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Commentaires

Bonnets rouges : "si vous n'êtes pas bretons, vous ne pouvez pas comprendre"

Qui sont ces bonnets rouges qui défilent dans le Finistère ? On peine à comprendre tant la manifestation de Quimper, samedi dernier, a rassemblé toutes sortes de sympathisants : des patrons de supermarché, des salariés, des artisans, des agriculteurs, des industriels de l’agroalimentaire, des militants de gauche et d’extrême gauche, de droite et d’extrême droite, des écolos, des autonomistes… Un mélange des genres qui a heurté une poignée d’irréductibles réfugiés à Carhaix. La seule chose que l’on sait, c’est qu’ils sont bretons.

Derniers commentaires

Résultat mon bonnet est rouge (en hommage au commandant Cousteau) et j'ose plus le mettre.
Anne Sophie,
Je "vois" courir le "bruit" que les bonnets rouges de Amor Lux seraient fabriqués en Écosse. Pouvez-vous confirmer, ou infirmer?
Bonjour Anne Sophie.

Ce cher Matthias second serait un invité parfait pour un débat entre vous. Ou bien son interview d'une trentaine de minute pourrait s’insérer dans la nouvelles émissions que vous nous proposerez bientôt en duo avec Dan Israël. Émission qui reviendra aux sources de la critique des médias, et qui donnera un traitement plus approfondi de l'actualité économique. Une émission tous les 15 jours.

Vraiment, mille merci Anne Sophie de vous occuper des gauchistes délaissés de votre site.
Eh bien, on ne dirait pas qu'on a des écolos au gouvernement :
http://www.reporterre.net/spip.php?article4933
Eh bien moi, je suis Bretonne, et je ne comprends pas.

Je constate simplement que toutes les régions d'Europe qui sont sorties récemment de la pauvreté, en gros les régions périphériques, Grèce, Portugal, Irlande, Europe de l'est, Bretagne, sont en train de replonger. Du fait de la crise et du fait que le centre ramène justement tout à lui. Et que cela provoque des troubles très violents dans ces contrées.

Les Bretons ont réussi à empêcher le nucléaire sur leur sol. Croyez-moi, j'y étais, ça a été long et difficile.
Et maintenant, ils veulent empêcher que de nouvelles dispositions ne les étranglent et ne les renvoient un siècle en arrière.

Ils se défendent, ensemble, séparément, pacifiquement, violemment, Au risque de la rupture.

Ce sont les autres qui sont des couillons. Entre ceux qui pensent que de toutes façons ça passera, ceux qui ne pensent pas, et ceux qui sont persuadés que la révolution prolétarienne arrivera par la chute du capitalisme, personne ne fait rien tandis que le bateau coule.

Eh bien attendons.
Des ouvriers -des salariés- qui se battent pour leur patron, à l'instigation de leur patron, on a déjà vu ça sur le thème de "travailler le dimanche". À partir du moment où certains sont devenus "propriétaires" du travail, qu'ils peuvent à leur gré "donner du travail", "créer des emplois", "supprimer des emplois" il est fatal que certains se laissent piéger à défendre leur patron pour défendre leur emploi. Qu'ont fait, pendant des années, les travailleurs de l'amiante, qui devaient pourtant bien se douter que s'était pas bon pour leur santé? Que font aujourd'hui les intérimaires du nucléaire, qui laissent leur badge à la porte, s'exposant à un excès d'irradiation pour garder leur boulot? Ne voit on pas, en usine, des ouvriers faire sauter les dispositifs de sécurité pour travailler plus vite? Même parmi les esclaves, à l'époque de la guerre de sécession, il y en a eu pour regretter d'être affranchis: ils perdaient tout en perdant leur maître.

Les Bretons ne sont pas plus bêtes que d'autres, ils choisissent seulement le court terme contre le long terme. Parce que bouffer, c'est obligatoirement à court terme.
Bonjour , je suis Matthias second , co-auteur du reportage du 20h de france2.
Comme à votre habitude ,vos analyses sont d'un grande malhonnêteté . Vous ne montrez qu'un extrait du reportage en omettant de préciser que l'on laisse un long passage du reportage,ensuite, à l'appel au calme lancé par une des organisatrice , mais ça , vos abonnés l'ignorent puisque dans votre extrait diffusé , vous le coupez avant .
Puis vous regrettez que le début du reportage commence en évoquant "les casseurs" . Comment vouliez vous que nous les appelions ? Des manifestants ? Et bien non justement . Nous distinguons comme toujours dans ce type de reportages , les casseurs des manifestants ...
Cordialement :
MS
Ben moi, qui suis né à Guérande, en pays briéron, entre Vannes et Nantes en quelque sorte... me voilà bien "daoubennet" ! déjà que je ne le disais pas trop fort que je me sentais de la fibre bretonne... parce que Nantes c'est quand même très loin de Quimper, de Brest ou de Morlaix ! pour sûr !

Mais là, j'ai même plus envie de la chuchoter à l'oreille d'un quimpérois ou d'un liorentais, ma bretonnitude, tellement je trouve affligeant le spectacle de ces derniers jours orchestré par la mauvaise foi de certains qui se mélange à la mauvaise bile de quelques autres !

J'en aurais presque honte de cette bretonnitude là. Parce que si c'est ça la "révolte", si c'est ça être "populaire" : nann trugarez !

:-(

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Ce qu'apparement on ne comprend pas ici (mais que le Gouvernement a parfaitement compris) c'est : risque grave de "Révolte Populaire".
Oubliez les sigles - FDSNUGTPA - ils sont obsolètes. Retour aux fondamentaux.
Je suis breton (mais rennais, ce qui pour un finistérien est une sorte de péché originel) et ce que je ne comprends pas c'est ce que le NPA est allé faire dans cette galère poujadiste lorsqu'une manifestation plus conforme à ses positions traditionnelles était organisée à Carhaix par la CGT et la FSU. Il me semble cependant que sa participation à la manifestation de Quimper peut s'expliquer par l'anti-hollandisme. Pour beaucoup de gens du NPA, mais aussi du Parti de gauche, "Hollande est pire que Sarkozy". La manifestation était donc une aubaine, quitte à pactiser avec le diable.
Quant à l'initiative du maire de Carhaix, elle s'explique par une dimension régionaliste voire nationaliste (on sait bien que le nationalisme transcende les clivages de classe) et d'une manière plus terre-à-terre, la perspective des prochaines élections régionales. Il s'est déjà présenté en 2004 à la tête d'une liste "Nous te ferons Bretagne" mais n'a obtenu que 4,29 % des voix. Il n'a donc pas pu se maintenir au second tour, mais a apporté son soutien... à la liste Europe-écologie/Union démocratique bretonne.
Quant à Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère, il prolonge la tradition des "coups de force" de la FDSEA du Finistère. On peut d'ailleurs considérer que c'est l'occupation de la sous-préfecture de Morlaix dirigée par Alexis Gourvennec en 1961 qui a marqué le début de ce genre d'action.
" Pendant toutes ces années, à la tête de ses troupes, le leader paysan a fait trembler préfets et gouvernements pour obtenir des aides en période de crise et de désorganisation des marchés. « Quelques coups de téléphone dans les cantons et c'était la mobilisation générale en un temps record », confiait-il. Hommes et tracteurs remplis de légumes fondaient sur leurs cibles, les préfectures, les sous-préfectures, ou la voie express. C'est la méthode Gourvennec."
Depuis c'est un mode d'action courant et le plus souvent, voire toujours, impuni. Enfin, pour en revenir à Merret, d'après Aujourd'hui-Le Parisien de samedi dernier, ce serait un compagnon de jeu de pétanque du maire de Carhaix.
Il me semble donc que si l'on mélange la vraie crise sociale dont les principaux responsables sont le patronat de l'agro-alimentaire productiviste et la FNSEA, la tradition des coups de force, le poujadisme de certains catégories sociales, la dimension régionaliste voire nationaliste, les arrières-pensées électoralistes, l'anti-hollandisme d'une partie de la droite,et de l'extrême-droite mais aussi de certaines composantes de la gauche, les "Manif pour tous", sans oublier la "bretonnisation" d'un mouvement somme toute local par la presse, et bien l'on obtient cet espèce d'ornithorynque politico-socio-médiatique.
Ce que lémédia cherchent par leur mise en scène des évènements bretons, c'est à donner raison à Cahuzac contre Mélenchon: la lutte des classes est une fiction, un fantasme de la Gauche.
Désormais ici on reconnait les cons, gast oui !
Bon, eh bien je ne suis pas bretonne, et ça se voit : je ne comprends toujours pas ce que Poutou est allé faire avec un mec de la FDSEA, encore moins le principe de manifester contre une taxe dont les revenus étaient destinés à désenclaver la Bretagne niveau transports...
Et je ne comprends toujours pas pourquoi cette saloperie d'aéroport de NDDL, exemple-type de ce qui représente une super-pollution ne fait pas partie des renoncements (ou reculs si certains prévèrent) du gouvernement Ayrault !
Enfin, si, je comprends...
Et ils m'énervent, les "Coustauds" (paraît qu'il était méchant en plus) bretons !
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