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Apologie du gros plan

Certains musées (la

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Rapport au vite-dit d'aujourd'hui sur le dernier condamné à mort en France, le texte dont il est fait mention (quoique sans l'illustration) de Monique Mabelly (Juge d'instruction) : "C'est à ce moment qu'il commence à réaliser que c'est fini".
Si on aime voir les détails des tableaux, on peut aller sur le site du Metropolitan Museum of Arts et zoomer à donfe.

N.B. : Le zoom est pratique lorsqu'on veut dénombrer les chevaux : on compte les sabots et on divise par quatre.
Merci Alain, vos chroniques sont toujours passionnantes!
Comme d'habitude, chronique et forum passionnants.

Deux liens vers un site envoûtant::



[url=http://norwich.wordpress.com/category/series/qui-a-mieux-peint-lhiver/]
Vu qu'il en est fait mention nulle part et qu'il y a surement des anglophobes dans le coin. Je signale que Xavier de la Porte avait traduit l'article de James Elkins au mois de Juin pour sa chronique de "La lecture de la semaine" dans Place de la Toile. (http://www.internetactu.net/2013/05/06/comment-regardons-nous-le-monde/, pour écouter c'est à 30:40 ici : http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4620876)
J'ai cherché l'article parce qu'au début je pensais qu'Alain Korkos répondait justement à cet article... En voyant que le billet de Xavier de la Porte datait du 27 Septembre, je me suis demandé si j'étais pas fou :o
Schlosser peint des gros plans, souvenirs du début des années 80 dans une galerie.., je tape dans images, oula c'est bien des gros plan, mais je me rappelais des rendus de velours côtelé bleu, il y a toujours des tissus mais c'est devenu archi libidineux. Il recouvrait la trame de la toile de "sable" collé pour ne pas voir les fils. Preuve que tout ce qu'il voit de ses yeux vu est groplané d'office, même le tissu de la toile qu'il peint!
Attention: anecdote cinéphilique sans intérêt.
Au sujet de la remarque de James Elkins, on n'a pas attendu Google pour voir l'art et plus particulièrement
"Un dimanche sur l’Ile de la Grande-Jatte" de près. Dans le film "Ferris Bueller's Day Off", Cameron, visitant
le Art Institute de Chicago, semble fasciné par ce tableau et le réalisateur zoome sur la petite fille en blanc
au centre du tableau jusqu'à montrer la trame de la toile.
"Pointillisme" ? Il me semblait que le terme avait été remplacé par "divisionnisme". Mais bon, peut-être y a-t-il coexistence des deux.
http://www.medievalart.org.uk/index.html Pour les amateurs de vitraux.
Très grand cru cette kro, et le forum a l'air d'être du même acabit, mais j'ai pas encore tout lu.
excellente idée que cette émission sur FQ, et j'apprécie beaucoup cet article. je trouve passionnant cette question du détail qui a un sens en soi, mais qui fait sens aussi dans l'ensemble.

je suis affreusement myope, et donc, avec mes yeux de microscope, c'est un plaisir sans limite que de pouvoir scruter au poil de cul près les oeuvres. il y a un musée génial à guéret, chef-lieu de la creuse, qui possède les legs magnifiques d'art chinois et égyptien. quel pied de pouvoir regarder à 2 cms les hiéroglyphes sur les papyrus, l'extrême précision et beauté de chaque signe, sans crise d'hystérie de la part de surveillants au regard blasé. je passe toujours des heures dans les musées qui permettent cette visite des détails. qui mettent d'ailleurs toujours le personnel en alerte, je pourrais être une terroriste prête à massacrer l'oeuvre. à athènes, dans le département d'art cycladique, après plusieurs heures, j'ai fini ma visite avec 3 surveillants (à une époque où il y en avait encore) collés à mes basques, prêts à me sauter dessus au cas où. quel pied aussi de scruter les peintures impressionnistes, de loin on voit, de près on s'émerveille totalement que ce chaos de points de couleur fasse sens à distance. et les coups de pinceaux de hodler, le pinceau est passé par là, suivons-le

et dans le couvent san marco à florence, les fresques de fra angelico quand on pouvait encore les visiter cellule par cellule, pas d'éclairage, juste la cellule vide et la fresque, donc le nez dessus, juste ce petit bout de pied, cet arrière fond de paysage.

bon, par contre ça je trouve assez con : "on peut se demander pourquoi des artistes se sont fatigués à peindre des trucs invisibles pour le bon populo. Peut-être pour satisfaire Dieu…"...et pour la satisfaction de l'artiste lui-même, non ? c'est bizarre comme ces discours sur l'art, y compris l'art pariétal, ne prennent jamais en compte la satisfaction, intense, de l'artiste lui-même. le plaisir est justement dans le détail...
CIGALE : Quand je disais « pour satisfaire Dieu », cela se rapportait aux vitraux. Mais ensuite je donne l'exemple de Filippo Lippi qui a peint cette "boutonnière" transpercée par la lumière pour, selon Arasse, sa propre satisfaction et celle de son modèle.
Quand, dans "Les Moissonneurs" de Bruegel on découvre au fond au centre, entre deux maisons, un minuscule personnage accroupi en train de chier, on se doute bien que ce n'est pas pour "satisfaire DIeu" ;-)

Pour voir le chieur, cliquer là (et puis zoomer).
RHHHHHHHHAAAAAAA, l'extase !!!
mais surtout tu as vu le jeu bizarre, devant, ils jouent à lancer un bâton sur une oie (?) suspendue par les pattes
et surtout le très étrange personnage juste en dessous et à gauche du chieur ?? on dirait un personnage de bosch (il y a plein de chieurs dans bosch d'ailleurs) ! avec sa tête ou son masque d'oiseau. ça fait penser aux masques pendant les pestes. j'aime ça, tu peux pas savoir, je peux passer des heures à jouir de chaque détail, de chaque fleur, détail d'architecture, vêtement, etc. merci

ps : pour le chieur, je pense pas qu'il s'agisse d'une provoc'. mais de la vie telle qu'elle est. un livre à lire absolument, parce qu'il relativise tellement nos moeurs, nos dégoûts et goûts, nos interdits, nos sensibilités : Civilisation des moeurs de Norbert Elias. il a utilisé les manuels de savoir-vivre par exemple pour, a contrario, dévoiler ce qui se faisait par rapport à ce qui ne doit plus se faire quand on est civilisé à un moment donné. cracher, se moucher, déféquer. manger aussi, et tuer, etc.

à part ça, pourquoi l'artiste faisant son vitrail ne se paierait pas un petit luxe limite péché (de gourmandise d'artiste ? d'orgueil ?), le tout petit détail qu'il est LUI seul à connaître, ou que les compagnons faiseurs de vitraux apprécieront, comme chef d'oeuvre, ou truc vraiment costaud techniquement ? je maintiens que c'est bien fin XXème début XXième de ne jamais apprécier les oeuvres d'art qu'en tant que produits,, produits commerciaux, l'artiste comme agent de ce commerce, faisant plaisir aux donneurs d'ordre, ou même de dieu. je peux pas imaginer que js bach n'ait composé qu'en tant qu'employé de telle paroisse et de dieu pour finir. que ceux qui ont peint lascaux ou cosquer ne l'ont fait que par rapport à une religion ou un rituel. les artistes sont dévorés par leur désir de créer, avant tout. et pour en vivre, il faut bien passer par les commandes, mais réduire la création artistique à ça, c'est vraiment passer à côté d'elle. un copain mao n'écoutait jamais autre chose qu'eisler, et disait que bach était un bourgeois au service des bourgeois : plus anachronique et débile, j'ai jamais entendu !
et miam, lovely les ermites calmaldules !!!
camaldules, bécasse que je suis (c'est le cas de dire - enfin, non, c'est plutôt une tête de pie-grièche chez brueghel - sauf qu'elle est pas rouge) (chez bosch ça pourrait être un bec croisé mais avec un bec anormalement long)
Merci pour Bruegel l'ancien. Je n'avais jamais été aussi profond (sic) dans le détail.
By the way, celui qui est juste devant celui "qui fait", comme on disait, "avec sa tête ou son masque d'oiseau." comme dit Cigale, c'est pas Pistorius ? On dirait pourtant.
Ben j'oubliais, peut-être qu'il a des pieds comme ceux de TCHD et qu'il ose pas les montrer ?
je penais à ça, par exemple : ici, avec le même habit rouge...
Effectivement ça interpelle, comme on dit.
Vénus Anadyomène

Comme d'un cercueil vert en ferblanc, une tête
De femme à cheveux bruns fortement pommadés
D'une vieille baignoire émerge, lente et bête,
Avec des déficits assez mal ravaudés ;

Puis le col gras et gris, les larges omoplates
Qui saillent ; le dos court qui rentre et qui ressort ;
Puis les rondeurs des reins semblent prendre l'essor ;
La graisse sous la peau paraît en feuilles plates ;

L'échine est un peu rouge, et le tout sent un goût
Horrible étrangement ; on remarque surtout
Des singularités qu'il faut voir à la loupe...


Les reins portent deux mots gravés : Clara Venus ;
– Et tout ce corps remue et tend sa large croupe
Belle hideusement d'un ulcère à l'anus.

Arthuer Rimbaud
"permet d'expliquer que Vermeer travaillait avec une camera oscura, une chambre noire ; "
Ça saute aux yeux ?

Grand merci pour la chronique !
Ça me rappelle ce bouquin qu'on m'avait offert gamin contenant des centaines de photos de la chapelle Sixtine (avant restauration), avec plein de gros plans, avec lequel j'ai passé des heures. Accessoirement, pour voir ce que j'ai pu voir de cette façon, depuis le sol dudit bâtiment, il faut de bons yeux.

J'ai une question, cependant (je sais, c'est mal), à propos de Seurat. Ses constructions sont décrites composées sur de rigoureux principes « arithmétiques », alors qu'il me semblait que c'était « géométriques ». Je ne suis absolument pas un spécialiste de ces branches mathématiques, néanmoins je sais qu'une partie de l'arithmétique comprend de la géométrie, mais qu'il y a (beaucoup) de géométries non-arithmétiques. J'étais curieux (c'est mal, oui) de savoir si la précision apportée (la géométrie arithmétique est très spécifique) était basée sur des faits ou si c'était simplement pour dire « il y a plein de maths dans ses tableaux » (j'ai honte même de suggérer que ça soit possible).
Mmm, bon, je vais jouer les puristes casse-####### , mais je profite de l'occasion pour signaler au webmaster que la formule (utilisée depuis la création de ce site) "Cliquer sur l'image pour un gros plan" n'est pas bonne. Il vaudrait mieux écrire le classique "Cliquer sur l'image pour l'agrandir" car, lorsqu'on clique, on obtient une image agrandie sans modification de plan.
Pour TCHD :Cest quoi vos trucs ? Des dièses ou des hashtags ? On les compte à l'unité ou par paire de trois ?
Merci en tout cas pour le lien vers Hitchcock. Ca m'a preque donné envie de retourner au cinéma.
Mmm, bon, je vais jouer les puristes casse-####### mais je ne crois pas qu'on puisse vraiment comparer "le zoom ou le traveligne (ce qui n'est pas tout à fait la même chose au point de vue technique, mais le résultat présente quelque ressemblance)", D'ailleurs, ils peuvent être utilisés simultanément pour produire un travelling (ou zoom) compensé, dit effet Vertigo ( Hitchcock, encore lui ).

Fin de la parenthèse casse-#######

Sinon, Spielberg n'a pas inventé grand-chose: voir l'Introduction de Fight Club ( Fincher, 1999 ) qui évoque également celle de Contact ( Zemeckis, 1997 ).
Mais à quand l'analyse de la "Prise de la smala d'abdel Kader par les troupes du duc d'Aumale en 1843" ? (pour nos longues soirées d'hiver)...
Méjecopmprenpas !

N'est ce pas un des intérêts d'aller voir les œuvres au musée plutôt que dans les livres ?
De pouvoir approcher au plus près les détails ? En plus de cela, de pouvoir constater comment l'artiste a rendu l'éclat ou la forme de tel ou tel objet ou détail et comment ils s'insèrent dans la totalité du tableau ?

Tout l'art du maître est là, dit la pub. Mais vous allez me dire que je bosse pour les assurances.

Dans ces conditions, cela rend cette idée sur Internet pleinement justifiée.

Mais ce sera toujours mieux d'aller au musée
On va encore flagorner.
Vous êtes la sucrerie du ouiquende dans un monde brumeux et humide.
Tant qu'on y est, quand j'étais petit, c'est Bruegel qui me fascinait. J'y recherchait toujours le détail qui... le détail que ...
Pas de gros plan sur Bruegel l'Ancien ?
Merci encore.
J'ai vu un monsieur au Louvre regarder un tableau avec des jumelles, assis en face. C'était la bohémienne de Hals.

Ce qui fait peur dans les images de l'art sur le net, ce n'est pas tellement les gros plans, c'est plutôt ce qu'on trouve quadn on fait une recherche d'images "bohémienne+Hals", ou que sous toutes les images de "cènes" il y a le nom de Léonard de Vinci dessous.
Et dans les expos, qu'on voit "sortie de secours" qui se reflète dans "nighthawks", ça va pas nous le pervertir? le regard?
Et, une fois encore, merci, cher Alain Korkos. Vous êtes irremplaçable. Si si...
Tiens, j'ai justement eu à réfléchir à cette photo panoramique, récemment, proposée dans un cours en ligne comme illustration de la problématique de la confidentialité des données personnelles laissées sur les réseaux sociaux !
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