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Amiante : Aubry dans la tenaille

Martine Aubry mise en examen dans le scandale de l'amiante:

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D'avril 84 à sept 87, les ministres du travail sont : Pierre Bérégovoy (gouvernement Mauroy), puis Michel Delebarre (gouvernement Fabius) et
Philippe Seguin (gouvernement Chirac).
Un haut fonctionnaire (h ou f) n'est-il pas chargé de mettre en oeuvre une politique définie et conduite par un gouvernement sous la responsabilité d'un (h ou f) ministre ? Sauf à avoir contrevenu aux instructions ministérielles, la responsabilité dudit fonctionnaire reste seconde ( selon moi, bien sûr !).
Beaucoup de messages ( plus haut dans le forum) mentionnent que "20 ans ont passé". Mais euh, hum, euh ... depuis 1984 ou depuis 1987 y'a plutôt 28 ou 25 ans, comme énoncé par caius lapsus.
Dam', ça nous rajeunit pas tout ça.
Moi j'adore la justice française, c'est le nec le plus ultra mondial. 20ans pour juger Chirac. Neuf chefs d'inculpation et pchit...30ans pour juger Pasqua et repchit.. 25ans pour Aubry... Par contre la mère de famille qui a volé un poulet pour faire manger sa famille , c'est tout de suite , non mais..
mais pas de fumée sans feu, tous les mêmes, responsables mais pas coupables, on connait la chanson


Ouais, à la potence et que ça saute !

Timisoara : pas de fumée sans feu

Armes de destruction massive en Irak : pas de fumée sans feu


[il est tout à fait délicieux et d'un plaisir très rare de voir comment un journaliste extrêmement pointilleux sur les questions de vérité ne peut résister à ses détestations et tomber plouf, plouf, plouf, dans la bonne vieille marmite de l'intime conviction du bon sens populaire qui ne se trompe jamais, hein, c'est sûr, "ya pa d'fumée sans feu"]
Ben franchement c'est dégueulasse. En France, ça a toujours été un principe de tout faire pour ne pas appliquer les directives européennes qu'on n'a pas explicitement proposées, quelles qu'elles soient.
Elle pourrait avoir donné de l'amiante à bouffer en bouillie à de petits orphelins noirs, je regretterais quand même que ce ne soit pas elle la présidente aujourd'hui. Je crois que de tous les socialistes c'était la moins nulle.
Très bien que les politiques qui ont eu des responsabilités aient des comptes à rendre. Quand elle occupait ce poste ça faisait déjà longtemps que la dangerosité de l'amiante était reconnue. Qu'elle passe quelques semaines en prison et elle aura le temps de penser aux souffrances infligées aux travailleurs de l'amiante, ça la rendra plus humaine, peut-être ?
Quand j'apprends comment Hollande va nous taxer, nous la masse, pour permettre à la finance de s'engraisser encore et toujours , je propose de lancer le mouvement des "étourneaux plumés".
A peine élu, Obama dit vouloir travailler avec Romney (pour faire avancer le débat).
Il y a six mois, Hollande s'est bien gardé de faire une telle proposition à son adversaire vaincu. Malgré cela, on se rend bien compte que c'est Sarkozy qui lui inspire la plupart de ses décisions politiques.
Ben si il y a quelques surprises, j'espère quand-même qu'@si traitera un tt petit peu de ces résultats, comme par exemple sur le rassurant constat que les positions extrémistes sur l'avortement, voire la contraception, ont fait fuir les électrices. Ou sur l'importance du vote des ouvriers de l'automobile (tiens, il y a encore des ouvriers?)
Ou sur la Californie qui a rejeté par referendum l'abolition de la peine de mort, ah oui le cannabis au Colorado c'est plus rigolo.
etc...
Si on se met à poursuivre en justice tous ceux qui ont retardé l'adoption de mesures de protection contre l'amiante... oulala, va yavoir du boulot. Saturation totale de la justice. Parce que TOUS ceux qui étaient en position de décider ont soit laissé faire, soit apporté leur concours à ceux qui refusaient de reconnaître la dangerosité de ce matériau, pour des raisons très claires d'intérêts financiers ou de collusion avec ces intérêts, mais aussi pour des raisons qui paraissaient raisonnables à l'époque, la sauvegarde des emplois (ta vie contre du boulot). Les syndicats, bien sûr, mais même les ouvriers ont apporté leur pierre, si modeste soit-elle, à la digue chargée de protéger... les fabricants d'amiante.

Et pour le petit malin qui ne voit pas le rapport avec Séralini... ça risque bien d'être pareil, dans 50 ans, pour les ogm. Au moins, Séralini aura tiré sur la sonnette d'alarme, et réussi à crever, un peu, le mur du silence. Ironie: ce sont ces photos de rats rendus difformes par d'énormes tumeurs qui ont passé la rampe, alors que, semble-t-il, les dégâts causés au foie et aux reins sont bien plus préoccupants... quoique moins photogéniques.

Faut-il rappeler, à propos d'amiante, que si le cancer induit par ces fibres n'était pas spécifique de l'amiante, la prise de conscience aurait été encore plus lente: qui se serait inquiété, par exemple, d'un cancer non spécifique chez une femme d'ouvrier pour cause de lessive?
Vingt ans ont passé.
Nous sommes en 2032 et j'imagine Hollande mis en examen pour avoir fait voter le TSG malgré les nombreux
soupçons sur sa nocivité.
En deçà des cas particuliers dont il faut remercier le matinaute pour la défense qu'il en a présentée, la question à devoir envisager est celle de la définition de la culpabilité, laquelle est ordinairement confondue avec la (petite ou grande) criminalité. Or il y a cette opposition entre elles que la criminalité consiste en l'effectuation un acte nocif alors que la culpabilité réside en l'omission d'un acte bénéfique préventif. De sorte que la question qui se pose dans ce second cas est celle, négative, de la faute, alors que dans le premier elle est celle, positive, du forfait. Ce qui, il est vrai, complique la chose, et explique la confusion, est qu'il faut encore faire la distinction entre la faute sciemment accomplie et celle simplement subie, comme ce fut le cas pour Fabius et semble l'être aussi pour Aubry. Ce qui conduit à inverser la formule par laquelle la Ministre de la Santé a tenté de se disculper lors de l'affaire du sang contaminé. Ce n'est pas "responsable, mais non coupable" qu'elle aurait dû opposer à qui voulai(ent) l'incriminer, mais "coupable sans en être responsable". L'innocence apparaît ainsi assez différemment qu'on ne la considère habituellement. Non point comme l'absence de toute nuisance, mais comme celle seulement de l'intention de nuire, consciente ou même inconsciente: car chacun est, humainement, responsable surtout de son inconscient. Il existe autrement dit une culpabilité, un défaut, qui définit l'être humain et qu'il doit assumer innocemment en en devenant conscient.
La justice française frappe t elle a la bonne porte : en ce qui concerne l amiante et ce dossier vieux de plus de 20 ans , contrairement à l Italie la France a deshonoré sa justice en en poursuivant pas les fabricants de produits à base d amiante ( genre Eternit ) en donnant absolution et aucune satisfaction aux victimes industrielles de ces produits ....

Enfin sont laisses aussi dans le silence tous les pseudos experts scientifiques et autres comités qui ont fait regner silence et fausses informations qui n ont fait qu alimenter toutes les decisions politiques et pourtant les preuves des manipulations scientifiques et industrielles sont faciles a trouver .....

Comment comprendre ces silences et cette virginité judiciaire et d un seul coup apres 20 ans prendre "une lampiste " et lui faire porter le chapeau
il est reproché à son bras droit de l'époque d'avoir participé à des réunions avec des industriels de l'amiante, réunions ayant eu pour but de tenter de retarder l'interdiction totale de l'amiante en France

Sait-on si ce bras droit et ses mandants patronaux sont également mis en examen ?

(et Aubry assure qu'elle a toujours tout ignoré de ces réunions)

Quel dommage que son bras gauche n'ait pas su ce que faisait son bras droit, hein... Si on ne peut pas accuser MA d'avoir trempé dans la magouille amiantophile, peut-on au moins l'accuser d'avoir mal fait son boulot de chef : contrôler ses subordonnés ?

Ne pas contrôler ses subordonnés, c'est pas à La Poste qu'on verrait ça, hein...
ce qu'il y avait d'inadmissible, pour le procès Fabius, c'était cette Cour de Justice de la République, où les victimes, si je me souviens

bien, n'avait pas le droit de témoigner et autres trouvailles du même tonneau.

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Quand j'ai commencé à entendre parler de ça, ma première réaction a été : "ah, c'est donc pour cela qu'elle n'avait obtenu aucun poste dans le gouvernement".
Les directives européennes n'étaient toutefois pas vraiment des scoops entre 84 et 87, et on aurait même pu imaginer que la France prenne des décisions en dehors de toute injonction européenne. Au début des années 80 plusieurs syndicats de plusieurs branches professionnelles avaient déjà alerté depuis longtemps sur les dangers de l'amiante. Et même à ce moment-là ce n'était pas un scoop non plus.
Ces dangers commençaient déjà être connus ( mais non compris) dans les années 50 !
Donc, ne pas avoir statué sur ce sujet entre 84 et 87 c'est véritablement un problème. Il y a eu, à un niveau ou un autre (et certainement à plusieurs), des blocages. Plusieurs, et qui ont perduré.
[quote=comment ne pas penser au précédent de l'affaire du sang contaminé ? Jugé en 1999, Laurent Fabius a été finalement relaxé par la Cour de Justice de la République. Il a été judiciairement avéré que l'ex-Premier ministre n'avait pas retardé la mise sur le marché français d'un test américain de dépistage du virus du SIDA, dans le but de favoriser un test français. N'empêche que l'infâmie lui a longtemps collé, lui colle encore à la peau.]

Et à Edmond Hervé également, que j'ai connu de près quand il était maire de Rennes, et dont la famille entière a subi le contre-coup. Même pour les municipales, l'affaire servait de prétexte à la droite pour taper dessus.
Quant à Aubry c'est surtout l'affaire du bourrage d'urnes pour emporter la direction du parti qui aurait mérité d'être creusée, rappelée, martelée. Méluche dans son dernier billet en raconte de savoureuses sur le bidonnage des votes au PS.
Bonjour
Chronique ordinaire de la collusion entre le pouvoir et le patronat "qui crée des emplois". Mon oeil.
"qui trop embrasse mal étreint" c'est souvent l'impression que me laissent les instructions de Mme Bertella Geffroy.

A la fin, beaucoup de non-lieu, beaucoup de victimes déçus. Le pire c'est que dans les non-lieu vous avez des gens réellement innocents qui ont vu leur nom traînés dans la boue et de vrais coupables qui se retrouvent sans peine car la qualification choisie est parfois hasardeuse.

A qui profite toutes cette mousse ?
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