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Commentaires

Censure : Aragon aussi...

Mais non, on ne censure pas seulement les séries télé

Derniers commentaires

Ah ? Il n'y a que les instances soviétoïdes et bureaucratiques qui censurent selon vous ? Un peu cliché et réducteur peunont-être, ?
Pas de censure dans la France de DeGaulle ? Pas de censure dans l'Amérique des années 50 ? Pas de censure dans l'Angleterre victorienne ?
Ou alors ce serait une question de quantité peut-être ? Et ce serait vraiment beaucoup moins que dans l'union Soviétique de Kroutchev ?
Chers amis, vous savez bien que chaque régime a ses indésirables ...
Au demeurant, article intéressant quoi qu'usant d'un ton croquignolesque volontairement spectaculaire dans un but qu'on identifie guère ... ça émoustille encore à notre époque ?
Un livre passant directement du chapitre 6 au chapitre 8; dont la partie manquante, avec les ingrédients peignoir, salle de bain, hôtel, devenus la figure imposée du scandale grivois, est à lire directement sur internet.
Houellebecq est-il vert de rage?
Il est coiffé au poteau...
Par un qui a écrit:
"la communication par la bande"
"introduction aux sciences de la communication"
Par un qui fait des cours si ça se trouve, et dit aux étudiants: petit 2, la censure comme outil publicitaire...
Comme des profs de gestion ont dit petit 3 la faillite comme mode de gestion.

Mais non, il n'est pas vert de rage, car dans l'histoire Bougnoux n'est pas le littérateur. Dommage!
"Résultat: bien des internautes ne liront que celui-ci, voyeurs comblés de la vieille folle fardée, qui s'exhibe dans une chambre d'hôtel. Pour un nombre indéterminé de lecteurs qui n'en connaissent rien d'autre (mais oui, il y en a), Aragon restera ce souvenir ridicule et flou de faux cils et de vaseline. Et Gallimard le synonyme d'une instance bureaucratique, soviétoïde et anachronique."

M’en-fin, tout le monde a récité « à la petite école » un poème d'Aragon :

« Ô soleil de minuit sans sommeil solitude
Dans des logis déserts d'hommes où vous veillez
Épouses d'épouvantes elles font leur étude
Des monstres grimaçants autour des l'oreiller... »
A contrario

ça pose la question de la transparence absolue
et sous prétexte que cela sortira sur internet, que tout doit être dit


est ce que tout doit être dit, à toute personne, à tout moment ?

On ne va pas dire à un dépressif, qu'il est mou de la tête et que dans son état, il ne sert à rien ! ! !
Donc on ne dit pas tout, tout le temps à tout le monde ! ! !

Alors où est la limite, qui doit la donner ?
Quelle responsabilité ont les éditeurs, les journalistes ?

C'est bien le coeur du questionnement d'Arrêt sur Image

Mais je ne crois pas qu'internet doivent dicter cette limite
même si dans le cas présenté, ça ne dépasse pas MA limite et que ça ne justifie donc pas LA censure
"Et Gallimard le synonyme d'une instance bureaucratique, soviétoïde et anachronique."

Pas d'accord sur le fond : La pudeur est une valeur importante, c'est un respect de soi et des autres de ne pas tout montrer (exhibitionnisme) ni tout regarder (voyeurisme). On n'a pas à rendre public plus que ce qu'Aragon a rendu lui-même public de son vivant, le reste lui appartient. Logique de fric et de buzz. Nuit à l'espace public, "peoplisation" d'Aragon comme du premier Sarkozy venu.

Pas d'accord sur la forme : Le sujet est une question éthique, sur laquelle on paut raisonablement avoir toutes sortes de position. Ca n'est pas un sujet de "lutte", ni un sujet sur lequel devrait exister clivage gauche/droite.
Les exécutaires testamentaires sont parfois impayables...
C'est notamment grace à eux que la signature de Picasso s'est retrouvé sur une voiture.
L'Obs' et consorts, ce ne sont pas les mêmes qui ont pointé du doigt Assange et les fuites de Wikileaks, mais qui ne se gênent pas quand les fuites peuvent leur rapporter des clics ?
Je n'irai pas lire ce chapitre, je n'en ai rien à foutre.
Je reproduis ici le dernier paragraphe de la chronique de Daniel Schneidermann :

Oui mais voilà. On est "à l'ère d'Internet", comme on dit. Le chapitre 7 est donc disponible sur BibliObs. Vous pouvez courir le lire, et gratuitement, car l'objet du buzz est forcément gratuit. Vous ne serez pas déçus, il est bien conforme au teasing. Pas de tromperie sur la marchandise. Résultat: bien des internautes ne liront que celui-ci, voyeurs comblés de la vieille folle fardée, qui s'exhibe dans une chambre d'hôtel. Pour un nombre indéterminé de lecteurs qui n'en connaissent rien d'autre (mais oui, il y en a), Aragon restera ce souvenir ridicule et flou de faux cils et de vaseline. Et Gallimard le synonyme d'une instance bureaucratique, soviétoïde et anachronique.

Je le reproduis parce que je suis absolument certain que vous n'avez pas pris le temps de le lire, pressés que vous étiez, bande de voyeurs, de cliquer sur le lien disponible sur BibliObs.
Bah, pas d'inquiétudes pour les éditeurs français.

Le livre numérique va les abattre les uns après les autres. Il suffit d'attendre que le marché se développe et que les éditeurs installés à l'étranger se rendent compte du potentiel de la mise en vente de livres en français. Et je n'ose même pas imaginer si les auteurs français s'en rendent aussi compte.
Et Gallimard le synonyme d'une instance bureaucratique, soviétoïde et anachronique.

Vous avez oublié deux qualificatifs : pleutre et vénale.

Quant à Ristat : plus enduit de ridicule que ne l'était son amant de vaseline.

PS Question à Bougnoux, cette fois-ci : pourquoi a-t-il signé le bon à tirer ?
Bon, on savait qu'on vivait une époque de culbéniteries et de fausses espiègleries (j'en veux pour exemple la pub effrénée faite par les divers media de ce petit ouvrage pseudo érotique d'une Amerlocaine)... Pathétique, ce bruit autour d'un truc qui m'a l'air bien conconculcul ;o(.
Epoque de merde... contente d'être H.S. niveau séduction/cul/drague ;o)).
Tout le monde savait, en effet... sauf l'"héritier" pute à tif ... euh, très mauvais, pardon ;o((. Je suis même allée en pèlerinage avec un copain gay dans le bois à côté de la belle maison d'Aragon... Ca drag'couinait à donf même ;o))) surtout la nuit paraît.
Au pays tagadaragon, il y avait tugud'ungarçon qui mangeait de la glace au citron (zut, ça ne va pas niveau rythme) mais c'est très bon ;l)
Le plus drôle dans cette scène c'est l'accoutrement du séducteur : faux cils chargés de mascara, le cache sex rouge et surtout la vaseline parfumée !
Coming out par personne interposée....Tout le monde savait,monsieur Ristat,et la chose ne changeait rien à l'immense talent de l'auteur de poèmes inoubliables.En censurant pour éviter qu'on ne retienne que le chapitre 7,vous avez obtenu exactement l'inverse.
Au pays da-ga d'Aragon
Il y avait tu gud'une fill'...
une censure qui va bouleverser l'avenir du monde, sans doute.
Une censure ridicule, d'un autre temps.
Il est essentiel que @rrêt sur IMAGES s'interésse au monde de l'édition.
Sinon à part çà, pas de nouvelles ?
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