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Comment Gilad Shalit est devenu un "otage français" sur France Télévisions et TF1

S'agissait-il d'un "soldat franco-israélien" détenu par le Hamas ou d'un otage français ? Après cinq années de captivité dans la bande de Gaza, Gilad Shalit a été libéré par le Hamas mardi 18 octobre. En contrepartie, Israël a libéré près de 450 prisonniers palestiniens et doit en libérer 550 autres d'ici deux mois. Les journaux télévisés en ont fait leur ouverture, les chaînes d'information continue ont décrit minute par minute la libération, Le Figaro et Libération en ont fait leur Une le lendemain.

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Selon le Larousse, un otage est :
- Une personne prise ou livrée comme garantie de l'exécution de certaines conventions militaires ou politiques : Laisser des otages à l'ennemi.
- Une personne dont on s'empare et qu'on utilise comme moyen de pression contre quelqu'un, un État, pour l'amener à céder à des exigences. (La loi punit la prise d'otage de la réclusion criminelle à temps ou à perpétuité.)

Prenons un exemple :
Avec cette définition, Salah Hamouri est un otage d'Israël :
- Comme l'ensemble des hommes et femmes que les médias ont appelé les "prisonniers échangés", il représente pour Israël une garantie d’exécution d'un échange. Il fait parti des hommes utilisés comme moyen de pression pour libérer Shalit.
- On peut préciser que dans le contexte où, il a été emprisonné charge d'inculpation précise ( il a été condamné sans charge matérielle par un tribunal militaire, pour être passé de nuit en voiture devant le domicile d'un chef spirituel d'un parti orthodoxe séfarade), on ne peut pas dire que c'est un assassin ou un hors la loi. En tout cas, pas aux yeux de la loi française comme de la communauté internationale.
- Il est retenu actuellement par Israël.

Comme de nombreux autres prisonniers, Salah Hamouri est donc un otage d'Israël.

Et comme, en plus, il est Français, je ne comprend pas pourquoi on ne voit pas sa trombine avec un décompte de jours de détention dans les journaux télévisés.

Cependant, je suis agréablement étonné de voir les médias se réveiller actuellement à propos de son sort.
Il aura fallu 6 ans pour cela...
Au fait, où en est la convocation du petit Rémi Pflimlin dans le bureau du CRIF et dans celui de l’ambassadeur d'Israël ?
Est-il nécessaire de rappeler que tous ceux qui se croient dans l’obligation d’assurer la défense de la politique de l’Etat israélien, ne se rangent ni du côté du droit (international) ni du côté de la morale.

Aussi... lorsque l’on n’est ni du côté du droit ni du côté de la morale, de quel côté se trouve-t-on ?

Devinez ?

Du côté d’une pensée communautariste (niveau zéro de la pensée), et puis fatalement, du côté de la force et de l’arbitraire. Et comme de juste : occupation, humiliation, assassinats, meurtres, bombardement civil (Gaza-janvier 2009) à l’encontre du Peuple Palestinien.
Là réside, sans aucun doute, la différence entre le cas Hamouri et celui de Gilad ; ce dernier s’est mis au service d’une armée appartenant à une puissance étrangère, engagé volontaire au service d’une politique d’un Etat qui n'est pas la France ; Etat dont la politique à l’égard des palestiniens est condamnée en droit et au nom de la morale par toute la communauté internationale, Europe incluse, nonobstant le recours au chantage à l’anti-sémitisme pratiqué par ceux qui s’évertuent, servilement à défendre une cause indéfendable qui les déshonore jour après jour...

Hamouri, lui, s’est rangé du côté du droit et de la morale ; du côté de l’humanisme et de la justice puisqu’il s’est joint aux résistants palestiniens.

Et à ce sujet… on aura une pensée pour les six mille résistants palestiniens encore emprisonnés à ce jour par Israël ; pour eux et leur famille.
En tout cas, on voit qu'un Comité de soutien a été plus "influent" sur lémédia que l'autre, celui du Palestinien !
mpfff... je commence à avoir l'habitude (m'enfin, pour une fois, je me retrouve du côté de T. Thuillier car son explication est juste : Gilad Shalit était un prisonnier de guerre, capturé alors qu'il était en incursion en territoire palestinien, à Gaza) !
Vivant en Allemagne, je suis d'accord avec votre article.
Je peux témoigner que si la libération de Shalit a été hypermédiatisée ici, ce soldat a toujours été présenté comme étant de nationalité israélienne et non pas française ou franco-israélienne.
La propagande, c'est vraiment tout un art !
Dommage, on ne parle jamais des 60 millions d'otages du CRIF en France. Ne les oublions pas.
Il sont gentils, nos amis Yohann et Jonathan, et ils ont eu l'impression de faire quelque chose pour Gilad Shalit, mais l'idée que le Hamas regarde les actualités françaises et fasse le décompte des otages pour savoir si sur ce nombre, Shalit était comptabilisé, et en ait tiré de quelconques conséquences qui aurait pu l'aider, m'étonne un peu.

Mais après tout, puisqu'ils y tenaient, et que ça pouvait se discuter, on leur a fait plaisir....
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