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Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

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Décidément je crois qu'on n 'aura pas de réponse...
Je viens juste de regarder la chronique de S.Bolher que j'ai recoupé avec l'article d'Odile Fillod cité plus haut . Ses erreurs factuelles semblent toutes relevée d’une même cause, notre bonhomme en plus de ne retenir que les études qui confortent ses intuitions, n’y lit que ce qu’il veut bien y lire. Il n’a en fait pas d’autre intuition que celles de monsieur tout le monde, alors où est donc passé son esprit scientifique depuis sa thèse?
Nouvel article d'Odile Fillod qui fait de la vrai critique des média (cette fois c'est Sciences et vie qui en prend pour son grade).

N'est elle pas la remplaçante toute désignée de S. Bohler ??
J'en remets une couche, le texte d'Odile Fillod a maintenant 15 jours. C'est largement suffisant pour qu'@si signale ce texte à l'attention des abonnés dans une brève et même largement suffisant pour que DS et Sébastien Bohler réagissent à cet article posé et argumenté.
Je fais remonter ce fil, car effectivement l'article d'Odile Fillod ne peut rester sans réponse de la part d'@si.

On ne peut d'un côté chercher à débusquer le charlatanisme journalistique et d'un autre ouvrir un boulevard au charlatanisme scientifique.
Je viens moi aussi de découvrir le remarquable article de Odile Fillod titré "Arrêt sur mirage". Je ne peux que regretter que @si ait finalement renoncé à l'inviter. Est-ce vraiment faute d'autres invités? Parce que, personnellement, je me serais bien contentée d'elle toute seule, avec du temps pour développer ses idées sans être interrompue pas un contradicteur. Ce mode de montage des émissions m'est souvent apparu porteur de plus de confusion que de clarté, et c'est pas la première fois que je le dis.

Je suis une fidèle d'@si, et une fidèle des forums, mais cela me semble de plus en plus vain. Moi aussi, j'attends, j'attendais autre chose. Je rejoins complètement le commentaire de "marie-laure guettai". Reprenez-vous!
Cher @si,

j'ai été plusieurs fois choquée par le fait de voir @si donner tant de place aux sous-entendus idéologiques de celui qui se prétend vulgarisateur de la science, Bohler, sans nous permettre de le comprendre et d'apprécier ces propos tels qu'ils sont: des affirmations scientifiquement contestables (http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/12/22/arret-sur-mirages/) .

Cela me posait pour autant pas trop de problèmes pensant naïvement que personne ne prendrait ces propos pour argent comptant.

Mais à y voir de plus près, non seulement il apparaît clair que ses propos sont offerts et perçus comme ceux d'un expert scientifique, comme une vérité scientifique consensuelle et prouvée, mais en plus l'émission @si offre de plus en plus de place à M. Bohler, qui a la liberté d'intervenir pendant les débats pour donner ce qu'il prétend être un éclairage scientifique, sans même nous offrir, nous @sinautes, la possibilité de comprendre d'où cette personne parle et de quoi elle parle. Je suis très déçue d' @si pour tout vous dire... Heureusement que nous ne postulons pas que @si est une alternative parfaite aux nouveaux chiens de garde et que nous exerçons notre esprit critique en toutes circonstances...

J'attends d'@si qu'il reprenne du poil de la bête journalistique.

Avec toute mon affection cher @si.
http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/12/22/arret-sur-mirages/

ça appelle une réponse non?
Pas encore vu la chronique mais un grand merci pour l'ajout des références des études citées :D .
La chronique est la seule partie intéressante de cette émission affligeante. Malheureusement, il est dommage que monsieur Bohler ne pousse pas la logique jusqu'à l'analyse des types sociologiques des auteurs de ces "études". Sans doute des hommes, d'un certain âge, d'une certaine assise financière et d'un niveau socio-culturel élevé. Donc dépositaires de toutes les images des rapports homme-femme véhiculées par la société actuelle occidentale.
Pour quiquonque un tant soi peu observateur, le rapport taille-hanche mis au même niveau que le nombre d'or, est d'une absurdité sans nom car selon les théories évolutionnistes et de sélection des partenaires sexuels sur des centaines de milliers d'années, toutes les femmes devraient être des bombes sexuelles et ce n'est malheureusement pas le cas.
Deuxièmement, le rapport entre orgasmes féminins et compte en banque masculin réussi à être encore plus ridicule que le premier postulat. Si tel était le cas pourquoi toutes ces femmes, comblées sexuellement au pro-rata du portefeuille du monsieur, se tapent-t-elles le petit jardinier sans le sou mais plus jeune, vigoureux et attirant pendant que monsieur ramène l'argent à la maison?
Enfin bref, on trouve ce que l'on cherche et ces études ne dérrogent pas à la règle. Ce qui est totalement scandaleux en revanche, c'est que des fonds soient disponibles afin de valider "scientifiquement" des poncifs éculés!
Mouif, M. Bohler raconte un peu n'importe quoi.
Les études qu'il cite mettent en évidence des phénomènes sociaux, mais ne démontrent en rien que ces phénomènes ont une source "biologique"... Le problème de ces études, c'est qu'elles sont biaisées : elles partent du postulat évolutionniste (nous fonctionnons comme ceci ou cela parce que notre comportement est issu d'une sélection naturelle) et ne veulent pas intégrer à leur réflexion les apports tout simples des sciences humaines, trop molles peut-être.
En passant, c'est chouette de mettre des liens, mais ils n'aboutissent qu'aux "abstracts" et on n'a pas accès à l'intégralité des articles (les pdf sont inouvrables, en tout cas chez moi). Ce n'est pas votre faute, mais c'est assez inutile en l'état. Par ailleurs, je ne trouve pas de lien vers la démonstration du pouvoir du rapport 0,7.
Sinon, je n'ai pas envie de me perdre en vaines démonstrations (je l'ai déjà fait sur un autre sujet ici) ; le plus gros biais méthodologique de ces études est qu'elles confondent corrélation et causalité, mais on ne va pas pinailler pour si peu.
Voici deux liens intéressants : clic ! et clic !. Je conseille par ailleurs les bouquins très clairs de Catherine Vidal sur les rapports entre sexe, genre et cerveau. Il y a une littérature immense sur ce sujet, en anglais notamment, qui va dans un sens totalement contraire au leitmotiv de M. Bohler qui voudrait que le fonctionnement chimique et neurologique du cerveau soit une explication plutôt qu'un miroir actif de nos comportements.
pas encore vue, l'émission, mais les discussions sur le forum m'ont fait en autre penser à cette rencontre là /////////////
J'aime de plus en plus l'humour à froid de Sébastien Bohler. Faire aussi bien semblant d'asséner des "vérités" scientifiques, avec un tel aplomb, c'est fort !
C'est en tout cas une excellente façon de remettre les neuro-sciences à leur place.
Et les parasites qui tournaient autour de Bettencourt, c'était pour son rapport taille / hanches?

(Et pour les histoires de fantasmes et autres bouleversements au moment de l'ovulation, y a un truc tout nouveau qui bloque l'ovulation justement, et que la belle mannequin connaît p-ê, la pilule.)
(mal placé)
Ma foi...

Que penser de cette chronique... Un coup d’œil sur les mécanismes amoureux par le prisme de la biologie... "Ces deux là sont une caricature de ce que la biologie peut nous apprendre de l'amour" (Bohler).
Bohler, à raison. "L'amour" se trouve dans nos cellules. Des réactions chimiques. La femme cherche la sécurité, l'homme les formes généreuses... C'est au fond une vérité anthropologique, un "vestige" de notre animalité... Après, le coup des "enquêtes psychologique" sur "les stratégies amoureuses très fréquentes" chez la femme qui consiste à se trouver un gros musclé d'un coté, et un richard de l'autre.... C'est Hollywood ou koi? La démonstration de Bohler nous présente une image type feux de l'amour des rapports amoureux. Il doit bien être possible de présenter la logique d'une relation entre un homme et une femme... Cependant, j'imagine que cela prendrait plus que 3 min.
Mais comme Bohler fait une chronique, il réduit. J'ai vraiment cru qu'il avait pensé nous faire une chronique second degrès, genre grosse marade :regardez, s'il l'on prend trois enquêtes scientifiques, les trucs marrants qu'on peut raconter!!!

Et puis vient la conclusion...
"Mais à la limite, je me suis rendu compte(*) que ces études étaient matérialistes et réductionnistes. Il faut garder à l'esprit(*) que ça n'enferme pas la réalité du rapport amoureux entre les individus. Ce sont des statistiques ("ouf" de DS). Voilà, et parfois, je me suis dit quand même, faudrait pas croire non plus(**) qu'ils s'aiment pas, je me suis dit quand même, il est peut être complètement amoureux d'elle, et vice versa... voilà, il y a les deux versants..(**)."

*Damned, Le bougre se prend au sérieux...
** Deux versants??? comment ça, l'un ne fait pas partie de l'autre???

Si ceci est sa conclusion, la mienne est accablante... Cette chronique est moisie. Bohler ne parvient à nous démontrer qu'une chose en trois minutes : Il n'a strictement rien compris à son sujet d'étude... Et présenter ça sérieusement devant des caméra... Ça en dit long sur le narcissisme du personnage... Pour ne pas dire plus...
En tant qu'abonné, si je ne prétend en aucun cas lier mon abonnement (éternel) à @si au départ de M Bohler, j'aimerais vraiment qu'on m'explique l’intérêt de cette chronique (si elle n'est pas humoristique), qui vaille que l'on alloue pas par exemple ces crédits à Anne-Sophie
Même ressenti que vous. Je me suis dit: iménerve, iménerve, après je me suis dit calmtoi, idéconne, et après je me suis dit idéconnpatankça, iménerve.

C'est comme cette ultime débilité, récente: racontée par les Nouvellesnews sur le fait que les femmes (enfin 160 femmes) sont moins aptes à gérer plusieurs taches quand elles ovulent. Elles font aussi tourner la mayonnaise, c'est bien connu, et sont plus soupe-au-lait, d'ailleurs c'est bizarre mais en écrivant ça je sens monter une pulsion agressive, faut absolument que je vérifie où j'en suis de mon cycle.

BREF.

Que nos comportements soient guidés par une conjonction complexe de facteurs dans lesquels entrent beaucoup de choses culturellement et socialement construites et peut-être un peu de vestiges de notre animalité, comme vous dites justement, Gondalah, ne devrait quand même plus donner lieu à des discussions sans fin de nos jours, si ?
Et que l'espèce humaine se caractérise au moins autant par sa capacité à s'arracher aux déterminants naturels de son animalité, que par ces déterminants naturels, ne me semble pas être la nouveauté de la semaine.

Alors pourquoi, M. Bohler, pourquoi, ne nous présentez-vous pas toutes ces études de psychologie sociale (mes fesses) sous un angle un peu plus critique ?!?
Ca fait des semaines que je me pose cette question, en fait.
Bohler ne plaisante pas, il semble (voir la citation plus bas dans ce commentaire).
Et concernant la critique émise à intervalles plus ou moins régulier par arrêtsurimages sur des experts/journalistes que l'on retrouve à peu près partout, il semble être, selon ce blog, un bel exemple:

[quote=allodoxia]Tout de suite après avoir soutenu sa thèse en neurobiologie moléculaire dirigée par Jean-Pierre Changeux (en 2001, sur les récepteurs neuronaux impliqués dans la dépendance à la nicotine), Sébastien Bohler est devenu un professionnel de la vulgarisation scientifique. Il fait notamment office de rédacteur en chef du magazine Cerveau & Psycho, haut lieu de vulgarisation de théories psycho-évolutionnistes et plus ou moins fantaisistes notamment sur les différences entre hommes et femmes depuis sa création en 2003. Il est également chroniqueur pour Arrêt sur images (sur France 5 de 2004 à 2007, aujourd’hui sur le net), pour La tête au carré sur France Inter, et depuis 2012 pour 28 minutes sur Arte.
Il est positionné comme expert en neurobiologie du sexe et de l’amour depuis la publication de La chimie de nos émotions aux éditions Aubanel en 2007, cité comme source de référence dans le magazine Sciences Humaines (en 2010 dans son dossier consacré aux secrets de la séduction), relayé à sa sortie via des invitations sur les plateaux d’Allô, docteur (France 5), de La tête au carré (France Inter), etc. Dans la suite intitulée Sexe & cerveau qu’il a publiée en 2009 chez le même éditeur, on peut par exemple lire, sur le sujet évoqué ici, une théorie évolutionniste originale brodant sur le thème des femmes biologiquement disposées à ne pas être attirées sexuellement par n’importe quel homme : « La crise du sperme :

Les primates stagnaient dans ce monde de promiscuité livré à la compétition du sperme, cherchant à innover par des pénis plus longs et mieux profilés, mais cela restait insuffisant pour inventer l’intelligence, le langage et la beauté. [...] Souvenons-nous des temps anciens et de ces guenons dont le sexe était un livre ouvert ; de ces organes génitaux qui gonflaient et rougissaient au moment de l’ovulation, indiquant aux mâles que c’était le temps de se jeter à l’assaut de la femelle, les uns après les autres. […] Mais souvenons-nous que la femme, depuis la crise du sperme, prend garde à bien choisir son conjoint. Dans ce nouveau contexte, elle orientera son choix vers le plus intelligent. C’est un changement radical par rapport aux âges de la compétition du sperme : en ce temps là, la femelle était dans l’impossibilité de choisir un mâle pour l’une de ses qualités. Elle se contentait de recueillir le sperme de plusieurs mâles, et d’attendre que le sperme le plus abondant la fertilise. Mais la nouvelle Eve, en repoussant les avances d’une majorité de mâles, jette son dévolu sur celui qui lui semble doué des meilleures capacités (intelligence, beauté). On peut véritablement parler de sélection sexuelle de l’intelligence, une innovation inestimable au regard de l’évolution, qui va permettre l’explosion des capacités cognitives de l’être humain. » (p. 14 et p. 26-27).
Quelque part, il faut choisir entre neuro-sciences et religion.
j'aimerais vraiment qu'on m'explique l’intérêt de cette chronique (si elle n'est pas humoristique), qui vaille que l'on alloue pas par exemple ces crédits à Anne-Sophie

C'est une occasion d'accéder aux études sur les mœurs humaines "vues sous un microscope qui révèle l'infiniment invisible à l'œil nu", en les confrontant à nos images médias, de manière plaisante.
Ça remet en cause forcément autant les images médias que les études neurologiques, puisqu'on reçoit les deux en les frottant à notre vécu. Ne boudons pas ces évocations, ne rien pouvoir en conclure de définitif est leur mérite. Qu'elles ne considèrent qu'une composante est leur clarté. L'angle il est petit, elle est grande, qui me saute aux yeux n'aurait aboutit qu'à une platitude psychologique qui nous fait trouver dans le partenaire ce qui nous manque. On serait bien avancé.
Ne vous inquiétez pas, je ne fait que provoquer... Sur le fond, je ne conteste pas vraiment les infos qu'apportent Bohler.
Je me demande seulement pourquoi il commence par analyser des faits précis qui font partie des mécanismes "amoureux", pour finir par les en exclure en faisant de l'amour quelque chose de mystique et mystérieux... C'est simplement que c'est un raisonnement nullissime...
Est-ce que le coef 0,7 s'applique aussi aux couples du même sexe ? Et aux couples stériles à leur insu ?
En étant amoureux ça arrive qu'un homme fasse abstraction du 0,7 et qu'on lui refile du 1,618 033 988 7 ou du 3,14159265. Si il dort tant pis.

Là disons que lui fait abstraction de certaines choses et elle fait abstraction d'autres choses. Pas les même que nous, qui sommes moches et pauvres, mais ça revient au même, ils font des concessions comme nous à leurs idéaux.

Que des gens soient obnubilés par le 0,7 et l'assurance du confort matériel, au moment de l'éveil du désir, c'est possible (surtout des désirs qui font un flop et sont des rêves inatteignables à la limite du fantasme..). Qu'ils l'affirment (les gens) sur un questionnaire, que ça ressorte sur image cérébrale, oui. Mais je connais pas mal de jeunes femmes 0,7 qui se désespèrent, et des jeunes hommes bon revenus qui font fuir la gente féminine. La formation des couples est un mystère.

Ce couple Lagardère est mal assorti. Si ils étaient heureux, ils ne s'apercevraient pas des soupçons qui pèsent sur eux et ne s'en justifieraient pas. Ils se cacheraient et en les entre-apercevant par inadvertance, ils nous feraient envie.

Et comment dire "les lois biologiques" alors que pour certains la femme séduisante devait avoir un ventre rebondi (coussin sous la robe) et non pas avoir une taille de guêpe? Quels que soient les canons, on veut les faire rentrer dans le thème "promesse de maternité", survie de l'espèce et tout le tintouin, mais faut admettre qu'on est un peu dénaturés nous les humains. La pulsion "biologique" vient de plus loin, de bien plus loin qu'un simple visuel codé.
chronique magistrale :)
Ah! Tout le monde sait bien que le chef de l'Etat aime Valérie Trieweiler pour son pouvoir, et qu'elle l'aime pour son sex-appeal…
Je ne sais pas si c'est l'âge (absence d'ovulation) mais je trouve cette chronique particulièrement insipide (une fois n'est pas coutume). :)
Parmis les diverses études de divers continents (mazette!)
manque au moins la référence aux études du célèbre spécialiste de la séduction David B(osc ?) (cité à 3'14").
Désolé Monsieur Bohler, mais un rapport taille-hanches de 0.7 ne fera pas systématiquement apparaître une petite lumière dans mon cortex orbito-frontal.
Si ce rapport idéal se trouve être, par exemple et par hasard, celui de Laurence Parisot, je suis convaincu que cette partie de mon cerveau programmera l'extinction des feux.
Et ne parlons même pas de mon striatum ventral qui lui, demeurera obstinément en position off.
Grrr... Pouvez vous associer à M. Bolher un-e sociologue ou anthropologue, histoire qu'il y ait un peu débat sur le type de recherches avec lesquels il nous administre la vérité 'scientifique'?
Merci d'avance
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