39
Commentaires

avec des fleurs

Jasmin par ci, jasmin par là. Comment va tourner la "révolution du jasmin" ?

Derniers commentaires

Désolé, pas compris ce néologisme.
Merci de vos explications ?
"Et la petite fleur blanche qui s'épanouit en grand, c'est parlant, non ?"

Et j'espère que la Tunisie pourra s'épanouir tout autant et en plus ça sent très bon le Jasmin, d'ailleurs je sens déjà un petit air qui embaume l'espoir, celui de la démocratie. Le jasmin est la fleur emblématique de la Tunisie mais si le nom ne plaît pas trop aux tunisiens, ils peuvent toujours en changer car c'est leur révolution.

Mais s'il y a bien une chose que je me refuse à faire en ce moment c'est d'écouter les grincheux de tous poils, si nous on y croit pas comment voulez-vous que eux y croient. Je fais confiance au peuple Tunisien et en ce moment, il a plus besoin de soutien que de sombres prédictions.

Tiens, en parlant de fleurs avez-vous vu les manifestants fleurir le canon des armes de l'armée tunisienne?
Nous pourrions regarder sous nos fenêtres, il existe un Jasmin qui fleuris maintenant, un jasmin que l'on dit d'hiver.
Ce n'est pas une plante grimpante, bien que de nombreux paysagistes ce soit essayés à le maintenir contre les murs. Ce jasmin de couleur jaune est originaire de Chine, il ne s'installe pas naturellement, ce sont les Hommes qui l'installent, une question d'esthétique peut être.
A VOIR : wikipédia
Quele inculture, c'est stupéfiant !

On appelle la Tunisie le pays du jasmin, entre autres parce que le soir, lors de la passagiata tunisienne, par exemple sur l'avenue Bourguiba à Tunis, les hommes qui se promènent ou sont assis sur les bancs portent des jasmins à l'oreille. Soit un petit bouquet derrière l'oreille, soit une branchette accrochée en rond à l'oreille. Je crois qu'il y a une signification en fonction du fait que le coeur est pris ou à prendre, mais je ne sais plus dans quel cas c'est à droite, et dans quel cas à gauche. Et évidemment seulement à la saison du jasmin. cététranjmécécultureméhonsiabitu.
Je l'ai vu encore à Tunis, il y a une douzaine d'années.
Les autres fois, ce n'était pas la bonne saison.

Par ailleurs, c'est un pays où les gens aiment l'élégance et le détail qui tue, et le jasmin, c'en est le symbole.

Donc c'est normal d'appeler une révolution en Tunisie la révolution du jasmin.

Sans doute, en plus, par référence à la révolution des oeillets au Portugal, qui est très proche.

Et la petite fleur blanche qui s'épanouit en grand, c'est parlant, non ?
"23 ans durant, la presse française, par facilité, par habitude, par mimétisme, par proximité, l'a tout bêtement appelé président".

Dans Le Grand Journal honni de DS, l'antipathique Apathie, face à Hollande, notamment, a eu beau jeu d'exhiber des UNES de journaux (même du Figaro) et aussi des extraits d'émissions télévisées qui parlaient clairement du régime de Ben Ali comme d'un régime policier, à la presse bafouée et à la vie démocratique étouffée et cela depuis de nombreuses années. Il est donc inexact de laisser entendre que la presse française a fait preuve de totale cécité !

Mais comme l'avouait Ivan Levaï, dans sa revue de presse de samedi dernier, nous étions nombreux à, cependant, nous accommoder de cette situation pour profiter de l'accueil de ce pays... Faudrait-il d'ailleurs culpabiliser ?

Quant à la propagation de la révolution Tunisienne vers d'autres pays du Maghreb ou du Moyen-Orient, souvenons-nous que les prophéties sont difficiles, surtout quand elles portent sur l'avenir ! Sur la Tunisie, les prophètes a posteriori sont légions. Certes des opposants farouches annonçaient cette chute, mais cela tenait plus du voeu que de la prévision. La seule certitude qu'on puisse avoir est, que comme aucun des dirigeants n'est éternel, tôt ou tard les Moubarrack, Khadafi, Bouteflika, etc. disparaîtront... pour laisser la place à plus de démocratie ? c'est une autre paire de manches...



.
Entre la circonspection pour le médicament Alli et le rejet de Ben Ali, les médias ont la volte-face oublieuse et le transit efficace. Anthropia, humoriste.
(scusi, pas pu résister).

http://anthropia.blogg.org
Bien vu.

Les "aquiletouristes" n'ont pas de mémoire. Ils s'exclament à propos de la "première Révolution post coloniale du Monde Arabe", oubliant la "Révolution du Cèdre" au Liban. Une "Révolution" qui fit suite à l'assassinat de Rafik Hariri, abouti à chasser la coalition pro Syrienne au profit d'un rassemblement conduit par Saad Hariri, le fils Libano-Saoudien du défunt chef de gouvernement. Une dynastie est née. Une de plus. Le gouvernement de Saad Hariri vient de tomber et le Liban se retrouve avec un Premier Ministre sans majorité stable, contraint de dissoudre la chambre une fois de plus.
Et la révolution du Cèdre n'est qu'une de ces "Révolution de couleur" parmi d'autres.

La première d'entre elle, qui ne portait pas un nom de couleur ou de fleur, m'est un souvenir cuisant. C'est la "Révolution Otpor" en Serbie et qui a servi de modèle à toutes celles qui ont suivi : les roses de Georgie, les Oranges Ukrainiennes, les Tulipes Kirghizes, etc. Pratiquement tous les pays de l'ancien bloc soviétique ont eu la leur entre la fin des années 90 et le début des années 2000.

En 98, je suis étudiant. Les étudiants de Belgrade sont mobilisés pour chasser Milosevic, protester contre les élections truquées. Leur symbole : des sifflets. A l'université, en France, nous vendons ces sifflets par solidarité et on envoie les fonds de la collecte aux organisations étudiantes. La génération militante qui a précédé la mienne avait organisé un "train de la solidarité" pour la Pologne de Solidarnoc en 89. Nous, nous soutenons Otpor et on y crois à fond. Ils sont à la foi contre les bombardements de l'OTAN et contre Milosevic et sa clique.

Sauf que à l'usage, on se rend compte qu'ils ne sont représentatifs de rien. Qu'ils ont une fâcheuse tendance à être racistes et surtout, qu'ils sont téléguidés par la fondation Soros, et les partis politiques américain avec l'appui de la CIA. Et l'expérience est généralisable.

Pratiquement toutes ces révolutions de couleurs ou de fleurs sont montées en épingle par des activistes formés et stipendiés par les USA et aboutissent seulement à changer le groupe mafieux qui prend la direction du pays. La caricature, c'est la Georgie. Pratiquement toutes ces Révolutions de couleurs soulèvent un vent d'enthousiasme chez les éditorialistes qui accusent les chefs politiques français de molesse ou de complaisance, tout en oubliant leur absence de curiosité, leur propre complaisance. Et puis quand toutes ces affaires tournent en eau de boudin, ces mêmes éditorialistes oublient sagement leur enthousiasme passé.

Et le silence retombe.

Alors je comprend les internautes tunisiens qui protestent contre cette histoire de Jasmin car la filiation n'est pas belle. Est même très laide. Mais si elle se justifie, si toute cette histoire n'est qu'une manipulation, alors elle vaut avertissement.

En tous cas, plus jamais on ne m'y reprendra. Je regrette infiniment d'avoir participé à mon insu à ce vent d'enthousiasme fabriqué de toutes pièces.
25 avril 1974
La Révolution des oeillets
PORTUGAL...........

«Grândola, vila morena,
Terra da Fraternidade,
O povo é quem mais ordena
Dentro de ti, ó cidade... » (extrait)

«Grândola, ville brune,
Pays de Fraternité,
C'est le peuple qui commande
Ici, oh cité»
Révolution du jasmin...c'est effectivement bien connu que les révolutions se font avec des fleurs. Quant au " risque de contagion ", je m'étonne que les journalistes comme les politiques qui tiennent à peu près le même langage utilisent cette expression éminemment péjorative. Visiblement, ils dénient aux Arabes le droit d'accéder à la démocratie (qui doit être considérée comme une maladie grave) ou les pensent incapables d'y parvenir. En gros, les révoltes aux Maghreb ne seraient pas des mouvements conscientisés mais des soulèvements épidermiques et irréfléchis qu'il faut absolument contenir. Je trouve qu'il y a à la fois des relents racistes et colonialistes dans le traitement de cette révolution.

Parler de " violences qui ont fait tant de morts " ou " d'émeutes meurtrières " participe du même réflexe. Derrière ces violences et ces émeutes meurtrières, il y a la police. C'est elle qui a tué et pas un peuple incontrôlable qui s'est laissé aller à ses plus bas instincts.

Passés les émeutes sanglantes, le départ de Ben Ali, journalistes et politiques semblent maintenant avoir trouvé une nouvelle marotte alors que le processus révolutionnaire n'est pas terminé : l'islamisme. " Y a-t-il un risque d'islamisation en Tunisie ? " commence-t-on à lire et entendre ici ou là. Vraiment désespérant...

Pour terminer, je me fendrai d'un vive la pandémie démocratique !
" ne s'est pas faite prier": attention, cher Daniel, le participe passé "fait" suivi d'un infinitif est invariable!
J'ai déjà relevé quelques manquements de ce genre ici et là dans vos billets, (pas très souvent, il est vrai), au demeurant fort talentueux.
Bien cordialement...
De grâce, pas vous... On ne dit pas "ne s'est pas FAITE prier", mais ne s'est pas FAIT prier... cette faute de français
est trop souvent commise...
Par contre, j'adore recevoir mon neuf-quinze tous les matins, et bien que n'ayant pas beaucoup de moyens
actuellement je suis ravie de mon abonnement à @si....
Ces experts,devenus "aquiletouristes" ont été incapables de prévoir le bouleversement total en Tunisie...Pour se rattrapper, les voilà qui jouent les cassandres à longueur d'émissions ou d'articles dans la presse....Ils font penser à tous ces économistes distingués qui se sont laissé surprendre par la crise et qui continuent à faire les intéressants de la même manière.
Les premiers auront-ils un jour compris que les peuples inventent leur devenir sans eux ? les seconds sauront-ils un jour prévoir ou endiguer les tragiques conséquences de leur course au PROFIT ?
La presse internationale ne s'est pas FAIT prier Daniel !

Puisque nous parlons de jasmin ce matin, je signale le très beau livre de Gilbert Sinoué "le souffle du jasmin" chez Flammarion
Prise du pouvoir sur fond de maladie du vieux... autocratie... c'est pas chez nous que ça arriverait !!!

Et puis le jasmin ne donne rien par ici avec les froidures de janvier.
Des termes sont imposés comme « jasmin », « contagion ». Contagion ? Est-ce que la Révolution tunisienne mérite ce terme de contagion, est-elle une maladie ? Pourquoi, au lieu de « contagion », on ne dirait pas « source d’inspiration » ??

Il y a de l’autre côté de la Méditerranée des peuples qui veulent la démocratie qui veulent travailler avec les occidentaux non pas comme supplétifs (n’est ce pas Ben Ali) ou « clients » mais d’égal à égal…

Pour passer dans les médias occidentaux, il faut obéir à la doxa… si vous ne dites pas « lutte contre les Islamistes », « oui il y a un danger islamiste », « révolution de jasmin », « burka », vous n’êtes plus entendu par les médias…

C’est pourtant du fantasme, l’islamisme peut être contenu par la démocratie… La méconnaissance de la diplomatie française sur la Tunisie est à mon avis la même que pour l’ensemble du monde arabe. Ces hommes politiques ont des représentations qui relèvent du fantasme…

C’est une petite politique, une politique à très court terme qui consiste à dire « nous avons des problèmes à nos frontières » et « on n’a pas trouvé mieux comme dirigeants même s’ils sont corrompus et détestables » et « tant pis pour nos valeurs »… Le problème de la diplomatie occidentale (au-delà delà de la France) est qu’elle est régie par des solutions à court terme en attendant les futures élections et on se refile la patate chaude de gouvernements en gouvernements… aux générations suivantes.

Mais on ne peut pas solutionner ces problèmes à court terme.. car les problèmes dans les pays du sud de la Méditerranée sont d’une grande ampleur..
La preuve flagrante de cette politique se voit en Lybie et le soutient à un psychotique qui s’appelle Khaddafi…
C'est d'ailleurs plus une affaire de politique intérieure et non plus extérieure…

L’opinion publique française doit vraiment se poser des questions sur sa classe politique… sur ses "élites" Qu’est ce que c’est que ces «démocrates» qui sont prêts à frayer avec des mafieux, avec des dictatures. Je serais un citoyen français, je serais gêner… Il y a vraiment des questions à se poser…

SEMIR
Je crois que ce terme "révolution de jasmin" n'est pas du tout apprécié par les tunisiens. Cela évoque en effet plus une joyeuse ribambelle sur la plage qu'une révolte violemment réprimée avec des dizaines de morts à la clé, et ça témoigne d'une condescendance certaine, dont ils ont suffisamment soupés. De plus, ce terme avait déjà été employé pour la prise du pouvoir de Ben Ali en 1987 !. L'utiliser est donc maladroit, pour ne pas dire plus.
Jasmin par ci, jasmin par là. Comment va tourner la "révolution du jasmin" ? Tout savoir sur la "révolution du jasmin". D'où vient le mot ?

Il aurait été judicieux, Monsieur Schneidermann, de mentionner ici la "Révolution au jasmin", celle de 1987. C'est là une chose bien étrange, mais il se trouve que c'est par cette expression que l'on nomma la prise de pouvoir de Ben Ali, clouant Bourguiba au fond de son lit... L'histoire à bien courte mémoire...
Dictateurs de pays en "stan" ???? vous pensez à quelqu'un en particulier ???
"les "aquiletouristes" de la presse," s'agit-il de la presse qui "renifle" les révolutions ou de celle qui "sent" (pour être gentil) ?
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.