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Commentaires

Aujourd'hui je fais grève

Il y a des mots comme ça, quand ils tombent pile le jour de votre chronique, faut sauter dessus.

Derniers commentaires

Bon courage pour votre pièce Anne-Sophie.
Et votre présence sur le plateau, c'est pour bientôt ?
Et sinon, c'est DS qui fait du patinage artistique ?
;-)
Cette grève, comme toutes les grandes journées de grève, est l'occasion d'entendre un florilège de mots dont on ne sait pas trop si ceux qui les utilisent et les reprennent se rendent compte du sens premier.

Il y a le "jeudi noir" (qui sonne un peu bizarre quand on est justement en période de crise financière et économique que les médias n'arrêtent pas de comparer avec celle de 29), mais il y en a d'autres : par exemple, les usagers se plaignent de connaître une journée de "galère" (commes les condamnés qui ramaient dans les temps anciens ?) et d'être "pris en otage" (comme Florence Aubenas et Ingrid Betancourt ?). Pour avoir connu de telles journées de grève, je ne pense pas que la situation soit réellement à comparable à tout ça.
Il y a très longtemps dans une galaxie lointaine...

Les jours de grève, l'EDF coupait le courant et la RTF supprimait les programmes (uniquement info à 20 h et un film après)

Ca c'était le côté [s]noir[/s] obscur de la Force [de la Grève]
Aujord'hui c'est plutôt Jedi Noir

Darth Vader
(Dark Vador en VF)
ça fait plaisir de vous lire tous!
quelle joie et ironie en ces temps si durs, continuez!!!
Une belle chronique, comme souvent. Ah! Le noir...
J'aime les Idées noires de Franquin.
J'aime le noir "brut de décoffrage" de Frank Miller.
J'aime la magie noire de Comès.
J'aime le noir de l'écran de télévision, qui m'évitera de voir Madame Chabot chabottant sur France 2, faisant la même mine de découverte sur une grève, que les personnages de Rembrandt sur cette peinture que j'invite à regarder en un tour de loupe...
http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&Total=401&FP=56580562&E=2K1KTSELR6QA&SID=2K1KTSELR6QA&New=T&Pic=112&SubE=2C6NU0JY1ERY


P.S : Au sujet du noir, est dernièrement paru un superbe ouvrage de Pastoureau.
Excellente chronique, j'aime beaucoup votre ton!

Nathalie
Je vais être super-positif : Comment un autre Jeudi Noir a pu être finalement un bon Jeudi Noir?
Souvenez-vous de la gigantesque panne d'électricité à New-York City en Août 2003.
Les journalistes avaient baptisé cet évènement "Jeudi Noir".
Ben, faut voir la natalité qui s'en est suivie 9 mois plus tard. Ca a dégainé sec, ce Jeudi Noir là.
Ce fut un gigantesque appel à l'amour (oh oui !!!).
Preuve que dans le noir, plein de bonnes choses peuvent ressortir...
Bonjour,

Je reviens de la manif de ma ville.
Concernant les médias, il y avait une petite pancarte avec écrit dessus "Sarkozy nous pis.. dessus, les médias nous disent qu'il pleut"
Gros succès aussi pour la couverture du Télérama de la semaine dernière.
J'émets une hypothèse sur le pourquoi de la couleur noire:

Dans mon Robert, à l'entrée MARQUER, il est écrit à un moment:

—Par métaph. Marquer d'un caillou blanc, d'une pierre blanche, se dit d'un événement heureux, d'un jour faste, mémorable (On dit plus rarement Marquer d'une perre noire, en parlant d'une catastrophe, d'un jour néfaste)

"Voici le jour lamentable sur terre,
Le jour qu'on doit marquer de noire pierre."
MAROT


Or donc, la division pierre noire/blanche pour désigner les jours renverrait au calendrier romain, qui distinguait les jours fastes (définition) des jours néfastes (définition). Je reproduis ici les définitions de mon Grand Robert qui correspondent à celles du Trésor que j'ai mises en lien:

FASTE: : Antiq. rom. Jour faste: jour où il était permis de rendre la justice ou de procéder à certains actes publics ou privés, les auspices s'étant montrés favorables.
NÉFASTE: Antiq. rom. Jours néfastes, où il était interdit de vaquer aux affaires publiques et spécialt. de rendre la justice. Par anal. Jours de deuil consacrés à la commémoration d'un désastre national.

La question est comment passe-t-on de la dichotomie faste/néfaste à celle pierre blanche/pierre noire pour marquer les jours?
Hypothèse: les romains eux-mêmes se servaient de pierre noires ou blanches pour marquer les jours fastes ou néfastes de leur calendrier, puisque l'on retrouve l'expression "marquer d'une pierre blanche" chez Pline l'ancien (source: cette page).

Ainsi donc, parler de "jeudi noir" serait presque étymologiquement correct, puisque c'est un jeudi où l'on ne peut vaquer aux affaires publiques puisque les fonctionnaires sont en grève! On le marque donc d'une pierre noire...
Salut les grévistes. J'ai reçu ce mail d'un site collabo. ça fait drôle de se sentir complice de cette résistance de droite.

Entraide pendant la grève?
De : Julie de Covoiturage.fr (julie@covoiturage.fr)
Risque moyenVous ne connaissez peut-être pas l'expéditeur.Autoriser|Bloquer
Envoyé : mer. 28/01/09 19:25
À : *********************
Covoiturage.fr

Chères covoitureuses, chers covoitureurs,

Afin d'éviter au maximum les embouteillages demain pour la grande grève qui s'annonce, nous demandons à toutes les conductrices et à tous les conducteurs de proposer dès maintenant leur trajet domicile-travail pour demain.

Si vous allez demain en voiture au travail : Publiez votre trajet domicile-travail

Si vous recherchez quelqu'un pour vous emmener : Recherchez votre trajet domicile-travail

Nous espérons que l'entraide fonctionnera. Le covoiturage que vous pratiquez dans notre communauté par centaines de milliers servira demain à alléger la circulation et la pollution en dépannant de nombreux usagers habituels des transports en commun.

Merci pour votre entraide !

--
Julie - Equipe Covoiturage.fr
http://www.covoiturage.fr
PS : Aidez vos amis à s'organiser, transfèrez leur ce mail !


Allez, à la manif'
Pfff, c'est pas un jeudi noir, mais un JEUDI ROUGE !!!!!
En plus, c'est mon anniversaire, alors je vous dis pas à quel point j'y crois à cette manif' !
pour une fois, j'ai pas envie de sentir passer le temps, mais bien le souffle révolutionnaire !!!
"C'est la luuuuuuuuuuuuuuuuuutteeeeeeeeee finaaaaaaaaaaaale.... !"
Ah ! et not'révolutionnaire chéri qui est sorti hier (2è partie).
Que voulez-vous, je nage dans le bonheur, je vois la vie en rose.


En passant, d'où peut bien venir l'expression "les jaunes" ou "faire le jaune" pour parler de ceux qui ne font pas grève ou qui la brisent ?

ps : et je me fiche que le mot révolution ne veuille pas dire ce que je veux qu'il dise ; parlons avec notre coeur pour une fois ;-)
Dans la série noire, on a tendance à oublier ce sympathique vendredi.
La grève a été suivie ce matin par 0% du personnel de chez moi.
Cet aprème, en revanche, 100% dudit personnel s'allongera dans le canap afin de soutenir les masses laborieuses et défilantes. Sinon, il sera privé de Flanby ce soir.
Espérons juste que cette mobilisation ne fera pas chou blanc.
Merci pour ce noir sur blanc.

Café noir ce matin ?
Jeudi pas du tout noir en région parisienne en tout cas... J'ai meme personnellement gagné 10min en temps de transport...
[quote=Anne-Sophie](...) ni devenir le point de départ d'une seconde révolution ?

Vous allez peut être dire que je pinaille... Mais, c'est plus fort que moi, je ne peux m'abstenir de faire cette remarque : vous vouliez dire la 4eme, n'est ce pas ?
Il y a bien eu 3 Révolutions française dont la plus célèbre est celle de 1789 et les deux autres sont souvent... disons le : méconnu du « public » ou de Monsieur et Madame tout le monde.Voici un lien vers Wikipédia (le wiki est l'ami de tout le monde après tout) vers la page de chaque révolution : 1789, 1830 et 1848...

Nota Bene : La page du Wiki de la Révolution de 189 est bien précise : en haut de la page, il est bien précisé que cette page concerne la Révolution française de 1989 et les liens des deux autres révolutions sont donnés...
en se plaçant, comme d'habitude, de préférence du point de vue des "usagers en galère"
C'est le summum de l'idiotie ça. Pourquoi pas des grèves pendant les vacances tant qu'on y est ? Ou sans bouger de chez sois ?

Une grève qui ne nuit pas au usager ne peut être qu'une grève symbolique. Pas le schéma classique de ceux qu'est la grève: un conflit social entre deux protagonistes.

On peut critiquer son motif, on peut critiquer ses exigences, mais on peut pas critiquer le fait qu'elles nuisent aux usagers ! La grève, c'est pas une bisounours party.

ps: Jolie article :-)
j'aime bien votre formule...

j'aime bien votre formule...

Je vous l'offre si vous souhaitez la reprendre :). Disons qu'il a l'avantage de refléter ce que certains cherchent à nous faire passer pour de "bonnes grèves". De l'angélisme et de la démagogie de bas niveau ça.

Enfin, c'est intéressant ce genre d'article sur l'étymologie. Y a des mots dont l'origine est vraiment intéressante. Par exemple, lorsque on voit ça: "révolution". Moi ça me fait penser au terme de "révolution industriel" qui est la pire aberration qu'on pouvait dégoter en terme de construction linguistique.

La révolution industrielle, voilà bien quelque chose qui n'est ni une révolution ni industrielle.
C'est vrai que le mot "révolution" ne lasse pas de me révolter.

Autant la révolte désigne une action collective, qui engendre des violences, d’un groupe qui refuse l’autorité politique ou la règle sociale établie (et au XVIIe siècle, ce sens politique et social glisse vers un sens plus personnel et l’on entend 'révolte' en tant qu’attitude personnelle de refus ou d’hostilité contre une autorité). Et toute révolte présuppose un ordre préétabli : toute révolte est seconde, se comprenant en réaction à une autorité première.

Autant la rébellion est plus technique que la révolte. L’étymologie est très claire (< rebellare < bellum, "la guerre") : la rébellion est le fait de "re"-prendre la guerre, de prendre les armes. Au départ, c’est une action politique et sociale de guerre et le terme suit la même évolution que "révolte" : en passant dans la littérature française, le mot s’adoucit, s’affaiblit, à un niveau plus personnel.

Autant la révolution, elle, est très spécifique. Son étymologie le confirme : < revolvere, "dérouler", "ramener" (< volvere, "rouler"). On a ici une étymologie qui semble inverser la continuité précédente: une révolution commence comme une révolte et, à un certain point, rebrousse chemin et revient au point de départ. Le terme est scientifique à l’origine : en astronomie, la révolution est la route circulaire des astres.

Je ne sais pas si la "révolution industrielle" n'est pas industrielle, mais en tout cas il est certain qu'elle ne nous a pas balader un temps pour nous faire revenir au point de départ. Quant aux révolutions françaises, elles...
Une question se pose : Est-ce qu'il y a eu des revolutions avant l'invention de la roue ?
la révolution du feu ?
hm bon
ca m'apprendra a vouloir essayer de faire dans la finesse

( et en plus d'avoir ete fier de cette sortie )


( Mais bon, en meme temps ca fait une demi-journee que je n'ai plus pris de cafe, car toujours en train d'essayer de couper ces grains )

la révolution du feu ?



;-))
dans l'os,
ça urge le café !
tu dois en avoir assez pour 2 ou 3 tasses,
moi, je carbure (actuellement) à la bière,
plus tard le Sky MMM
y a bon
gamma

Autant la révolution, elle, est très spécifique. Son étymologie le confirme : < revolvere, "dérouler", "ramener" (< volvere, "rouler"). On a ici une étymologie qui semble inverser la continuité précédente: une révolution commence comme une révolte et, à un certain point, rebrousse chemin et revient au point de départ. Le terme est scientifique à l’origine : en astronomie, la révolution est la route circulaire des astres.

Je ne sais pas si la "révolution industrielle" n'est pas industrielle, mais en tout cas il est certain qu'elle ne nous a pas balader un temps pour nous faire revenir au point de départ. Quant aux révolutions françaises, elles...
Pour ma part, c'est plutôt l'aspect succinct que je trouve faux dans l'expression de "révolution industrielle". Une révolution, c'est bref... ça ne dure pas plusieurs décennies.

On repassera pour la brutalité.

Pour ma part, c'est plutôt l'aspect succinct que je trouve faux dans l'expression de "révolution industrielle". Une révolution, c'est bref... ça ne dure pas plusieurs décennies.

On repassera pour la brutalité.


C'est à l'échelle de la société humaine qu'il faut comprendre ça, les changements technologiques réalisés à cette période ayant été beaucoup plus rapides que les précédents.


Pour ma part, c'est plutôt l'aspect succinct que je trouve faux dans l'expression de "révolution industrielle". Une révolution, c'est bref... ça ne dure pas plusieurs décennies.

On repassera pour la brutalité.


C'est à l'échelle de la société humaine qu'il faut comprendre ça, les changements technologiques réalisés à cette période ayant été beaucoup plus rapides que les précédents.

Pinailler est une passion pour moi, vous me gâcher mon loisir.

J'plaisante hein ? C'est vrai qu'employer des termes aussi forts peut avoir pour justification qu'ils expriment justement un caractère exceptionnel. Va pour le "révolution" de "révolution industrielle".

Bon, dégotons un autre terme idiot alors. Tiens en voilà un bien.. le "dérèglement climatique". Celui là, on pourra difficilement le défendre. Il a été inventé par des pseudo-écologistes histoire de trouver un terme avec un jolie sous-entendue apocalyptique.

Comme si les lois physiques de l'univers changeaient au grès de la paranoïa de certains... il ne faut pas confondre les perturbation liés à l'effet de serre avec tout et n'importe quoi.
J'avais vu un article intéressant là dessus: http://blogs.tv5.org/climats/2008/04/a-propos-du-drg.html.

ps: J'ai honte... je viens juste de comprendre le jeu de mot du titre de l'article.
Bon, moi je fais grève de commentaire ( ASI va être bien ennuyé ) ;-)
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