Comment l'extrême droite a instrumentalisé la mort de Louis, 17 ans
Depuis le meurtre de Louis, 17 ans, tué par cinq autres jeunes, l’extrême-droite et une partie du champ médiatique défendent une vision identitaire de ce fait divers, au mépris des faits.
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Ce garçon était confié à l'Aide Sociale à l'Enfance, et sa mère et sa tante sont interviewées ?
N'étant plus tout jeune, je peux témoigner que cela fait au moins cinquante ans que les médias répètent en boucle que les délinquants sont de plus en plus jeunes et de plus en plus violents.
Donc, soit les nourrissons s'entretuent dans les crèches et (...)
Si la victime de ce crime atroce s'était appelé Mohamed, ces fachos auraient été probablement plus discret.
Et quand on a rien à proposer pour améliorer la vie des gens, on exploite les thèmes de l'immigration et l'insécurité pour cacher le vide(...)
Derniers commentaires
"Au mépris des faits" - rien dans cet article ne permet de se faire une idée précise de ceux-ci.
D'habitude, ASI nous permet d'éviter de nous plonger nous memes dans les merdias.
Ce serait chouette que ça continue...
La vie de ces gamins c’est celle d’oliver twist , on en est revenu là sous le règne de macro premier ? . Il a poucave , ils l’ont marave . Ils n’auront pas eu le temps de se ré approprier leurs vies .Ils lui auront épargné une vie de souffrances , qu’ils vont connaître ..Ciao petits garçons .
Pourtant, ce constat n'est pas partagé par les milieux scientifiques. "Toutes les statistiques montrent que la violence des jeunes n'est pas plus importante qu'avant", explique l'historienne Laurence De Cock, contactée par ASI. Si la délinquance des mineurs diminue de fait en France, les actes les plus violents augmentent. "Mais ce discours de stigmatisation de la violence des jeunes, en revanche, il est quasiment perpétuel", complète la vice-présidente de l'ONED, l'observatoire national de l'extrême-droite.
J'imagine que Laurence De Cock est avant tout interrogée comme historienne dans ce papier, mais si l'ONED se retrouve citée, il est peut-être utile de préciser au minimum que l'association qu'elle co-préside a à sa tête un député LFI, Thomas Portes (et plusieurs autres élus de partis politiques classés à gauche dans son conseil d’administration).
Au moins de façon à désamorcer de potentielles critiques à base de "ce qu'ASI ne vous dit pas, c'est que l'ONED bla bla bla".
Mardi 30 juin, sur RMC, les Grandes Gueules ont consacré une partie de l'émission à discuter de la réintroduction de la peine de mort en France, après les propos de Karine Le Marchand pour qui "Tu enlèves la vie, on t'enlève la vie". Ce jour-là, les journalistes Alain Marschall et Olivier Truchot étaient accompagnés d'une avocate, d'un consultant auprès des entreprises et d'un éleveur de bovins.
Le consultant auprès des entreprises, Antoine Diers, est également un ancien conseiller politique d'Éric Zemmour et ex-directeur adjoint de sa stratégie de campagne pour la présidentielle 2022.
"Pourquoi a-t-on le prénom de Louis, et pas le prénom des autres ? C'est politique", s'avance l'écrivain d'extrême-droite Richard Millet dans L'Heure des Pros, jeudi 25 juin. "Je peux vous faire la liste si vous voulez. Vous avez Isaac, Lucas, Mathias, Jordan et Kylian", répond le journaliste police-justice Tanguy Hamon.
Débile ! Le prénom ne dit rien ni de l’origine ni de la religion. Sauf à vivre dans son petit monde clos.
"Il y a une logique de racaillisation, peu importe vos origines ou milieu social. Ces jeunes influençables parlent comme des racailles en prononçant notamment des « wallah »", s'indigne sur X Erik Tegnér, le fondateur de Frontières.
Débile 2 ! Tous les jeunes disent « wallah ». C’est juste un effet de mode. C’est comme dire « ouais ».
Sur le plateau, la tante de Louis réagit à l'interview dans Le Parisien du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui dénonce "une exploitation de l'extrême droite dans cette affaire" et refuse le terme d' "ensauvagement". "Il ne veut pas le prendre (utiliser le terme ensauvagement, ndlr), excusez-moi, je ne peux pas comprendre", s'indigne-t-elle.
Et la tante, qu’a-t-elle fait pour son neveu placé à l’ASE ? Visiblement pas grand-chose. Par contre, elle semble avoir moins de difficultés à récupérer sa mort pour son intérêt personnel. C’est là le drame de cette famille. Personne ne semblait en avoir à faire quelque chose de Louis. Je sais que la honte ne tue pas mais la décence ne fait pas partie des qualités de cette dame.
Dans une interview accordée au quotidien détenu par Bernard Arnault, la tante de Louis désire "que l'on fasse sauter l' excuse de minorité" pour les cinq jeunes qui ont tué son neveu, afin "qu'ils soient accessibles à une peine de perpétuité."
Ok. Mais si on fait sauter la majorité pénale, il faut aussi faire sauter la majorité civile. L’un ne va pas sans l’autre.
Quant à l’ASE, nombre de reportages ont largement montré les défaillances du système. Aussi, la tante, de par son métier de collaboratrice, ne pouvait ignorer cet état de fait.
Comme évoqué ci-dessous il ya beaucoup de question qui se posent avec cette triste affaire : le contexte, sa famille qui s'exprime... Je ne dis que c'est à ASI d'y répondre mais au delà de l'instrumentalisation ignoble des De Villiers et consorts pourquoi en est on arrivé là ?
Dans le même ordre d'idée Léo Lagniez votre article sur le jeune homosexuel battu à mort à Metz n'apportait aucun questionnement sur le profil de ses agresseurs (dont je n'ai aucune idée), une fois de plus pas votre rôle premier dans un site de décryptage média mais quand même essayer de contextualiser davantage ça ne ferait pas de mal.
Aide sociale à l’enfance ? Du coup défaillance des parents .
Ce garçon était confié à l'Aide Sociale à l'Enfance, et sa mère et sa tante sont interviewées ?
Si la victime de ce crime atroce s'était appelé Mohamed, ces fachos auraient été probablement plus discret.
Et quand on a rien à proposer pour améliorer la vie des gens, on exploite les thèmes de l'immigration et l'insécurité pour cacher le vide de leurs programmes
Déjà en 2002
N'étant plus tout jeune, je peux témoigner que cela fait au moins cinquante ans que les médias répètent en boucle que les délinquants sont de plus en plus jeunes et de plus en plus violents.
Donc, soit les nourrissons s'entretuent dans les crèches et pourquoi on ne nous le dit pas, soit les médias racontent n'importe quoi.