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Commentaires

Dans les coulisses des "chiffres du jour"

Branle-bas de combat au journal de 8 heures du matin.

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[quote=gondalah]Quel mauvais esprit

je sais
héhéhé
gamma
Renault vient d'annoncer une augmentation de son dividend de près de 48% (1.72 Euro au titre de l'exercice 2012 contre 1.16 Euro versé au titre de l'exercice 2011). Le nouvelle ne semble émouvoir personne.....
1. Si la Cour des comptes est sortie de son rôle, c'est au Parlement d'en juger.

2. Je ne comparerais pas la Cour des comptes, son personnel et ses moyens, avec le travail des journalistes spécialisés. Et les journalistes spécialisés ne le font pas non plus, à ma connaissance.

3. La Cour des comptes n'est pas "une assemblée de technocrates (...) responsables devant personne".

4. Le Conseil constitutionnel et la Cour des comptes jouent des rôles fondamentalement différents dans le fonctionnement des institutions. Vous seul les assimilez grossièrement.

5. Votre billet est loin d'être "humble".
Entendu au journal de 13 heures de France Inter : "Non mais vous vous rendez compte, en Slovaquie la même voiture coûte 700 euros de moins à produire, nous sommes OBLIGES de nous aligner".

Ah bon, ben si on a pas le choix... Utiliser la fatalité est une très bonne option, comment pourrait-on remettre en cause des vérités évidentes ! Cette comparaison pseudo-objective ne nous laisse aucun choix ! Comme pour la réforme des retraites, toute l'Europe travaille plus que nous, on a pas le choix ! L'allongement de l'espérance de vie à la naissance, non mais vous vous rendez compte, on a pas le choix ! Soit dit en passant, grosse fumisterie que cet histoire d'allongement de l'espérance de vie, sachant qu'elle correspond effectivement à la durée de vie moyenne des citoyens aujourd'hui, donc n'a aucun sens pour les générations futures, sauf à considérer que grâce à la merveille scientifique, on vivra toujours plus longtemps qu'avant. Alors, travailler plus longtemps, parce que forcément on vivra plus vieux dans l'avenir...Ou comment faire passer des réformes par la fatalité... Cette histoire de fatalité m'agace puisque je vis la même chose au travail (de manard) tous les jours, on a pas le choix ! Il faut se réorganiser tous les deux ans, sinon, on court à notre perte ! Et la réalité économique, la concurrence, toutes ces foutaises qu'on est censés pas comprendre et du coup acquiescer gentiment.
Concernant les 5 milliards de déficit de Peugeot, deux remarques :
1) Si on exclu les 4.7 milliards de dépréciation, la perte nette n'est que de 300 millions. Ce n'est pas si mal pour une entreprise qui a vendu 17.5% de véhicules en moins sur la même période (-27.7% pour Renault à titre de comparaison). Une partie du recul étant dû à l'abandon du marché iranien (- 400 000 véhicules) imposé par le partenaire américain GM (Renault qui n'a pas cette contrainte a au contraire, augmenté ses ventes dans ce pays).
2) Reste les dépréciations. Il est normal d'effectuer des tests de dépréciation (de vérifier la valeur du patrimoine industriel) quand la conjoncture est mauvaise. Mais les calculs laissent la place à une grande part de subjectivité puisqu'ils dépendent (1) des choix stratégiques réalisés (par exemple : conserver un site et donc sa valeur patrimoniale ou l'abandonner ; ce qui implique de tenir compte de sa "valeur à la casse") et/ou (2) des prévisions de niveau d'activité. En clair, il est tentant pour l'actuel PDG de profiter de la crise incontestable du marché européen de l'automobile, pour faire ressortir une perte comptable considérable, ce qui lui permet au passage de justifier économiquement la décision de fermer certains sites, décision... qui a pesé dans le calcul des dépréciations comptables. On est en présence d'une causalité circulaire, mais qui échappera à tous ceux qui ne sont pas familiers des normes comptables internationales... Bénéfice secondaire de ces jongleries comptables, quand la conjoncture se redressera (le marché automobile est cyclique), tout ou partie de cette dépréciation de 4.7 milliards pourra être réintégrée dans le résultat, l'améliorant comptablement d'autant. Ce tour de passe-passe (tout à fait régulier au demeurant) permettra de valider a postériori les choix stratégiques actuels et le PDG pourra s'en attribuer tous les mérites.
En disant "les sages" ils peuvent s'inscrire dans une conception de la démocratie qui ferait la synthese entre : d'une part, le fait, democratique, que le pouvoir appartiendrait au peuple, c'est en dernier lieu lui qui decide ; et d'autre part le fait souligné par Platon que tout ne se vaut pas et tout le monde ne se vaut pas pour bien juger, des cadres institutionnels sont necessaires pour ameliorer la decision, education, presse de qualite, et conseils de sages, comme dans les cultures qui valorisent "les anciens", surement pas totalement a tort. Comme auparavant Louis XIV, le peuple affirme sa souveraineté en la niant, dans le fait de s'entourer d'assistance étatique a la decision, cantonee a un role de conseil : nie sa souveraineté en se disant qu'il decide moins bien sans aucune assistance ; mais affirme sa souveraineté car capable alors de faire les choix les plus judicieux, et d'eviter de se faire manipuler par d'autres structures que des structures d'Etat, structures privees comme lobbys, journaux detenus par le grand capital, publicites, etc...

On peut critiquer la qualité des cadres etatiques, mais c'est tout a fait different de critiquer le fait qu'il y ait des cadres etatiques. C'est la difference entre une opinion raisonnable et l'anarchisme.
Est-ce moi, ou sens-je une étrange apathie sur l'actualité ?
La démission du pape, il y a encore quelques années, ça aurait fait la une pendant des jours ! Pourquoi ? Comment ? Qui demain ?
A une question par jour, ça aurait tenu en haleine tout le monde pendant plus d'une semaine.
Surtout que le Vatican, c'est un monde toujours aussi sulfureux et complexe.
On n'est pas que sur le lectorat catholique, dans cette histoire, il y a aussi de quoi faire mousser avec des histoires pas très catholiques.
Mais il est vrai que les cathos sont à fleur de peau, mais il y avait quand même de quoi faire des articles savoureux.

Mais de plus en plus, une info chasse l'autre, ce qui enlève toute chair aux évènements quels qu'ils soient. Tout se dilue dans une succession de scoops qui ne disent rien sur quoi que ce soit. Rien ne vibre, c'est un arrière-plan crémeux et caoutchouteux, sans consistance.

Ce doit être l'hiver... Et la crise....

Une impression générale que tout s'affadit et se grisaille.... Que réfléchir est difficile et inopérant.
"Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a reconnu peu après que ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 serait "très difficile", mais il a réaffirmé que cet objectif était maintenu. "Ce sera effectivement très difficile [de revenir à 3%, NDLR]. La probabilité d'atteindre cet objectif s'est amenuisée au fur et à mesure que la croissance pâlissait, non seulement en France mais plus généralement dans la zone euro et dans le monde", a déclaré Jérôme Cahuzac sur France Inter. "Pour autant, on en reste là", a-t-il ajouté."

Quand on fait de l'austérité on tue mécaniquement la croissance, un élève d'école primaire peut le comprendre. Ces gens ne sont pas stupides, ils le savent. Je ne crois pas non plus à l'hypothèse de l'incompétence. C'est donc voulu mais pour quelle finalité ?
Autant je peux comprendre la logique de droite libérale et ses finalités, autant je peine à cerner ce qui peut animer un social-démocrate...
Et tels des zombies abreuvés d'informations tonitrantes mais incompréhensibles,nous avançons vers une espèce de catastrophe.Conscients de ne pas en être responsables,nous ignorons comment l'éviter.Ce qui est sûr c'est que ça nous fout la trouille.Le but recherché ?Nous rendre dociles,aptes à accepter des dégradations généralisées.
A tous les copains amateurs de miel :Attention! Il semble que celui que les grandes surfaces vous vendent soit copieusement frelaté...Petite info qui a son importance...
Sinon, depuis hier, et contrairement à ces derniers jours, il y a
Le Monde, Libération, Nice Matin, Europe 1, Le Nouvel Observateur, Le Parisien, Médiapart, La Voix du Nord, L'Express, BFM TV, Ouest France, et dautres ... qui changent de discours sur les rythmes scolaires. ici le lien google actualités

Après l'édito du Monde que vous aviez signalé, le même journal a fait hier soir un tchat beaucoup plus modéré et moins furieusement critique envers les enseignants. c'est ici
Mais je suis étonnée de découvrir que ce tchat consistait à poser des questions ... à une journaliste !
Je ne suis pas habituée aux tchats, mais il me semblait que le principe était qu'un invité soit interrogé par les internautes ... cette pratique qui consiste à interroger une journaliste me paraît exotique ! Ainsi, on ne fait même plus semblant d'inviter des experts ni d'interroger des milieux autorisés : le journaliste est la source de l'information ?
ça existe depuis longtemps, ce système ?
[quote=D.S.]Il est étrange, soit dit en passnt, le rôle que laissent jouer avec complaisance..[/I].
Effectivement, la Cour sort de son rôle constitutionnel et cela devrait faire du bruit. Elle doit vérifier la régularité des finances publiques, mais n'est en aucun cas habilitée à porter un jugement sur les politiques engagées. Pas plus qu'un policier qui contrôle l'état des phares et des pneus de votre véhicule n'a d'avis à donner sur le trajet que vous avez choisi.
Mais si personne ne dit rien, c'est peut-être parce que cela apporte de l'eau au moulin (à parole) de tous les partisans de la rigueur : si même les "sages" disent qu'il faut couper dans les dépenses publiques...
il est donc urgent de fermer des usines qui ne valent plus rien et virer les salariés- qui-font-rien-qu'à-coûter-des-sous.
Et glorifier ces valeureux capitaines, que dis-je, généraux !, d'industries qui-font-rien-qu'à-vouloir-nous-offrir-du-travail. Même gratuit, c'est vous dire.

CQFD ?
(ce que souligne bien, d'ailleurs, la journaliste de France Inter, Marion L'Hour)

Yaurait donc un progrès chez nos journalistes? Lassés de se faire moquer sur Internet quand ils nous rabâchent des informations tronquées à la limite de l'escroquerie, ils glisseraient désormais une petite miette de vérité dans leur brouet menteur, histoire de pouvoir, quand même, se défendre:

"Ah mais, on l'avait dit que c'était une dépréciation d'actifs. Pas notre faute (??) si les Français, qui connaissent rien à l'économie, ont pas compris!"
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