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Comment la télé grecque émet encore, derrière l'écran noir

A la une de Libération ce matin, un écran noir et ce titre : Grèce, qui a éteint la télé ? Pourtant, derrière l’écran noir de l’appareil éteint, la télé continue. Les émetteurs n’émettent plus depuis mardi 23 heures, mais les journalistes n’ont cessé de couvrir l’information avec les moyens du bord. On peut suivre la rédaction sur différents canaux et notamment sur Internet. Alors nous avons suivi.

Derniers commentaires

Téléphone/internet coupé dans les studios mais pour continuer d'exister, les journalistes de l'ERT utilisent toujours les studios et les outils d'internet. Ils obtiennent certainement une audience internationale rarement atteinte.

La brutalité de la coupure de l'émission du canal hertzien par la police est digne d'un changement de régime ou d'un dépotisme. Mais les équipements sont encore là et utilisés par les employés en instance de licenciement.

Que ce passe-t-il vraiment ? Doit-on être inquiet ? Et si la télévision publique hellénique trouvait de nouveaux modèles de financement, d'organisation et de fonctionnement ? Et si la situation sociale devenait vraiment instable ?
Ce qui est fou c'est qu'on puisse couper comme ça, couic! par une opération de police directement sur l’émetteur.
Ça a son petit coté "coup d'état" qui me semble être une raison suffisante à la réaction des Grecs au delà de la qualité de leur télé publique
Pour voit la télé grecque, on peut aller ici.
Perso ce qui me fait un peu rire (jaune) c'est que les Grecs (et autres) se scandalisent de la fin de leur TV d'Etat que quasi personne ne regardait, très inféodée au pouvoir (désolé Daniel mais c'est sûrement pas là que vous auriez vu des sujets sur l'évasion fiscale des nantis locaux) et effectivement un gargouillis de copinage et népotisme mais n'ont quasi rien dit quand ils se sont fait sucrer un quart de leur retraite...
Vous commencez par la une de Libé, mais il faut signaler qu'après le titre, il y a le sous titre, qui nous apprend que la suppression des chaînes publiques sert à... "lutter contre l'austérité". Si si regardez bien, c'est écrit blanc sur noir; donc, si l'on suit bien , Samaras, c'est un adversaire de l'austérité, et la suppression de plus de 2000 emploi est anti-austéritaire. Ouah! Je sais pas ce qu'ils fument à Libé, mais ça doit être de la bonne...

La novlangue néolibérale ne cesse de progresser... à moins qu'il ne s'agisse que d'un lapsus révélateur du degré d'avilissement de Libé.
Je fais tourner le billet, merci Anne-So.
J'espère que ça ne sent pas trop le retour des colonels, là-bas, en tout cas c'est en bonne voie.
Tous les ingrédients sont réunis.
Et ça, c'est quoi? Je ne comprends pas le grec, mais cet après midi, ils faisaient passer le début du journal d'Arte d'hier soir (dédié à la Grèce) et j'y ai aussi entendu parler italien, un mec qui disait qu'on devait reprendre ce qui nous avait été volé.

Et en ce moment même, un mec, jeune, parle interminablement devant une salle comble, immense, une sorte de théâtre. les gens l'écoutent dans le plus grand silence, et applaudissent de temps à autre. Ils passent la même chose, mais pas synchro, sur le site ERT dont vous donnez le lien.
Ma foi, je suis impressionnée qu'on réponde aussi vite à mes désirs ;-)

Passionnant, cet article. Ce que j'aime bien dans vos reportages, c'est que vous faites toujours une place très importante à ce que, d'habitude, les journalistes même les plus honnêtes s'efforcent de neutraliser: la complexité des situations, l'ambivalence des êtres humains. J'espère que vous allez y aller pour de vrai, en Grèce, pour nous en faire goûter l'ambiance.
Résumons :
C'est le bordel, et j'ai toujours aimé le bordel.
Je suis bordelique, mais en Graisse c'est du mauvais bordel...
jme perd dans tout ça !
gamma
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