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Des parents, des bébés, des petits coeurs, et du contrat social

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Ce qui m'étonne, c'est que ce réflexe de protection normal, naturel, indispensable ne se soit pas manifesté plus tôt.


Il y a quelques années déjà en Suède, les reportages télévisés aux actualités sur les hôpitaux et maisons de retraite, écoles, etc se bornaient à montrer des souliers et des jambes entre deux évasions par les fenêtres. C'était à se demander l'intérêt(...)

La condition des enfants évolue , c'est certain


 Le Creusot - 1881

Derniers commentaires

Très contente de faire la connaissance de cette chronique qui m'avait échappée jusqu'à présent. Je les regarde à la chaîne et je me délecte. 

Folie et fous !

Alors floutons aussi les visages sur les photographies des futurs R.Depardon, Dorothea Lange, W.Ronis, R.Doisneau, W.Klein, Berenice Abbott, Robert Frank, Lisette Model ou Diane Arbus.

Problème du site:

J'ai approuvé par erreur une deuxième fois un commentaire

Le décompte d'approbation a augmenté d'un point. J'ai donc essayé de voir si je pouvais approuvé mon propre commentaire. Le décompte est devenu 3 au lieu de 2 (le tableau marque "2 que j'approuve")


J'ai rafraîchi la page et le décompte de l'autre commentateur est revenu au chiffre initial de 4 alors que le mien est resté à 3 : il y a donc un bug à corriger afin de ne pas permettre à un utilisateur d'approuver ses propres commentaires

Merci ! Chronique très intéressante. Ce phénomène est également révélateur de l'absence de maîtrise des paramètres de publications sur les réseaux sociaux. Une absence de maîtrise provoquée par le manque de clarté volontaire du réseau (Facebook en particulier). La pression sociale et le culte de la "popularité" incitent les internautes à se constituer de très larges listes "d'amis" qui ne sont parfois que de lointaines connaissances. Poster une photo personnelle à ses "amis" (et parfois aux "amis de ses amis") revient quasiment à la rendre publique. Et au lieu de remédier à cela en utilisant des listes restreintes ou des publications ciblées, on masque les visages. On cultive sa "popularité" en se donnant bonne conscience en somme.

C'est fou cette pression (?) qui pousse les gens à masquer les visages de leurs enfants alors que le plus simple serait encore de ne pas poster de photo ...


- Ha ! Figure toi qu'hier mon gamin a fait un truc, j'te raconte pas.

- Ha ?! J'aurais bien aimé qu'tu racontes, moi.

- Mais si j'te raconte..


Si les parents pouvaient aussi s'abstenir de poster des photos "cocasses" de leurs enfants en mode "son 1er caca" ou "ha ha il m'a encore vomi dessus", ce serait déjà pas maaal...

La condition des enfants évolue , c'est certain


 Le Creusot - 1881

ça a fonctionné, pour finir

A noter que le fameux "fait divers autrichien" n'est pas "totalement faux", comme indiqué dans la présentation de la vidéo. J'ai vérifié ce cas: il y a bien eu un conflit familial entre une fille et ses parents à propos de photos mises en ligne sur Facebook. Comme le précise le texte de l'article initial (en allemand), la jeune femme a songé à porter plainte – mais n'a finalement pas mis sa menace à éxécution. C'est le titre de l'article (probablement rédigé par une autre main) qui "gonfle" indûment l'affaire en suggérant un procès ("Tochter verklagt Eltern wegen Töpfchenfotos").

Il y a quelques années déjà en Suède, les reportages télévisés aux actualités sur les hôpitaux et maisons de retraite, écoles, etc se bornaient à montrer des souliers et des jambes entre deux évasions par les fenêtres. C'était à se demander l'intérêt de ses reportages télévisés, la radio aurait suffit


Désormais quand on remplit les documents scolaires de début d'année pour les enfants, on trouve le formulaire d'autorisation d'utilisation de l'image de l'enfant

Est-ce cela qui conduit par osmose les parents à dissimuler le visage de leurs enfants même dans la sphère "privée" du Facebook ou l’irréfrénable besoin de faire partager sa vie au dernier moment censuré par un sursaut de moralité suspecte et imposée


Bientôt, il n'y aura plus de photos de classe mais plus qu'une collection de smileys


Dans les premières photos prises dans les campagnes bretonnes à la fin du XIXe siècle et tard encore au XXe siècle, le regard des gens simples était toujours comme celui d'enfants boudeurs, à peine visible sous les sourcils; C'était l'humilité apprise par des siècles, un smiley à l'envers, un "sad face emoji" devant le photographe venu du "nouveau monde"

La vidéo ne fonctionne pas !

Ce qui m'étonne, c'est que ce réflexe de protection normal, naturel, indispensable ne se soit pas manifesté plus tôt.


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