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Canal+ invite le souvenir de l'esclavage dans la crise antillaise

Un préfet obligé de déménager, un ministre condamnant les propos racistes d'une figure locale, une information judiciaire ouverte pour "incitation à la haine raciale", le tout au milieu d'une grève générale explosive. A la Martinique, le récent reportage de Canal + sur les "Békés", les descendants des colons blancs de l'île, a fait l'effet d'une bombe.

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Les interventions d'Audrey Pulvar dans l'émission "Ripostes" sur les problèmes révélés par la crise en Martinique ne manquent pas d'intérêt et viennent éclairer le propos du film de Canal+, me semble-t-il.
Je viens de lire tous les messages de ce forum (et cela fait du boulot!), et j'ai été frappée par le mépris manifesté envers les békés, les insultes qu'ils reçoivent, et surtout par l'acceptation sans questionnement des affirmations du reportage. Sans compter toutes les horreurs que j'ai pu lire en plus dans les messages de ce forum.
Je suis moi-même békée, et j'en ai assez d'entendre et de lire de telles âneries. Nous ne formons pas "une race" (terme raciste en lui-même) comme j'ai pu le lire ici plusieurs fois, nous sommes juste un groupe de personnes avec les mêmes origines, c'est tout. Et non, nous ne nous considérons pas comme les "maîtres" de la Martinique. Où les personnes qui l'ont écrit ont-elles été chercher une idée pareille? Êtes-vous allés à la rencontre de plusieurs békés? Ou avez-vous fait comme tout le monde, nous cracher dessus car cela permet d'accuser tranquillement et d'avoir bonne conscience? Ce reportage est un ramassis de clichés, qui permettent à des gens qui n'y connaissent rien de nous traîner dans la boue.

Je suis blessée de lire depuis plusieurs jours tant de bêtises et d'insultes sur nous, blessée d'apprendre que je ne suis qu'une raciste, profiteuse, nostalgique de l'esclavage, orgueilleuse et aveugle à ce que vivent les autres. Ce doit être valorisant de pouvoir s'indigner ainsi contre de tels minables, vous devez être fiers de votre ouverture d'esprit. Venez donc voir l'autre côté, celui des insultés. Venez vivre les injures que nous recevons par tombereaux entiers, y compris sur ce site. Si je me mettais à reprocher aux Bordelais de profiter indûment de la richesse apportée par l'esclavage, si je leur disais le dixième de ce que je lis sur ce site, vous me traineriez dans la boue, et vous auriez raison. Et pourtant, Bordeaux, La Rochelle et leurs régions ont beaucoup plus profité des esclaves que l'ensemble des colons des Antilles. Et de grandes familles vivent encore en métropole sur des terres achetées grâce au sang de la Traite des Noirs. Pourquoi ne dites-vous rien? Pourquoi ne vous en prendre qu'à nous? Je vous rappelle que l'esclavage a été aboli en 1848, et qu'aucun de ceux que vous vilipendez n'en est responsable. Arrêtez de vous indigner vertueusement et à bon compte.
Petit détail "50% de l'économie antillaise est détenue par les békés, et les autres 50% sont détenus par les métropolitains blancs.". C'est complètement faux!! Qui a bien pu faire courir une erreur pareille! C'est à coup de mensonges que vous nous critiquez, et vous ne faites que jouer le jeu des racistes anti-békés, de plus en plus nombreux aux Antilles. Si vous ne savez pas encore en quoi consiste le principe du bouc émissaire, ouvrez bien vos yeux et découvrez. Je vous signale aussi que malgré ce que vous pensez, les békés ne bénéficient d'aucun avantage particulier. La Martinique fait partie de la France, les lois de la République s'y appliquent, comme partout. Ou alors cela veut dire que vous accusez l'ensemble des fonctionnaires des Antilles de ne pas faire leur travail consciencieusement.
P.S: Si vous avez l'impression d'avoir déjà lu une partie de ce texte, c'est normal, j'ai répondu à un message sur ce forum il y a peu, et j'ai gardé une partie de ma réponse ici car c'est vraiment le cri du cœur. Cela peut vous sembler vif, mais c'est ce que je ressens après avoir été autant traînée dans la boue par tant de gens qui ne me connaissent pas, et qui ne connaissent d'ailleurs aucun d'entre nous.
Bonjour à toute la communauté @SI.

Je viens juste de m'inscrire juste pour répondre à la question d'Oblivion tellement cette question me tient à coeur.

Oblivion, 50% de l'économie antillaise est détenue par les békés, et les autres 50% sont détenus par les métropolitains blancs.
Sachez que dans les antilles, Békés et Métropolitains blancs c'est blanc bonnet et bonnet blanc: ils sont tous soudés et vivent en communauté sans interférence avec la population locale.

Vivement l'abolition de l'esclavage économique!

Cordialement.
Quelqu'un peut-il m'éclairer?
Si un journaliste tourne un documentaire sur un homme qui s'avère être raciste, cet homme peut-il être condamné pour ses propos?
D'accord avec Patrick Chamoiseau : ce reportage est grossier. Autant s'attendre à des critiques en retour de la même eau.

Rien qu'à voir en image comment le Béké fait déguerpir son chien (en extase devant l'arbre généalogique de la Famille) au moment même où il sort qu'ils ont la main sur le coeur, c'est fort de canne à sucre ! Mais que fait la SPA aux Antilles ?

Bref, tout ça pour dire qu'avoir transposé les relations dominant-dominés du monde de l'entreprise et conflits sociaux actuels sur un reportage lié à l'esclavagisme, parce que tout cela se passe là-bas là-bas au fond dans les confettis de l'Empire, loin des Grognards de Naboléon, de l'autre côté de l'atlantique, c'est simpliste, réducteur et flagrant sur les moyens que se donne Canal+ : encore un journaliste qui a pris l'avion en première classe affaire pour pas cher.
Ce qui me frappe dans le premier extrait vidéo, c'est l'affirmation dénonciatrice de la suprématie
des Béké sur l'économie alors que les chiffres énoncés ne vont pas dans ce sens.

"Les grandes familles Béké détiennent la majorité du foncier en Martinique.
52% des terres agricoles appartiennent à moins de 1% de la population."

"Les familles Béké détiennent près de la moitié des grandes surfaces.
Ils sont en situation de quasi-monopole, ils peuvent imposer leur tarifs."


Monopole, c'est largement plus que 50%, non ???
Écoutez-bien, le ton est très dénonciateur, mais entendez aussi l'usage du conditionnel et de chiffres approximatifs.
Un cas d'école dans les reportages télé…
Par ailleurs, je ne supporte plus le phrasé "M6 style" usé par l'ensemble des reportages télé.
Les coupures dans la phrase au mauvais moment. La fin de phrase à quatre temps.

Je précise que mon commentaire est juste sur le style pas sur le fond.
À part ma dernière question :

Je me demande (je n'ai pas vu le reportage) pourquoi -si l'économie est détenue
à 50% à peu-près par les Béké- les autres 50 % d'entrepreneurs ne baissent pas leur prix ?
Si quelqu'un a la réponse… merci par avance.

Vais essayer de visionner ce reportage…
Je me souviens de l'envie du gouvernement de mettre dans les livres d'histoire l'aspect positif de la traite négrière.

Mes copains antillais ne supportent pas le contrôle au faciés et à cause de ça me disait, mais nous, on est Français depuis tellement plus longtemps que notre président...

J'ai cru comprendre que c'est l'industrialisation qui a beaucoup aidé à l'abolition de l'esclavage, main d'oeuvre oblige.

En dehors de la couleur de peau, de la culture, de la religion, le fond est une lutte de classe, le partage des richesses. Le témoignage raciste du Béké dans le documentaire, est d'une violente réalité. Le partage des terres, des ressources, s'est fait dans la violence. La redistribution sera t'elle pacifique ?

La chanson de Tiken Jah Fakoli "plus rien ne m'étonnes" est une petite leçon d'histoire à écouter avec les enfants carte de l'afrique à l'appui.
Le pardon n'existe pas ? Les Français on bien pardonné aux allemands ... ressortir des atrocités datant d'une autre époque n'est pas a mon sens une bonne idée et n'arrange en rien les problèmes.

En ce qui concerne les Békés, il est vrai que c'est choquant de savoir que 1% des guadeloupéens détiennent 98% de l'économie de l'île, mais que doit-on faire ? réquisitionner les terres, les magasins etc... et le redonner à qui ?aux habitants ? Mais lesquels? ca ressemble à du communiste totalitaire mais c'est une idée. Il y a-t-il assez de place pour de la concurrence ( qui est a mon sens LE problème principal )? Pas de concurrence implique que les monopolisateurs ne vont rien faire pour baisser leur coût, donc les prix. Que des Produits alimentaires importés de Métropole soit plus cher cela me parait normal mais dans une certaine limite qui est dépassé apparemment. Que fait la répression de fraudes ? il serrait pas mal qu'il fasse une descente chez les pirates
J'ai passé 4 semaines en Guadeloupe il y a quelques années, un été de conflit social assez violent. C'est en Guadeloupe que j'ai ressenti pour la première fois le clivage entre blancs et noirs en France. J'y ai découvert que la période de l'esclavage n'était pas du tout digérée par la société actuelle. Dans les musées des plantations, rien n'était dit sur le sort réservé aux esclaves.Cette histoire, je l'ai approchée par la littérature, Simone Schwarz-Bart notamment.
les békés : "descendants des colons exclavagistes" ça me rappelle les propos de dieudonné sur les négriers reconvertis dans la banque... il a d'ailleurs été condamné pour propos raciste par la justice et les médias puis relaxé par la justice, moins par les médias...

Dans ces ligues juives --(JDD) ce sont tous des négriers reconvertis dans la banque, le spectacle, et aujourd'hui l'action terroriste. Ceux qui m'attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des noirs et l'esclavage. --» (Le Journal du dimanche(JDD)).

en fait c'est assez étonnant le parallèle entre les généralités sur les békés et les propos à la limite entre antisémitisme et anti-sionnisme qu'on peut retrouver dans certains blogs avec entre autres :
-une minorité qui détient telle proportion du pouvoir, des richesses
-des listes d'entreprises pro-israelienne/békés à boycotter
-des vidéos de sionnistes/békés fiers de leur "pureté"

mais bon je n'ai eu qu'un aperçu du reportage...
"Les Français connaissent très mal l'histoire de la Martinique, où les Békés constituent une exception historique : ils ont hérité de beaucoup d'avantages d'une époque où ils étaient propriétaires de l'île, et des esclaves qui la peuplaient", explique le journaliste."

Eriger Victor Schoelcher en héros de la lutte contre l'esclavage est escamoter la réalité des Noirs qui se sont battus pour leur dignité d'êtres humains , leur faire injure . Il n'est pas un héros pour eux : l'Etat Français s'est bien gardé de redistribuer les richesse lors de l'abolition , ces richesses générées par l'esclavage . Pour vivre , les anciens esclaves n'ont pas eu d'autre choix que de continuer à travailler pour les anciens maîtres , pour un salaire de misère sans compensation de logement , etc ...

Il faut aller à la Martinique hors circuit du tourisme , avec un descendant d'esclave , pour se rendre compte que les Békés se vivent toujours en maîtres , en race supérieure .
Une anecdote : un voyage à la Martinique avec un ami Martiniquais ( un métis ! ) , j'ai voulu pratiquer mon sport favori : le shopping .
A Fort-de-France , j'ai repèré une rue remplie de belles boutiques , j'y entraîne mon ami qui me suit en silence avec un sourire narquois .
A la 3ème boutique où personne ne me sert , où les regards glaçant traînent sur moi , mon ami me dit : " Tu as compris ? Nous ne devons jamais venir dans cette rue " . C'était au siècle dernier , il est vrai , euh 1998 .

Visite d'un ancienne "habitation " , avec ses anciennes cases d'esclaves toutes propres . Les cases où l'on enfermait femmes et enfants le soir , tandis que les hommes dormaient seuls dans des cellules ( cellules ) , afin de les dissuader de s'échapper sans leur famille ( quand ils avaient eu le droit d'en former une .)
J'ai eu honte de mes concitoyens : ces cellules étaient louées pour que les touristes y passent la nuit , sensations fortes assurées .
Mon ami me dit : " Ceux qui y passent la nuit ne peuvent pas dormir : les murs renvoient les hurlements et les pleurs de ceux qui y ont vécu ."

"L' Habitation " des maîtres , belle demeure exotique qui fait si joli sur la photo ...

Une anecdote : un voyage à la Martinique avec un ami Martiniquais ( un métis ! ) , j'ai voulu pratiquer mon sport favori : le shopping .
A Fort-de-France , j'ai repèré une rue remplie de belles boutiques , j'y entraîne mon ami qui me suit en silence avec un sourire narquois .
A la 3ème boutique où personne ne me sert , où les regards glaçant traînent sur moi , mon ami me dit : " Tu as compris ? Nous ne devons jamais venir dans cette rue " . C'était au siècle dernier , il est vrai , euh 1998 .

o-O, j'espère que c'est qu'une anecdote isolé. J'étais en Martinique quelques mois et jamais personne n'a refusé de me servir car je suis blanc, c'est tout simplement du racisme ça.

Qu'est-ce que c'est que cette façon d'envisager les choses... au nom de quoi êtes vous responsable de ce qui s'est passé il y a des générations ? J'ai passé mon enfance à la Réunion, donc on aurait dû me jeter des pierres car des métropolitains ont pratiqués l'esclavage là bas il y a des décennies ? Certainement pas. Et c'est aussi justement car personne ne confond la couleur de peau avec l'individu que la Réunion est une île avec extrêmement peu de racisme. Contrediser moi si je me trompe, mais j'ai l'impression que vous racontez votre anecdote comme si vous parliez de comportements acceptables. Ils ne le sont pas.

Enfin, sinon, c'est bien triste de savoir que les relations entre certains Békés et les descendants d'esclave sont toujours aussi désastreuses en Martinique. L'esclavage s'est abolit, et pour ceux qui ne l'ont pas encore compris, c'est à la justice de leur faire comprendre. Concernant les actifs patrimoniaux, ce sont des questions très très délicates et à gérer au cas par cas.

o-O, j'espère que c'est qu'une anecdote isolé. J'étais en Martinique quelques mois et jamais personne n'a refusé de me servir car je suis blanc, c'est tout simplement du racisme ça.

oui on sait que c'est du racisme mais je crois que vous avez compris son anecdote à l'envers.


Qu'est-ce que c'est que cette façon d'envisager les choses... au nom de quoi êtes vous responsable de ce qui s'est passé il y a des générations ? J'ai passé mon enfance à la Réunion, donc on aurait dû me jeter des pierres car des métropolitains ont pratiqués l'esclavage là bas il y a des décennies ? Certainement pas.

ce n'est pas en simplifiant les choses de la sorte que vous rendrez votre propos plus pertinent. Je doute que vous compreniez le ressentiment chez les descendants des esclaves dans les antilles ce qui me fait penser que vous n'avez pas vraiment "vécu" là-bas du moins pas assez pour voir et entendre ce que vous auriez dû pour le comprendre c'est-à-dire comme a dit Mona hors des circuits touristiques.


Enfin, sinon, c'est bien triste de savoir que les relations entre certains Békés et les descendants d'esclave sont toujours aussi désastreuses en Martinique.

très triste n'est-ce-pas ? ils sont beaucoup trop verticaux ces rapports...


L'esclavage s'est abolit, et pour ceux qui ne l'ont pas encore compris, c'est à la justice de leur faire comprendre.
"semantics" comme disent les américains. une forme d'exploitation y sévit toujours.

Concernant les actifs patrimoniaux, ce sont des questions très très délicates et à gérer au cas par cas.

reste à savoir s'il a déjà été question de les gérer un jour

ce n'est pas en simplifiant les choses de la sorte que vous rendrez votre propos plus pertinent. Je doute que vous compreniez le ressentiment chez les descendants des esclaves dans les antilles ce qui me fait penser que vous n'avez pas vraiment "vécu" là-bas du moins pas assez pour voir et entendre ce que vous auriez dû pour le comprendre c'est-à-dire comme a dit Mona hors des circuits touristiques.
Je ne suis que rarement dans les enclos à touriste. J'étais dans une famille avec des gens qui y vivent depuis plusieurs années, et la Réunion a aussi connu l'esclavage... 'fin bref, passons.

Il n'y a pas lieu d'avoir du ressentiment envers des gens qui n'ont aucune part de responsabilité dans l'esclavagisme. J'ai lu les propos d'un homophobe qui disait avoir été violé par un autre homme... et alors ? Ça excuse son homophobie ça ? On ne rend pas le racisme par le racisme, fusse en l'atténuant.

La Martinique n'a pas vocation à devenir l'île de Marivaux et à inverser les rapports maîtres/esclaves. Il faut les supprimer. Et, on les supprimera pas en refusant de verser un verre à quelqu'un qui est blanc mais en trinquant avec lui !


ce n'est pas en simplifiant les choses de la sorte que vous rendrez votre propos plus pertinent. Je doute que vous compreniez le ressentiment chez les descendants des esclaves dans les antilles ce qui me fait penser que vous n'avez pas vraiment "vécu" là-bas du moins pas assez pour voir et entendre ce que vous auriez dû pour le comprendre c'est-à-dire comme a dit Mona hors des circuits touristiques.
Je ne suis que rarement dans les enclos à touriste. J'étais dans une famille avec des gens qui y vivent depuis plusieurs années, et la Réunion a aussi connu l'esclavage... 'fin bref, passons.

Il n'y a pas lieu d'avoir du ressentiment envers des gens qui n'ont aucune part de responsabilité dans l'esclavagisme. J'ai lu les propos d'un homophobe qui disait avoir été violé par un autre homme... et alors ? Ça excuse son homophobie ça ? On ne rend pas le racisme par le racisme, fusse en l'atténuant.

La Martinique n'a pas vocation à devenir l'île de Marivaux et à inverser les rapports maîtres/esclaves. Il faut les supprimer. Et, on les supprimera pas en refusant de verser un verre à quelqu'un qui est blanc mais en trinquant avec lui !

décidemment vous ne comprenez rien à rien ou refusez de comprendre. je sais à quel point ça peut être commode. Epargnez-moi votre police de la pensée et vos leçons de morale. C'est tout simplement hors-de-propos.
Facile ça... de balancer un "vous ne comprenez pas et refuser de comprendre" sans illustrer quoi que ce soit.

Vous dîtes dans votre premier message: "Je doute que vous compreniez le ressentiment [...]", je vous répond alors qu'un tel ressentiment n'est adapté qu'envers ce qui l'ont commis (Bref, je me répète).

Ensuite, vous me traitez de "police de la pensée", ce qui est entièrement faux et extrêmement déplacé. Je dis simplement qu'on ne peut pas décemment blâmer des gens pour des fautes qu'ils n'ont pas commise. Refuser de les servir, c'est une forme de punition et c'est de l'injustice.

Justifier de tels comportements, c'est autoriser les gens à se servir de victimes expiatoires. Aucun être humain n'a à payer pour les fautes de ses ancêtres.
Vous n'avez pas à me dire que je ne comprend pas le ressenti des Martiniquais envers l'esclavage car je n'accepte pas la vendetta envers les innocents. Vous n'avez pas à me traiter de police de la pensée car je vous en fait la remarque et vous n'avez pas non plus à me dire que je ne comprend pas vos messages quand je ne fais qu'y répondre.

Merci.
Aioka : j'ai du mal m' exprimer dans mon récit : je suis entrée , blanche avec un Martiniquais noir , dans des boutiques où un consensus veut que les gens de couleur n'entrent pas .
Aioka : j'ai du mal m' exprimer dans mon récit : je suis entrée , blanche avec un Martiniquais noir , dans des boutiques où un consensus veut que les gens de couleur n'entrent pas .
Donc c'était tout l'inverse: ils ont refusés de servir votre ami noir.

Ne vous excusez pas, j'aurais du faire la parallèle avec les propos précédents (alors que je l'ai fais avec les suivants). La logique reste la même: c'est minable de refuser de servir quelqu'un parce qu'il est noir.

Mea culpa.
Les Français connaissent très mal l'histoire de la Martinique, où les Békés constituent une exception historique : ils ont hérité de beaucoup d'avantages d'une époque où ils étaient propriétaires de l'île, et des esclaves qui la peuplaient]

Un peu facile pour le journaliste de raccourcir comme cela.

Il me semble que la défiance de la population martiniquaise vis-à-vis de l'administration française (deuxième louche d'esclavagisme par Napoléon, notaires, etc...) font qu'il n'est pas rare que des familles se disputent aujourd'hui les droits d'héritage de terrains, sans possibilité de régularisation officialisée, puisque tout se faisait alors à l'oral, en l'absence de tout acte notarial dûment enregistré.

Donc pour moi, les "avantages d'une époque" sont plus liés à la bienveillance (conivence?) du pouvoir politique en place, qu'au fait qu'ils "étaient propriétaires" de l'île.

Les Français connaissent très mal l'histoire de la Martinique, où les Békés constituent une exception historique : ils ont hérité de beaucoup d'avantages d'une époque où ils étaient propriétaires de l'île, et des esclaves qui la peuplaient]

Un peu facile pour le journaliste de raccourcir comme cela.

Il me semble que la défiance de la population martiniquaise vis-à-vis de l'administration française (deuxième louche d'esclavagisme par Napoléon, notaires, etc...) font qu'il n'est pas rare que des familles se disputent aujourd'hui les droits d'héritage de terrains, sans possibilité de régularisation officialisée, puisque tout se faisait alors à l'oral, en l'absence de tout acte notarial dûment enregistré.

Tout se faisait à l'oral ? quoi exactement se faisait à l'oral et par qui ?
Oral : il vous suffit d'avoir un ou deux "témoins" bienveillants ou bien placés , et hop , la propriété que le voisin avait reçu de son grand-père , - pour peu qu'il soit noir , - se retrouve dans votre escarcelle de petit malin .

( le voisin : métis , le grand-père : blanc avec une conscience )
"Pour vivre , les anciens esclaves n'ont pas eu d'autre choix que de continuer à travailler pour les anciens maîtres , pour un salaire de misère sans compensation de logement , etc ...

Il faut aller à la Martinique hors circuit du tourisme , avec un descendant d'esclave , pour se rendre compte que les Békés se vivent toujours en maîtres , en race supérieure .
"
Je suis békée, et j'en ai assez d'entendre et de lire de telles âneries. Nous ne formons pas "une race" (terme raciste en lui-même), juste un groupe de personnes avec les mêmes origines, c'est tout. Et non, nous ne nous considérons pas comme les "maîtres" de la Martinique. Où avez-vous été chercher une idée pareille? Êtes-vous allé à la rencontre de plusieurs békés? Ou avez-vous fait comme tout le monde, nous cracher dessus car cela permet d'accuser tranquillement et d'avoir bonne conscience? Ce reportage est un ramassis de clichés, qui permettent à des gens qui n'y connaissent rien de nous trainer dans la boue.
["i]Une anecdote : un voyage à la Martinique avec un ami Martiniquais ( un métis ! ) , j'ai voulu pratiquer mon sport favori : le shopping .
A Fort-de-France , j'ai repèré une rue remplie de belles boutiques , j'y entraîne mon ami qui me suit en silence avec un sourire narquois .
A la 3ème boutique où personne ne me sert , où les regards glaçant traînent sur moi , mon ami me dit : " Tu as compris ? Nous ne devons jamais venir dans cette rue " . C'était au siècle dernier , il est vrai , euh 1998 ."
Les commerçants ne sont pas idiots, ils sont là pour vendre, c'est tout. Vous croyez que 4 000 personnes (en comptant les vieillards impotents et les bébés) pourraient faire vivre toutes les boutiques dont vous parlez? Tout le monde dévisage tout le monde dans les Antilles, on cherche toujours à savoir qui vous êtes, et cela n'a rien à voir avec vous en particulier, ou avec un quelconque traitement de faveur envers les blancs. Je suis désolée pour vous que votre ami ne vous ait rien dit, qu'il vous ait induit en erreur.

"Visite d'un ancienne "habitation " , avec ses anciennes cases d'esclaves toutes propres . Les cases où l'on enfermait femmes et enfants le soir , tandis que les hommes dormaient seuls dans des cellules ( cellules ) , afin de les dissuader de s'échapper sans leur famille ( quand ils avaient eu le droit d'en former une .)
J'ai eu honte de mes concitoyens : ces cellules étaient louées pour que les touristes y passent la nuit , sensations fortes assurées .
Mon ami me dit : " Ceux qui y passent la nuit ne peuvent pas dormir : les murs renvoient les hurlements et les pleurs de ceux qui y ont vécu ."

"L' Habitation " des maîtres , belle demeure exotique qui fait si joli sur la photo ...
"
Adressez vos critiques aux touristes qui osent payer pour une chose pareille.

Je suis blessée de lire depuis plusieurs jours tant de bêtises et d'insultes sur nous, blessée d'apprendre que je ne suis qu'une raciste, profiteuse, nostalgique de l'esclavage, orgueilleuse et aveugle à ce que vivent les autres. Et votre message n'est qu'un parmi d'autres. Mettez-vous à notre place, et arrêtez de jouer le jeu des racistes anti-békés, de plus en plus nombreux aux Antilles. Arrêtez de promouvoir cette vision tronquée de la réalité.
Citation : "
Je suis blessée de lire depuis plusieurs jours tant de bêtises et d'insultes sur nous, blessée d'apprendre que je ne suis qu'une raciste, profiteuse, nostalgique de l'esclavage, orgueilleuse et aveugle à ce que vivent les autres. Et votre message n'est qu'un parmi d'autres. Mettez-vous à notre place, et arrêtez de jouer le jeu des racistes anti-békés, de plus en plus nombreux aux Antilles. Arrêtez de promouvoir cette vision tronquée de la réalité.


Etonnant que vous ayiez choisi mon commentaire pour exprimer votre souffrance d'avoir à subir "bêtises , insultes et vision tronquée de la réalité " !
Je raconte une expérience vécue , - quelle vérité ai-je tronquée ?

Peut-être celle-ci : en Martinique , j'étais une "blanche" méprisée pour être en couple avec un métis , méprisée par les blancs et par les noirs ... Comme en Métropole .
Quelle honte...

les "Békés", les descendants des colons blancs de l'île,
Ils ne sont pas responsables des fautes de leurs ancêtres tout de même ! Doit-on me mettre en prison quelqu'un car son grand père était un criminel ?

Après, reste que le traitement médiatique sur le fameux "racisme anti-blanc" est bien plus qu'amplifié par les médias. J'ai vécu 12 ans en outre-mer et je n'ai jamais eu droit à des insultes racistes; je ne savais d'ailleurs même pas ce qu'était le racisme. C'est en allant vivre en métropole que j'ai découvert ça.

Concernant les contentieux qu'il y a en terme de patrimoine issu de l'esclavagisme, c'est à la justice de trancher ça. De même pour les bananes (où je partage d'ailleurs le point de vue de Michel Branchi). De là à dire que c'est parce que c'est des Békés que ce sont des pourris... vraiment quel reportage médiocre.
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