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Commentaires

BHL dans Match, L'Express et le Point. Mais que fait L'Obs ?

Deux chefs d'oeuvre, deux ! BHL publie deux livres le même jour : un "pavé" et un "petit galet" dixit l'Express. Devant cette actualité incontournable, tous les hebdos se devaient de faire un papier. Mais comme le pavé, Pièces d'identité, pèse 1300 pages, et que le petit galet de 150 pages parle de philosophie, les hebdos ont fait preuve de multiples ruses pour rendre ce contenu digeste pour les non initiés. Une interview politic-égo-combative dans l'Express, un portrait-photo dans Match et un portrait-littéraire sous-traité à Christine Angot dans Le Point. Exercice de style.

Derniers commentaires

Un peu audacieux de la part d’un penseur qui ne peut, somme toute, revendiquer à son actif qu’un brelan de concepts pour news magazines comme le « fascislamisme »? Même pas peur.



et le fanachisme alors?
http://tv.lepost.fr/2010/02/09/1931141_bhl-cite-un-philosophe-qui-n-existe-pas-mea-culpa-un-peu-laborieux.html
Difficile de ne pas lui trouver du talent dans le culot.
Evident qu'il aime la lumière et sait en jouer, pourquoi les plateaux télés se passeraient-ils d'un si bon client ?
(Hi hi, je vais finir par devenir une pro de BHL...)
Ceci dit, je concois que BHL n'a qu'une seule alternative de defense : celle de celui qui prend bine la plaisanterie

Par contre, je trouve tout de meme sa defense tres etonnante, car ne voulant absolument pas admettre une erreur, il dit en gros "De toute maniere ca ne change rien au fond du discours." Or d'apres ce que jai compris, dans ce passage il veut prouver que Kanten tant que personne, essentiellement dans sa vie sexuelle etait en contradiction avec sa pensee. Or si la reference est totalement inventee, cette contradiction ne tient plus la route.

non ?

Mais bon, moi j'suis pas normalien....
"Le choix de la date ne tombe pas trop mal"

Est-elle volontaire cette contrepèterie?
Une nouvelle pièce toute fraiche au dossier : BHL en flagrant délire. BHL dans son nouvel opuscule philosophique auto-justificateur cite largement un auteur anti-kantien qui n'existe pas, fruit de l'imagination d'un pasticheur du Canard. Une simple recherche Google aurait suffit pour s'apercevoir de la supercherie...

(Aude Lancelin qui est plus habituée au panégyrique conformiste, se relâche grave !)
Bon.
Peut-être avez-vous raison.
A ceci près qu'il faut être vachement au point sur l'ensemble de la production de Bernard Henri Levy pour être capable de le démonter de manière aussi pugnace.
Ayant aimé à l'époque "le diable en tête" et plus tard son "Sartre" (et n'étant pas prête à renier ces moments-là comme je l'ai déjà précisé), j'ai du mal à croire qu'il n'y ait rien à sauver dans sa littérature.
Il me semble que si les critiques étaient moins systématiquement à charge, elles gagneraient en crédibilité.
Sous l'angle statistique qui converge (fatalement) avec le point de vue historique dans une société structurée par un modèle quantitatif, la volonté d'établir si BHL serait ou non, un auteur considérable n'est pas forcément pertinente. Que son omniprésence médiatique apparente mérite d'être questionnée demeure : cependant tout dépendra du cadre de l'analyse. Il pourrait être statistico-économétrique.

Comme Sully Prudhomme (poète et clerc de notaire) ou Pierre Loti (romancier et officier de marine), BHL (normalien et capitaine d'industrie) pratique la langue avec cette assurance partagée par ceux qui l'ont étudié pour ce qu'elle est : un instrument susceptible d'assurer, d'abord, le manger. Un agrégé de philosophie est professeur avant d'être philosophe. Pour exemple, un autre instrumentiste : un plombier qualifié, réalise rapidement de magnifiques soudures qui seront solides et lui vaudront gratifications et primes. La soudure étant à la tuyauterie ce que le silence est au texte ou la méditation à l'amour de la sagesse. Pour autant que l'on salue la qualité de ce travail, en ce qu'il satisfait aux bonnes pratiques de sa spécialité (sujet, verbe, complément et raretés adjuvantes, controuvées ou non), n'en demeure pas moins la question de savoir à quoi participe-t-il au juste ?

À la maintenance du système d'évacuation des eaux vannes d'un immeuble de rapport ou bien à la création du réseau fontainier du château de Versailles ? Les beautés ortho-syntaxiques (selon la rumeur), orthodoxes donc, produites en quantité par BHL, le rapproche d'une sociologie du travail héritée su XIXe siècle, à cent mille lieues de la fin du travail étudiée par Gorz. Le productivisme de bon goût de facture Bé-Hachel-Lienne concerne un échantillon assez réduit de la francophonie - largement chômeuse ou précaire, malheureusement - lequel échantillon recouvre à peu de chose près le lectorat des magazines cités dont il est l'aliment, le combustible et le client - et parfois l'actionnaire.

Il en exprime à la perfection les sous-jacents idéologiques comme Prudhomme ornant l'apesanteur bourgeoise du Parnasse symboliste ou Loti l'exotisme colonial imprégné de libertarisme sexuel au sein d'une société macho-répressive qui aurait expédié madame Chrysanthème à la Petite-Roquette. Cette forme de rétroaction culturelle (ordinairement observable dans le passé) présente l'inconvénient de provoquer une illusion qui engage à une critique excessive, ici et maintenant. Cet excès résulte, d'une part, de la surévaluation de l'importance numérique de l'audience réelle et, d'autre part, de l'exagération de la représentativité sociologique de l'échantillon.

Additionnons les chiffres de diffusion communiqués par les magazines en question ; pondérons-en la somme obtenue en le diminuant des recouvrements mécaniques (ordinaires dans la sphère professionnelle) - le surveil de la concurrence exige du milieu littéraire qu'il lise (épluche) tout, en double ou en triple exemplaires - et du nombre représentant le taux de lecture réelle de ces magazines par le public, c'est-à-dire le nombre de lecteurs qui franchiront la barrière du gros titre. Ainsi une meilleure idée de l'importance quantitative du phénomène émergera-t-elle.

Pour le reste, les fréquents passages à la télévision, notamment, n'ont aucun impact réel au delà de la poignée d'heures nécessaires et suffisantes pour déclencher et concrétiser l'acte d'achat du produit-livre en librairie ou sur le net. L'achat ne signifie nullement que l'objet-livre sera lu, et partant son idéologie assimilée car le spectateur-lecteur est convié à d'autres émissions pour y "découvrir" tous ces livres explicitement présentés comme indispensables à l'honnête homme qu'il est sommé de devenir. La fétichisation de l'objet livre ne fait plus guère débat à moins d'apprécier l'hypertrophie des truismes dont les pipoles sont les porte-voix désignés.

La prestation de BHL se réduit donc à gérer un problème dérivé de la liberté de la concurrence (pure et parfaite avec main invisible inside) entre les éditeurs en lice ce jour là et le sien ; un jeu où il excelle. Faire triompher ses intérêts et ceux de son éditeur : voilà ce à quoi, au fond, tout couple auteur-éditeur aspire. Critiquer un capitaine d'industrie sur la base de sa performance intrinsèque de vendeur n'est-ce pas exposer et exciter une plate jalousie ?

Enfin pour ce qui est de créer un moment de télévision, l'affaire s'avère autrement plus difficile que le simple fait d'y paraître. Il n'est pas anodin que les archives télévisuelles considérées comme représentatives d'une forme de mémoire collective en la matière comptent un nombre réduit de figures : le brûlage du billet de banque par Gainsbourg, la désertion tonitruante de Clavel (rejouée un ton en dessous par Peillon avec force emberlificottements post-opératoires)... définitivement l'art télévisuel réclame des qualités et une authenticité qui n'appartiennent pas de droit divan (lapsus péri-lacanien) aux forts-en-thème.

Définitivement, si l'accumulation des productions de BHL parait peu signifiante au plan de l'histoire des idées (selon les analyses portées par Aron et Vidal-Naquet inter pares), parce que la plupart d'entre-elles ont été mieux exprimées avec plus de concision et de précocité par d'autres, leur production participe au bon fonctionnement de l'édition en langue française dans le cadre réglementaire actuel. Critiquer l'auteur parce qu'il décline le discours normatif moyen en le spécifiant à l'aide de sélecteurs sémantiques en relation avec ses déterminants personnels revient à se tromper de dispositif critique.

Ainsi l'égarement français, que l'anti-Bé-Hachel-Lisme un peu trop systématique résume et caricature, se donne-t-il carrière au détriment de ce qui faisait la force de sa culture originale (comme un haut fonctionnaire parlerait de son corps d'origine) : la solidité (c'est-à-dire : la congruïté scientifique) de son criticisme. L'oublier c'est risquer de se livrer au dénigrement.

À pas feutrés, d'autres instrumentistes s'approprient les sièges encore tièdes de l'orchestre disparu pour entonner l'air de la calomnie...

P.S. Sans doute pour les "amateurs" d'autodafés, un autre mécanisme mental vaut-il mais celui-ci (me) dégoûte.
«Barbès Vertigo» (extrait)

«Je me fixais impitoyablement dans le miroir piqueté de taches brunes. Sous l'éclairage blafard du néon, mon visage retrouvait peu à peu ses traits fins et réguliers. Réconfortante vision. Roborative Même. Et plus que roborative, rassérénante. Signal d'un soulagement pour ainsi dire renforcé et revigoré. Je savais pourtant que la barbarie pouvait, elle aussi, avoir ce beau visage, humain, grave, aux longs cheveux bruns, aux sourcils bien dessinés, au regard impliqué et volontaire, au crâne intelligent. Je bus un peu d'eau à même le robinet. «Abreuvez l'homme, vous irriguerez sa pensée. Donnez-lui des pneus, il fera de la vodka», m'a dit un jour Soljenitsyne. DHL

Pour ceux qui veulent continuer la lecture de ce témoignage passionnant... c'est là... ou ici
Rarement entendu, lut et observe un tel intérêt médiatique pour la sortie de livres d'un intellectuel. Une telle influence auprès d’un pays est quasiment unique. Son judaïsme qu'il porte aussi héroïquement qu’un chevalier porterait sa lance et son bouclier , en fait aussi un message celui du « Tikkun Olam. » Son œuvre qui est aussi appuyé pas son engagement pour les causes importantes de notre siècle me rappel historiquement, ces histoires de grand rabbin qui confronte les puissants de ce monde pour leur inspirer la justice et le droit. Il est une projection ancestrale de cette force qui a jalonne notre histoire depuis des siècles pour être aujourd’hui le témoin incontournable de notre histoire passe et présente.
Tiens Tiens, Sébastien Rochat.
J'ai eu plaisir à vous lire, c'est toujours agréable, réconfortant, de marcher dans les pas de celui qui a vaillamment traversé en pionnier les contrées marécageuses ; ces discours atrocement pompeux et inconscient de leur narcissisme obscène, qui s'appuient et se gonflent au contact du ton vraiment insupportable qu'a le journalisme servile lorsqu'il cherche à faire genre on va dans les profondeurs du texte (tout le monde ne sait pas aller d@ns le texte, justement...).
Pour rester dans la même métaphore, je dirais que ce midi, grâce à vous, comme naguère avec les commentaires de Judith Bernard sur le même genre de torchons, je me sens moins embourbée dans mon pessimisme lorsque je vous entend demander si on est pas un peu en train de se foutre de nous, à nous fourguer du BHL-Jésus qui marche sur l'eau, et qui de son aura en or massif, auréole de vertu les morceaux de la toile qui parlent de lui au milieu des poubelles.

Et donc pour ça, merci.
Et il marche sur l'eau ?

merci, merci pour ce rire !
Ne surtout pas oublier, en cet instant éditorial crucial, que BHL est à la philosophie ce qu'Eparcyl est aux fosses septiques !

Mais qu'il soit cependant ici remercié d'avoir assez prouvé et depuis suffisamment longtemps le vide sidéral de sa pensée pour qu'il soit possible de compisser ses nouvelles déjections (la petite et la grosse) sans aucun risque d'erreur et sans craindre d'être démenti par une seule phrase pertinente issue des papiers qui, souillés par l'encre qu'il fit répandre dessus, est - hélas - devenu impropre à sa fonction hygiénique autrement plus nécessaire à l'humanité !

En fin de compte la seule utilité de Bernard H. L'Hermite est de servir de piste d'atterrissage aux pâtisserie crémeuse de Noël Godin.

Et son rôle dans l'existence c'est "comique involontaire", noble fonction qui lui évite d'aller tirer la sonnette du pôle emploi et d'y tendre la main comme un mendigot (associé au fait que son papa a eu le bon goût de lui laisser des masses de pognon qu'il n'aurait pas su gagner avec sa culture de navets... Détail qui lui a aussi permis de s'acheter une Barbie grandeur nature - croisée avec une poupée gonflable assez dégonflée quoique sévèrement gonflante - et de financer les opérations et injections hebdomadaires d'icelle)

Ici Saïgon, le JT quotidien, les photos et les vidéos

***
Mince !
Où a disparu la très très longue intervention de l'asinaute dont j'ai hélas oublié le pseudo (en 3 syllabes, consonance vaguement slave si je me rappelle bien), qui m'accusait avec suffisance d'appartenir à la classe moyenne, de quête de supplément d'âme au rabais, et qui décrivait la production de BHL de telle manière qu'il me semblait entendre parler de Paolo Coelho ou Marc Levy ?
Certains d'entre nous ont-ils le pouvoir de faire disparaître des files de discussion ?
Joliment écrit.
Euh....je parle de l'article.
Je ne suis pas pour le Cessez-les-Tartes comme je le disais hier

Après Moix, Monsieur Dombasle, et l'effroyable Angot... C'est l'enfer, et pas celui de Dante !

En plus Monsieur Dombasle fait semblant de connaître Sainte-Beuve (l'homme qui expliquait l'oeuvre par l'homme et sa vie) et aussi Proust qui démontre en détail que Sainte-Beuve était un parfait crétin en supposant qu'une oeuvre s'explique ainsi.

C'est naturellement Proust qui a raison, d'ailleurs Proust est un immense écrivain tandis que Sainte-Beuve est un écrivaillon rance et aigri (parfait modèle pour Monsieur Dombasle, donc...)

Je vois avec tristesse que le niveau de la littérature (celle dont on parle du moins) a rejoint celui des égouts et des fosses septiques...

... Ce qui n'est pas une bonne nouvelle !

Ah ! La prose Angotienne (Angrotesque ?), il y a de quoi se flanquer par la fenêtre !

Ici Saïgon, le JT quotidien, les photos et les vidéos

***
"Et là, vous vous dîtes..." (première ligne du dernier paragraphe)
Je me dis qu'à @si, tous rédacteurs confondus, on a une étrange attirance pour l'accent circonflexe. BHL pourrait faire un pavé là-dessus.
Si vous désirez connaître la boutade de Bourdieu sur Bernard Henri Lévy, voyez l’extrait (à la quatrième minute).
[quote=Bernard Henri Lévy déclare à propos de son site:]J'aime bien Internet. Ce site que consacre à mon travail, depuis dix ans, ce professeur de Hofstra University, Liliane Lazar, est une bibliothèque virtuelle. L'exact contraire de la poubelle, ou de la machine à décerveler, qu'on nous décrit".

Or je suis allé faire un petit tour sur le site en question... Plusieurs billets sont sans commentaires (ce qui laisse augurer d'une faible fréquentation de cette "bibliothèque virtuelle", ahlala, comme les grands génies sont incompris de nos jours), mais le premier post avec commentaires m'a tout l'air d'avoir été assailli par les Fatals Flatteurs...

PS: pour mémoire, je signale un de mes récents posts sur ce forum où je rendais compte d'un autre éloge de Béhachelle dans une revue dont, suprême hasard, il est le glorieux directeur.
Pour en finir par mon immodeste évaluation de ce sinistre personnage, comment ne pas voir tout de même que sa chemise de minet germanopratin cache très mal l'opportunisme foncier des pensées assez lourdement virevoltantes du personnage ? Il est vrai que Bhl qui cabotine et qui ment c'est dans la nature des choses; il n'y a pas de quoi à s'énerver.

Le souci principal en fait, c'est la propension des médias de masse à porter aux nues des modèle de "ready-thought", et de faire passer du prêt-à-penser paresseux pour de la grande philosophie (qui est plus que jamais reléguée aux marges académiques ou/et médiatiques).
Ben moi, je trouve exaspérant ce consensus pseudo intello branchouille anti-BHL.
J'ai aimé tout ce que j'en ai lu - je lui trouve une plume remarquable - et sur tous les plateaux télés sur lesquels je l'ai vu, jamais je ne l'ai senti en difficulté : une incroyable maîtrise, un esprit de répartie sans reproche, le sens du match de boxe grande classe (quelqu'un l'aurait-il déjà surpris occupé à taper sous la ceinture ?).
Je me souviens d'un "arrêt sur image" spécial BHL... Qu'en avait donc pensé Daniel Schneiderman ?
Exaspérant aussi l'accusation prévisible des "vrais-intellos-pas-dupes-eux" d'être bêtement séduit(e)s pas sa chemise blanche savamment déboutonnée...
J'ai de la reconnaissance pour les cabotins, moi... Ils font leur job avec politesse.
oui
lors de la spéciale Radio France sur le mur de Berlin
il agresse Hans Modrow avec l'aide de Bernard Guetta
cela s'apparente à ce qu'a fait X. Bertrand au journaliste du Courrier Picard
J'ai écouté avec application l'intégralité de l'extrait proposé (merci, au passage...), et je vous trouve un peu sévère !
Je ne suis pas française, je me fiche a priori du Courrier Picard... N'empêche, j'ai vu l'échange auquel vous faites allusion, et je ne vois vraiment rien de commun entre un politicien arrogant, plein de morgue et piétinant un pauvre journaliste ne disposant de toute évidence pas des armes pour se défendre et le face à face d'une autre tenue entre BHL et son interlocuteur... Je trouve le mot "agression" très exagéré : il parle net, de face, je le trouve même plutôt courageux sans inutile exaltation. N'est-il d'ailleurs pas un peu boosté par Nicolas Demorand ? J'ai eu l'impression qu'ils complotent son intervention...
D'une manière beaucoup plus générale, je comprends difficilement les débordements provoqués par les interventions de Bernard Henri Levy... Je maintiens qu'il écrit bien, qu'il s'exprime de manière efficace, souvent convaincante et qu'il a de l'esprit. Ceci revient-il à le proclamer "plus grand penseur de tous les temps"?
De loin (et de l'extérieur), je n'ai pas du tout la sensation, contrairement à Noël, que BHL est porté aux nues par les medias de masse!
Quant au "prêt-à-penser paresseux," pourquoi donc des "philosophes" comme A.Comte-Sponville ont-ils l'air si fréquentables alors qu'il(s) recycle(nt) sans cesse la même idée ?
Je choisis BHL pour ses qualités littéraires et son brio, mais il ne me viendrait pas non plus à l'idée de le statufier dans le costume du génie...
Dingue ce que type énerve les Français... Comme s'il fallait nécessairement être dans un camp contre un autre...
Pompastel, grattez donc le vernis de marshmallow qui embue vos lunettes roses...
Ne mettez pas les Français dans le même sabot que BHL (ou Yann Moix)...
Bonjour Clomani, j'observe que jamais jamais je n'ai croisé quelqu'un, nulle part (soirées "mondaines", conférences, salles de profs ... bref, les endroits dans lesquels on rencontre des personnes au minimum, disons... aimant les idées) quelqu'un donc qui trouverait des qualités à BHL.
Cette unanimité - et sa virulence - me posent questions.
J'en déduis que ce consensus anti-BHL est présentée comme la garantie d'une lucidité auto-proclamée de la part des intellos. (des vrais, eux!).
Mais je m'explique mal que chacun se vive comme le sauveur, "l'offreur de lunettes décapantes" à ces pauvres manipulés par le séducteur à la chemise blanche, alors qu'ils disent tous la même chose, et avec quelle violence !
Je voudrais aussi des statistiques sur le pourcentage de ceux qui ont vraiment lu ce qu'il écrit, tant j'ai l'impression tenace que ne surtout pas lui reconnaître des qualités est un sport intello-mécanique.
Ah, le déshonneur, l'affreux soupçon d'être un benêt manipulé par un faiseur !
Vous devriez lire le livre dont on parle dans cet article mis en lien.
De plus, j'ai croisé deux fois dans ma vie M'sieur BHL (c'était il y a très longtemps, aux tout débuts d'SOS Racisme dont il était un des parrains). A l'époque il était moins décrié que maintenant parce qu'il avait commis moins d'ouvrages... eh bien sa suffisance sautait aux yeux de la pauvre petite chose que j'étais face à lui lors de la 1ère conférence que nous avons eue à laquelle il participait. Lors du lancement de l'événement, où je l'ai recroisé... il voletait d'un media à l'autre, et nous a tenus, nous la petite troupe laborieuse, dans un profond mépris ! Nous n'existions pas. Pourtant, le boulot de recherche, c'est nous qui l'avions fait.
Vous devriez lire le livre dont on parle
Justement, je ne vois pas qu'on parle de livre.
Tout juste d'un "personnage". Et de haine fort peu rationnelle.
Judith relèverait-elle le défi d'explorer l'univers littéraire de Bernard Henri Levy ?
Vraiment curieuse d'observer les conséquences qu'aurait sur les habitués - prévisibles ? - un tel culot.
Judith, si vous passez par là...
Ca, çà aurait de la gueule !!!
Mais on l'a lu justement et que de temps perdu. J'ai eu le malheur d'avoir un beau père abonné au Point et pendant de nombreuses années, je me suis coltiné la prose amphigourique et auto-centrée de Bernard Henri.

Voici une petite explication de texte de feu la Vipère littéraire qui mentionne d'ailleurs un autre écrivaillon à la mode sur ASI en ce moment : BHL aime Haenel et Meyronnis
[quote=Judith relèverait-elle le défi d'explorer l'univers littéraire de Bernard Henri Levy ?]

nooooooonnnnnn!

Bonjour Clomani, j'observe que jamais jamais je n'ai croisé quelqu'un, nulle part (soirées "mondaines", conférences, salles de profs ... bref, les endroits dans lesquels on rencontre des personnes au minimum, disons... aimant les idées) quelqu'un donc qui trouverait des qualités à BHL.

Cette unanimité - et sa virulence - me posent questions.

J'en déduis que ce consensus anti-BHL est présentée comme la garantie d'une lucidité auto-proclamée de la part des intellos. (des vrais, eux!).

.../...

Ah, le déshonneur, l'affreux soupçon d'être un benêt manipulé par un faiseur !


Allons, allons, faut être raisonnable. Les critiques contre BHL, si nombreuses soient-elles, ne rencontreront jamais l'écho que les écrits de BHL, qui est un homme de pouvoir, peuvent avoir dans les principaux médias. Il peut éditorialiser à tort et à travers dans tous les médias dominants. Il fait même partie des CA de certains d'entre eux.
Par ailleurs, puisque vous mettez en doute ces critiques, dont l'unanimité vous interpelle, pourquoi ne pas aller à la source et jeter un œil vers le lien que j'ai donné par ailleurs et qui renvoie à des tas d'articles sur le personnage.
Vous pouvez conclure, bien sûr, que "c'est tous des gauchistes, des jaloux, des envieux", il vous faudra quand même passer, puisque ces articles sont sourcés, documentés, par l'étape : "c'est vrai ou c'est pas vrai tout ce qui est écrit ? Est-ce que BHL a vraiment écrit ces âneries relevées par les critiques ou pas ?"
@Noël et Dominique Godin : je vais explorer tout çà dès que j'aurai la possibilité de me tenir un peu à une lecture continue.
N'étant personnellement pas particulièrement passionnée par Bernard Henri Levy, je me rappelle avoir aimé "le diable en tête" (j'étais très jeune, mais c'est un bon souvenir que je ne renie pas), avoir aimé son "Sartre" (j'étais moins jeune, mais je ne le renie pas non plus), et avoir apprécié plic ploc quelques-unes de ses interventions quand elles croisaient ma route. (dont un face à face de 50 minutes avec Edmond Blattchen dans le 1° numéro de "Noms de Dieux", émission belge d'excellente qualité dont certains parmi vous ont peut-être capté une rediffusion sur TV5???)
Je ne suis pas du tout une spécialiste de BHL, mais je suis toujours incroyablement surprise par la virulence dont il est l'objet, et qui me semble, vu de ma planète, assez mécanisée.
Quand même du mal à croire qu'il n'y ait rien à sauver dans sa production littéraire, même si je perçois fort bien ce que le personnage présente d'agaçant. (Sauf que moi, je suis plutôt bon public et, comme je l'ai déjà signalé, les numéros de cabotins, çà m'amuse assez quand c'est assumé et bien joué).
La question est peut-être de savoir si la statue est ou non habitée.

Ben moi, je trouve exaspérant ce consensus pseudo intello branchouille anti-BHL.

J'ai aimé tout ce que j'en ai lu - je lui trouve une plume remarquable - et sur tous les plateaux télés sur lesquels je l'ai vu, jamais je ne l'ai senti en difficulté : une incroyable maîtrise, un esprit de répartie sans reproche, le sens du match de boxe grande classe (quelqu'un l'aurait-il déjà surpris occupé à taper sous la ceinture ?).


Quand il dit que Bourdieu, Derrida, Loïc Wacquant, Balibar sont inspirés par le penseur nazi Carl Schmitt, c'est quoi ?

Si vous ne savez pas de quoi est capable ce cornichon majuscule, c'est pas un dossier mais toute une charrette que vous trouverez ici :
http://www.monde-diplomatique.fr/dossier/BHL
Bien vu, Dominique, et merci à Sébastien.
Je dirai même plus: c'est net et sans appel.
Et loin de moi l'idée d'enfoncer le clou...
J'ai bien ri à votre article pas très [s]catholique[/s] chrétien Sébastien, il faut bien le dire. On sent quelques légères pointes de sarcasme à l'endroit de notre fard de la pensée. Pas sûr qu'il apprécie encore internet à la lecture de ce qui va suivre dans les commentaires. Nous si. :o)

Vous auriez pu mettre à la fin de votre article la compil' vidéo des entartages qu'il a subis, dont Patrice Guyot nous donnait le lien cet après-midi même, que ça ne m'aurait même pas étonné dis-donc!

Et bravo aux lemmings Match-Le Point-L'Express.
Au secours, le cuistre revient !

Bon, allons tous de ce pas relire Pierre Vidal-Naquet, Cornelius Castoriadis, Pierre Bourdieu ou Guy Hocquenghem.
Ah pardon, ce qu'ils ont pu écrire "ce n'étaient pas des biographies, mais des enquêtes de mauvaise police, des procès abracadabrants."
D'ailleurs, j'y repense, on m'avait un jour offert "American Vertigo" (je me force toujours à lire les livres qu'on m'offre) et c'est vrai que la richesse inestimable de son style, la profondeur subtile de la pensée, la lucidité éclatante de son auteur ont bouleversé mon existence...

Au moins, grâce à cet article, je sais que je n'ouvrirai pas un supplément littéraire cette semaine.
Est-ce que quelqu'un, un jour, posera la question et tentera d'y répondre : pourquoi BHL ? Qu'est-ce qui rendit et rend BHL possible ? De quoi cette posibbilité de BHL est-elle le signe ? S'il n'y avait pas BHL, qu'y aurait-il ?

Alors ? Pourquoi ?
Gloup gloup ! Entartons les pompeux cornichons !
Aujourd'hui, sur son blog Veilleur de jour, Éric Azan énumère les manifestations béachéliennes.

"Vous ne le savez pas encore mais trés bientôt Bernard-HenryLevy va vous poursuivre dès que vous allumerez votre radio ou votre télé.
Il vous sautera à la figure quand vous ouvrirez votre quotidien ou votre magazine. Regardez sous votre lit avant de vous coucher…"


Au fait, Sherlock, c'est bien Éric Azan ?…
Comme j'ai la flemme de commenter , car BHL ne passera pas par moi, je mets ce lien.
http://passouline.blog.lemonde.fr/2010/02/04/bhl-les-cons-vous-saluent-bien/

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