Accusations de VSS : Le "Monde" à la rescousse du Théâtre du Soleil ?
Le Monde est-il ébloui par le "Soleil" ? Le quotidien du soir a couvert, comme le reste de la presse, les accusations de violences sexuelles au sein de la troupe d'Ariane Mnouchkine, directrice emblématique du Théâtre du Soleil, basé à la Cartoucherie dans le bois de Vincennes. Mais il n'a pas tant mis l'accent sur lesdites violences sexuelles que sur la "douloureuse introspection" de la troupe et sur ses derniers spectacles. Articles et critiques sont signés de la même journaliste, qu'Ariane Mnouchkine tutoie.
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Une grande figure du théâtre de gauche qui fait semblant de ne pas voir la domination de genre au sein de sa troupe, étonnant ?
Beaucoup moins si l'on suit son parcours, du mépris affiché pour les voix des peuples dominés lorsqu'ils prétendent (mais q(...)
Je pense que vous pouvez raisonnablement enlever le point d'interrogation du titre de l'article.
A M appartient à l'époque où il ne allait pas faire de vagues, donc, on règle, ou pas entre soi, le problème, et on demande aux victimes et témoins de se taire. Cette époque a duré très longtemps et perdure parfois encore dans certains endroits, bien(...)
Derniers commentaires
Ariane Mnouchkine était invitée aux " Midis de Culture " ( France- Culture 13 h) il y a environ deux semaines. Elle a dit que les deux personnes accusées de violences sexuelles avaient quitté le Théâtre du Soleil , mais que ces violences sexuelles ne devaient pas conduire à remettre en cause l'ensemble du travail du Théâtre du Soleil. Elle a , à mon avis raison. Les accusations sont très graves ,et si elles sont avérées , elles représentent un extrême traumatisme . Il est peut être préférable d'attendre d'éventuelles mises en examen et , comme vous le soulignez , les conclusions de la mission d'inspection.
De gauche Mnouchkine ?
Rappeler vous de ses prises de position lors du combat des intermittents du spectacle en 2003 .
Cachez cette subvention que je ne saurais refuser.
Agathe Pujol avait 17 ans lorsqu'elle a été violée par Caubère.
Inès Chatin, elle, avait 4 ans lorsque son père adoptif, médecin, la livra, avec d'autres enfants, aux prédateurs de la rue du Bac.
Son témoignage a été recueilli, parmi d'autres, par Willy Le Devin de Libé, qui a enquêté et publié "Les hommes de la rue du Bac". Jean-François Revel, Claude Imbert, Gabriel Matzneff, l'avocat François Gibault, l'évêque Jean-Michel Di Falco avaient été précédemment cités dans les articles de Libé.
L'innommable, justifié par le père adoptif qui, mourant, rejetait la responsabilité de ces turpitudes (le mot est faible mais je n'en trouverai jamais d'assez durs) sur les enfants censés aimer ce qu'ils subissaient.
À vous lire Ervé, alors les Sylvestres qui chantaient en choeur " Wi fuk ze world, wi fuk ze children " ça n'était pas seulement prémonitoire, ça voulait dire que tout le monde savait ?
Vous avez raison d'écrire qu'un certain nombre de personnes avaient été " citées" , mais il n'est pas sûr du tout qu'elles soient coupables. Les enfants de Jean- François Revel ont publié dans Le Figaro une réponse extrêmement convaincante et argumentée . Ils n'ont pas du tout minimisé ce qu ' a enduré Agnès Chatin , mais ils ont souligné de manière solide ( référence aux agendas etc) qu'il était impossible que Revel ait participé à ces prédations . La volonté de nuire était assez caractérisée.
"Le théâtre du Soleil n'est ni une secte ni une mafia". Faut voir. Depuis 60 ans dirigée par la même personne ? L'utopie a quand même des allure de culte. Des soirées "dionysiaques" hein.... Faut voir aussi ce que ça rapporte, et ce que ça touche comme subventions. Si c'est pas donner des cartouches (vous l'avez ?) gratuites aux arguments fallacieux de l'extrême-droite ça.
Pour le reste, y a un gros problème avec les journalistes culturels depuis longtemps, et manifestement vu les réactions tièdes voire inexistantes du milieu (un peu Télérama, dans mon souvenir) suite à l'affaire Benoit Jacquot (et tout ce qui s'en suit), la remise en question est pas prêt d'être effectuée et d'autant moins quand on touche à des niches à très hautes valeur de capital symbolique (théâtre et cinéma dits d'auteurs). Peut-être faudra simplement un changement générationnel, mais encore, faut voir.
L'Abbé Pierre, Ariane Mnouchkine : rude métier d'être une icône.
Merci pour votre article, qui soulève plusieurs interrogations et remarques :
- faut-il vraiment nommer les auteurs présumés des VSS ? Mediapart le fait, cela me parait discutable, je ne sais pas si cela respecte la déontologie tant que la justice ne s'est pas prononcée (mais je ne suis pas journaliste)
- êtes-vous effectivement dans votre rôle lorsque vous demandez à une consoeur ses sources ?
- du reste encore merci pour ce travail d'enquête. Abonné au Monde, je suis très regulièrement gêné par un sentiment de connivence entre ces journalistes "installés" et l'objet de leurs articles, comme s'ils ne disaient pas tout ou euphémisaient énormément.
Je pense notamment aux articles de la journaliste Claire Gatinois, embedded à l'Elysée, dont la majorité des publications ressemble à des publirédactionnels à la gloire de Jupiter (ou à du Paris Match)
A M appartient à l'époque où il ne allait pas faire de vagues, donc, on règle, ou pas entre soi, le problème, et on demande aux victimes et témoins de se taire. Cette époque a duré très longtemps et perdure parfois encore dans certains endroits, bien que ça commence à être dénoncé.
Je pourrais narrer plusieurs exemples, En résumé rapide, je raconterai l'histoire; d'il y a plus de vingt ans, d'une petite fille de ma classe qui avait les mains brûlées, et son frère aîné, collégien venu la chercher, la joue tuméfiée. J'ai écrit au juge pour enfants,. L'inspection a eu connaissance de cette lettre et a convoqué la directrice pour lui remonter les bretelles pour m'avoir laissé écrire cette lettre (ce que j'aurais fait sans son accord) . Elle avait trahi (moi, en l'occurrence) la loi du silence, le pas de vague etc.
Je pense que vous pouvez raisonnablement enlever le point d'interrogation du titre de l'article.
Une grande figure du théâtre de gauche qui fait semblant de ne pas voir la domination de genre au sein de sa troupe, étonnant ?
Beaucoup moins si l'on suit son parcours, du mépris affiché pour les voix des peuples dominés lorsqu'ils prétendent (mais quelle outrecuidance) avoir leur mot à dire lorsque le colonisateur raconte leur propre histoire.
Jusqu'au soutien ouvertement affiché au génocide :