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Commentaires

Dans la spirale ukrainienne

Depuis deux jours circule sur les réseaux sociaux la photographie de députés ukrainiens se crêpant le chignon, à la manière d'une peinturlure classique ordonnancée selon une spirale :

Derniers commentaires

J'aurais tendance à apporter du crédit à ce billet: POUR EN FINIR AVEC LE NOMBRE D’OR

En résumé, le mythe du nombre d'or est une invention des années 30 ( 1930 ).

Réfute qui peut.
Je profite de cette occasion pour passer une annonce: je suis à la recherche de références bibliographiques sérieuses sur ce sujet, non pas sur le nombre d'or en tant quel tel mais sur l'influence des croyances ésotérico-mystico-hermético-pythagoriciennes qui, semble-t-il, étaient particulièrement prégnantes au temps de le Renaissance et même jusqu'à une époque plus tardive. On sait ce que doit la chimie à l'alchimie. Le goût de Newton - le premier "vrai" scientifique mais aussi "le dernier des magiciens" selon John Maynard Keynes - pour les sciences occultes est connu également mais moins publicisé. Peut-être même Jean-Sébastien Bach aurait composé la Passion selon saint Matthieu selon la divine proportion - j'ignore le sérieux de cette thèse. On trouve des signes évidents de ce type de pensée un peu partout.
Il semble fort que les origines occultes de notre culture depuis cette période aient été ... occultées. Cela touche aussi les arts que les sciences et les "humanités". On soupçonne bien pourquoi.
Je ne trouve que des bribes de textes sur ce sujet qui semble bien vaste.
Des idées ?
Un plus ou moins racine de cinq sur deux, ça fait 1,617.
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@suivre
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Ouai , j'aime bien quand ASI cause de la situation de l'Ukraine et du traitement de la question dans les Médias !
On se sent plus intelligents tout de suite , pas comme quand on regarde TF1 2 3 4 5 6 etc....
Plus ça va, plus je trouve ces règles de composition d’images particulièrement foireuses.

Pour moi ce n’est ni plus ni moins que de la numérologie appliquée à l’art.

C’est une manière d’introduire un semblant de rigueur mathématique et ainsi bénéficier, dans une civilisation de la technique, de l’aura qui va bien. Je ne sais si ça vient d’une fascination des artistes pour les sciences, fascination qui vient de ce qu’ils ne comprennent pas tout à fait, ou si encore c’est une sorte de sentiment honteux, un peu comme chez les économistes de Lordon, pour des raisons culturelles qui mettent en avant la technique, alors même que les artistes peuvent perdre en reconnaissance dans nos sociétés actuelles, ou encore peut-il s’agir d’une volonté chez des non-artistes, sans imagination, de mettre l’art en équation, croyant ainsi accéder eux-mêmes à la création. Bref, bien souvent ça vaut pas un clou.

Par exemple pour la règle des tiers, supposée être une approximation du nombre d’or parfois, j’ai appris il y a peu que ça venait d’une étude statistique foireuse (à partir d’un échantillon classique de peintures), foireuse parce qu’il y avait manifestement ignorance, et des stat. et de la composition.

La spirale fait partie de ses supposées règles de composition d’une image. La plupart du temps appliquées n’importe comment. J’ai rarement vu une image qui mettait réellement en avant une telle spirale, et bien souvent on essaie de la poser de force dans n’importe quelle image.

Ici très nettement l’image a été retravaillée par ordinateur pour faire ressortir les couleurs, les saturer notamment, le bruit a totalement disparu donnant un aspect très lissé (plus que nécessaire), proche d’une peinture (j’ai noté cet effet aussi sur mes photographies quand on force un peu le filtre anti-bruit, ça peut donner des textures très jolies, en particulier parce que limite les petits détails disgracieux de la peau – évidemment toutes les pub. en usent et abusent).

Et, très clairement, il en ressort une composition générale en triangle (la tête en haut, les mains qui entrent dans le cadre sur les côtés). Mais au final, comme vous le dites, ce qui domine la composition c’est le jeu de main (jeu de vilain ^^) et des têtes, car la chair apparaît plus clair que le reste, la tension qui s’en dégage par les lignes qui en résultent, la direction des regards, le rythme crée par ces amas ponctuels de chair, contrastant avec les costumes-cravate qui cachent, en quelque sorte, la réalité des rapports humain. L’harmonie des couleurs aussi joue beaucoup, avec un point central bleu qui, curieusement, est aussi le plus inhumain des personnages (pas de mains, pas de tête bien visible).

Pour moi c’est une photographie qui existera encore dans cent ans : très belle composition, qui se trouve être en adéquation parfaite avec le sujet & l’actualité. Ce dernier point est d’importance, car ici le rapport à la peinture classique me semble superflu, car après tout la composition d’une image est quelque chose de commun aux deux arts, or ce qui fait qu’une photo est une photo dans ce cas, c’est bien le rapport à l’actualité. Ici on peut le dire, le sujet n’est plus “les députés ukrainiens se battent”, mais bien “le monde en crise au début du XXIè", “nos démocraties à bout de soufle”, “la montée des tensions sociales”, tout à la fois, tout en touchant du doigt (ahah ^^) le thème universel des rapports sociaux. Je n’ai pas peur de dire que c’est une grande photo. Dommage… on aura pas le nom du photographe !
Fibonacci dans la colle.
"On peut la coller aussi sur tout et n'importe quoi,"
J'ai collé une spirale d'or bleue (de Klein) sur un bleu de Klein. Impec !
Le député ukrainien qui saisit à deux mains la tête de son adversaire, a clairement l'intention de la dévisser.
Mais à moins que le sens de vissage en Ukraine soit l'inverse du nôtre, il s'y prend très mal.
Le problème du parlement ukrainien, c'est que ses élus sont incapables de maîtriser, de canaliser leur agressivité.
En France, celle-ci ne provoque pas de baston entre mâles dominants, mais s'exerce plus raisonnablement vis à vis des députés femelles.
Tel élu siffle Cécile Duflot parce qu'elle porte une robe à fleurs, tel autre caquète pendant l'intervention de Véronique Massonneau.
Des gros cons misogynes décomplexés qu'on a, nous, mais jamais des bagarreurs de rue. Parce qu'on est civilisés.
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