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Commission Copé : "nous savions que nous allions prendre des coups"

Quel est l'avenir de la télévision publique en France ? Toute l'année, @rrêt sur images a suivi les travaux de la commission Copé avec passion, perplexité... puis angoisse. Les membres de la commission ont rendu leur rapport, regardé Nicolas Sarkozy se saisir de quelques-unes de ses propositions, mais aussi passer par-dessus bord la majorité de leurs idées. Et personne ne peut encore dire avec certitude à quoi va ressembler France Télévisions dans six mois.

Derniers commentaires

Excellente émission.

J'ai une question pour les enqueteurs d'@si:

Comment se fait-il que l'emission d'actualité quotidienne C dans l'air sur France 5 n'a consacré aucune émission à ce débat sur la télévision publique (pas même le jour de la remise du rapport de la comission Copé)?

Le sujet a pourtant été débatu dans les médias "traditionnels": JT, presse quotidienne, hedbo etc...
Vos invités ont évoqué la crainte à France télévision de froisser les politiques. Est-ce la seule explication? Les JT de France télévision ont pourtant traité le sujet plus d'une fois.
Ouais bof! Les invités imbus d'eux-mêmes parlaient, parlaient pour ne rien dire.
Ils ne voulaient pas se mouiller et par là perdre l'opportunité d'une nomination, d'un poste...
Un bon exemple de conversation hypocrite avec moult prudences oratoires, sourires entendus et fausses indignations.
Tout compte fait, on pourrait y trouver un intérêt mais il faudrait un décryptage...
Eh bien , je me doutais confusément que certains des membres de la commission Copé n'avaient que faire de l'avenir de la télé publique. Quelques uns d'entre eux sont avant tout des professionnels qui utilisent la télévision comme outil à pognon.

Merci à Mme HARARI d'avoir levé cette incertitude. Au fond, qu'importe la télé, pourvu qu'elle soit riche et puisse continuer à faire tourner nos boîtes de production qui s'engraissent depuis des années de manière assez scandaleuse (merci Elkabach qui a ouvert la voie à ce déferlement de nullités télévisuelles hors de prix, baptisées Arthur, Naguy ou Dechavanne).
Et bien, mon impression tout au long de l'émission :
cette commission est un beau gâchis (pécuniairement parlant)... ils auraient financer une émission de Nagui avec cet argent que j'en eu été moins choqué.

J’adore ce type de commissions dont les décisions sont prises antérieurement aux réunions... un beau moment de démocratie.

Anthony [ blog à part ]
@ l'institutrice qui ne paie plus sa redevance : je rappelle que ses émissions de radio préférées sont payées grâce aux contributeurs de la redevance / ce serait sympa de nous remercier de verser notre obole ]
[La redevance audiovisuelle
La redevance audiovisuelle finance les organismes publics de télévision et de radiodiffusion (France Télévisions, Arte-France, Radio France, RFO, RFI, Institut national de l'audiovisuel). Une seule redevance par foyer et un paiement commun avec la taxe d'habitation, les mêmes exonérations qu'en matière de taxe d'habitation. En 2007, le tarif de la redevance est de 116 € en métropole et de 74 € dans les départements d'outre-mer


@ ceux qui se lèvent tôt
Rappel pour ne pas être dépendant de la programmation horaire contrainte : je préconise la technique suivante que je pratique depuis des années (et dont ASI France 5 a largement bénéficié dans mon foyer"] celà s'appelle l'enregistrement des émissions ( magnétoscope pour les plus anciens, nouveau outils de média center pour d'autres - et celà permet de se concocter des petites soirées aux oignons en accès prime time perso ou après midi pluvieuse...
Sarko choisit les sujets d'actualité, les médias et @si font leur travail de relais, pendant ce temps, nous sommes au bord d'une crise économique et politique mondiale, mais çà...CHUUUUTTT

Je paierais cher pour savoir ce qu'en penseront vos enfants et petits-enfants....
Sarko est un grand gamin, a qui les français ont offert un grand cadeau "LA FRANCE".
Ce gamin il joue avec, en l'abimant dabord, en la cassant ensuite, et en la massacrant, a tel point, qu'il faudras plusieurs décennies pour la remettre en état.

Va ton le laisser faire encore longtemps???????????
Pauvre France
Merci et encore un grand merci a arrêt sur image de nous tenir au courant avec ces interviews très intéressantes, sur tous les sujets.
Encore merci
On n'a pas insisté suffisamment à mon goût sur les procédés utilisés par Sarkozy pour "résoudre" le problème. Il se moque ouvertement du monde et on semble trouver cela "un peu cavalier", sans plus.... C'est pourtant une marque de fabrique du pouvoir actuel. Je décide, vous discutez, et, éventuellement, après on ajuste. cf la réforme de l'éducation.
Ceci dit avec des leche-culs comme Traube pourquoi se gêner ? Ce type est tout simplement Cavadesque ! On s'interroge avec angoisse : Va-t-il accepter une place dans la commission de suivi ? Et au passage, petite question : Le travail dans ce genre de commission est, bien évidemment, bénévole ?
Quelle émission passionnante !

La première idée qui vient à l'esprit c’est qu’il n’y a aucun équivalent d’une telle arrogance dans les archives de l’INA et Dieu sait qu’elles sont copieuses (j’ai même des amis là-bas !)

Quelques zozos réunis autour d’une table, le plus modeste palpant 7.000 € nets (on ne va pas le dénoncer, ses petits camarades seraient capables de se moquer de lui, charitables comme ils sont !)

Pour dire quoi ? Que le prolo doit payer 116 € et bientôt beaucoup plus (quelle que soit la formule choisie) pour avoir le droit de voir la 25ème rediffusion de Rex (feuilleton allemand très pénible) ou d’effroyables calembredaines du même tonneau puisque, pour le prix (redevance monstrueuse + pub) le sévice est infoutu de produire quoi que ce soit qui tienne la route… Le tout managé par 10.000 personnes (il en faut bien autant pour gérer des rediffusions incessantes : rentrer la bande ou le CD dans le lecteur puis appuyer sur “on” suppose quand même un personnel assez conséquent, faut pas déconner… Un qui rentre le CD, l’autre qui l’encourage, une groupie qui voudrait bien se faire sauter et qui pense qu’il est bon d’être là, au cas où, sans compter les trois bons copains qui attendent le retour du héros (celui qui a lancé le CD) à côté de la machine à café, histoire de décompresser – c’est fou comme les gens jamais compressés décompressent de nos jours – Sans parler de tous ceux, plongés dans les bonheurs des RTT et qui participent moralement à la merveilleuse introduction…
Faut bien les payer, eux aussi !

Ne parlons pas de tous ceux qui participeront activement à la sortie du CD lors de la fin de la diffusion et qui on bien droit à un copieux salaire pour l'effort exceptionnel qu'ils ont fourni dans cette circonstance très délicate (il arrive parfois que le tiroir se coince !)

Tout ce charabia pour dire que l’introduction d’un CD dans un lecteur qui pourrait coûter 2 € dans une société normale revient 150.000 € au contribuable. C’est con mais c’est comme ça !

Payez et bouclez-là, on ne vous a pas demandé votre avis, jusqu’à nouvel ordre !

Bon ! Trêve de billevesées, cette idée que le service public est la panacée est grotesque, vaguement honteuse même puisqu'elle repose sur une croyance totalement dépourvue du moindre sens critique !

Ce qui est vrai c’est que laisser l’info aux mains des marchands de hamburgers à l’huile de vidange ce n’est pas une tellement bonne idée…
Hélas le sévice public ne fait pas mieux : la comparaison entre les sujets traités par le privé et le public ne laissent aucun doute !

Donc le sévice public ne fait pas vraiment mieux : Mac D[s]uc[/s]o[s]n[/s] cotise fort dans ses budgets publicitaires, mais étant déjà en déficit comment se passerait-il de cet excellent pognon (sauf l’odeur), le sévice ?

Mais j’ai vu hier soir la “Boîte à Musique” de Jean-François Zygel sur France 2, une incroyable merveille, avec Vladimir Cosma, des musiciens merveilleux, une passion contagieuse…

1h 30 de pur bonheur… Hélas, il n’y a que quelques Boîtes à Musique (23 :15) par an, le reste du temps ma redevance est consacrée à rien du tout, surtout depuis qu’Arrêt sur Images a été viré !

Il va falloir se poser des questions sur tout ça, et vite !

Je suis surpris que DS et ses invités ne se soient pas posé les bonnes questions, je suppose que l’idée que le service public est une bonne chose par postulat limite un peu la réflexion, mais c’est un avis très partial, naturellement… Voire vaguement poujadiste !

***
C'est quoi cette bande de clowns que vous avez invités ? ! 2 mecs avec une bonne langue de bois à la place des couilles et une nana omnubilée pathologiquement sur l'augmentation de la redevance TV !

La TV publique, le cas est facile à régler... je propose même la diminution de la redevance et d'avoir une TV publique, que je paye et de bonne qualité... France 2,3,4,5,O... je ne sais pas tout et je ne capte pas tout dans ma campagne... mais il me semble que cela fait quand même 5 x 24 soit 120 H d'émission par jour !!! désolé, mes journées à moi n'ont que 24 H, de plus, il faut que je dorme et que je travaille quand même un peu ! 3 H de TV ça me suffit... parfois c'est même trop pour voir des merdes... dans tous las cas 120/3=40, donc 40 fois trop d'heures de diffusion que je paye et que je ne peux pas voir ! alors vos 120 H... MDR... pas trop MDR, puisque c'est moi qui paye.

Juste pour rire, les autres clowns "ingénieurs"... au moins 2 par chaine... (c'est à dire 10 au total + le mec pour la caméra + l'autre pour le son et ceux que j'oublie... donc au moins 20 personnes... pour faire la météo... nous raconter le temps qu'il vient de faire et nous donner des prédictions pour celui qu'il va faire !!! ) en fait... juste faire un break pour nous faire bouffer 5 mn de pub avant et 5 mn de pub après... parce que 10 mn de pub d'affilé ce serait trop... !

Conclusion: Je suis POUR payer ma redevance, POUR la TV public, SANS pub, 2 chaines maxi... repasser les mêmes films et reportages (comme à Canal), à diverses heures de la journées, des jours différents (des gens travaillent de jour, de nuit, de WE)... nous avons tous droit à la même chose... donc suppression 100 % de la pub, de 100 % des émissions à la con et redevenont comme l'ORTF 100 % de qualité... Dossiers de l'écran, émissions littéraires, cinq colonnes à la une, au théâtre ce soir, ... et même pourquoi pas "la piste aux étoiles" pour les mômes... 3 à 6 H par jour avec rediffusions.

Je vous choque ? ! je m'en fous, j'ai raison !

Cordialement,
Yves
Daniel, pourquoi est-ce que vous insistez si lourdement à la fin de la l'emission pour faire dire à Mme Harari qu'elle souhaiterait (ou pas) succéder à Carolis....on dirait PPDA qui essaie de faire dire à Sarkozy qu'il sera candidat à l'élection présidentielle. On sait bien que les gens n'aiment pas répondre à ce genre de question....et avec raison et on a pas vraiment besoin de ce scoop.

Par ailleurs, pourquoi est-ce que vous insistez pour dire que le service public c'est la même chose que le privé parceque les bonnes emissions passent trop tard ("le contribuable est cOUché Môsieur à 23h30")? Vous voyez bien que vous avez tort la dessus, tous vos invités vous le disent semaine après semaine....moi je suis un contribuable et non seulement je regarde les emissions qui passent tard mais en plus j'aime bien le fait qu'elles passent tard, c'est le seul moment de la journée où j'aime bien regarder la télé....
Eh copé! le bateau coule , le capitaine a lâché des bombes dedans . Mutinez-vous , sacrebleu, sinon vous allez être mutés.
Le positionnement de DS sur la différence entre public et privé ne me semble pas particulièrement objectif, son emission n'ayant pas été reconduite. Qu'en pensait-il a l'époque ou il exercait sur le service public?

Comme évoqué plus haut, la question qu'il aurait fallu développer est que signifie l'expression "service de qualité" et comment le mesure-t-on? Cela a été évoqué sur l'emission de Nagui mais il aurait été intéressant d'approfondir.

Quant a la différence, je rapellerai que par essence France TV présente une gamme destinée a séduire le plus grand nombre. Par conséquent, je comprend aisément que les culturo-elitistes Finkelkrautiens refoulés ne s'y retrouvent pas ou peu.

Le générique final me parait etre une bonne idéé. Par contre je demande si emission sans durée fixe n'est pas qu'un argument marketing (les invités pressés de répondre, des emissions qui grosso modo sont toutes de la meme durée, pas de question finale aux invités pour savoir si tout ce qu'ils voulaient dire avait été dit).
Je vais être un poil désagréable mais je dois dire je me suis profondément ennuyé par l'émission.

Ce qui est vraiment pénible quand des gens des média sont interviewés c'est qu'ils connaissent à fond les ficelles du métier et donc occuper le temps d'interview avec de grande phrase super longues ou ils s'écoutent plus qu'ils ne font avancer le propos et on finit par décrocher.
J'ai décroché

De manière générale, je préfère les émissions qui nous éclairent sur l'actualité que les émissions des coulisses des média. Souvent des noms de personnes sont sortis mais de qui il s'agit ..... c'est toujours un mystère. "Mais on s'autorise à penser dans les milieux autorisés" C'est un peu le sentiment que j'ai avec ces émissions.

Concept à revoir pour la rentrée
Je regrette que Jacques Peskine n'ai pas bénéficié de plus d'attentions de la part de Daniel Schneidermann.
Ils est vrai qu'il aurait pu prendre la parole tout seul, ne le faisant pas, il est regrettable que DS ne sollicite pas son point de vue.

L'avis des deux autres invités, s'il ne manque pas d'intérêt, reste celui de personnes dont le business repose sur une bonne entente avec les plus hautes instances de la télévision publique actuelle et à venir, sans parler de nourrir des ambitions présidentielles à la tête de France Télévision.

Une remarque adressée directement à Daniel Schneidermann : il faut cesser de considérer que les téléspectateurs de 23h30 sont des chômeurs ou des insomniaques égarés, quantité négligeable. Ces émissions de 2ème ou 3 ème partie de soirée jouissent d'une bonne audience, y compris la "Boîte à musique" de Zygel, émission impensable sur TF1.

Je suis favorable à une augmentation de la redevance indexée sur les revenus et qui englobe les résidences secondaires.

Enfin, il me semble que les objectifs poursuivis par Sarkozy ne nécessitent pas un décryptage particulier concernant la télévision, il exprime là aussi, encore et toujours un phantasme de pouvoir absolu poussé par un ego monumental et son attirance pour le monde de l'argent dans lequel il a tant "d'amis".
C'est vrai que la référence historique qui devait faire un tollé c'est raté (au fait bronca, ça veut dire quoi, je vous assure c'est pas dans mon robert.. deux fois dans les articles d'asi, une fois dans la bouche de Mme Harari, ça veut dire un tollé, une bronca?).
La remarque de Daniel Schneidermann a coupé l'herbe sous le pied au forum et on est pas si bête. C'était juste pour expliquer le verrouillage de la situation, pas pour menacer de conséquences comparables, ni pour donner une importance historique aussi forte à la commission Copé.
C'est curieux qu'il se pense en position de pays négociateur, Mr Traube à l'intérieur de la commission. S'agissait-il vraiment de trouver un compromis à des intérêts divergents?

Il n'y a aucune raison de se gêner pour augmenter la redevance, le train augmente, le prix des timbres augmente, les inscriptions à l'université, la taxe d'habitation. Et justement maintenant que la redevance télé est payée en même temps, on fait un chèque unique, il me semble. Une augmentation modérée ne serait pas si flagrante que ça.
Le "non, non" de Sarkozy sur l'augmentation de la redevance montre deux choses : il est tout-puissant au dessus des parlementaires et la non augmentation de la redevance est le point de levier qui permet de vraiment attaquer à la racine les chaînes publiques dont il n'a rien à faire. Il ne comprend même pas que ça existe, une télé de service publique. C'est comme nationaliser Eurodysney, pour lui... Moins de redevance = moins d'état, et après on verra bien ça peut pas être pire (vu de la droite), c'est à dire, que des taxes ce n'est pas que des lois votées, ça se gère autrement aussi, un jour, plus tard.
Croire que c'est la fatigue de la visite de Rungis, Mr Traube est trop bon. On espère qu'il trouvera des parlementaires pour lui prouver que Nicolas Sarkozy n'est pas tout-puissant face à eux et qu'ils ont encore leur libre-arbitre. Je suis d'accord avec lui que c'est délicat de lâcher l'affaire, sauf à être catégoriquement certain qu'on se fait pièger. Toutefois l'adversité se faisant pièger tous azimuts, par exemple le PS se retirant = piège de donner l'image d'une préméditation politique (Mr Traube en est persuadé) et le PS ne se retirant pas = piège d'être complice et caution de mesures auxquelles on est opposées. Si c'est pas un beau piège, ça... Propre à faire réfléchir Mr Traube et Mme Harari, malgré toutes leurs compétences et la sincérité de leurs convictions télévisuelles.
Apparemment, le Nicolas de Nicolas n'a pas encore reagit sur la reference a la conference de Munich...

Le niveau baisse ;P
Je me dis : "chic, je vais télécharger la vidéo pour la regarder dans le train sur mon nouveau téléphone demain".
Et là, pas moyen... dommage.
J'aurais aimé pouvoir entendre cette émission, je n'ai pas de son sur les vidéos de la page. J'ai lu les résumés, fort intéressants... mais où rebranche-t-on le son à l'intérieur du net (ça ne vient pas de l'ordinateur bien sur, son audible sur les lecteurs et autres logiciels internes) ? :o(
Fraîcheur de vivre !
Depuis le développement d'Internet, j'ai quitté avec bonheur ma télévision. Je ne paie plus de redevance, et les seules radio que j'écoute sont France Inter et France culture... Et gratuitement! Et quasiment sans pub! Et c'est tant mieux! Parce que la pub, c'est vraiment insupportable.... Et quand l'internaute ci-dessus(Hurluberlu) pose la question de la bonne qualité des programmes sur les chaînes de radio publiques, je serais tentée d'en trouver la raison majeure dans la présence ou l'absence de pub. Pourquoi? là n'est pas le débat, à méditer (de l'art ou du design, de l'inutile ou du fonctionnel...)

Un impôt, oui, mais pourquoi aussi distinct ? (remettons la gabelle sur le sel, tant que nous y sommes !)
Donc, radio sans pub "gratuite". Je suis moi-même instit, dans mon école sans pub, "gratuite". Je mets des guillemets à gratuite car nous savons bien que nos impôts permettent de payer l'école publique, comme ils devraient me permettre de payer ma radio publique.
Alors, je dis oui, télé sans pub, "gratuite". Pas de redevance! Autant que l'école, la télé publique est un service d'état indispensable!
Evidemment, avec la nomination par l'exécutif, il y aura des manipulations politiques et des intérêts à servir, (et donc à dénoncer), mais enfin, face au terrible rouleau compresseur des usines à fric transformant le cerveau en espace disponible pour C-C, quelle liberté! Quel oxygène! De la place pour les penseurs!

Nous savions que nous allions prendre des coups.

Pourtant moi aussi, quand j'ai vu Sarko passer président, je savais que j'allais prendre des coups (ben oui, j’ai pas attendu la commission Coppé !). Par exemple, dans ce cas précis. Faire disparaitre la pub, oui ! Mais sous Sarkozy, NON ! Quelle horreur ! Je n’accorde pas à mon président de la république un iota de confiance. A l'heure où l'on veut réduire de moitié le nombre de fonctionnaires ! (sous-entendu que l’on serait trop, que l’on n’aurait plus besoin de nos services, parce que bon, l’école, les gens peuvent bien se la payer, d’ici à ce qu’elle soit bientôt sponsorisée par Super Conquérant)….Et on voudrait nous faire croire qu’on se soucie de la qualité de la télé publique ? Mais de qui se moque-t-on ? (Et je reste polie !)
Contradiction avec le second paragraphe?

De Gaulle avait raison.

Eeeh ! Quand le politique se mêle si ouvertement au monde des affaires, on ne sait plus bien pour qui les ficelles sont tirées !!! (on aurait bien envie de croire que notre président se sent responsable de France Toucour, entreprise privée acquise par lui à grand frais en 2007 : Du chiffre, du chiffre, et que le meilleur gagne)

Et au final, dans tout ça, ce qui me terrasse le plus, c’est notre incapacité à réagir.
Les français sont des bœufs, et je suis dans le troupeau. (par contre, qu’est-ce qu’on parle !)
Emission intéressante comme toujours. Mais j'ai ressenti un certain malaise pourtant. C'est la première fois que vous avez trois invités qui semblent vous prendre un peu de haut, qui vous attaquent à ce point. A un certain moment, j'avais presque l'impression d'un véritable lynchage contre vous. Voulaient-ils vous mettre mal à l'aise? De plus, quels sont ces signes étranges que faisaient Simone Harari ainsi que ses regards et sourires ironiques? peut-être suis-je paranoïaque? En tout cas, Daniel, j'aimerais que vous me répondiez : avez-vous eu ce sentiment vous aussi?
Cette émission m'a laissé sur ma faim: j'aurais quelques reproches à lui faire:

Tout d'abord, je trouve qu'on est passé un peu vite sur l'idée des disparités entre télévisions publique et privée. Je trouve que les différences recensées par Simone Harari sont cosmétiques plutôt que profondément inscrites dans l'ADN du service public. Certes, je ne veux pas faire mon Sarkozy de base en disant qu'il n'y a aucune différence entre France télévisions et les chaînes privées, mais une des raisons qui m'ont poussé à ne pas avoir de télé, c'est que je trouvais indigne que mon impôt finance des émissions qui mon sens n'ont rien à voir avec l'idée d'un service, encore moins avec celle du respect du public. Drucker, Delarue, Amar, Ruquier font-ils vraiment des oeuvres de service public? À mon sens il est permis d'en douter. Que de fait nombre des émissions sus-évoquées ne puissent pas aller telles quelles sur le privé, cela n'est pas un argument: il suffirait de quelques modifications cosmétiques pour parfaire la transformation vers le modèle TF1-M6. On en a d'ailleurs la preuve par l'absurde avec l'arrivée de Courbet sur France 2: un des représentants les plus hideux de la télévision privée peut au prix de quelques changements de façade passer de TV-Bouygues au public!

Ensuite, je trouve que la question du financement, qui avait été bien développée dans la précédente émission consacrée à la commission Copé, a été de nouveau au centre des débats. C'était à mon sens inutile. Certes, c'était le sujet majeur, mais comme les invités n'étaient pas des politiques mais des producteurs, j'aurais trouvé peut-être plus adéquat qu'ils fussent interrogés moins sur les questions qui sont du domaine vraiment parlementaire que sur le fond du dossier: qu'est-ce que doit être une télévision de service public? Quel sens ça a que l'Etat finance un service public télévisuel? Comment penser l'audience à partir de ça? Pourquoi les radios publiques sont de bien meilleure qualité que ne le sont les télévisions (question posée à Nicolas Demorand que j'aurais aimé voir re-posée)? Comment penser la télévision à l'ère du net? etc.

Quant au comité de suivi, vu la façon dont Sarkozy a traité le rapport Copé, je ne vois vraiment pas quel rôle il pourrait avoir, puisque de toute façon les vraies décisions se prendront ailleurs.

Hurluberlu
J'en profite pour mettre l'émission sur pause et poster un petit message en réaction à certains propos de Simone Harari.

[quote=Simone Harari]Moi, mon point de vue c'est que les gens raisonnables savent que, dans les conditions financières de ce secteur économique qu'est la télévision, [...] la meilleure solution serait une augmentation de la redevance

Un des problèmes majeurs, outre le fait que chacun - salarié, chômeur, cadre, retraité... - paye la même somme pour la redevance, c'est que "personne" ne sait ce qu'est le Service Public audiovisuel. Et je ne parle même pas de savoir quelle est la différence entre secteur privé et Service public. Je veux dire que beaucoup de personnes ne savent pas quelles chaînes de télévision ou stations de radio appartiennent au Service public.

Si je me souviens bien, selon un sondage assez récent beaucoup de personnes pensent que TF1 fait partie du Service public. Dès lors, le malaise est perceptible...
Deux éléments me font dire que compter sur le comité de suivi, c'est de la foutaise. D'abord, un comité de suivi, pour qu'il soit efficace, doit regrouper des gens de bonne foi de tous les camps. Or, les députés de gauche de la commission Copé sont partis.
Ensuite, il ne faut pas que le gouvernement s'assoie sur les travaux du comité de suivi comme Sarkozy s'est assis sur la commission Copé et comme un précédent gouvernement s'est assis sur les travaux du comité de suivi de la réforme du régime des intermittents.

Ce comité de suivi avait fait un excellent travail pour résoudre le conflit dit des intermittents. Malgré cela, le gouvernement est resté arc-bouté sur sa position. Ce comité, présidé par Étienne Pinte (UMP), réunissait notamment des parlementaires de tous bords (voir les signataires). Ils ont réussi à se mettre d'accord sur une Proposition de loi d'origine parlementaire, qui a été signée par la majorité des députés et sénateurs. Et bien cela n'a pas suffit car le jour du vote, la PPL (Proposition parlementaire de loi) a été retoquée suite à une manœuvre de Bernard Accoyer, le président du groupe UMP. Voyant que la loi allait passer, il a trouver une astuce de procédure, jamais utilisée par ailleurs l'absence de quorum, pour renvoyer le texte dans les oubliettes. Ce qui prouve qu'il s'agit bien d'une manœuvre, c'est qu'un texte sur l'Arménie venait d'être adopté dans la même séance, alors qu'il n'y avait pas davantage le quorum.

On me dira : autre temps, autre mœurs. Sauf que les mœurs sous le règne de l'autocrate agité qui nous gouverne sont encore pires qu'auparavant.
"Simone Harari (...) explique ensuite, de façon convaincante, en quoi "Tout le monde veut prendre sa place", le jeu qu'elle produit pour France 2, est différent."
Vous avez été convaincu, vous?
La politique, hélas, voilà notre misère.
(............)
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