CNews : une certaine idée de la protection des enfants
Le choix de maintenir à l’antenne un animateur condamné pour corruption de mineurs n’a pas seulement déclenché une crise interne à CNews. Il met aussi à nu les faux-semblants d’une chaîne qui se pose en protectrice des enfants…seulement lorsqu'il s’agit de taper sur l'éducation sexuelle.
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Ces gens oublient que les auteurs des violences, quelle qu'en soit la nature, sont dans 95% des cas une personne proche de la victime et connue d'elle. 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année: un enfant violé toutes les 3 minute,(...)
Ceux qui s'insurgent contre l'éducation sexuelle à l'école sont les mêmes qui préfèrent mettre les affaires d'inceste sous le tapis ou séparer l'homme de l'artiste. Je peux vous assurer que dès la 6e, les enfants savent déjà de quoi on parle et que l(...)
Derniers commentaires
Cnews est une chaîne déviante,avec la apparemment la bénédiction de l'église catholique.Elle récupère toutes les personnes qui sont limite avec la loi.
Ca me rappelle un cours d'enseignement religieux en classe de secone dans un lycée catholique de la région lyonnaise, dans les années 80, lorsque l'ex-directeur en retraite (et prêtre) qui assurait le cours posa la question : "tout le monde sait ce que c'est, la sodomie" ?
Et eduquer les enfants sur la biologie ? Difficile d'attendre qu'ils aient 18 ans... Tout le reste est effectivement plus facile a discuter a l'école, les copains plus âgés n'etant pas forcément sans arriere pensées.
Comme quoi, ceux qui se proclament défenseurs de l'ordre, de la sécurité, de la justice sont l'exacte inverse. Ils sont le désordre, l'insécurité et l'injustice incarnés.
C'est comme la RDA (République Démocratique Allemande) qui était ni une république ni une démocratie. C'est un classique pour ceux qui défendent l'indéfendable.
Toute l'imprégnation sociétale conduit encore aujourd'hui à la culpabilisation de la petite fille allumeuse qui est non seulement pas victime ou victime invisibilisée, mais provocatrice. Dans mon enfance, jeune ado, en visite chez un voisin (enseignant, donc personne à qui on fait confiance, et qui plus est, son épouse et de ses enfants étaient présents dans la maison), je me suis retrouvée contre le mur, ses mains avaient prisent les miennes... je me suis esquivée, mais je me suis retrouvée honteuse et ne m'en suis pas vantée. Plus tard, adulte, j'ai appris que c'était de notoriété publique qu'il aimait les jeunes filles (a-t-il été plus loin dans ses agressions ???).
Quand une vielle dame laisse dépasser son porte-monnaie de son cabas, tu as le choix de le prendre, ou pas ! et si tu le prends, ce n'est pas la faute de la vieille dame !!!
Les présentateurs de ces chaînes, que je ne regarde pas, réduisent les programmes scolaires (déjà rien que dans le titre "éducation sexuelle"), à l'apprentissage des relations annales ou aux fellations, (peut-être réduisent ils leurs pratiques à cela), Il me semble que les enjeux sont bien plus vastes !!
Ces gens oublient que les auteurs des violences, quelle qu'en soit la nature, sont dans 95% des cas une personne proche de la victime et connue d'elle. 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année: un enfant violé toutes les 3 minute, 40% des mineurs violés le sont avant 11 ans, c'est à dire à l'âge de l'école primaire. L'âge médian des victimes de violences sexuelles intrafamiliales est de 7 ans pour les filles et 8 ans pour les garçons, 1/4 des victimes a moins de 5 ans (chiffres 2021 CIVISE). C'est glaçant, terrifiant.
Les propos tenus sur Cnews sont d'autant plus graves, à la lumière de ces chiffres, quand sur leur propre antenne on maintient un criminel sexuel, quand la hiérarchie est reconnue coupable de violences intra-familiales mais reste en poste.
Cela montre aussi que le gouvernement est capable de creuser toujours plus: attaquer en justice des humoristes pour des blagues mais laisser raconter littéralement n'importe quoi sur le programme EVAR(S), et donc laisser mettre en cause publiquement l'action du gouvernement par des mensonges. Ni plainte ni saisie de l'Arcom, le ministre de l'éducation nationale se fait le complice de ces propos.
Sur le terrain, à cause de ces nuisibles, on se retrouve confronté.e.s à des parents qui demandent à ce que leur enfant n'assiste pas aux séances, et qui nous accusent des pires mots. Ce qui revient à peu près à nous demander à ce que les enfants n'assistent pas aux séances de sciences, parce qu'à la maison on leur explique que la terre est plate. Ou à exprimer son opposition à l'enseignement du théorème de Pythagore....
En maternelle le programme EVAR (l'absence de S est importante: PAS de Sexualité) les enfants apprenaient déjà le respect de l'autre, le droit à dire non, la communication respectueuse, le refus de la violence. Ça s'appelait "apprendre ensemble et vivre ensemble" dans le programme de Cycle 1. Un équivalent du "vivre ensemble" existait aussi dans le volet EMC des programmes des cycles suivants.
Rien de bien nouveau avec EVAR(S) si ce n'est que ça constitue un programme à part entière, et donc des séances dédiées, et pas seulement une sous partie d'un programme noyée au milieu de plein d'autres choses.
Par ailleurs ces gens oublient que si nous en venons à parler "consentement" et parfois sexualité, c'est aussi parce que dans nos classes des trop nombreux élèves subissent des violences incestueuses, des viols, des violences tout court d'ailleurs. Et que l'école est l'endroit où ils se sentent encore suffisamment protégés et en confiance pour livrer leur parole.
Merci de d'établir cette synthèse de positions contradictoires. Comme quoi les donneurs de lecons et moralistes à deux balles sont de bien mauvais exemples à suivre. Faites ce que je dis pas ce que je fais. D'ailleurs dans les propos tenus on est pas loin de Zemmour et son 'suicide français", ou parait- il que l'éloge de la culture gay via des sitcoms comme "Les musclés" nuisait à la masculinité...
Bref des droitards et leurs paniques morales auxquelles il faudrait adherer vu "l'ampleur du scandale". Sans moi.
Les musclés nuisaient peut-être à la masculinité (ah bon ?) mais pas au racisme en tout cas. Ni au sexisme d'ailleurs.
"L'humiliation, ça fait peut-être partie un peu de l'éducation, parfois", appuie Elisabeth Lévy.
C'est bien connu, quand les parents boivent, les enfants trinquent.
Les tribunaux ont jugé ce que vaut la protection de l’enfance sur Cnews.
Ceux qui s'insurgent contre l'éducation sexuelle à l'école sont les mêmes qui préfèrent mettre les affaires d'inceste sous le tapis ou séparer l'homme de l'artiste. Je peux vous assurer que dès la 6e, les enfants savent déjà de quoi on parle et que leur donner les bases sur la sexualité, ses variantes, les notions de consentement, de limites à ne pas franchir ne sont pas du luxe et ont même pour effet de remettre les pendules à l'heure. On a tendance à croire que c'est l'affaire des familles mais dans de nombreux cas, parler de sexualité en famille est tabou. Et le porno n'est pas non plus la réalité.
Par ailleurs, arguer, contre l'ES que la fille de 4e est forcée de mettre une capote après avoir été agressée, on marche sur la tête. Il faudrait éviter le sujet car dans le privé, les jeunes ont déjà été sensibilisés? C'est cela qu'il faudrait comprendre?
- Un redacteur en chef ,défenseur d'un délinquant sexuel,
- un avocat marron de la couleur du caca-gate,
- une alcoolique ,
- un plagiaire ,
Un beau panel d'intellectuels méritant une bonne fessée cul nu....
C'est atterrant, c'est CNews...
