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Commentaires

Comme une certaine peur...

Au lendemain du jour où Alain Duhamel a commencé de chanter sa pieuse Légende

Derniers commentaires

HS, mais édifiant !

La peur, semble t'il, se ménage une place de choix auprès des bobos de l'ultra-gauche-pré-terroristes-éduquée-CSP+...
Découvrant ce savoureux billet où j'apprécie la profondeur historique avec laquelle, Daniel, vous tentez avec un salutaire culot roboratif d'objectiver la Grande Peur de la Droite, j'avoue qu'une lecture rapide m'a d'abord incliné à l'entendre dans le sens de Pierre Antoine (post n°1) avant que Liliane (post n°2) et vous-même ne nous remettiez dans le droit fil du politico-linguistiquement correct.

Mais avouerez-vous n'avoir point été si fâché que cela de voir votre malicieuse prose laisser place à cette frissonnante ambiguïté?

Il est encore temps de former le vœu, pour vous et toute la charmante et si républicainement utile équipe d'@si, de n'être point dans un proche avenir inquiété(s) telle une vulgaire «association de malfaiteurs à visée terroriste», pour reprendre une incrimination hélas sujette à plus d'un abus ces temps-ci.

Dieu merci le chef de «dé(cons)tructions médiatiques en réunion» n'est pas encore constitué en droit du Net ;-)…
Ca va un peu loin tout de même, cette guillotine... Bien que dans le fond, cette ultime menace d'étêtage (métaphorique) a sans doute des effets plutôt bénéfiques, humilisant pour ceux qui se la jouent un peu trop et humanisant pour ceux qui se croient au dessus de tout.

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Daniel : c'est marrant que tu ne parles pas du petit cadeau fait aux moins de 25 ans et aux enseignants : la gratuité des musées. Perso, j'ai trouvé ça franchement déplacé après les vœux au cor enseignant plutôt mouvementés, à Saint Malo.
Si ça reflète pas la peur, ça...
Bonjour,

Il est vrai qu'à bien des égards la situation actuelle présente de troublantes similitudes avec 1788 :

- crise économique sévère
- hiver rude
- pouvoir autoritaire au service d'une aristocratie qui pèse de plus en plus lourd sur le pays, sans contreparties évidentes
- cour clinquante et autiste
- confrontation larvée entre pouvoir exécutif, pouvoir législatif et autorité judiciaire (les parlements sous l'ancien régime).

Faut-il souhaiter que l'histoire bégaie ? Je ne crois pas.
Faut-il le craindre ? J'en doute.
La Terreur est le nom par lequel on désigne deux périodes de la Révolution française au cours desquelles la France est gouvernée par un pouvoir d’exception reposant sur la force, l’illégalité et la répression.
L’histoire d’aujourd’hui est déjà écrite par les historiens d’hier.

La terreur à accouché du Petit Tondu, aujourd’hui c’est le Petit Nicolas® qui engendre la terreur.
Aujourd’hui la guillotine virtuelle coupe des têtes et beaucoup sont déjà tombées.

Ne pensez-vous pas que la gauche est décapités (étymologiquement : « privée de chef »).

Stan 1000g
Je savais bien que cette chronique me rappelait un peu une autre réflexion récente – et la réflexion de M. Brun m'a mis sur la piste... C'est Dominique de Villepin, au micro de N. Demorand, tel que retranscrit dans Libération (18.12.2008):
Risque de crise sociale:
«J’ai souvent discuté de ces questions avec Nicolas Sarkozy. Il a toujours eu une conviction profonde qui est que quand ça va très mal, le risque social est moins grand. Moi je n’ai jamais partagé cette analyse».
http://www.liberation.fr/politiques/0101306490-quand-villepin-dezingue-sarkozy

Est-ce que D.S. avait cette réflexion en tête?
Il reste que l'idée, grossièrement dite, de: "Que la peur change de camp", a toujours une odeur bizarre. Trop d'angélismes?
On a l'impression que Sarkozy est gagné par une peur rétrospective, celle d'être allé trop loin, d'en avoir trop fait contre le peuple, il se doute que, son surmoi le lui souffle, le peuple va le punir,

ce qui est curieux, c'est que les fondements de notre démocratie, le peuple souverain, se rappellent à notre gouvernant, au moment où il retrouve la posture d'un Président, comme s'il se chargeait en même temps des oripeaux de sa fonction, la sainte peur du peuple.

Et pour les jeunes, cela fait bien longtemps qu'ils jouent tête cheveux courts, look et phrasé banlieue de nos beaux quartiers à faire peur aux rombières, et cela marche.

L'écart s'est vraiment creusé.


http://anthropia.blogg.org
Faut-il être surpris que des journalistes, Daniel Schneidermann en l'occurrence, parlent de la guillotine, même pour évoquer uniquement la peur qu'elle doit inspirer ? Pas vraiment, compte tenu de l’absolutisme du pouvoir en place. Mais c’est faire trop de crédit à la capacité de ce pouvoir à juger sa propre action en tenant compte de l’aspiration des français.

Le problème de ce pouvoir c’est qu’il est ivre de lui-même et que cette ivresse ne lui permet pas d’avoir peur de la guillotine. La politique n’est pas si vide que ça et surtout les apparences demeurent intactes. Pour ne citer que cet exemple, le recul sur le front du lycée est aussitôt contrebalancé par l’annonce forte du maintient de la réforme avec un an de retard et la tenue de pseudo discussions avec les syndicats. Quand au travail le dimanche, attendons nous à le voir resurgir au détour d’un amendement sur une loi qui n’a rien à voir avec le sujet. Le pouvoir absolu ne renonce pas, jusqu’à l’absurde, jusqu’au caprice.

Pour l’instant, la terreur ne règne pas dans les sphères du pouvoir mais dans la France d’en bas, qui ne sait pas si demain elle pourra subvenir aux nécessités de sa survie. Désolé de vous contredire, cher Daniel Schneidermann, mais de mon point de vue, la peur de la guillotine ce n’est pas encore pour aujourd’hui. En attendant, la peur de la misère qui s’est emparé du peuple a encore de beaux jours devant elle.
Quelle idée aussi d'appeler son fils Louis.
Louis Sarközy de Nagy-Bocsa, ça fait un peu ancien régime.
Il est vrai Daniel que vous y allez un peu fort.
Cependant quelqu'un a dit un jour "Qui sème le vent récolte la tempête"
Or du vent, notre Hyper en sème en ce moment, en faisant en plus "l'homme de fer" (copie de la dame) : rien ne m'arrêtera pour appliquer "mes" réformes.
Lémédias parlent peu des "dégâts collatéraux" des déplacements pour les voeux de qui vous savez.
La tempête gronde.
A propos d'Hortefeux, il me semble que lorsque l'on fit un bilan, on s'interesse aux avantatges et aux inconvénients. Pour l'heure, je n'ai pas entendu grand monde, à part le PS et les associations, s'exprimer sur le coût réel de la politique du chiffre de Sarkozy et se demander si elle a un sens, à part caresser dans le sens du poilu l'électorat du FN.
Oui, je suis pas du tout, mais pas du tout un fan du Gouvernement, mais de là à verser dans une nostalgie de la Terreur, c'est raide. Je suis un peu ébahi par cette chute, et sûrement pas le seul.
[quote=Daniel Schneidermann]Si sûr de lui à son arrivée, ce pouvoir semble être, à son tour, gagné par la vieille peur des gouvernants français de droite qui ont toujours, dans un coin de la tête, le souvenir de la guillotine de 93, place de la Concorde. On aurait tort de s'en moquer. C'est la moins mauvaise chose qui puisse nous arriver.

La moins mauvaise chose serait que les gouvernants français soient guillotinés ? Vous y allez un peu fort Daniel :-P
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