire parler...
Ce sac de noeuds est pain béni pour les complotistes.
En voyant cette une de Libé, je me suis demandé si ils n'avaient pas fusionné avec Minute ou Le nouveau Détective
Chercher la source de cette fuite est-elle le rôle des journalistes ? Défendre le secret des sources d'un côté et les traquer de l'autre me semble au mieux hypocrite.
Le secret des sources, c'est pour la Police. C'est pour interdire à l'état d'utiliser ses pouvoirs de coercition pour forcer un journaliste à livrer ses sources.
Le rôle du journaliste est d'enquêter, de recueillir des informations, et de les traiter. Parfois, l'émetteur d'une information en dit plus long que l'information elle même. Il me parait même évident qu'un bon journaliste se doit de vérifier l'émetteur de chaque information pour bien l'évaluer.
Vos arguments semblent pertinents néanmoins permettez moi d'être en désaccord avec vous pour la principale raison que si l'on cherche à démasquer les sources d'informations celles-ci hésiteront sérieusement a recommencer la prochaine fois ... Je pense que l'on peut enquêter sur les sources d'une information uniquement si on soupçonne une manipulation (ce qui pourrait être le cas) mais on ne peut "trahir" cette source seulement si la manipulation est réellement avérée (ce qui n'est pas le cas).
Alors peut-être que nous ne sommes pas en désaccord finalement. A quelques détails prêts peut-être. A mon avis, le journaliste doit enquêter sans réserve. Après bien sûr, il est responsable de ce qu'il porte au public, ou pas.
Dans le cas qui nous occupe, d'abord, c'est pas le fruit d'une enquête, mais d'un rapprochement des faits qui fait dire que la fuite vient de la DCRI. Jusque là, on a donné aucun nom.
Après les questions se posent, et elles sont bien légitimes : est-ce le fruit d'un agent isolé, qui souhaite porter à la connaissance du public certaines choses car il est en désaccord avec sa hiérarchie ? Soit, c'est louable.
Est-ce une manoeuvre de la DCRI, soit pour masquer ses incompétences, soit dans le cadre d'une guerre des polices ? En tant que citoyen, j'aimerais être au courant de la manière dont les services de l'état, financés par mon impôt, et censément à mon service, fonctionnent, si ils magouillent, etc...
4 jours pour 187 pages, lol on va dire 30 min. sur une bonne photopieuse/scan.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.