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Bourses, néo-nazis, gauche radicale : que retenir du vote grec ?

6 mai : la Grèce aussi votait. Qu’en a retenu la presse ? L’entrée d’un groupe néonazi au parlement. La panique des marchés. Et aussi, assez loin derrière, l'émergence du parti de la gauche radicale d'Alexis Tsipras.

Derniers commentaires

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00443826-grece-700-millions-d-euros-retires-des-banques-grecques-lundi-president-323717.php
Les grecs ne savent pas se servirent d'une carte de crédit, ni d'un bulletin de vote.
Ah ces méridionaux. Toute une éducation à refaire.
on nous avait caché ça.
On savait déjà qu'on vivait dans une dictature économique

mais on ne nous a pas dit que:

On prépare maintenant pour la première fois l’engagement de l’armée privée de l’UE qui s’apprête à partir pour la Grèce. A peine un Européen connaît cette unité secrète qui répond au nom d’« EuroGendFor ». Le quartier général de cette unité d’intervention spéciale de 3000 hommes se trouve à Vicence en Italie. L’ancienne ministre française de la Défense Alliot-Marie a initié la fondation de cette troupe. « EuroGendFor » est à la fois police, police judiciaire, armée et services secrets. Les compétences de cette unité sont pratiquement illimitées. Elle doit, en coopération étroite avec les militaires européens, garantir la « sécurité en territoires de crise européens ». Sa tâche consiste surtout à réprimer des révoltes. De plus en plus d’Etats membres de l’UE adhèrent à « EuroGendFor ».
Dans l’article 4 du Traité constitutif concernant les missions et les engagements on peut lire : « On peut recourir aux FGE pour protéger les personnes et les biens et maintenir l’ordre en cas de troubles publics. » Les soldats de cette unité paramilitaire de l’Union européenne doivent certes respecter le droit en vigueur de l’Etat dans lequel ils interviennent et où ils sont déployés, mais : tous les bâtiments et tous les terrains qui sont pris par les troupes sont exterritorialisés et ne sont plus accessibles mêmes pour les autorités de l’Etat dans lequel la troupe intervient. Le monstre de l’Union européenne abroge ainsi le droit national aussi en cas de lutte anti-émeute.
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article577

le site web : http://www.eurogendfor.eu/
Les choses s'accélèrent dirait-on:
http://www.okeanews.fr/vers-de-nouvelles-elections-en-grece/

(live aujourd'hui)
Qui expliquera à Quatremer qu'un état ne fait pas faillite ? Il fait défaut et ce n'est pas la même chose.
En Belgique et ailleurs il y a le CADTM, le Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde qui s'occupe aujourd'hui de notre dette à nous européens. Il devrait aller voir leur site, et lire leurs productions.
L'Islande a refusé les cures d'austérité, les ajustements structurels et elle en s'en porte que mieux. L'argentine a fait de même il y a quelques années.
Les recettes miracles du FMI n'ont qu'un seul but : détourner de la sphère publique la plus value produite par le travail qui échappe encore au capital et à l'actionnariat. Partout où elles se sont appliquées, en Grèce où ailleurs, ces recettes ont détruit le tissu économique, précarisé ou exclue et parfois assassiné des millions de personnes et enrichi plus encore ceux qui l'étaient déjà bien assez. Les grecs ne veulent plus se soumettre à cette dictature des marchés et du capital ? Ils ont raison !

Ceux qui depuis leurs bureaux en France ou en Allemagne vous expliquent que le peuple grec n'a rien compris, qu'il est irresponsable et comme tel doit être dirigé par des gens "compétents" qui savent mieux que le peuple ce qui est bon pour lui ( évoquant la possibilité d'une suspension de la démocratie pour un temps seulement) affichent de façon à peine voilée ce qu'ils pensent réellement de la démocratie : ils s'en moquent, ils n'ont qu'un but, l'instrumentaliser. Si le projet européen est un projet démocratique aux service des peuples alors ceux là sont des traitres qui défendent des intérêts privés contre le bien commun. Comme les Girondins de la révolution française, ils défendent les spéculations sur les matières premières, affament les peuples, et réclament la loi martiale dés qu'ils le peuvent contre les peuples révoltés, de fait ils préparent le retour de la tyrannie, à l'époque celle de la royauté, aujourd'hui celle du capital .

Ceux qui vous disent qu'il n'y a pas d'autre alternatives que les ajustements structurels et l'obéissance aux marchés sont des menteurs au service des marchés ou des gens sans imagination qui affirment qu'il ne peut exister d'alternative au projet néolibéral pensé par Milton Friedmann, Hayek et autres Chicago boys plus idéologues qu'économistes. Depuis des années ils essayent de nous faire croire que leur idéologie est soit un processus naturel soit le sens de l'histoire : trahissant par là même que leur pensée est un totalitarisme qui a pour vocation à s'immiscer dans tous les champs de la vie et de la pensée.

Les grecs essayent résister à ce totalitarisme ? Ils en croient plus aux mensonges de ces girondins européens ? Les Français si ils voulaient être fidèlesaux valeurs qu'ils prétendent incarner seraient bien avisés de suivre le peuple grec ou alors qu'ils effacent à jamais la maxime "liberté, Egalité, Fraternité" de leurs frontons car ils montreraient que pour eux, ces mots ne sont que des paroles creuses pour lesquelles ils n'ont plus aucun respect et dont ils ont oublié toute signification !
Mettre sur le même plan le parti Syriza ,l'equivalent du front de gauche et le parti neonazi faisants dorés ,faut vraiment avoir un pète au casque. Ou être sacrément de droite. Syriza est aujourd'hui le 2ième parti Grec et peut etre le 1ièr ,si les grecs revotent . çe serait un joli pied de nez à Merkel et tous ces libéraux qui humilient le peuple grec. On en a marre de ces journalistes qui ne parlent que des neonazis en oubliant la poussée de ce petit parti syriza, qui ne faisait que 4% et qui est aujourd'hui une grande force politique en grèce.Les grecs on inventé la démocratie ,j'espère qu'ils nous montrent le chemin pour autre chose de grand.
La tragédie grecque nous fait entrevoir une réalité toute simple : le navire euro a été dès le départ très mal conçu et pas beaucoup mieux piloté. (lire Stiglitz, Krugman, Sapir, etc si nécessaire). Après une grosse tempête, le fragile bateau prend méchamment l'eau de toutes parts... Le grand amiral Merkel, réputé pour son obstination et son intransigeance, maintient fermement le cap, il ordonne aux peuples d'écoper les soutes inondées...Le navire continue à sombrer...Le très récemment promu capitaine en second, un certain M.Hollande, envisage d'aller parler au Grand Amiral...
Je cite : " Si l’aide européenne s’interrompt, ce sera la faillite..."

Donc, on met tous les grecs dehors, on ferme les frontières et on met un panneau "À vendre" ?

C'est bien ça une faillite ?
les médias vendus ont encore frappé !

parti de gauche radical 16,78%
parti communiste 8,5%

ça fait jamais que 25% pour la gauche....
Une solution pour la Grèce : entrer dans l'ALBA et risquer de quitter l'Euro en dénonçant sa dette, dont une large part est non légitime (armements, J.O., surfacturations des FTN allemandes ou autres et suréquipement policier) puis solder ladite dette dévaluée en empruntant à taux très faible auprès des pays d'Amérique latine. Cela était également une solution pour la France une fois le Front de Gauche au pouvoir (on peut rêver) d'autant plus, comme l'a remarqué Jean-Luc Mélenchon, la France a sa plus longue frontière terrestre avec le Brésil (la Guyane).
Sinon des néonazis au parlement, en Grèce qui plus est, c'est hyper inquiétant et c'est le résultat du grand bond en arrière de trente ans d'abrutissement mondial (merci qui ? merci Reagan !)

Ben
Si l'entrée d'une vingtaine de nazillons sans réel pouvoir de nuisance était le prix à payer pour que le Front de Gauche arrive en tête aux législatives, je signerais des deux mains...
Quant aux gros titres de la médiacratie française, rien d'étonnant, l'objectif étant de minimiser si ce n'est d'effacer le score de Syriza pour ne pas donner de mauvaises idées en France à ceux qui désirent une vraie politique de gauche.
Puisqu'ils adorent parler des nazis, poussons le jeu et considérons que le traitement journalistique de ces élections relève d'une sorte de révisionnisme.
Quelques remarques et questions :
- S’il échoue (et il a toutes les chances d’échouer) : ce ne serait pas plutôt un risque que d'échouer ?
- On nous présente communément (pas sur votre site en l'occurrence) Alexis Tsipras comme le Mélenchon grec, mais le Front de Gauche inclus le PC français, ce qui ne semble pas exactement le cas du parti radical grec.
- Si l’aide européenne s’interrompt, ce sera la faillite et, peut-être, la sortie de l’euro et de l’Union, les deux étant liés. Le Royaume Uni fait partie de l'Union mais n'utilise pas l'euro.
Ah bon ?!?!
La grèce n'est pas sauvée (et barbotant dans un océan de félicité) après tous les plans de sauvetage qui ont chacun coûté un bras à Angela ?
Euh, juste pour bien re-situer Bloudanis (dont le livre est certes intéressant lorsqu'il est factuel), c'est quand même en dernière page :

"La crise grecque aussi bien que les réactions qu'elle a suscitées pose clairement la question des souverainetés nationales au sein de l'Europe. L'Europe peut-elle coexister avec les nations souveraines qui la composent ? N'est-il pas temps qu'elle prenne, progressivement certes mais de manière enfin concrête, leur place, sous peine d'être reléguée au rayon des souvenirs ? "

suivi de la reprise, sans la moindre distance critique, du commentaire imbécile d'un journaliste italien pour qui :

"On comprend l'essentiel de la situation hellénique sitôt qu'on a noté que le Grec, au café, a besoin de trois chaises. La première pour suspendre sa veste, la seconde pour s'asseoir, et la troisième pour étendre ses jambes..."

Donc là. Savoir un peu ce qu'il y a en arrière-plan.

A part ça : http://www.thedailyshow.com/watch/mon-may-7-2012/international-house-of-pander-cakes---greece---france-vote


(Et oui, réabonnement pour l'occasion. Bonjour Anne-Sophie.)
C'est vrai qu'on est timoré devant le flou : Syriza, que feraient-ils s'ils avaient le pouvoir : revenir au drachme ?

Why not, sur France Cul ce matin, j'entendais les invités de Voinchet dire que les Grecs ne sont pas en déséquilibre sur le budget primaire.

Mais quid du coût des importations d'énergie, les marchés ne leur feraient pas de cadeau. Alors ?

http://anthropia.blogg.org
Quoi ? Mais les Grecs se défendent ? Je n'en reviens pas, c'est un scandale sans nom !

Déjà que leurs dirigeants les ont bafoués et trompés, et il veulent en plus protester, dans une démarche démocratique. Qui pourrait imaginer ou accepter ça ?

Trève de grincements de dents :

Annah Arendt explique que c'est dans des structures sociales explosées par le capitalisme qui a transformé les citoyens en consommateurs, dans les zones que le capitalisme a désertées, que se répand le poison totalitaire.
L'essor de l'aube dorée, même s'il n'est pas si important, dans un pays qui par chance, a réussi a conserver ses structures familiales très fortes, tendrait à prouver que ses idées étaient exactes.

Bon, il reste à faire intégrer qu'en politique, la question du pouvoir est plus importante que celle de l'économie, mais bon....
L'eurolâtre Quatremer perd tout sens de la mesure: Il nous dit tout simplement que la démocratie n'est pas possible en période de crise. Comme beaucoup de fous, il se pourrait qu'il soit bon prophète.
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