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Des banques, des chiens et des joggeuses

Vous vous souvenez, j'en suis sûr, de la loi des séries, dans lémédias.

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J'ai une question pour les journalistes d'ASI:
Par quel système l'AFP attribue ou pas une étiquette "URGENT" sur les informations publiées?
Un futur sujet d'émission?
Donc, si j'ai bien compris, quand un journaliste mord une joggeuse pendant que son fils s'ébouillante à la machine à café passeque cé mercredi et quiya plus de crèche vu que l'Union européenne supprime les chiens qui mordent, on a une dépêche urgente en surtitre sur la page oueb du monde.fr et une sonnette de chez Libé. Si cé pas ça, faut me réexpliquer. Ou alors je demande à Korkos, avec des dessins cé plus facile. Allez, a ciao !
Le terme d'information a ce sens faible auquel nous sommes inféodés de compte-rendu d'un fait - advenant ou advenu - destiné à être reçu par ceux auxquels il est communiqué. Ce "faitalisme" (comme Nietzsche l'a nommé) nous cache qu'il n'y a de fait que par la volonté de produire un effet de la part de qui a le pouvoir d'en informer. À l'information-renseignement, plus ou moins reçue passivement, il faut ainsi lier en l'opposant l'information comme mise en forme de "la réalité" et du public auquel elle est adressée. Deux pôles donc, actif et passif, aussi solidaires qu'opposés. S'efforcer d'en réfléchir la logique devrait permettre de l'infléchir. Pour le moins d'en amortir les effets "spontanés": les méfaits ordinaires. Pour le mieux: d'en déjouer le jeu. Lequel consiste essentiellement, comme l'a avoué cyniquement (ou candidement ?) un ancien patron de télévision: à s'emparer de "temps de cerveau" humain. Ce qui définit l'enjeu du conflit comme étant... le temps. Car il est deux rapports opposés au temps: la soumission et l'anticipation. Le 9:15 d'aujourd'hui nous révèle que l'anticipation est le temps du capital. Il nous spécifie également comment s'y affronter : en anticipant autrement...
@si est chez quelle banque ?

Parce qu'il ne s'agit pas d'inculture mais de bon sens.

Des chiffres :

L'action SG valait 52 euros en début d'année, ce matin moins de 17 euros
L'action BNP valait 59 euros en début d'année, ce matin 23,50 euros
L'action CA valait 13 euros en début d'année, ce matin à peine plus de 4,50 euros

Est-ce un complot ?

Si la Grèce fait défaut (et tout le monde sait que c'est une question de temps) et que suivent le Portugal, l’Irlande, l'Italie et l'Espagne, on aura une apocalypse financière (décrite dans l'Express par Attali). Les banques françaises et allemandes seront à leur tour en défaut.

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/l-apocalypse-financiere_1029967.html

Attali est peut-être un inculte sur-informé me direz vous.

Ce que décrit DS c'est un banque run à la Cantona mais pas chez les petites gens qui sont rassurés par lesmédias (@si compris). Et depuis son billet mémorable sur le sujet, il n'en démord pas et reste fidèle à sa ligne de défense inconditionnelle et peut être pas complètement désintéressée des banksters.
Tous les chiens mordent des enfants.

Toutes les joggeuses se font enlever.

Toutes les banques françaises vont faire faillite.

Lémarchés la trouille au ventre sont à l'affut de la moindre rumeur,

Laquelle de ces affirmations est vrai ?
Bonjour à tous,

Je suis actuellement en Islande où les banques sont vraiment mal. La Landsbanki a une note bien inférieure à AAA+ (C+ de mémoire) et actuellement le sujet brûlant est de savoir si la Cour de l'EFTA (sorte de miroir Européen de la Cour Européenne) va trancher dans le conflit opposant la décision islandaise (ne doit pas payer ses dettes) et les banques d'affaires londoniennes et hollandaises.

La question est épineuse car les banques islandaises n'ont pas les liquidités suffisantes pour payer (environ 10% de la somme) et l'État non plus. La monnaie a perdu 80% de sa valeur et l'inflation a été multipliée par deux (avant que j'arrive). On pourrait s'attendre à un climat de tension incroyable et pourtant... pas trop. Certes, d'après ce que j'ai compris, les JT ouvrent dessus mais en visitant la Landsbanki pour ouvrir un compte, l'ambiance était bien loin de celle que je devine dans la loideséries.

En fait, le gouvernement (qui a changé depuis la crise pour des socio-démocrates) a annoncé deux mesures toutes simples :
1 - Le plafond maximum pour les intérêts de l'endettement privés sont garantis à 110% du prêt initial (il pouvait atteindre 200% avant).
2 - Les comptes en banque détenus par des Islandais (donc avec numéro d'identité) sont garantis dès lors qu'ils n'ont pas pratiqué d'investissements dans des monnaies étrangères ou se sont livrés à des opérations bancaires autre que l'utilisation courante.

Pour les autres.....


En tout cas, j'ai l'impression que l'Islande est actuellement une sorte de laboratoire de ce qui se passe ailleurs avec un peu de retard mais en dehors d'une vie très chère (100€ min pour le budget nourriture par semaine), on est très loin de l'angoisse. Pour appuyer ce que je disais au niveau du laboratoire, la constitution d'une commission ayant tous pouvoirs (mais vraiment tous) pour savoir ce qui s'est passé, pourquoi, et comment la corriger (nouvelle constitution). Ça me rappelle ce que disait Thomas Coutrot lorsqu'il évoquait ce que faisait les grecs actuellement....
A propos de confiance accordée aux banques, Libé.fr publie ce matin une carte des communes françaises ayant contracté des emprunts toxiques, certaines d'entre elles étant menacées de ruine.
Le taux annuel de ces prêts létaux est calculé selon des formules "abscondes", note l'auteur de l'article.
Qui voulait sans doute dire "abstrudes".
Il reste que se tisse autour de la Socgen et des banques françaises tout un réseau de défiance, une atmosphère de dérèglement très préjudiciable pour une banque, dont les avoirs ne seront pas suffisants, comme toutes les banques, s'il y avait une panique sur sa solvabilité. De la même façon que la peur peut s'installer des chiens ou de ce qui peut arriver si on jogge trop loin de chez soi, notre cerveau peut donner un sens à tout cela.

Et lémarchés ne fonctionnent que comme cela, sur la peur de l'avenir.
Et si une banque déraillait, ce serait une formidable opportunité pour le pouvoir de gagner la lutte des classes pour un bon bout de temps...
Ca n'est pas forcement hypocrite : A partir du moment ou il est possible ,sur les marches, de parier a la baisse et investir dans des shorts : il est de l'interet de ces investisseurs de lancer un maximum d'informations ( vraies ou fausses ) negatives sur une entreprise, une banque ou un pays ( pour le marche des dvises ), afin de se faire un max de pognon ....
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