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"Chez nous, les journalistes pourront dire pour qui ils votent"

Deux nouveaux medias vont s'inscrire dans le paysage français : un journal en ligne et un hebdomadaire papier. Pas grand chose ne les rapproche, à priori, sinon la date de sortie en janvier 2018, et le désir de bousculer radicalement l'offre d'information existante. Le Média, c'est son nom, est créé par des proches de la France Insoumise, et Ebdo est lancé par l'équipe de la revue XXI. En quoi ces deux projets veulent-ils changer l'information, et comment espérent-ils parvenir à l'indépendance financière ? Pour en discuter : Sophia Chikirou, en charge de la communication de la France Insoumise et Gérard Miller, sympathisant de la France Insoumise. Dans le camp d'Ebdo : Laurent Beccaria, fondateur de XXI et Thibaut Solano, journaliste pour Ebdo.

Derniers commentaires

bon il y aura au - 1 abonnement de ma part comme cadeau de Noël à Ebdo;j
publier la pub sur ebdo sur les réseaux sociaux de la part des abonné(e)s d'ASI,
ça sera sympa;

je trouve lamentable les prises de bec sur des sujets futiles qui ont occupé une bonne partie
de cette émission; les égos, ah les égos ...
la France insoumise ne mérite pa sça car ce sont les seuls qui font le boulot en ce moment;
"le média" sera + difficile à tenir car c'est 1 quotidien et c'est lourd;
JL Mélenchon était invité au Grand Jury - RTL dimanche 15 octobre. La façon quasiment inquisitoire dont il a été traité est proprement hallucinante.
Malgré le tir de barrage des trois intervieweurs, qu'en l'occurrence je ne saurai nommer "journalistes" il a gardé son calme et au contraire, les a remis en place.

ON NE VERRA JAMAIS çA SUR LE MEDIA

PS: Dans les commentaires à la video de youtube quelqu'un a parlé de "suppos" de Macron à propos des intervieweurs. Il a sans doute voulu dire "suppôts" mais, vu leur positionnement par rapport à Macron, il voulait peut-être dire "suppositoire"
Monsieur DS , vous avez été décevant . votre enthousiasme d'emmener votre interlocuteur à critiquer Mélenchon, pour ne pas en cité d'autres points de cette émission ( comme rabâchage des petite phrases de Mélenchon ou la participation de telle ou telle dans telle émission) a réduit votre émission au niveau des médias d'information continue de bas niveau.
retenez-vous d'agir comme Bourdin ou Morandini. si vous avez quelque chose à reprocher au Mélenchon dites le clairement avec courage. vous n'êtes plus à l'âge d'être mangé par les communistes et surtout les marxistes "mangeur d'enfant"
Le media, bonne initiative, mais communication a la ramasse...
Depuis la fin du premier tour des presidentielles la FI, rame et n'a pas su reprendre l'initiative au niveau de la communication, a quelques exceptions pres.

le media aurait pu, ou peut etre une bonne occasion pour reprendre la main, mais faut virer les communicants... sinon ca va virer m6r....
Cher M. Schneidermann.

Je vous propose de nous associer pour l'achat d'un chapeau, comestible si possible. Dans le cas où vous n'auriez pas à le manger, je m’acquitterai de cette promesse le jour où l'un de vos salariés dira du mal de vous sur votre propre site.

Par ailleurs, merci pour cette émission très instructive. J'y ai découvert la très sympathique Sophia Chikirou qui apparemment vous a rangé dans une case qui vous va très bien. Ne lui répond pas Gérard, tout ce qu'il cherche c'est le buzz. Excellent!
Même si le buzz n'est pas votre unique préoccupation. Il y a aussi ce besoin d'écraser cette gauche qui vous met si mal à l'aise

En tout cas, moi, abonné d'@si, je ne verrai aucun mal à un rapprochement avec Le Média.

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Qu'est-ce que vient faire le fait que Laurent Baffie ait eu un geste déplacé dans le discourt d'introduction de le Media?
On a rien de mieux a faire au moment de leur donner la parole que de leur sortir un polémique? Résultat les deux invités s’empêtrent dans la justification (ce qu'il ne devraient pas faire). Et Daniel qui leur demande de condamner Baffie: je trouve que c'est hors sujet, voir partisant.
Donc "le média" sera un journal de gauche, et à priori sans droite... Raté. Ce n'est pas avec des valeurs de gauche qu'on va ramener les "fâchés", mais bien par le clickbait en leur permettant de s'exprimer puis leur offrant une alternative façon Taddei... Peut-être peut-on espérer une Polony ou un Onfray en invités d'opposition à la limite ? On a bien invité Asselineau et Enthoveen à la radio insoumise, après tout ^^

Bon, et sinon, que penser du nouveau média "L'incorrect" ? Pour le moment, la dissidence des articles disponible sur internet a un gout de réchauffé (et vas-y que je tape sur la cravate, et vas-y que je tape sur Obono, bref, mainstream...) mais peut-être que le contenu papier l'est ? Est ce que quelqu'un achète ce journal ? Est-ce ça vaut le coût ? Je suppose que les milliardaires bâillonnent la droite comme la gauche...
Ça a peut-être écrit dans le forum mais comme ça n'a pas été dit dans l'émission, jamais, je me permets de le rappeler - et assez fort pour que ce soit entendu (cette fois) :

HORS-SÉRIE EST UN MÉDIA AUDIOVISUEL PROGRESSISTE, FÉMINISTE, ANTIRACISTE ET TOTALEMENT INDÉPENDANT DES PUISSANCES FINANCIÈRES.

J'ai bien dit AUDIOVISUEL.

Exclusivement audiovisuel, même.

Alors quand j'entends (après l'avoir lue partout) la petite phrase sur "on s'est loupé quand on a dit qu'il n'y avait rien, on voulait juste dire qu'il n'y avait rien en terme de média audiovisuel", quand j'entends que c'est répété sur le plateau de Daniel à qui ça ne vient pas à l'esprit de corriger (alors qu'il a le goût de l'exactitude et qu'il est bien placé pour savoir qu'on existe ;-) ) - je m'insurge. A ceux qui répondent "oui mais Hors-Série c'est petit", je réponds oui, c'est petit mais ce n'est pas rien, c'est réduit à rien si tout le monde affirme ou laisse dire qu'il n'y a rien - là où pourtant il y a quelque chose (nous), qui grandissons mois après mois, et qui grandirons d'autant mieux qu'on saura et dira et fera savoir qu'il y a DÉJÀ ça.
Voilà.
Merci de votre attention :-). Bisous.
c'est quoi une carte de journaliste, comment l'obtenir ? est-elle obligatoire pour écrire des articles dans un journal, est-ce que Pujadas a payé une cotisation ?
Est-ce qu'elle donne droit à des avantages ou des réductions ?
Le seul intérêt que je voie à ce que les chroniqueurs annoncent leur couleur politique, c'est de mesurer concrètement le déséquilibre outrancier des représentations des différents courants. Mais ça se voit comme le nez au milieu de la figure la plupart du temps, donc on n'apprendrait pas grand chose, et cette revendication me paraît juste du buzz peu productif, fort décevant de la part de Guénolé.
En revanche, ce que je réclamerais beaucoup plus volontiers, ce sont des journalistes comme Frédéric Taddéi dont je suis absolument incapable de deviner les convictions, du temps de la fort regrettée émission Ce soir ou jamais: inviter des personnes représentant non seulement des opinions très variées qui se confrontent, veiller en plus à ce que les éclairages arrivent de différents domaines de compétences (philosophes, artistes, politiques, historiens etc...), connaître parfaitement bien les sujets de façon à relancer avec la plus grande pertinence (et des questions ouvertes et non fermées), surtout empêcher strictement les inviter de se couper la parole ce qui permettait à chacun de développer sa pensée, voilà exactement ce que j'attends d'un nouveau média d'information pluraliste. Dommage que personne n'ait envisagé ça dans l'émission!
Bonjour,

C'est récurrent et pourtant simple à corriger, mais les vidéos incluses dans les montages des émissions ne sont jamais désentrelacées, alors que la diffusion est en progressif (je regarde en général les émissions en téléchargement).
Ex : Mélenchon à 46'.

De plus, toujours dans les vidéos intégrées à l'émission, l'audio est parfois décalé par rapport à l'image (problème d'import avi ?).

Ça fait des années que c'est le cas et je ne peux m'empêcher de trouver que ça fait tache (pas de raison particulière pour que je vous le dise aujourd'hui mais ça couvait).

Voilà.

PS : À part ça, le contenu me plaît toujours, merci !
OMG le clip de lancement d'Ebdo, à peu près tous les poncifs du "participatif" à la sauce Ségolène mélangés aux lieux communs récurrents de la logomachie des communiquants habituels.

Sur un fond de musique de pub type Apple/marque de serviettes hygiéniques féminines, avec un travelling latéral façon AXA/marque de décoration d'intérieur, on a droit tour à tour à tous les poncifs les plus éculés, le tout prononcés sur un ton aussi neuneu que la campagne officielle pour le TCE de 2005 - c'est dire:

-la présentation usuelle et insupportable de notre soi-disant "nouvel" univers numérique qui nous "offre le monde dans un téléphone", Ebdo se proposant non pas de critiquer ces nouveaux usages abrutissants mais de leur apporter un complément, forcément "nouveau" lui-aussi.

-le coup éculé du journal "différent" qui va vous permettre de choisir pour pour vous face au flux incessant d'infos: toutes les campagnes - absolument toutes - des grands groupes de presse et de media - du NouvelObs à Europe 1 - nous ont déjà fait le coup du "décryptage" dans un monde devenu "complexe" et en "accélération".
Comme si les lecteurs étaient trop cons pour faire le tri eux-mêmes.

-la pauvre Anne-Sophie et son désir de "partout partout", "échanger, partager..." que ne renierait pas notre bonne vieille Ségo. Désolé, mais pour "échanger, partager", il faut au moins se trouver d'accord sur un thème, une ou des opinions etc...comme dans un mouvement politique ou une association, mais ce n'est certainement pas le rôle d'un hebdomadaire.
Ce langage déjà mort avant de naître de la "démocratie participative" mettant en avant l'"échange" ou le "partage" comme valeur en soi, sans qu'il n'y ait aucun définition de la finalité ou de l'objectif de ce "partage" est devenu lui-aussi insupportable, à puisqu' la fois vide de sens et mensonger.

-quand au journalisme Airb'n'B, il est lui aussi avant tout révélateur de la fascination qu'exerce la mode des soi-disant "nouveaux usages" sur la classe sociale à laquelle appartiennent et que se proposent de représenter les journalistes d'Ebdo: les happy few.
Oser le comparer aux pratiques militantes des journalistes du Libé de l'époque Sartre est purement grotesque.
Perso ça me fait plus penser à Giscard qui se pointait à l'improviste chez les gens qu'au journalisme militant ou à l'"éducation populaire".
Personnellement, je n'ai aucunement envie qu'un journaliste vienne squatter chez moi pour aborder les "vraies question" avec les "vraies gens" après une journée de boulot.
Je préfère me défouler sur les émissions d'@asi devant mon micro...c'est bien plus divertissant.

-quand au coup des choses "complexes" et des choses "simples" (pourquoi le soleil est jaune et comment éplucher une tomate), on sent là-aussi tellement le désir de plaire à tout le monde qu'on risque de se retrouver avec un mix improbable de Femme Actuelle, de La Recherche et de Santé Magazine...
On est déjà sursaturé de pseudo-"vulgarisation" d'un côté et de "conseils pratiques" de l'autre sur le net (il suffit de googliser "pourquoi le soleil est jaune" et "comment éplucher une tomate" pour avoir immédiatement la réponse) que je ne vois vraiment ni la plus-value ni la nouveauté de telles rubriques à la con.
Et puis arrêtez de toujours vouloir nous parler "de nous" à la fin! Mêlez-vous de vos oignons.

-jolie, l'image du bouquet avec des "chardons", ça change de la rose et des épines. Donc de l'info qui "pique", grâce à votre "indépendance", pourquoi pas? Mais pourquoi dans ce cas nous la vendre avec une rhétorique aussi convenue et normative de publicitaire typique des media "dépendants", votre "indépendance"?

-ensuite, toujours ce "participativisme" neu-neu qui se déroule tel un filet d'eau tiède : vous voulez écrire ce journal "avec nous" - on avait compris, "sans pression". Bref, on aura compris que la sortie de cet Ebdo est conçue avant tout pour satisfaire à la subjectivité de ses futurs collaborateurs (désir de vivre en province et sans le stress des rédactions classiques), ce qui est tout à fait honorable en soi, mais on ne voit pas bien en quoi cela peut intéresser le lecteur...

-quand à celle qui nous dit que vous n'avez "rien à nous vendre" pour enchaîner "juste de l'info"...donc c'est bien que vous nous vendez exactement le même service que vendent tous les organes de presse!
Non mais vous êtes relus avant de dire votre texte???

-pour finir le "beau projet, notre projet, votre projet"...c'est une blague? Vous voulez le FAIRE GAGNER???
Connaitre les opinions des journalistes au fond, on s'en fout, elles transparaissent assez dans leurs éditos et interventions. L'émission a fait découvrir deux médias à suivre, d'évidence, a rajouter sans doute à mes autres abonnements. Miller jette négligemment à la figure de Daniel ses interventions dans Libé, propriété de Drahi quand DS mentionne les collaborations de Garrido chez Bolloré, c'est de bonne guerre bien que différent.

Sur Sophia Chikirou qui a commencé en politique chez Jean-Marie Bockel, ex-apparenté PS, passé chez Sarkozy je lis dans Libé, cette déclaration fascinée " [Sarko] ... Il a cassé tous les codes conservateurs, il a tout osé" C'est bien ce qu'on lui a reproché, de n'avoir aucune limites pourvu que ça lui permette de gagner ! Au poste qu'elle occupe à la Com' de FI, ça promet pour la suite.
je viens de voir l'émission je suis inquiet sur le projet de France Insoumise. Si dans le multiple d'intervenants ont doit se taper à l'impromptu Baffie (à lui seul il justifie que j'éteigne ma tv)et Garrido pareil... ça fait pas envie. Bon ça me donne l'impression que ce nouveau média tellement démocrate il va "bouffer à ts les râteliers" (ça va en faire de la pollution ça! d'échanges d'autistes) dans le but pour faire démocrate et grand nombre si j'ai bien compris?.
Une autre question que j'aurais bien aimé poser. On peut dire pour qui on vote ok, mais est ce qu'on peut dire aussi ou sont ses limites et dire pourquoi on veut dire non. Et bien bonne route au média de France insoumise...
Pour Ebdo j'ai un faible pour Anne-Sophie c'est du solide alors j'ai envie d'y croire (un peu)
Alors l'Ebdo je ne vois pas bien son intérêt. Le fait qu'il soit indépendant financièrement est une bonne chose, mais à part ça ?
La volonté de perpétuer le mensonge de l'objectivité du journaliste, la volonté contradictoire de ne pas faire de la politique tout en annonçant un choix dans l'information ( ce qui est en soi faire un choix politique ), le fait de vouloir en faire avant toute chose un média papier et ainsi de se priver de l'innovation apportée par internet ( interactivité, réseau social, participatif ), l'absence de réponse face à une exigence moderne de pluralisme et de sincérité comme si ils n'avaient jamais entendu parler de la crise des médias papiers. ( en quoi aller chez les gens apporte-t-il une réponse ? ), et leur équipe entièrement composée de journalistes, et l'exaspération des gens face aux réactions corporatistes ? Bien sûr un média totalement parisien si j'ai bien compris ?

Cela ne dit rien qui vaille, et j'ai peur Anne-Sophie que vous fassiez un vrai mauvais choix. Bonne chance quand même.

Ce que les journalistes n'ont pas compris, c'est que l'imprimerie a donné à tout le monde la possibilité de lire de l'information, mais a permis à des petits groupes de garder le contrôle sur l'information.
Internet lui a donné à tout le monde la possibilité d'écrire et de transmettre soi-même de l'information, et toutes les tentatives de vouloir reprendre le contrôle sur l'information seront veines, une fois que nous goûtons à la liberté, il n'y a plus de retour en arrière possible.

Si vous ne prenez pas en compte ce fait civilisationnel, vous serez dépassés. Et j'ai bien peur que l'Ebdo soit pour cette raison une grossière erreur.

Le Média essai sans doute de manière maladroite et brouillone de s'inscrire dans ce nouveau monde, mais au moins il essaie.
Bonjour à toutes et à tous !

J'ai écris cet article sur mon blog de Mediapart après avoir vu cette émission... J'espère qu'il vous intéressera.

Pour un nouveau média citoyen ?

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DS à la recherche de la pureté et de la vertu... Bon courage !
Ca ne me donne pas envie d'argumenter.
Bonjour la solidarité... Bien déçue...
petite vidéo de rappel...https://www.youtube.com/watch?v=41lAe0mgjjU
Suis-je le seul que ça a frappé ?

Thierry Mandon qui ne peut pas prononcer une phrase sans le mot "projet" dans la bande annonce qui veut faire de "l'éducation populaire" (vite rectifié en pédagogie) ?

Ca ne serait pas mal de lui faire découvrir Franck Lepage à ce champion de l'éducation populaire (pardon : pédagogie). En tout cas moi l'ebdo ne me donne pas plus envie que ça... on verra bien.
En écoutant cette émission j'ai découvert 1 DS très sensible: il est tombé de sa chaise en entendant cette histoire de rue et de nazis dans l'intervention de JLM. C'est curieux je pensais naïvement que ce serait plutôt les rappels concernant l'état actuel de l'hôpital, les 317000 élèves de plus et les 4000 collèges, écoles de moins, les 31000 enfants sans toit, la situation faite aux retraités, la vente par appartement de la France, les 7 milliards de cadeaux fiscaux aux possédants.
Décidément c'est bien vrai qu'informer c'est choisir et qu' il est bien difficile, apparemment, à certains qui ont a priori la fibre sociale de résister aux thèmes choisis par la presse servile.
Tout ceci, a lui seul, déjà, justifie le projet Média.
Je me félicite de la création de ces deux nouveaux médias.J'espère vraiment qu'ils réussiront à exister. Mais je voudrais revenir sur la fin de l'émission quand Daniel Schneiderman explique pourquoi il n'a pas signé le manifeste pour un nouveau média citoyen. En résumé, il ne l'a pas fait à cause de Raquel Garrido, chroniqueuse chez Bolloré. Je ne sais pas pourquoi il fait une telle fixation sur elle.
Mais c'est pourtant clair en fait : des téléspectateurs qui n'iront jamais, ni sur Arrêt sur images, ni sur Médiapart, ni sur quelque média indépendant que ce soit, ont la possibilité d'entendre Garrido parler de l'actualité autrement que l'éternel bourrage de crâne qu'on nous inflige régulièrement. Elle a la possibilité de faire réfléchir ceux qui l'écoutent avec des arguments qu'ils n'entendent pas souvent.
Daniel Schneiderman travaille lui-même à Libération, chez Mr Drahi. qui vaut bien Mr Bolloré! Il nous dit y faire sa chronique en n’hésitant jamais à écorcher son employeur. Tant mieux! Mais son rôle est différent! il n'est pas un homme politique! il est journaliste (il le revendique suffisamment!) il n'a pas forcément d'idées à faire passer! et surtout : il n'a pas à toucher un public varié! il sera lu par les lecteurs habituels de Libé, l'entre soi en quelque sorte.( Il sert d'ailleurs sans doute un peu d'alibi à Libé ,pour faire croire qu'ils sont encore un peu de gauche ! )
Alors qu'il cesse de jouer au grand moraliste, et qu'il laisse Garrido s'exprimer tant qu'elle le peut pour essayer de faire passer quelques idées. Et qu'il continue à écrire sa chronique chez Mr Drahi . Personne ne l'a jamais condamné pour cela!
J'ai retenu de cette émission qu'Anne-Sophie allait certainement quitter ASI. Voilà, je suis triste!
Sceptique au début sur la présence de Miller, j'avoue qu'il relève nettement le niveau de l'émission. Elle aurait d'été d'un ennui total autrement. Merci de l'avoir invité.
merci pour cet éclairage sur "ebdo" dont je n'avais pas entendu parlé ni eu le temps de lire la promotion

profondément de gauche et concernée par la lutte pour la justice sociale, quelque chose me gêne dans le mouvement des insoumis : le dogmatisme du leader JLM ; le débat auquel je viens d'assister me conforte dans cette idée, tant ses représentants présents sur le plateau d'ASI se sont montrés incapables d'émettre la moindre critique sur les discours de JLM (soutenir les références historiques éronnées contreproductives est assez effrayant)

j'achèterai sans doute le premier numéro d'ebdo car je trouve le projet intéressant mais je ne peux adhérer à un mouvement dont le leader souhaite entrainer les foules sans leur permettre de penser

N.Penn
j’arrête l'émission à la moitié..Miller sectaire, melenchoniste jusqu'au bout des ongles est risible, pitoyable dans la propagande......Merci à Arret sur image de montrer l'effroyable de cette secte d'ultras extrémistes médiatique.......moi aussi je suis tombé de ma chaise sur les propos scandaleux de la rue.......la démocratie ce n'est pas la rue mais l'urne....!!!!!
Je ne donne pas longtemps à cette revue propagandiste des insoumis !
Il existe un média indépendant, sans pub (évidemment!), tirant à plus de 30 000ex dont les journalistes, depuis plus de dix ans, vont faire des reportages "en immersion" chez des "citoyens lambdas" chez qui ils couchent la plupart du temps! Ce journal s'appelle La Décroissance et la rubrique s'intitule "Vivre la simplicité volontaire".

C'est le dernier mensuel en France à envoyer son journal sous pli papier (avec des "vrais bénévoles" qui plient le journal tous les mois à Lyon) par refus de la pollution du plastique. Mais cela se passe "en province" et n'intéresse pas le petit monde parisien (à part quelques réacs comme Natacha Polony! si c'est pas triste...).

Un authentique média d'opinion qu'il serait bon d'inviter à Arrêt sur images dans le cadre d'une émission sur les "bons sauvages" et le touchant folklore de nos belles régions. Un plateau avec Jean-Pierre Pernaud et Pierre Thiesset, ça aurait quand même plus de gueule que Gérard Miller qui squatte en permanence notre temps de cerveau disponible depuis vingt ans...
Miller est vraiment gonflé de reprocher à Schneidermann son papier dans Libé. Il n'est pas porte-parole d'un leader politique. Et en plus Chikirou qui dit "Cela fera du buzz". La HONTE !
Bon ouais ASi signe pas, mais la sasu à DS, le fric que les "gens" lui ont filé pour démarrer, y pourrait le mettre nan ? Et même dans un media de ce type de l'autre bord..?
je crois avoir vu tous les messages, nulle part on n'y évoque la présence d' anne-sophie ( je ne suis pas sûr du prénom ) d'arrêt sur images dans le projet qui me semble plutôt de droite
une garrido chez schneidermann ?
Gérard Miller le dit en début d'émission : il est pour la pluralité d'opinions .... mais pas jusqu'à donne la parole aux racistes et antisémites ! Vous me direz que c'est la moindre des choses. Le problème c'est qui décide que untel est raciste ou antisémite ? Et c'est un gros problème. C'est ce qui permet à certains, souvent à gauche, de considérer tous les souverainistes par exemple comme racistes de base et donc pas dignes de s'exprimer.
Bref, la pluralité, comme la liberté d'expression ne se négocie pas. Elle est entière ou elle n'existe pas. Quand les insoumis auront compris cela, il y a peut-être un espoir de construire un monde meilleur pour tous. Pas avant


PS: Sophia Chikirou est bien exaspérante. Et je dis pas ça parce que, selon Wikipédia: "Elle a (...) tenté d'être investie par l'Union pour un mouvement populaire (UMP) comme tête de liste aux élections municipales de 2008 dans le 20e arrondissement de Paris"
Très bonne émission merci
J'ai passé très rapidement en revue les commentaires du forum et j'y ai trouvé un petit parfum de Schneidermann bashing qui me semble tout à fait hors de propos.
Il me semble que beaucoup de commentateurs ne se rendent pas bien compte que quand le patron d'@si en aura marre, on va avoir du mal à le remplacer !
A force de se croire au dessus des autres Schneidermann s est ridiculisé , revenir une millième fois sur la phrase sur la rue et les nazis ou garrido ( même si cela me choque aussi ) laisse a penser que Daniel avec le temps a perdu de son indépendance et son impertinence , ne pas signer le manifeste pour le média pourrait nous interroger .... Schneidermann n aurait t il pas peur de se faire avaler tout cru par "le média" qui ferait le même boulot avec plus d indépendance et de moyens humains ;
Arrêt sur image reste une émission d entre soi intéressante mais avec une diffusion limitée , a quant la gratuité apres 3 semaines après la diffusion .
Mon premier commentaire sur ASI, auquel je me suis abonné depuis peu. J'ai trouvé cette émission assez mauvaise au final. Le début de l'émission ressemble, au delà de la présentation, à une forme de publicité de ces médias (le pompon reviens à Ebdo où on voit le clip en entier... pour quelle raison ?).

Le débat sur la place du journalisme, des journalistes et éditorialistes, l'accueil par le public des journalistes et médias, et les réponses partisanes ou non qui peuvent être apportées est véritablement le seul intérêt de cette mission. Tout comme le positionnement politique des journalistes, leurs éventuels a priori, leurs expressions ou non sur leurs votes et les différentes solutions pour répondre à ces problématiques. Mais sur une émission d'1h30, ca fait environ 20-30 mn d’intéressant.

Après qu'ASI participe aux polémiques sur les propos de Mélenchon, les piges de Guarrido, "l'affaire Baffie" sans apporter d'analyse autre qu'à l'emporte pièce, sans critiquer ou analyser la réaction de la meute médiatique, qu'elle est raison ou tord, me désole un peu. De même, l'extrait avec Elise Lucet, qui fait avec ses équipes un travail journalistique poussé et reconnu, fait complètement flop. Qu'attendre de plus, les nouveaux médias n'auront sans doute pas les moyens, au moins au début, d'en autant.

Entre poncifs et participation à la critique médiatique sans analyse, cette émission ne vole pas bien haut. C'est dommage.
Bon, ça peut m'intéresser. J'espère quand même qu'ils sauront parler d'autre chose.
Tiens à propos, parler de ce dont les médias ne parlent pas : Salah hamouri. Et même des médias critiques qui n'analysent pas leurs raisons de ne pas le faire.
Bon si j'ai bien compris, je vais d'abord dire que j'ai voté Mélenchon au premier tour et blanc au second.

Tout le monde s'en fout et heureusement.

Maintenant ceci dit Chirikou m'a flanqué une migraine. Sans connaitre cette dame, je me permets de dire qu'elle m'a cassé les bonbons menu-menu.
Je regrette que l'Ebdo n'a pas eu la chance de développer davantage leur projet.

Maintenant aux USA, il y a aussi la chaine "Democracy now" d'Amy Goodman que je préfère aux young turks, meme si je suis souvent en accord avec eux.
miller parle d'image d'epinal mais faudrait arreter de se mousser avec "la rue"..

si on fait un peu d'histoire ,le 26 avril 1944 ,petain recoit un accueil enthousiaste sur la place de l'hotel de ville a Paris.en gros moins de 4 mois avant l'insurrection de Paris.

lire :
-Histoire de la collaboration de François Broche et Jean-françois Muracciole

"... mais l'ultracollaboration parisienne a réuni des personnalités venues de pratiquement toutes les sensibilités politiques d'avant-guerre, à l'exeption du radicalisme.D'une certaine façon, la collaboration fut donc tout aussi pluraliste que la résistance."
J'avoue n'avoir toujours pas compris pourquoi DS ne souhaite pas collaborer à "le média", et encore moins qu'il signe pour manifester son intérêt pour la création d'un nouveau média.
Apparemment mettre son nom à côté de Baffie ou Garrido lui pose problème. Ecrire dans un journal avec Joffrin ne lui pose aucun problème????
Comprendra qui pourra !!!! Enfin si on peut comprendre que c'est l'illustration des a-priori de chacun y compris des journalistes.
Les journalistes doivent dire pour qui ils votent, assumez vos choix. C'est penible ces gens qui osent se présenter de gauche alors qu'il sont capitaliste, ça trouble la compréhension des gens qui bossent bcp, ou qui ont des boulot fatiguant TOUTE la journée, ras le bol des bobos qui le cul sur leur chaise ne savent même plus ce que fatigue dû au travail veut dire, et qui ose le les gens sont assez intelligent ... oui et toi quand tu manges au resto, tu te dis pas que tu pourrai de bouger le cul et faire a manger au lieu d'être un gamin assistés ? Ecoeurant , en meme temps 21 est une revue d'intello pas très intéressante, ça bouscule rien en politique, ils montent ce nouveau medias parce qu'ils ne gagnent plus assez avec la revue papier, ça marche pas leur truc trop bobos.
Quel tissu d'imbécil((ités)... j'ai l'impression de regarder télé-bobo. Vacuité, auto-congratulations, langue de bois et encore ce n'est que l'amorce du sommaire de cette émission.
Pas une personne pour dire que Baffi légitimiste par "l'humour" des comportements sexistes ! bien sûr c'est un pote alors bon hein ! Le nombre de gars qui justifient leurs main au cul de cette manière... mais bon c'est de l'humour et puis ils sont comme ça on va pas les changer... bref gerbant. Des invités gênés aux entournures quand on leur demande leur avis sur Jean-pierre Pernaut "dont le succès n'est plus à démontrer". Le journal papier utile parce que "c'est un totem". N'en jetez plus ! On tient une sacrée brochette de champions.

L'information et juste l'information disent-ils à ebdo mais on fera aussi de la BD et tout un tas d'autres trucs, cherchez la contradiction...
Ne parlons pas de Gérard Miller, ancien chroniqueur de Ruquier (à croire que ça devient une tradition chez les insoumis...) qui veut faire dans le pluralisme, c'est le maitre mot, sans donner la parole à l'extrême droite. A la limite ça pourrait se tenir, de la à en faire une évidence... c'est vrai que la saleté est plus à l'aise sous le tapis. Mais on laissera quand même la parole aux libéraux parce que ça c'est de la saleté propre ! pfff quelle blague.

Mais de toute manière tout cela n'a aucune importance puisque ce n'est que de l'auto-promo. Allez, j'arrête là les frais je dois me préparer pour mon cours de feng shui.
Encore une fois, je remercie l'équipe d'@si d'avoir fait cette émission, puisque cela permet un vrai débat, intéressant et contradictoire : sur ce forum..


Et je remercie ces @sinautes qui expriment avec habileté mon avis sur DS : les-buzz-que-je-critique-un-peu-c'est-pas-trop-du-journalisme-mais-en-fait-j'adore-ça-J'en-trouve-un-croustillant-à-chaque-emission-je-peux-pas-m'empêcher-parce-que-je-ne-suis-pas-journaliste-mais-éditocrate.

"Dis, Daniel, pourquoi tu laisserai pas un peu + de place à tes collègues? Imagine : une émission sans toi, ça donnerait quoi ?"
Et du coup Daniel Schneiderman, vous parlez d'où ?
Vraiment très dommage d'avoir encore tourné en rond autour de la critique de Mélenchon, des Nazis, Garrido, au détriment du débat sur les nouveaux médias indépendants qui arrivent en complément et en soutien de ceux existants.
D'un coté les Bisounours (ebdo-hamonniste) qui croit encore a l'objectivité, qui font la moue, qui font les sceptiques, faussement-rationaliste et faussement subvesif, ont est gentils, ont fait pas que de la politique, qui vivent dans la pureté moral au point qui n'auront aucune efficacité de masse, bien qu'il pourront produire un contenue d’enquête intéressant.

De l'autre les lutteurs (Le média-FI) à prêt a agir sur la culture ambiante, dans le combat Gramscien, sans concessions, sans faux semblant ou fausse innocence, des gens qui se savent situer et qui ne rechigne pas au combat au nom de la pureté moral, mais qui risque de finir par gaver l'auditeur assidu qui finira par connaitre d'avance les prises de position.

La presse d'Opinion comme la presse faussement neutre ont toutes les deux les qualités de leurs défaults. Et c'est a la presse d'Opinion d'avoir a ses services, de véritables intellectuel a même de récupérer, d’interpréter dans le bain idéologique souhaité le travail empirique de la seconde.
Peut-être faudrait-il faire aussi l'analyse du positionnement d'@si et donc en gros, le positionnement de Schneidermann, le boss, sa vision du "bon média".
Pour moi, il est dans un certain idéal d'objectivité journalistique, héritier d'une littérature particulière du XIXe, le roman réaliste, avec foi dans le reporter, photographe du Réel, portant comme gage de neutralité l'habit sans étiquette, juste écrit PRESS pour passer entre les balles. J'accuse ! mais au nom de la vérité, surtout éviter les écussons de soldat, paraître pur de tout calcul tactique.
Engagé, désengagé, confort de la Suisse et des hauteurs, tout un problème pour qui veut incarner une image d'"indépendance".
C'est forcément en décalage avec l'enjeu des opinions façonnées par les médias, et c'est un truc à prendre des tirs venus de tous les côtés. Schneidermann critique Mélenchon ? Pan ! Schneidermann n'invite pas assez de pro-Macron ? Pan ! etc.

On voit comment D.S. réagit quand on dit "puriste", et pourtant, il y a bien quelque chose de cet ordre, vision sans mélange (des genres) et éviter d'être mêlé (mélangé) à quelque chose qu'on ne contrôle pas, qui pourrait se révéler partisan. Le Média ne sera-t-il pas le média de Mélenchon et les signatures du manifeste utilisées comme signes d'encartage ?
N'est-ce pas d'ailleurs pour ça qu'il y a eu Hors-serie.net avec les positionnements plus engagés de Judith Bernard notamment ?
D'ailleurs, Schneidermman voudrait-il que les journalistes d'@si disent pour qui ils votent ? Sans doute pas.
Et pourraient-ils le critiquer en direct sur @si en tant que patron ? Est-ce que ça se fait ces choses-là ? Serait-ce une énorme transgression ?

Parce que ça semble être l'idée de Schneidermann pour Garrido, comme si critiquer Bolloré chez Ardisson y serait un signe de rébellion énorme. Serait-ce une projection de ce qu'il se passe dans les rédactions normales où ça ne se fait pas, où on règle les choses en réunion ?
Comme on le voit à la réaction de Chikirou, Garrido n'est pas dans cette position et critiquer Bolloré y serait normal pour elle d'un point de vue communication, de tactique. Se faire virer pour ça pourrait même être une bonne chose. J'en parlais ailleurs, ce peut être une stratégie de communication efficace, avec même l'opportunité derrière d'investir un autre média grand public auréolé de cette image de "virée par Bolloré". A la guerre comme à la guerre : les grands médias comme lieu de bataille peuvent demander de se salir un peu et, de se refuser à donner des armes à l'adversaire (applaudissements pour Miller, belle esquive). Il est un peu tôt pour croire qu'on peut actuellement choisir son terrain. Qu'un militant soit ici ou là ne dit encore rien de ce qu'il va faire de la position prise (pour autant qu'il soit bien là en militant...) si il va réussir ou rater.

P.S. : dans les Macronleaks, on voit qu'il était prévu que Thierry Mandon rallie Macron si Hollande ne se présentait pas. Il y a eu de la déception qu'il ne le fasse pas et un mail dit : "avec Thierry on ne sait jamais". Un esprit indépendant ?
J'ai trouvé que Miller et Chikirou avaient bien du mal à défendre leur projet.

Peut être aurait ils du s'inspirer de l'édito de Thomas Guénolé chez Hondelate (europe 1) qui exprime bien mieux qu'ils ne l'ont fait pourquoi le journalisme faussement neutre est un problème :
https://twitter.com/E1Hondelatte/status/912358174098784256

Un journaliste qui veut être neutre lutte contre sa subjectivité.
Certains sont particulièrement bons la dedans et il n'y a rien à leur reprocher.
Elise Lucet par exemple, on s'en moque éperdument de son positionnement politique.
Il n'en est pas de même pour toute une foule d'interviewers qui se prétendent neutres alors que clairement ils ne le sont pas et militent clairement pour diffuser leurs idées. Ils ne sont pas spécialement pour un partis précis, mais ils sont pas neutres sur le plan des idées. C'est pas grave en soit, ce qui est grave c'est de faire croire qu'on est neutre en sachant ne pas l'être.
Si vous voulez des noms, écoutez Guénolé avec le lien plus haut, mais bon c'est pas difficile de savoir de qui je parle...

En tout cas je préfère largement qu'un type nous dise clairement son positionnement plutot que ceux qui feignent d'être neutres alors qu'il suffit à peine de gratter leurs pages sur les réseaux sociaux pour deviner pour quelle idées ils militent. Sans même lire quoi que ce soit d'eux, rien qu'en voyant ce qui est retweeté, on comprends très vite à qui on a affaire.
Sophia Chikirou, une communicante insupportable. Après l'avoir entendue, je n'ai surtout pas envie de m'intéresser à ce projet, on imagine assez aisément ce que sera ce média, quelles en seront ses limites.
Quant aux propos de Mélenchon sur la rue qui a chassé les nazis, il oublie un peu vite que c'est aussi la rue qui a acclamé Pétain !

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Est ce qu'Arret sur images est encore un site de critique des médias ?
Je n'avais jamais entendu parler de l'Ebdo. Au début, ça pouvait sembler intéressant. Pourquoi pas ?
Mais quand le monsieur a expliqué qu'il ne veut pas traiter de politique, désolée je marche pas.
Tout est politique. La politique, c'est la vie de la cité. Aller chez les gens pour qu'ils parlent de leur vraie vie, c'est pas politique ? Le journaliste va-t-il être invité dans une maison où les gens ont du mal à s'acheter à manger ? Va-t-il être invité dans une famille qui vit dans un logement pourri ? Va-t-il être invité chez la maman au SMIC élevant seule son ou ses mômes ? Va-t-il être invité dans le carton du SDF du coin ? Va-t-il être invité chez l'étudiant stagiaire qui fait 12h par jour dans sa boîte pour à la fin décrocher un CDD de 6 mois au SMIC ? Donc le monsieur qui veut présenter la vie des vrais gens, hé bien il ne verra qu'une partie des vrais gens. Les autres lui resteront inaccessibles.

Par contre un média dont je suis au moins sûre qu'il ne fera pas de Mélenchon-bashing, ça m'intéresse déjà beaucoup plus.
Avec mon abonnement à FAKIR, ça en fera deux.
Le plus amusant de cette affaire c'est la "vilénie" de Schneidermann pas même foutu de signer un texte en faveur d'une presse "indépendante" au prétexte qu'il "touche" chez Drahi... en toute indépendance, bien sûr, comme l'a fait remarqué l'un des participants à l'émission. Il est vrai que mourir d'une flèche décochée dans le dos est le lot de tous les explorateurs !
Pour le reste on jugera sur pièce sans toutefois que l'on mise un Kopeck sur l'opération "visite des provinces reculées en sac à dos Chanel", que nous promettent -mollement d'ailleurs- les créateurs de l'Ebdo. Évidemment à force de ne pas avoir d'opinion on finit par lasser l'audience, -mais pas toute- si j'en crois certains clients d'ASI assez futés pour discerner de l'innovation au pays des vieux chiffons. Allez au final, une bonne émission, très distrayante et bien dans le style "entertainment" et "celebrity gossip" que l'on affectionne sur les marges de l'Empire.
Superbe final, je partage les réserves de DS sur le pluralisme à 2 vitesses des insoumis, c'est d'ailleurs ce qui tue à petit feu cette formation. Impossibilité d'émettre le moindre début de critique sur le mouvement et en particulier son leader. Bien dommage (et c'est un sympathisant qui parle), on est pas près de prendre le pouvoir sans autocritique et sectarisme aussi criant.
DS qui tient tant à être précis sur les faits ose donc dire qu'il a appris "l'affaire Garrido" après la demande de Miller d'apporter sa signature à la pétition?!
L'affaire datait d'au moins 1 mois!!

Est-ce que toute la vertueuse presse pourrait lui tomber dessus svp? Fact checking "libérateur", saint Decodex, fil twitter d'historien-ne-s patenté-e-s, bloc-note de BHL...
Laurent Beccaria...
J'espère en tous cas que le contenu de l'Ebdo sera meilleur que le catalogue des Arènes (développement personnel, psycho de comptoir et délires spirituels entre amis philo-bouddhistes et yogi-philosophes...)
Mais les lecteurs sont adultes...
Désolé, mais Gérard Miller, c'est au-dessus de mes forces ...
Je ne prend pas souvent le temps d'écrire sur ce forum, mais je fais cette fois un effort parce que j'ai été passablement déçu malgré un sujet très prometteur.

Les seuls vrais innovants dans leurs concepts sont les journalistes d'Ebdo (auxquels je vais d'ailleurs m'intéresser après cette émission merci ASI), et ils servent malheureusement simplement de "contradicteurs" fictifs à la rhétorique de la France Insoumise qui ne se rend malheureusement pas compte que son projet a tous les défauts des médias qu'ils dénoncent à longueur de temps.

Je me réjouis déjà de trouver une information indépendante dans son média lorsque Sophia Chikirou explique qu'il ne faut pas critiquer parce que ça donne des "munitions" à l'ennemi.

Je donnerais aussi la palme de l'irrationalité lorsqu'on ne fait pas l'effort d'accepter que Mélenchon n'a pas été bon lorsqu'il a parlé de la rue et des nazis alors qu'on critique en même temps l'approche toute aussi lacunaire de Stéphane Berne concernant le contexte et l'étendue historique d'une ordonnance de François premier.

C'est vraiment dommage, il y avait bien mieux à dire et à faire au sujet de l'information et des médias, domaine qui fait face à des changements profonds et fondamentaux. Malgré la fertilité du sujet on passe à côté et on subit de plein fouet la communication de la France insoumise. Ce n'est pas ce que j'attendais.
Sur Raquel Garrido j’espérais que Daniel revienne surtout sur les "attaques" qu'il a subit depuis ses critiques et notamment la réaction d'Ardisson sortant un truc du genre "Vous découvrez DS nous ça fait 20 ans qu'on l'a au cul". Je crois que c'est ça "l'affaire Garrido" c'est qu'elle se retrouve limite soutenue par les ordures pour qui elle bosse.
Il y a de quoi débattre sur est ce qu'on peut aller chez BollorArdiNi. Mais le problème c'est la réaction aux critiques. Et effectivement nombre d'insoumis ont formulé des critiques. (D'ailleurs ras le bol de lire que genre les insoumis la soutiennent parceque moi j'ai a y redire surtout que depuis la rentrée Ardisson en a encore fait des belles). Faudra pas compter sur eux pour critiquer la FI dans Le Media j'ai l'impression ...

Mais bref tant pis. Simplement si Daniel avait soulevé ce point précis, de la corporation qui se retrouve carrément à soutenir Garrido, on aurait eu des réponses plus intéressantes.

Par contre je suis ravi de l'occasion pour soulever un point important selon moi sur Cash Investigation.
C'est l'acclamation général du travail d'Elise Lucet. Certes l'émission est exemplaire, c'est probablement ce qu'on peut voir de mieux à la TV sur ce genre de créneau.
L'émission est particulièrement bienvenue par son timing parfait couplé aux réactions des macronistes et grands patrons qui on révélé leur terrible cynisme en essayant de profiter de sa diffusion pour vanter leurs horreurs. (Je fais référence au compte twitter abject de la TeamMacron ou du PM qui promeuvent la loi travail au même moment, ou à Lidl se prétendant à l'écoute des réactions et autres crasses.)
Toutefois plutôt que "Pour qui vote Elise Lucet", la question que je me pose de façon un peu caricaturale c'est "Pour qui elle ne vote pas ?".
Ce que j'entends par la c'est que bien souvent dans Cash Investigation on nous montre les pires horreurs du capitalisme, c'est très bien exposé, parfois expliqué, parfois dénoncé, mais jamais dit.
C'est jamais une enquête sur le capitalisme. Pourtant c'est bien ce que l'on voit enfin !

A la fin de ce genre de documents, c'est juste l'enfer. Si on subit déjà ces horreurs on se dira "Super ! Lidl et Free ? Et tous les autres on s'en fout ?" et si on est est épargné on sera choqué de la terrible découverte. Mais après ? C'est limite contre productif. D'ailleurs se focaliser sur le low-cost, le made in china, etc. ça permet aux autres de cautionner leur "bon capitalisme". Y'a qu'a voir les réactions du type "Si on se désabonne tous de chez Free ça va leur faire mal !". Super et Orange ? C'est hors de prix ça a pas empêché les suicides ! D'ailleurs prenons les paris, je pense que certains n'auront pas de scrupules à faire de la pub comparative sur le sujet.

Ce que je veux dire c'est que oui on peut faire beaucoup mieux qu'Elise Lucet. En montrant qu'on peut produire autrement, dans les SCOP ou autres groupes de production informels, et qu'il y aurait beaucoup à y faire. Ca donne quand même plus envie de changer le monde quand on se dit que finalement les alternatives existent déjà. Que c'est pas inatteignable et que ce n'est pas la faute aux pauvres gens bien obligés d'aller acheter leurs 850 rouleux de PQ chez lidl parcequ'on leur à viré 5 balles d'APL, et même avant en fait.

Bah tiens, pour revenir au sujet principal de l'émission et pour aider à l'émergence de nouveaux media, montons une SCOP qui irait piquer tous les "journaux" gratuits des Bolloré et Cie pour les transformer en PQ avant qu'ils n'aient le temps de faire des victimes...
Insupportable Daniel !
Laurent Beccaria et Thibaut Solano, c'était dur pour vous, hein ? Pas moyen d'en placer une, entre la suffisance de Sophia Chikirou et la logorrhée de Gérard Miller. Et vous avez finalement renoncé, on dirait. Mais c'est peut-être ce que vous aviez de mieux à faire. Une forme d'insoumission, discrète, au diktat de la com' et de la démagogie. Le message que vous avez donné était clair : beaucoup de bruit pour pas grand chose, on n'a pas vu l'ombre d'un réel projet journalistique. Les Insoumis, avec ce genre de show, scient jour après jour la branche sur laquelle ils se sont installés. En tout cas moi les gens, moi le peuple, je ne m'y retrouve en rien.
Ce qui me déplaît au cinéma comme au théâtre, c'est la mise en abime. Et là vous faites la même chose avec les média : c'est vraiment un enrichissement de l'horizon culturel.
Re-localisation territoriale d'un côté, re-localisation idéologique de l'autre.
On a bien senti les zones de frottement de ces deux nouveaux médias.
Deux communicants avec de bon gros sabots contre quatre journalistes finauds et au final une bonne émission.
Ah ça alors, quelle émission !

Surtout le dernier quart d'heure. Je salue le courage d'asi de ne pas l'avoir retiré avant de mettre en ligne.
Donc, voilà où nous en sommes.

D'un coté nous avions :
- Nous ferons un hebdo de Happy few fait par des Happy Few pour les Happy Few et dirigé, évidemment, par un vrai leader : un véritable ancien député socialiste ! Vous avons pour projet d'envoyer des dizaines de journalistes parisiens en totale immersion chez des français vivants de l'autre coté du périphérique !
- Chez de véritables français de province ? Vraiment ? Vous n'avez pas peur de faire courir des risques à vos journalistes ?
- C'est précisément ce défit que nous souhaitons relever ! Allez à la rencontre de ces populations sauvages sera, pour nous et nos lecteurs, une expériences très enrichissante. En outre, nous offrirons régulièrement à nos lecteur des romans graphiques de type BD belge.
- Quel projet merveilleux ! De plus, vous avez embauché une ancienne chroniqueuse d'ASI ! Quel sens du journalisme, c'est magnifique !
- Merci, Daniel. Merci de nous avoir invité pour faire la promotion de notre journal.
- Mais je vous en prie.

De l'autre nous avions :
- Nous voulons faire un média indépendant, progressiste, etc...
- Mais Raquel Garrido chez Bolloré, quelle honte ! Et cette histoire de nazi, c'est vraiment n'importe quoi ! Et puis Melenchon, pourquoi n'a-t-il pas demandé à voter Emmanuel Macron ? Bref, cette histoire de média indépendant ne me dit rien qui vaille. Ça sent l'embrouille mélenchoniste à plein nez.
- ....
C'est là que Ling doit nous dire pour qui il vote !
Pour qui elle vote, stp.
C'est pourtant assez flagrant... J'assume ma non neutralité dans mes interventions sur le forum !
Ce qui serait rigolo, ce serait de retracer le parcours du vote de Sophia Chikirou. Parce que la blanche colombe insoumise était successivement :
- collée au milieu des années 2000 aux basques d'un Charzat, truand clientéliste du 20ème en fin de règne. Mauvais choix, mauvais timing : C'est Pau-Langevin qui est investie par le PS et élue députée malgré la dissidence de Charzat
- partie du PS, ralliée en début de quinquennat sarkozyste à la "gauche moderne" (sic) de Bockel. Là franchement, quel manque de flair : Bockel, quoi ! Comment elle a pu y voir quoi que ce soit de prometteur ?
- Après une traversée du désert consécutive à sa période gauche molle puis droite pas assumée, coucou la revoilà, mais inséparable de Méluche ! Elle était désormais près du peuple (pardon, des "gens"), insoumise, vraiment à gauche cette fois!

Une seule chose est resté constant chez cette fille : cette arrogance, qu'elle a mâtinée d'un petit côté Stal' qui apparaît bien dans l'émission. Rien que pour ça, je le sens bien le "média".


P.S : en terme de louvoiement, pour trouver autant de zig-zag, faut remonter à Maurice Leroy (si, si, vous savez, le coco passé chez Pasqua puis chez Bayrou qu'il poignarde dans l'entre-deux tours pour aller à l'UDI). Bon, y a Placé aussi, c'est vrai.
Un bon point pour elle, toutefois : un grand pragmatisme qui lui fait considérer que la fin justifie les moyens et que l'argent (celui de Vilgrain en l’occurrence) n'a pas d'odeur.
Faut se calmer un peu avec la haine ça commence à suffire. Vous ne vous rendez même pas compte de la violence de vos propos ?
C'est quoi le crime au juste ?
Tout ce que vous racontez ça vaut quoi ? C'est du pur procès d'intention.
Bon résumé !
Bravo.
Après un cirage de pompe en règle de l'Ebdo, vient la première question posée au Media: "Pour un média qui se dit féministe, ça la fout mal le soutien de Laurent Baffie, non? Vous lui demandez de retirer sa signature?"
Après les remarques odieuses sur le physique de Raquel Garrido et les leçons d'histoire approximative assénées à Mélenchon, Daniel Schneidermann a bien mérité des chiens de garde. Pierre Carles, à la rescousse!
Enfin pris?
Je regarde au fur et à mesure, alors mes réactions arrivent au compte-goutte:
DS qui ne connaissait pas The Young Turks ("Honte sur nous") se demande si, tout de même, le côté journaliste-vedette, ça ne ferait pas un petit peu... Fox News.
Il semble que le bonhomme n'a jamais regardé la télé américaine qui a une histoire très longue de journalistes-vedettes-que-tout-le-monde-attend.
Mais bon, comme ça permet encore de sous-entendre que c'est le bonapartisme populiste de Mélenchon qui est à l’œuvre dans le Media...
J'attends impatiemment le moment où il va accuser le Media de préparer déjà de futures fake news.
Ahah. Je pense que nous allons avoir beaucoup de "vite dit" concernant ce média de "propagande mélenchoniste". ASI devrait songer à créer une rubrique spéciale "France Insoumise, dans laquelle elle exercera un bashing quotidien sur tout et n'importe quoi (lapsus, photos ratées, etc.).

D'ailleurs, sur le compte Twitter, on vient tout juste de retweeter Ariane Chemin (Grand Reporter au Monde et grande psychologue à ses heures perdues) : "Ça fait peur. On ne veut pas qu'on nous dise pour qui vote Elise Lucet. C'est parce qu'on l'ignore que c'est une bonne journaliste."
Voilà. Une fois de plus, avec son brillant esprit de synthèse, Ariane Chemin Grand Reporter au Monde a tout dit. Il n'y a plus rien à ajouter.

Ainsi s’achève ma romance avec ASI. Je crois qu'on ne va plus pouvoir se voir, Daniel... Tu sais, nos chemins ont pris des directions différentes, opposées, tu comprends ? Nous ne venons pas du même monde, toi et moi. Toi, tu es un homme de lumière.Comme Yann Moix, Ariane Chemin Grand Reporter au Monde. Moi, je suis une femme ténébreuse, obligée de voter pour mes intérêts de classe et guidée par mes pulsions populistes. Notre relation compromet ton objectivité, je le sais, je le sens... Non, ne dis rien ! Va ! Ne te retourne pas ! Va Daniel ! Je ne t'oublierai jamais.
La fin, on dirait presque du Racine. Presque.
Et pourquoi donc partir ? Croyez vous que vous êtes la seule à mal vivre le dénigrement de la France Insoumise ?

Ou alors c'est du 12 degrés 5, rouge un peu tanique de préférence.
Du Racine ? Comme vous y allez ! Pour écrire ce monologue, je me suis simplement inspirée de la littérature Arlequin.

[quote=Et pourquoi donc partir ? Croyez vous que vous êtes la seule à mal vivre le dénigrement de la France Insoumise ?]
Parce que ça commence à me gonfler, tout simplement.
Je ne vais pas poursuivre le financement d'un média avec lequel je suis en désaccord idéologique.Je ne suis pas non plus partisane de l’auto-dénigrement, ni de la critique systématique du travail des journalistes. Si DS et son équipe ont envie de traiter l'info de cette manière, si c'est un choix éditorial assumé, c'est leur droit le plus absolut. Je n'ai rien à redire contre cela.
Les gens sont différents. Certaines personnes apprécient la contradiction ou sont en capacité de faire abstraction du dénigrement. D'autres le supportent moins bien et ressentent comme un sentiment d'humiliation à devoir encaisser les remarques acerbes des uns et des autres. Comme dirait l'illustre Benoit Hamon, "il faut savoir tourner la page".
Les extremes gauches irreconciliables.
Les gauches irreconciliables.
les medias alternatifs de gauche irreconciliables.
Ah , moi je n'ai pas perçu les choses comme ça dans cette emission . J'ai eu l'impression que DS était à la peine .Obnubillé qu'il était à ne pas perdre une objectivité qui fait toute sa valeur , il s'est planté en n'étant pas lui même et en interiorisant toutes les postures qu'AURAIENT PU PRENDRE des détracteurs de la Fi ...Le résultat est bien ce que vous décrivez mais ses motivations ne sont pas les mêmes .
'droit le plus absolut"
Allez, vous avez droit à un petit coup d'ABSOLUT si vous restez.
Tes références Robert sont glaciales ou restent très fraîches!
J'ai eu le même ressenti plus que mitigé. Avec Daniel S, on avait aujourd'hui un exemple de journalisme médiocre et "déjà vu partout". Pas la peine de s'acheter un chapeau afin de le manger, il a déjà "le melon". On lui demande juste de mieux travailler ses interventions pour que l'auditeur puisse avoir le sentiment de ne pas perdre son temps à regarder ce qu'on voit partout. Un peu comme aux débuts d'Asi quand il avait une vrai équipe autour de lui.
C'est ce que j'ai vu également.

De plus, j'ai eu le sentiment un peu étrange d'avoir été le témoin d'une attitude pour le moins questionnable de la part de Beccaria. Par exemple à 1:01:00 environ, lorsque que Chikirou explique que Le Média ne fera pas directement de journalisme d'investigation en tant que tel, tout en étant en relation avec d'autres qui en font. A ce moment là, Beccaria a cette espèce de moue à la fois de réprobation et d'évidence, semblant dire: "Vous voyez, Schneidermann, je vous l'avais bien dit ! Alors que nous à l'ebdo, on est des vrais, et on fera du Lucet chaque semaine !".

Du coup, j'ai ce sentiment qu'autant Miller et Chikirou était là effectivement pour présenter leur projet, mais aussi pour débattre du journalisme et des médias, de leur vision des choses, etc., autant Beccaria en particulier avait cette posture qui consiste à moins débattre d'idées sur la conception du journalisme, qu'à essayer de démontrer que ebdo est meilleur que Le Média. Autant, il était clair est évident que Miller se réjouissait de cette diversité médiatique qui s'annonce, autant Beccaria entrait en compétition, en concurrence.

Si on regarde dans le détail, Chikirou parle explicitement de stratégie médiatique, assumant parfaitement ce paradoxe de lancer sa campagne médiatique depuis Le Monde. Ca parle de pluralité. Tandis que chez Beccaria et Solano, le côté stratégie du lancement du journal est caché sous le tapis, comme un gros mot honteux. Sauf que... chassez le naturel... Ils ne parlent pas de pluralité des voix exprimées ou de pluralité des rédactions, mais de "choix au lecteur". Ils respectent Pernaut pour son "succès". C'est à dire qu'ils me donnent le sentiment que le marché de l'information et la réalité de la concurrence président à leurs raisonnements tout au long de l'émission. Ainsi, ils présentent leur projet journalistique en promouvant la qualité supposée de leur travail, c'est à dire en vantant une valeur ajoutée. Alors qu'encore une fois, chez Miller et Chikirou on se questionne sur la diversité et la déontologie médiatique, et moins sur la valeur marchande d'un service ou d'un produit d'information.
Dès le début de l'emission, je suis partis sur leur site, prêt à kick pour un abonnement annuel tant la présentation semblait sympa, puis ya aussi Anne-Sophie...et puis j'ai préféré finir d'abord l'emission jusqu'au bout, dans le doute.

Au final, je ne me suis pas abonné, j'ai un peu le même ressenti. Donc je préfère attendre la sortie, voir l'angle, son positionnement. Ils nous la font façon Mediapart nous sommes objectifs mais avec un angle pro-Hamon / pro-Macron / Tout sauf Melenchon qui a explosé toute de même bien à la figure pendant la campagne.

Aussi, par les temps qui courent où les medias chassent la FI et le Melenchon en meute, j'ai donc décidé de contribuer financièrement aux autres medias: donc c'est partit pour Le Media. Si l'Ebdo est moins macronien que Mediapart et traite la FI différemment, ce sera l'occasion de switcher l'abonnement entre les 2.
Sans en avoir l'air sur le genre : expliquez-moi, DS reprend à son compte toutes les bassesses de la presse bien pensante sur FI et Mélenchon sans oublier Raquel (dont je ne suis pas adepte et sur la personne et sur sa présence chez Bolloré) alors que lui, tranquillement pantoufle chez Libé et l'effet produit c'est la pollution de l'émission par la reprise via DS de tous les buzz assassins autour de la FI. On pourrait conclure que @SI, au final et de ce que DS nous a montré, rejoint la meute !!!
A propos de Raquel, son dernier tweet, remarquable et remarqué :
J'ai assisté ce soir au match PSG FCGB, évènement qui coûte des millions, tandis qu'à ASC LOSC une tribune s'effondre. Cherchez l'erreur.
Tweet qu'elle a ensuite supprimé, prenant tardivement conscience, face aux réactions indignées ou ironiques, que "l'erreur" ne se situait pas exactement où elle l'imaginait.
Emile le retour.
Bonjour Ervé, toujours aussi fringuant et l'oeil "acéré" dans son suivisme orienté..
Bonne journée.
Plein de "tweets" à venir pour ne pas s'ennuyer.

Je trie les cèpes, je vous laisse.
Bonjour Marcel,
Si vous pouviez préciser ce que vous entendez par "suivisme orienté"...
N'étant pas militant FI, mais électeur occasionnel de ce parti, je suis avec intérêt les interventions et les écrits de ses membres les plus influents. Il m'arrive donc de me retrouver en phase avec eux, mais aussi de déplorer leurs approximations, leurs erreurs, voire leurs dérapages.
Il paraissait évident qu'avec ce genre de commentaire irréfléchi, Garrido allait s'attirer les foudres et les moqueries de tous ceux qui, opposants plus ou moins virulents aux insoumis, n'attendent que cela.
Et en plus de sa remarque idiote, dénoncer les millions du PSG tout en avouant avoir assisté au match, me parait plutôt incohérent.
Rebonjour,

1- FI n'est pas un parti. C'est essentiel de le rappeler. (du même ordre que : charges et cotisations)
2- Je ne peux qu'approuver votre option actuelle de dédaigner tous les tweets venant des partis dits républicains en phase avec la démocratie. ;-)
3- Il ne vous reste donc que Garrido que vous suivez de votre oeil orienté (dans la mesure où il n'y a plus rien d'autre)
4- suivre: je tente le mot de "suivisme"
5- orienté; je tente le mot "orienté".
6- quant à l'attitude et au tweet de Garrido (cela la regarde). j'eus préféré qu'elle nous parlât d'un Orléans-Valeciennes (par exemple)
7- comme j'ai dit sur un autre fil seul Paris possède des rues...;-)

8- Une dépression océanique réenvahit le Sud-Ouest provoquant un Paris sans voiture pour la journée.
Bonjour,

Qu'est ce qui distingue la France Insoumise d'un parti politique ?

Lorsque je lis la définition donné sur le site du CNRTL :
[quote=CNRTL]b) En partic. Parti (politique). Organisation dont les membres, animés de convictions politiques communes, les font connaître à l'opinion publique et mènent une action en vue de les faire triompher. Synon. formation, mouvement, rassemblement, union.Nous avons vu comment on assassine moralement un adversaire sous le règne des partis (Mauriac,Nouv. Bloc-Notes, 1961, p.367).

Elle me semble correspondre à La France Insoumise.
Pouvez vous me montrer une reproduction d'une carte d'adhérent au parti La France Insoumise ?
Parce que je suppose que vous-même n'en n'avez pas.
Ce n'est pas la présence de carte d'adhérent qui défini un parti politique.
Consultez plutôt le Journal Officiel :

"JORF n°0028 du 2 février 2017 - texte n° 77
Décision du 23 janvier 2017 portant agrément d'une association de financement d'un parti ou d'une organisation politique
Par décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques en date du 23 janvier 2017, l'Association de financement de la formation politique La France insoumise inscrite au registre national des associations sous la référence W913007622, dont le siège social est situé : 6 bis, rue des Anglais, 91300 Massy, est agréée en qualité d'association de financement du parti politique La France insoumise inscrit au registre national des associations sous la référence W913007621 pour exercer ses activités à l'intérieur du territoire national."
Evidemment !
Sauf que le J.O. définit ici les conditions de financement de la campagne de La France Insoumise.
La déclaration de l'association citée en référence ne contient pas le mot parti politique.

C'est ici.
Pierre38330, ta constance est remarquable.
Mais, discuter avec Tigi, pour le moment moi, j'arrête.
Bonne journée.
Bien évidemment, puisque tous les partis politiques sont déclarés en tant qu'associations loi de 1901 au registre national des associations !

Mais le texte que j'ai cité "JORF n°0028 du 2 février 2017 - texte n° 77" indique bien que l'association (W913007622) est l'"association de financement du parti politique La France insoumise inscrit au registre national des associations sous la référence W913007621"

Si, quand vous lisez dans le JO "parti politique La France insoumise", vous lisez autre chose que "parti politique", c'est votre affaire, mais ça ne change rien à ce qui est publié dans le JO.
Sans en avoir l'air sur le genre : expliquez-moi, DS reprend à son compte toutes les bassesses de la presse bien pensante sur FI et Mélenchon sans oublier Raquel (dont je ne suis pas adepte et sur la personne et sur sa présence chez Bolloré) alors que lui, tranquillement pantoufle chez Libé et l'effet produit c'est la pollution de l'émission par la reprise via DS de tous les buzz assassin autour de la FI. On pourrait conclure que @SI, au final et de ce que DS nous a montré, rejoint la meute !!!
J'ai compris Le Media comme ayant vocation a proposé une alternative extinctive de l'existant par la sommation de toutes les subjectivités ; de gauche.

J'ai compris Ebdo comme ayant vocation à compléter le déglutissement généralisé de l'existant par un gargarisme préalable.

Je n'ai pas lu le forum, pas en dessous ; pour le moment, j'ai envie de faire une cascade.
Dommage que l'émission débatte longuement d'épiphénomènes ("c'est la rue qui a abattu les nazis", cas Garrido et Baffie), alors que le sujet de fond est fort intéressant.

Afficher publiquement l'obédience politique des journalistes n'est, à mon avis, pas la bonne solution (Comment l'imposer ? Par la contrainte légale ? Sur quel fondement ?), bien qu'elle tente de résoudre un problème réel et intensément néfaste : l'apparente neutralité/objectivité des journalistes (à laquelle ils croient et qu'ils revendiquent : voir l'émission d'@si et le débat entre Samuel Laurent et François Ruffin, excellente illustration de ce travers devenu trop gros pour résister bien longtemps). Neutralité qui vole en éclat lorsqu'on touche aux limites de ce "cercle de la raison" (entendre "néolibéralisme". L'unanimité du traitement médiatique des manifs contre la loi travail ou de Mélenchon sont des exemples parmi beaucoup d'autres de cette neutralité de façade).

La solution doit être la garantie d'un pluralisme réel de l'information politique, au moins sur le service public. Pluralisme qui s'étend aujourd'hui de la gauche sauce Hollande/Valls (donc de droite) à la droite libérale. Tout ce qui se situe à la marge de ce "politiquement pensable" est disqualifié dans et par les médias comme étant "irréaliste", "utopiste", "extrémiste", "dangereux"... Bref, toute catégorisation qui invite à aller voir ailleurs.
Or, un pluralisme réel permettrait de placer sur le même niveau de "valeur", donc de position dans le champ médiatique (c'est primordial), des émetteurs d'opinions contradictoires. D'opposer à l'idéologie néolibérale hégémonique partagée par Pujadas & co une autre vision du monde (ou plutôt "d'autres visions du monde") par des journalistes qui bénéficieraient de la même reconnaissance professionnelle. Proposer un pluralisme réel dans les médias dominants (au moins publics), c'est étendre la portée d'opinions diverses (donc les positions portées, par exemple, par LFI). On ne peut se contenter de médias, qui font un excellent boulot, lus par une minorité politisée (Le diplo, Ballast, Acrimed, Mediapart, @si, parmi d'autres), pour relayer des paroles de gauche (réelle).

La création de Le Media semble nécessaire à court terme. Mais ne peut être une solution durable. En tout cas, sa simple existence en dit long sur l'état de notre démocratie.
Il n'y a qu'une seule réalité, autour de laquelle, telles les planètes autour du soleil, gravitent les conceptions du monde. Le Journaliste est côté soleil, les politiciens côté planètes. Toutes les idéologies ne sont que des approximations plus ou moins mensongères d'un même pragmatisme. Voilivoilà, je pense avoir assez bien défini la connerie moderne.
Je commente rarement les émissions mais voilà un passage qui m'a donné à réfléchir:

DS nous explique qu'il n'a pas souhaité être signataire de la tribune de soutien à la création du Media (ou de Le Media, je sais pas comment il faut dire) car il craignait que cela soit interprété comme un signal de "non-indépendance" par ses lecteurs.
Pour ma part je crois qu'il y a là une mauvaise interprétation de ce qu'est l'indépendance (et donc réciproquement la dépendance). En effet avoir un avis, n'implique pas d'en être dépendant! Je m'explique : c'est lorsqu'on ne peut pas changer d'avis qu'on est pas indépendant; par exemple si un journal est majoritairement financé par une seule personne et qu'on change d'avis sur cette personne en passant d'un avis positif à négatif eh bien on ne PEUT PAS faire part de ce changement d'avis. Mais ni SD ni arrêt sur image ne seront "dépendant" du Média ou de sa ligne éditoriale s'ils signe le manifeste, car il pourra changer d'avis et critiquer ce même Média sans que ce dernier n'ai aucun pouvoir sur lui ou son entreprise! Ainsi en donnant un soutien au media , DS n'est pas "plus indépendant" qu'en ne le soutenant pas, il exprime juste un avis différent.

Du coup, cette explication étrange nous force à devenir méfiant. est à cause de son autre employeur (libé) que DS ne peut pas signer le manifeste ?

Je suis vraiment d'accord qu'avoir un avis ET l'exprimer n'est pas être moins "indépendant" que d'avoir un avis et de le cacher ou de ne pas avoir d'avis (ce qui est quand même aussi possible).
Pour moi c'est surtout le business modèle et le mode de gouvernance qui garantissent l'indépendance d'un Media et j'ai été très déçue de ne pas en savoir plus sur ces deux points cruciaux à propos d'ebdo et du Media!!!

Ce qui compte ce n'est pas de savoir quel est l'avis politique de tel ou tel journaliste (ou de le cacher) ce qui compte c'est : (1) est ce que ce sont des politiques professionnels (i.e. des personnes qui DEPENDENT de leur engagement politique) qui recruterons/virerons les journalistes ou non ( ce qui est très différent d'être recruté/viré par un journaliste qui se déclare "de gauche" ou "soutient de mélanchon" car cet avis ne le CONTRAINT pas il peut en changer sans que sa carrière soit finie). (2) qui seront les actionnaires majoritaires et les annonceurs majoritaire (s'il y en a) et c'est tout!!!!!!!!
le reste c'est intéressant en terme de modes de journalisme, de rapport à la subjectivité, de rapport à la vérité, etc. mais ça ne défini absolument pas le niveau de "dépendance" ou d'"indépendance " d'un média, c'est un contre-sens.

Et merci à ASI pour le travail qui est généralement au top (même si comme beaucoup j'ai été un peu déçue sur cette émission en particulier)
Le Media consacre en clairon l'abandon de l'objectivité et de la déontologie dans le journalisme.
Il a la prétention d'effacer le mensonge journalistique au motif de déclarer d'où il vient.
C'est le propre de l'extrême gauche : il n'y a pas de mensonge, il n'y a que des combats.
Le propre de l'extrême droite est de docter qu'il n'y a pas d'oppression, mais des différences de positions voire de qualités.
Si le patron avait signé un soutien à Le Media, il m'aurait perdu moi :-).

Le travail du journaliste est de lutter contre son avis au bénéfice d'une volonté tendue de rendre compte.
Pour cela, il doit se doter d'un outil extérieur de collecte qui précède la rencontre avec l'information et qui s'imposera à lui : une grille de lecture objective, c'est à dire qu'il est en capacité d'exposer à son chef et le cas échéant au public en cas de mise en cause.
L'objectivité n'a rien à voir avec la Vérité dans un sens essentialiste comme on dit maintenant.
L'objectivité n'est pas exhaustive, elle ne peut pas rendre compte de la complétude d'une situation.

L'objectivité est précisément ce travail qui consiste à sortir de soi-même pour se contraindre à faire profession et à rendre compte, depuis un angle de vue, d'un objet donné ; l'objet étant donné par le chef depuis une autre grille de lecture construite comme l'objet même de la ligne éditoriale du journal placé sur un segment de l'information.
Ce n'est pas parce qu'une information est parcellaire qu'elle est salement subjective : je peux objectivement décrire ma coiffeuse depuis l'endroit d'où je la vois dès l'instant où je précise qu'elle est en face de moi et que donc non je ne vois pas son profil.

Je peux écrire le point de vue exprimé par des personnes présentes sur un lieu d'attentat, je peux écrire le point de vue exprimé par des personnes vivants dans le pourtour d'un lieu d'attentat, je peux écrire le point de vue exprimé par ceux qui revendiquent un attentat mais je n'ai pas à conjecturer leurs intentions. En revanche, je peux, tout en écrivant les points de vue exposés, décrire les actions concrètes des uns et des autres que j'ai moi-même observées sur le terrain en restant sur place le nombre de jours suffisants pour que ces actions concrètes soient la résultante de mon séjour et non de mon tri.

En outre, je dois collectivement déterminer une grille de lecture avec mes confrères sur la méthodologie pertinente en matière d'attentat ; et ma subjectivité, mon moi suprême, je le bataille dans cette négociation collective qui fonde une déontologie vivante et assumée : un prépalabre :-)).

Ce qui a perdu la corporation des journalistes à l'arrivée des milliardaires concentrationnaires, c'est l'appât du gain.
Ils avaient eux une alternative : faire corps et se doter d'une déontologie discutée, approfondie et mise en pratique.
Au lieu de quoi, ils se sont atomisés pour faire la course à la meilleure rémunération salariée ; le fait même d'accepter le salariat et son cortège de subordination dit le peu de professionnalisme des individus qui touchent leur lie en stigmatisant la pige en lieu et place de ceux qui se gobergent de ressources indécentes. Un lien avec la féminisation de la profession ;-))) ?

L'indépendance financière est un leurre puisqu'on dépend toujours d'une source et un lectorat peut être beaucoup plus tyrannique qu'un milliardaire repu dont la distraction peut le conduire à bien plus de goût pour la diversité.
La constitution d'un corps autour d'une déontologie construite et saumonée, voilà ce qui serait trans-géniek.

Proutscrotum : je n'ai rien dit du pluralisme tellement je trouve la notion puérile.
" Les sciences des faits purs et simples produisent des hommes qui ne voient que de purs et simples faits." (Husserl)
Pour ma coiffeuse, je peux aussi vous dire aujourd'hui je vous parlerai de sa silhouette, demain de sa texture et après-demain de les fées qu'elle me fait.
Par coiffeuse vous entendez la personne qualifiée qui coiffe ses congénères et non du meuble.
Sur le coup, j'ai eu eu un doute.
Simple, mais un doute car j'ai l'impression quelque peu désagréable, d'être dans une société de simplification étrange.
Vous savez le ni gauche, ni droite. Cette sorte de néant vide d'une simplicité, que d'aucuns appellent, biblique.
"les fées qu'elle me fait"
Un cas où l'effet est geste ?
Sur un autre fil nous pourrions aborder l'effet mère..père manant!
" C'est un fait. Les faits sont têtus " ( Lénine)
M'étonnerait pas que Daniel soit tout à fait d'accord avec vous : le journalisme avec pour modèle le reporter, rapporter, juste rapporter. Mais il serait naïf de croire qu'on sort de la subjectivité quand on sort du personnel. "Un outil extérieur de collecte (...) qui s'imposera à lui : une grille de lecture objective", "déterminer une grille de lecture avec mes confrères" dites-vous, mais n'est-ce pas plutôt de l'inter-subjectif exprimant une vision partagée non-interrogée ?
Quels sont ne serait-ce que les conditionnements socio-professionnels de la "corporation des journalistes", qu'est-ce que leur activité, leur milieu, leurs études etc. produit comme réflexes de pensée ? Il y a une subjectivité de groupe qui est là comme inconscient et demande aussi à être conscientisée, à être dite.

Case n°1 de Tintin au Congo : "Il paraît que c'est un jeune reporter qui part pour l'Afrique", dixit un Dupond-t. Nul doute qu'il en rapportera des faits, rien que des faits, avec toute la déontologie définie par une négociation collective entre confrères sur la méthodologie pertinente. Et même, le local admiratif dira à la fin "Dire qu'en Europe, tous les petits Blancs y en a être comme Tintin" (cf dernière image).
Je crois que pour beaucoup de gens, les journalistes sont Tintin chez les ouvriers, dans les campagnes, dans les "quartiers" etc., des semi-touristes appelant "reportage" leurs photos de vacance, clic-clac c'est dans la boite avec un discours tout prêt pour légender les images serait-ce avec zéro intelligence de la situation.
Du Bondy Blog à Le Média, des gens n'ont plus envie de s'en remettre à une corporation, être pièces rapportées dans un discours ambiant défini par d'autres.

Parce qu'en fait, quelle est la fonction d'un journaliste en tant que reporter aujourd'hui, quand se développe une interconnexion directe, sans besoin de médiateur, de médias, comme au temps de la presse, la radio, la télé ?
Le journaliste était un intermédiaire et cette raison d'être est menacée comme celle des taxis par Uber quand tout le monde a une voiture. Il suffit de voir combien d'articles se limitent à la reprise d'informations venues du web, de communiqués, de suivi des réseaux sociaux, même plus besoin de faire le touriste sur le terrain. Et du coup, rien d'étonnant à ce que des médias s'orientent vers un rôle de prescripteur, d'agrégateur sélectif, avec ligne éditoriale comme autant de définition d'une part de marché, une communauté, du "lifestyle" au sympathisant politique.

Question marxiste des moyens de production : la "corporation des journalistes" s'est forgée dans un contexte de titres limités, ceux ayant les moyens d'une couverture nationale ou régionale, ça s'est diversifié sectoriellement (presse spécialisée) et avec le web, on arrive au point où n'importe qui peut faire son média, son blog, sa chaîne Youtube, être "journaliste citoyen" (cf Gaspard Glanz, Berruyer etc.).
Que reste-t-il de la corporation dans ces conditions, d'un code de déontologie à l'heure des "fake news" par Facebook et Twitter ? La question des médias comme espace de lutte est plus que jamais d'actualité avec des institutions perdant de fait leur pouvoir, avec un recul du pouvoir de la loi, des codes régulateurs.
Brillante émission ! On ne tourne pas en rond ! On est dans un regard autour de l'action !

Deux démarches jumelles et bien pensées chacune dans leur coin ! Brillamment défendues. Et très intéressantes toutes les deux !

J'opine !
Bon ...si j'ai bien compris..... Ebdo veut mettre sur papier l'émission....J'irai dormir chez vous??????
Et faire du vrai journalisme c'est taper sur Mélenchon?
J'ai bon là???
Je pensais voir une émission constructive sur les médias et j'ai vu tout l'inverse :
- des journalistes qui connaissent tous les codes et non dit d'un profession à laquelle je n'appartiens pas (ouf tant mieux)
- des envolées sur les "coups" que les journalistes fabriques pour faire le "buzz" (je m'en fous)

A l'inverse, ceux qu'on n'a pas entendu (sauf au tout début) m'ont semblé plus détaché de cette "agitation" (je voulais dire m...e) qui nous ai diffusé tous les jours dans les pseudos chaines d'infos.

Je pense que l'Ebdo correspond à ce que j'attends ..... A bientot :)
Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ! excellente idée :)
je regarde tiens.
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