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Accord sur l'emploi : plongée dans la vidéo où Filoche n'a pas pleuré

Des sujets qui passent sous le radar, on en trouve à foison. Mais des sujets molestés, c’est plus rare. C’est le cas pourtant de l’accord national interprofessionnel (ANI) conclu entre des partenaires sociaux, et qui a mué en projet de loi adopté mercredi à l’Assemblée. Molesté, car à ce jour, personne n’est capable d’expliquer ce qu’est l’ANI – a fortiori les médias. Personne ? Pas tout à fait. Nous avons trouvé une vidéo de Gérard Filoche, membre du PS et ancien inspecteur du travail, qui donne corps à cet accord. En voici une petite sélection.

Derniers commentaires

Gérard Filoche répond aux questions posées par les riverains de Rue89 aujourd'hui à partir de 15h.

La première étant, sans surprise : « Mais qu'est-ce que tu fous encore au PS ?! »
Depuis lundi 29, Filoche a un blog chez Siné.
12 avril : Cette chronique annonce que Filoche viendra possiblement sur le plateau pour discuter de cet ANI là.
depuis RAS. Et là, aujourd'hui 26 avril, tjs pas l'émission. y'a-t'il des explications ? L'émission aura-t'elle lieu ? Suspens...
Filoche en débat sur Inter sur le sujet.
Un autre ancien inspecteur du travail fait son analyse du texte après les amendements http://www.fdg34.fr/index.php/post/2013/04/20/Ce-que-l-ANI-devient-au-parlement
bon, c'est trop tard ^pour le vote
Mais G Filoche parle d'anti-constitutionalité. Le ééunir avec Mélenchon ou Généreux ou un autre (compétent sur le sujet) pour voir les suites à donner?
de toute façon, banco pour en causer, loguement, et en plusieurs épisodes.
Quid, par exemple, de demander aux signataires de se justifIER? avec M Filoche en face... ou au moins en fonstion de ses arguments
Merci de relever le niveau global de la presse....
@ Strumfenberg, gemp et Fan de canard
Ironie, ricanements, et aucun argument. Pour paraphraser Bobby Lapointe : "Invectives et salades sont les mamelles du débat !".

Mon propos était juste qu'un article sur @si suppose un minimum de mise en perspective, et donc d'évoquer au moins une fois l'existence de failles, de légèretés ou d'approximations dans le point de vue que l'on reproduit. Voire même les questionnements quant au pourquoi les personnes dont on reproduit les positions le font. En tout cas c'est ce qui m'a fait m'abonner depuis déjà de longues années sans être déçu, sauf récemment dans quelques articles et émissions, comme s'il y avait un certain laisser-aller (analyser critiquement, cela demande plus de travail), ou une volonté d'un engagement plus fortement partisan (au profit de la notoriété, du nombre d'abonnement, qui sait ?).

Quant à l'ANI, courrez, courrez, camarades, la révolution est derrière vous ... S'il avait fallu l'accord de toutes les structures que vous citez pour faire tomber le mur de Berlin, c'est sûr qu'on en parlerait encore. Mais après tout peut-être eût-ce été mieux ?
Bernie, combattant de l'inutile, dans mes bras.

Introduire de la nuance ici, c'est très courageux, mais vous perdez votre temps à vous y essayer. Le monde selon fan de canard et consors est très simple :

- La social-démocratie, c'est le mal, rien de positif ne saurait jamais en sortir, et les sociaux traitres ne pensent qu'à vendre corps et âme des travailleurs au grand méchant capital en rétablissant le travail des enfants comme aux heures les plus sombres de la mine de charbon de l'Alsace et la Lorraine au XIXe.

- La révolution, c'est le bien, rien de négatif n'en sort jamais [s](vu que rien n'en sort jamais)[/s] : c'est beau, c'est grand, ça nous emporte et nous rendra tous égaux, beaux et heureux et le malheur disparaîtra.

Le reste c'est de la littérature pour bourgeois (copyright Aloys Von Sctruckmuche).
GM, votre sens de la nuance vous aurait-il abandonné ? Eric Besson, lui, l'a poussé jusqu'au bout !
Mais l'ai-je jamais eu ? (Avec toutes les pensées lumineuses que fan de canard m'attribue, je ne sais plus quoi penser de mes propres pensées)

Quant à Eric...
Le fait est que vous pratiquez la nuance avec un art consommé, GM, vous avez raison de railler les autres.
Mais, n'hésitez pas à nous vendre votre sociale-démocratie et ses merveilleux cataplasmes, les 8 millions de pauvres que compte le pays sont impatients de découvrir les formidables avancées qui sont à venir et qui vont significativement améliorer leur quotidien.
Quant à comparer l'ANI à la chute du mur de Berlin, le grotesque du parallèle suffit à lui-même pour en résumer toute l'inanité et les sous-entendus consternants concernant le droit du travail.
Enfin, les mêmes qui chouinent devant le qualificatif de "sociaux-traîtres" ont moins de pudeur à dénoncer avec les éléments de langage habituels à cette engeance "les trotskistes" et autres "batteurs d'estrade".
Au moins ne craignent-ils pas le ridicule, c'est en soi une qualité, quoique...

(Désolé pour le ton légèrement rugueux mais y a des fois, franchement...)
Ah AirOne, je crois que vous en avez besoin, il me semble que vous êtes grognon : dans mes bras vous aussi, vous ne me decevez jamais (je suis d'humeur badine, c'est le soleil, j'ai pas du tout envie de me battre, même avec vous)(j'espère que fan de canard ne vas pas être trop jaloux).

Comparer l'ANI à Berlin, c'est mal. Comparer l'ANI à un retour aux conditions de travail du XIXe, c'est bien. Suffit juste de le savoir, quoi.
Ce qui serait constructif c'est que vous nous informiez des points communs entre l'ANI et le mur de Berlin en comparaison avec ceux de l'ANI et des conditions de travail du XIXe non ?
Alors, la comparaison avec Berlin n'est pas de moi. La comparaison avec le XIXe n'est pas de moi non plus. Du coup, beh, je suis bien embêté, mais je vais quand meme essayer.

Pour ce qui est du XIXe : manifestement, le propos est de laisser penser que l'ANI va plonger le monde du travail dans les affres de la barbarie et de l'exploitation généralisée de tous par la finance mondialisée et ultralibérale de l'europe (enfin, je suppose que c'est l'idée, en gros). Sachez que je n'en partage ni l'esprit, ni la lettre, et que je trouve cette comparaison, au mieux ridicule, au pire, odieuse pour les pauvres hères qui ont réellement connu les conditions de travail du XIXe. Mais bon, je suis social traite, donc incapable d'emphatie, mon avis est donc à prendre avec des pincettes.

Pour ce qui est de l'ANI et du mur de Berlin : je pense que le propos est de pointer le travers de cette gauche qui se dit "la vraie gauche", et de sa tendance à refuser toute forme d'avancée tant qu'elle n'est pas pure, totale et intégralement conforme à la doxa en vigueur dans toutes les organisations brillament listées par Fan de Canard. Une avancée mineure doit être refusée parce qu'elle n'est pas totale. Et on se doit aussi de refuser par principe de signer tout accord, sous prétexte qu'il n'est pas assez bien, et fait donc reculer, sans être capable d'envisager qu'un accord puisse être le fruit d'un compromis, avançant sur certains points, reculant sur d'autres, manifestant au global, une avancée.

Le soucis de ce mode de fonctionnement, est qu'il sagit de définir ce qu'est la fameuse doxa. Et là, il faut mettre d'accord toutes les structures brillament listées par etc.etc.. Et avant que ça n'arrive, les enfants qui bossent au fond des mines ont le temps de mourrir de vieillesse à 95 ans, et le mur de Berlin, de jamais ne tomber.

Autant dire que je trouve cette comparaison assez fine, dans le sens où elle n'est en rien une comparaison avec l'ANI dans le propos initial, contrairement à ce qu'un lecteur pressé de me féliciter pour mon sens de la nuance aurait pu penser.

Mais comme je le disais, ni l'une, ni l'autre ne sont de moi, alors, c'est pas ma faute.
Pour le mur de Berlin, bravo et merci, GM !

Effectivement, cette image m'est venue spontanément à l'esprit en survolant la litanie des organisations que citait Fan de canard pour justifier le bien-fondé du fait de s'opposer à l'ANI. J'y ai vu une muraille derrière laquelle il s'efforçait de contenir toute velléité de penser autrement - ou penser tout court puisqu'il n'opposait ni ne proposait aucun argument - lui-même se positionnant sur une espèce de mirador de la moquerie pour lâcher une rafale d'ironie sans la moindre sommation préalable. Alors qu'encore une fois je ne m'opposais pas au fait que l'on puisse être contre cet accord mais déplorais simplement l'absence totale de mise en perspective des caricatures énoncées par Filoche.

A propos de ce dernier, soyons clairs : le qualificatif de "trotskiste" n'a rien de négatif sous ma plume. Il s'agit juste d'une information factuelle, de nature à éclairer son parti-pris radicalement allergique à toute proposition sociale-démocrate. De la même manière que ses qualités de "batteur d'estrade" ne sont pas non plus à mes yeux de nature à le disqualifier, bien au contraire. Il suffit de l'avoir vu et entendu, en vrai comme en vidéo, en privé comme en représentation, pour lui reconnaître ce talent, quoiqu'on en ait avec ses prises de position. Je le connais pour l'avoir côtoyé dans des circonstances tant politiques que professionnelles, et n'aurais le cas échéant aucun problème à lui dire en face ce que j'ai écrit à son propos ni à en débattre avec lui s'il le fallait.

Mais je réalise que je suis tombé par inadvertance dans une compagnie déjà bien formée de personnes partageant une pratique avancée des échanges forumesques. Merci donc de votre intérêt pour mes incises.

Et encore une fois, grand respect à GM qui a décodé ma métaphore avec une remarquable clairvoyance !
En même temps c'est bien quelque part qu'ils soient là les Gm et les Bernie Flack, sinon on s'ennuierait non ?
Oui mais non. Y'a des gens qui ne sont pas d'accord avec Filoche ou le FdG et qui savent faire autre chose que de la provocation stérile pour le montrer. Une discussion avec J-net c'est quand même d'un autre niveau qu'avec GM ou Bernie. Et pourtant, tous trois ont des avis similaires (sur l'ANI) il me semble. Et on s'amuse autant, sinon plus, à discuter sérieusement du fond avec l'une qu'à pointer la mauvaise foi et les sophismes des autres.
Je vais être sérieux deux minutes : accusez moi de mauvaise foi, provoc', etc, pas de soucis.

En revanche, difficile de qualifier de la même façon le premier post de Bernie, qui pour le coup est assez sérieux, argumenté et mieux documenté que l'article même auquel il répond, ne serait-ce que aprce qu'il a lu les textes signés de l'ANI, et pas uniquement ce qu'en dit la vidéo de Filoche.

D'ailleurs, personne n'y a apporté ne serait-ce que le début d'une réponse ressemblant à un argument de fond.

J'ai fini d'être sérieux pour ce soir.
Que les syndicats signent : c'est exactement ce qui est inquiétant, c'est à se demander de qui ils défendent les intérêts.
Si ils se voyaient comme les garants de l'équilibre du rapport de force entre les patrons et les employés, peut-être qu'ils arriveraient à empêcher ces mesures absurdes.
Un exemple: il ne faut pas avoir travaillé beaucoup ni longtemps pour s'apercevoir de ce que signifie des critères de compétences en cas de licenciement économique. Croiser les critères c'est gommer les critères. Qu'est-ce qui protège le faible? Celui usé par son travail et plus bon à rien, ou celui qui vieillit et devient moins productif, seul le critère d'ancienneté protégeait de la logique inhumaine du citron pressé dont on jette la peau.
Toutes ces lois qui semblent des entraves aux gestionnaires ne sont pas tombées du ciel. Elles sont justifiées. Les éliminer de notre pays parce qu'on est en concurrence avec des pays sans protection des faibles et seulement au nom de ça, c'est de l'abus de privilèges. Allez vivre à la mode de chez eux messieurs les élus, messieurs les gestionnaires, vous qui êtes allé dans nos écoles, êtes nés dans nos hôpitaux, et avez bénéficié de tous nos privilèges et de nos lois vous protégeant des systèmes mafieux qui ne feraient qu'une bouchée de vous.

Votre logique n'est pas efficace. Les vieux bossent, les jeunes chôment, pour résumer en un exemple le résultat. Des millions de chômeurs et des filières "autorisées" qui drainent des mini-bus de polonais, ou autres immigrés utilisés comme des "jaunes" casseurs, non pas de grève, mais de nos droits de salariés.
C'est l'endoctrinement qui vous fait croire encore à la logique et au bon sens des patrons qui lutteraient pour "sauver" les entreprises françaises en restreignant les droits des salariés, alors qu'on n'a pas arrêté de les restreindre au nom de ça depuis des années sans résultats!
Si ce n'est pas par endoctrinement, c'est juste pour se situer du bon côté du manche ou par intérêt personnel?, qu'on peut adhérer aux choix du medef?
Toutes ces lois qui semblent des entraves aux gestionnaires ne sont pas tombées du ciel.

Vous avez raison. Mais la question pour moi est : "Sont-elles adaptées au contexte actuel ?". Parce qu'il faut regarder les choses en face : avec les lois en vigueur, un salarié licencié abusivement va mettre combien de temps à faire valoir ses droits ...? A Paris, déjà 15 à 18 mois pour une audience aux Prudhommes. Si le cas est compliqué (et les patrons vicieux, aidés par des avocats tortueux vous transforment n'importe quoi en cas compliqué), on fait appel à un juge de départage : 3 à 6 mois de plus. Si le jugement est favorable au salarié, le patron peut encore faire appel : 12 à 18 mois de plus. Résultat : 2 à 3 ans (voire plus si Cassation) pour faire valoir son droit. 2 à 3 ans de procédures, d'avocats, de frais engagés sans garantie de résultat, 2-3 ans pendant lesquels on a eu le temps de perdre son logement, tomber gravement malade, voire mourir ... Vous appelez ça un Droit protecteur ? Il suffit d'avoir été une fois dans la situation pour comprendre qu'en théorie, oui, c'est terrifiant pour n'importe quel employeur nouveau venu, mais qu'en pratique, les employeurs avisés, ou "gestionnaires" comme vous les appelez, une fois avertis et dûment conseillés, savent très bien en contourner les contraintes.

Le Droit du Travail actuel est pour les travailleurs d'aujourd'hui comme la ligne Maginot pour la France d'avant 1940. Idéale pour empêcher les armées allemandes version 14-18 de nous envahir, mais une protection totalement illusoire contre l'offensive des Panzer qui la contournent, passent par les Ardennes et arrivent à Paris en 3 semaines ! 1 600 pages, dont la modification du moindre alinéa provoque débats et déchirures sans fin au sein même de ceux qui défendent le même camp ... Franchement quel est ce Droit qu'aucun individu ne peut connaître complètement, employeur comme salarié, alors qu'il est la base même du contrat signé entre l'un et l'autre ?

On parle de guerre économique, mais c'est une guerre de mouvement : le capital est plus mobile que jamais et pour répondre aux offensives il faut pouvoir bouger vite, et pour cela avoir les moyens de comprendre les enjeux locaux de l'adversaire ou du partenaire (selon sa conception) et répondre par des avancées et des replis, des combats et négociations, localement, en ayant les informations et les armes pour le faire. Vouloir s'acharner à défendre des fortins prétendument imprenables, c'est se réveiller un matin encerclé par l'armée adverse, sans même avoir pu livrer bataille, comme une bonne partie de l'armée l'a été en juin 40.

L'ANI va dans ce sens, il donne de nouveaux droit à l'information, de nouvelles protections, de nouvelles armes pour les négociations locales. Mais pour le comprendre, il faut le lire, et ne pas se limiter aux interprétations simplistes et caricaturales qui en sont faites par ceux qui ont intérêt à le faire. Tiens, mais au fait, pourquoi ont-ils intérêts à le faire ...?
"Tiens, mais au fait, pourquoi ont-ils intérêts à le faire ...? "
On peut surtout se demander quel est votre intérêt à le défendre.
Chacun ses interrogations.
Désolée je ne vois pas où Filoche peut être soupçonné de défendre des intérêts personnels ou politiciens, ce que laisse entendre votre dernière remarque-miroir.
Je ne gobe pas votre logique. Les prudhommes sont encombrés par des affaires par manque de moyens, parce que beaucoup de patrons sont entretenus dans l'idée qu'ils sont tout-puissants et dans leur bon droit de traiter leur personnel comme "leur petit personnel" en épanchant leur névrose. Si on les laisse faire ils ont raison d'en profiter.
On gère à coup de faillites planifiées et de plans sociaux, de sauvetage bidon d'entreprises qui dure le temps de tromper son monde, et après on dit "oh mon dieu, mon dieu, mon dieu, comme tout est inadapté.

L'immobilier est florissant, ça construit à tour de bras. La grande distribution est en train de renouveler gentiment son parc et de se recentrer vers une taille de supermarchés pour piétons. Visuellement j'ai de grosses difficultés à envisager l'état d'urgence et d'inadaptation que vous décrivez.

J'ai connu une autre époque. Tout était différent, mais tout était pareil. Si on analyse les différences de près, ce ne sont pas celles qu'on croit. Il y a juste eu des transferts de revenus d'une classe à l'autre et du laisser-faire/ça se régulera tout seul sans soucis réel des conséquences, on fait rien de mal puisque le principe on est là pour s'enrichir est glorifié, what else.
Désolée je ne vois pas où Filoche peut être soupçonné de défendre des intérêts personnels ou politiciens, ce que laisse entendre votre dernière remarque-miroir.
Les rentes de situation, ça vous dit quelque chose ?

Celles qui font qu'on vous invite, qu'on vous écoute, qu'on vous adule, qu'on reproduit aveuglément vos interventions, qu'on parle de vous en termes fabuleux, qu'on loue votre implacable expertise et votre inénarrable sagacité à démasquer les manœuvres perfides et honteuses de ces misérables employeurs, ainsi que votre incomparable courage à les dénoncer devant des parterres de partisans convaincus avant même d'avoir entendu un mot. Cette gloire là vaut infiniment plus que n'importe quelle commission occulte ou pas, en Suisse, à Singapour, ou aux Caïmans, non ? Sans aucun doute, pour quelqu'un qui n'a effectivement jamais eu le goût pour les possessions matérielles ni pour la flambe, ce que je lui reconnais aisément et avec grandes estime et amitié.

Car alors, devenir le d'Artagnan des droits du pauvre - forcément pauvre - peuple contre les gardes-brutes du Capital-Cardinal, le Zorro qui surgit de l'ombre pour corriger tous les sergents Garcia du PS, l'inspecteur Colombo des crimes sociaux qui démêle les intrigues obscures de tous ces misérables suppôts de la traîtrise sociale que sont tous les syndicats réformateurs, et dénonce leur infâme duplicité, n'est-ce pas un formidable enjeu ?

Et voir la journaliste d'@si s'esbaudir sur la "soumission librement consentie" ou autre baliverne, telle une Moiselle Jeanne dans Gaston Lagaffe ("Oh vous alors, Monsieur Gérard ...!"), c'est pas du bonheur ça ?

J'ironise, je caricature moi aussi, sans doute à tort, car je voudrais juste faire partager qu'il n'y a nulle part des bons et gentils inspecteurs du travail contre des méchants et cupides employeurs, que tout discours qui tend à nous ramener à un quelconque manichéisme est forcément manipulatoire et pervers, et que ce que nous devons tous (les pour et les contre l'ANI ou quoi que ce soit) exiger d'un site comme @si qu'il ne se laisse pas aller à la complaisance, fût-ce avec les meilleures intentions.
extraordinaire rhétorique: Le code du travail est contourné par le patron, il faut donc le supprimer ( le code, pas le patron).
extraordinaire réthoque : dire que le code du travail est devenu tellement compexe qu'il n'en n'est absolument pas protecteur veut dire qu'il faut le supprimer.

Je vous ai connu plus subtil, Eric von Strumckmuche.
Reprenez-vous: vous avez oublié de me citer dans vos allusions ci-dessus, contrairement aux quatre d'affilée plus haut.

À noter, sur le mode sérieux aussi, votre faculté à vous jeter "dans les bras" d'un intervenant carrément thuriféraire pour cet accord comportant des points parait-il, "criticables".
C'est vrai qu'au moins, il cite des exemples, ce que vous n'êtes pas arrivé à faire plus haut bien qu'ayant affirmé que Filoche racontait des "bêtises" et avait des "petits soucis de confusion". Bah, ça peut arriver, j'en ai bien lu au moins un, plus haut, persuadé qu'aujourd'hui en France, des gens ne travaillent pas 13h par jour 6 jours sur 7. Et pas pour un salaire de ministre. Et sans parler des conditions de travail, on ne va pas faire du hors sujet non plus.
L'arrivée de Bernie a un petit côté providentiel, j'en conviens.

N'oubliez pas de lire ci-dessus le post de poisson, très lucide à bien des égards.
Ben oui, je ne vous ai pas cité, j'ai dit que ce post était sérieux, je n'avais donc aucune raison de le faire. (je savais que vous seriez jaloux, mais vous êtes trop désagréable, je ne me jette pas dans vos bras)

Notez donc ma capacité à me jeter dans les bras. Merci de bien noter que je me jette dans ceux d'AirOne, aussi. J'espère que j'aurai la moyenne, comme ça. Vous me donnerez mon carnet de note, à la fin ?

Des exemple, j'ai cité une erreur de raisonnement, à peu près 4 fois, que vous ignorez avec la même constance que vous m'attribuez des pensées fumeuses. Pas plus que vous répondez au siens. Ca ne vous intéresse pas, les arguments, vous êtes dans une logique de bloc et d'affrontement.

Pour les 13h/j ; 6j/7, j'ai dit que l'accord de 2005 n'avait pas fondamentalement changé la donne par rapport à avant. Je sais que ça existe, ça m'arrive, figurez vous, et pas pour un salaire de ministre non plus, à ma grande déception. Et ce type de travail (posté ou non), qui existe, présente aussi des compensations, que vous évitez toujours soigneusement d'évoquer (mais que vous avez parfaitement le droit de juger insuffisantes). On ne travaille pas 6j/7, 365j/an pour le SMIC.


Quant à poisson, je vais la faire, la petite analyse, hein :

Les prudhommes sont encombrés par des affaires par manque de moyens : oui, en effet : http://www.pourseformer.fr/emploi/carnets-de-prud-hommes/formation-continue/h/593e5c5c39/a/prudhommesnbsp-letat-condamne-pour-des-delais-excessifs.html
Et pointer le fait que ces délais dus à la fois à un manque de moyen et à une grande complexité de code du travail, loin d'être protecteurs des salariés, devient une source d'insécurité et d'injustice, c'est pas se mettre du côté des patrons, bien au contraire.

parce que beaucoup de patrons sont entretenus dans l'idée qu'ils sont tout-puissants et dans leur bon droit de traiter leur personnel comme "leur petit personnel" en épanchant leur névrose. : les patrons, tous des salaudsTout-puissants. Je laisse la profondeur de l'analyse psychiatrique à son auteur. Par contre, j'aimerai bien comprendre le début du bout de lien logique entre la névrose des patrons et les moyens atribués au prodhommes, ça ne saute pas aux yeux.

Si on les laisse faire ils ont raison d'en profiter. Oui, da. Comme certains syndicats, dans certaines entreprises, profitent largement de leur situation de rente pour faire valoir des avantages indus, jusqu'à mettre en péril l'existence de l'entreprise. Et donc, il faut condamner tous les syndicats et syndicalistes ?

On gère à coup de faillites planifiées et de plans sociaux, de sauvetage bidon d'entreprises qui dure le temps de tromper son monde, et après on dit "oh mon dieu, mon dieu, mon dieu, comme tout est inadapté. : faillites plannifiées... On doit pouvoir trouver quelques exemples où ça existe, dans des contextes particuliers, ceci dit, ça reste très marginal. Raisonnons par l'absurde, un peu : on fait faillite quand on gagne moins d'argent qu'on en dépense, j'espère que vous en conviendrez. Ce qui veut dire que le méchant patron perd de l'argent, quand il fait faillitte. Or le méchant patron, il aime gagner de l'argent, c'est pour ça qu'il est patron et exploite les gentils salariés. Donc, le méchant patron fait exprès de perdre de l'argent pour embêter les salariés. C'est une belle névrose de perversion que vous avez là. Vous aviez peut-être raison, finalement.
Je vais en parler à mon boulanger, ce méchant patron qui emploie un salarié, pour savoir ce qu'il a prévu pour l'année prochaine.

"L'immobilier est florissant, ça construit à tour de bras." : ha, ha, ha. http://abonnes.lemonde.fr/immobilier/article/2013/02/14/la-construction-de-logements-neufs-s-effondre-en-france-affectant-l-emploi-dans-le-btp_1832335_1306281.html

(d'ailleurs, en passant, cette chute de la construction fait que la crise du logement n'est aps près de se résoudre, dans notre beau pays. Vous pourrez encore accuser les patrons de créer artificiellement la pénurie pour s'en mettre plein les poches, (tout en construisant à tour de bras, la cohérence de l'argument ne sert à rien, il suffit de l'asséner avec force et conviction, mais ça, vous savez bien faire).

La grande distribution est en train de renouveler gentiment son parc et de se recentrer vers une taille de supermarchés pour piétons. -> gni ? Moi, je fais déjà mes courses comme piéton. Ca veut dire quoi ? Que le monde de la grande distribution anticipe une moindre utilisation de la voiture pour retrourner en centre ville et se rapprocher de ses clients ? Mais quelle horreur ! Quel est le problème, en fait ?

J'ai connu une autre époque. Tout était différent, mais tout était pareil. -> ça c'est pas possible, parce que tout le monde sait bien que c'était mieux avant, voyons.

Bref.
"On ne travaille pas 6j/7, 365j/an pour le SMIC. "
Ah, on rajoute une variable désormais ? Non je dis ça, parce que plus haut, deux fois vous avez posé la question "vous en connaissez beaucoup des gens qui travaillent 13h/j 6j/7", montrant clairement que pour vous c'était une fable du 19ème (clin d’œil). Manque de bol, oui, on en connait, certaines semaines pires, d'autres moins pires, avec le fameux weekend sur deux... si ce n'est pas sur trois.
Bref, il y a comme un problème de connexion avec la réalité sur ce plan-là, par chez vous, et c'est plutôt fâcheux parce que ce type de personnes ne sont pas vraiment isolées. Et je me marre jaune par avance en vous demandant de quelle manière l'accord que vous défendez jusque dans les terroirs de gauchistes crasseux comme un VRP gouvernemental qui s'est attardé dans un lieu dit pour demander sa route au départ; va améliorer les problèmes évidents que cet abrutissement du travail génère inévitablement sur le quotidien de ces gens, sans parler de leur métabolisme.
Mais pas autant que quand je vous vois pour la énième fois, botter en touche - mais de manière assez originale, j'en conviens ici ("ça ne vous intéresse pas, les arguments ") - alors que vous évitez de citer les fameuses "bêtises" dans la vidéo, ainsi que les "petits soucis de confusion" que vous prêtez à Filoche.
Je suis dans une logique d'affrontement car vous êtes, comme l'autre jour avec vos années 30 consternantes, dans une logique de défense d'un pur produit marketing gouvernemental qui va briser encore davantage les protections des travailleurs; même Montebourg travestit la réalité en disant que Force Ouvrière aurait signé, en parlant de l'ANI, et en ajoutant du bout des lèvres qu'en fait, l'accord signé était celui de Renault - en "oubliant" de préciser que le délégué FO qui a signé s'est fait taper sur les doigts par les délégués de son syndicat, et sans évoquer pourquoi SUD et la CGT n'avaient pas signé. Je tiens à votre disposition les petits tracas et autres menus inconvénients du dispositif dont se félicite le PS et la sympathique social-démocratie que vous êtes deux à défendre ici, et vous me direz, si vous avez la réponse, en quoi cette flexibilité voulue depuis belle lurette par la droite, sur le point d'être concrétisée par Hollande aujourd'hui, a été combattue par les mêmes - politiquement parlant - alors qu'ils étaient dans l'opposition.
C'est ça que vous défendez, vous et le dénommé Bernie Flack: une politique de droite repeinte en gauche raisonnable au nom qui laisse pensif, "social-démocratie". Une politique qui renie ses engagements, qui reprend les thèmes de la droite économique et sécuritaire, qui veut faire passer aujourd'hui des textes qu'elle combattait férocement hier, qui ne revient pas sur les retraites, qui veut poursuivre les coups de burin sur le Code du Travail, qui envoie davantage de ministres aux congrès du MEDEF en quelques mois que Sarkozy pendant 5 ans, qui traque l'immigré et le Rom comme avant, etc.
Vous parlez des années 30 pour le Front de Gauche qui combat toutes ces conneries, parce-que l'un d'eux dit que ceux qui accouchent de tels passages en force contre les pays du sud de l'Europe en les prenant à la gorge et les enfonçant davantage dans des situations sociales et même maintenant, sanitaires, intenables; a dit un gros mot et démontre que la finance, contrairement à ce qu'a dit un célèbre animateur de salle du Bourget l'an passé, a un visage et que ce sont des mains en chair et en os qui avalisent et signent ces contenus. Mais quand des médias mettent dans la bouche de Mélenchon des propos qu'il n'a jamais tenus, comme la "purification éthique"; quand des journaux indépendants comme même le Canard Enchaîné les reprend tel quel - ou qu'il se fait traiter de "con" par Thénard dans un numéro précédent et en première page (*); quand Montebourg lui-même prétend qu'il a bien dit ça dans une émission politique sans êtes repris ni corrigé par la journaliste.. elle est partie où, votre indignation, celle qui vous "effraie" il y a encore pas si longtemps, face "aux discours des années 30" ?
À l'instar de ce qui reste d'idéaux de gauche au PS actuel, envolée, ou à géométrie particulièrement variable. Envolée, comme la lutte des classes qui n'y figure plus depuis la fin des années 80 dont on s'étonne ensuite que des caciques comme Cahuzac et consorts n'y croient plus. Il n'y a qu'à sortir de chez soi, pour la plupart des gens, pour se la prendre en pleine poire, la lutte des classes.

Quand vous dites que je vous attribue des "pensées lumineuses", c'est faux, mon cher GM. C'est ce qui transparait de vos messages, dans lesquels vous parlez d'arguments sans en présenter la queue d'un seul sur ce dont on parlait plus haut.
Et même si c'était le cas, vous pouvez rayer le mot "lumineuses". On pourrait épiloguer de votre analogie avec le mur de Berlin; tout comme des allusions de le Guen au "retour à la Corée du Nord" quant aux arguments présentés par Delapierre; ou des allusions au "polpotisme" par Collomb. Vous me faites marrer, avec vos frayeurs, car ce type de propos tenus par nombre de ces fameux sociaux-démocrates tombent exactement dans les mêmes travers qu'ils prétendent dénoncer chez leur voisin de gauche.

Je sais: vous allez trouver ça "désagréable". Vous vous en remettrez, d'autant que je suis à même de récidiver.
Bonne soirée, "camarade" :-)




(*) les lecteurs du N° du Canard d'hier auront unanimement constaté qu'aucun "pan sur le bec" n'a été occasionné sur ce billet de la semaine précédente, pourtant mensonger et à charge. Ce qui n'empêche pas une minimare en page 2, de défendre (comme désormais quasiment systématiquement, alors qu'ils s'étaient calmés après les élections sur ce thème), le chef de l'État des attaques mélenchoniennes - qui parlait de politique "à l'agonie". Le billet rétorque que c'est Méluche qui a personnellement agonisé à Hénin-Beaumont. Sans s'étendre sur le fait qu'il est le seul à avoir gagné des voix là-bas et le contexte socialiste et national-frontiste bien particulier qui règne dans cette juridiction - mais ce ne serait alors, plus une minimare, pas vrai ?
Ouh là, je sens un emballement dont le sens n'est pas évident, pas plus que n'en sont les termes. Mais sans doute ai-je manqué quelques épisodes ...?

Reprenons : "un pur produit marketing gouvernemental qui va briser encore davantage les protections des travailleurs". Pouvez-vous préciser 1/ de quelles protections vous parlez, et 2/ en quoi elles vont être brisées ?

Vous dites tenir à notre disposition "les petits tracas et autres menus inconvénients du dispositif dont se félicite le PS ". Fort bien, livrez-les et je pourrais peut-être comprendre et argumenter si je ne suis pas de votre avis.

En quoi et comment vous pouvez affirmer que cet accord serait une sorte de capitulation en rase campagne par rapport à ce qui était combattu lorsque le PS était dans l'opposition ? Avancez, point par point les arguments, je suis quant à moi absolument prêt à en entendre, et j'y répondrai et n'hésiterai pas à vous dire mon accord s'il y a matière à cela.

Mais je vous en conjure, pas de flou, pas de grand méchant loup, pas de grandes envolées lyriques ou historiques sauf si elles permettent d'illustrer un point précis, seulement du factuel, du réel, du précis, que l'on puisse discuter sans forcément se moquer ou s'engueuler.

Et c'est là, vous verrez que se situe le nœud du problème : dans ce gigantesque maquis qu'est le Code du Travail, démontrer que telle ou telle modification est une avancée ou un recul demande, exige même, une expertise que n'ont pas ni les travailleurs, ni même la plus grande part de leurs représentants, ni même encore l'immense majorité des membres des organisations syndicales ... D'où la facilité pour l'un ou l'autre de décréter que ceci ou cela est un recul pour les salariés, ce qu'ils auront d'autant plus tendance à croire tant la conjoncture actuelle est dure et violemment anxiogène pour tous les salariés. Qu'est-ce donc que ce Droit du Travail dont la lecture est impossible même pour des diplômés de haut niveau des universités ? Et où bien souvent, pour arbitrer entre deux lectures possibles, il faut s'en remettre au juge, ce qui prend au bas mot plusieurs mois ou années, et comprend des frais pour lesquels bien entendu il n'y a pas la moindre égalité entre les parties (employeurs dont les frais d'avocat et de justice sont comptés dans leurs frais généraux, et donc payés hors TVA et déduits de leurs impôts, et salariés qui payent tout ceci sur leur porte-monnaie, avec TVA et après impôts ...).

En attendant vos arguments, je dis et maintiens que cet ANI donne plus de moyens aux salariés pour se battre localement pour la sauvegarde de leurs emplois sans leur ôter aucune des supposées protections existantes, qu'il leur accorde des avantages supplémentaires en matière de droits aux informations sur la situation de l'entreprise, à une complémentaire santé, aux allocations chômage et à la formation tout au long de la vie. Chacune de ces avancées demandent à être améliorées, et elles le seront forcément si les salariés le veulent et se saisissent de ces sujets. J'attends avec attention les arguments qui contrediraient ces affirmations, sous réserve bien sûr qu'ils reposent sur du réel et des situations vécues, et pas seulement sur des suppositions gratuites, des procès d'intention ou des généralisations abusives. Je ne dis pas que tout le monde doit être de mon avis, mais seulement qu'un article digne de ce nom sur le sujet aurait dû aussi évoquer cet aspect des choses.

En conclusion, je vous confirme que d'une part la CGT n'a même pas négocié quoi que ce soit (c'est une donnée à savoir de cette grande centrale : elle négocie avec les gouvernements de droite, jamais de gauche), et que d'autre part FO a bien failli signer et ne l'a pas fait pour des raisons de stratégie politique, pas à cause des termes de l'accord.
Un emballement ? non non, tranquillisez-vous, monsieur Flack. Mais merci de vous en inquiéter, ça me va droit au cœur. Et s'il emballement il y avait, l'on pourrait la comparer avec votre célérité et la promptitude de votre défense de cet accord dans le forums d'@si, de Rue89, du Monde.fr. Ça force le respect.
Bon, tout d'abord, je pense que vous avez manqué quelques épisodes, vu que la réponse était faite à GM et passait en revue une autre conversation passée durant laquelle nous avions beaucoup ri. Il devrait d'ailleurs repasser par ici sous peu.
Pour les tracas et inconvénients du dispositif, dans le cadre de celui qui a été signé pour Renault, voici ceux que pointent SUD eux-mêmes:
"« L’accord de compétitivité va engendrer des conditions de travail encore plus dégradées », pronostique Pascal Pottiez, secrétaire général SUD Renault Douai, qui participe aujourd’hui à la seconde et dernière réunion de concertation entre direction de l’usine et syndicats. L’objet de cet échange, non pas négociation, est d’évacuer toutes les questions découlant de l’accord. Et des problèmes en suspens, il y en a. « Qu’est-ce qu’ils ont fait pendant les réunions ? », tempête P. Pottiez en parlant des trois syndicats signataires. « Il s s’aperçoivent aujourd’hui du problème posé par le compte transitoire. » En gros, plus question de capitaliser des jours. L’accord prévoit de vider le compte transitoire sous peine « de perdre tout ce qui sera au-dessus de quinze jours pour décembre 2013, de même de 2014, 2015, 2016, puis dix jours à partir de 2017. » « On peut se faire payer deux fois vingt jours, soit 300 heures, pas plus. Il y a des gars dans l’usine qui ont 1 000 heures. Une année sans venir à l’usine ! Pas question de laisser nos congés partir en fumée à cause de cet accord pourri. » Autre sujet de discussion : faire travailler 1 603 heures/an tous les sites. « Nous on pensait à 100 h de plus. C’est entre 100 et 200 h. Gratuitement. » Et ce, en se servant de trois leviers : cinq jours de RTT en moins , la suppression de pauses et/ou l’allongement du temps de travail. « En partant sur 100 h de plus. C’est 5 200 véhicules/an qu’un salarié ferait gratuitement. » "
Mais peut-être sont-ils trop bêtes concernant l'analyse de leur propre situation et n'appréhendent-ils pas à sa juste valeur les bienfaits de l'accord et du gouvernement que vous présentez vous-même comme étant de gauche (je vous laisse responsable de ces accusations, je ne veux pas être mêlé au procès en diffamation que pourrait vous faire l'aile droite du PS, malgré les services actuellement rendus :)

Votre réponse, du reste, est astucieuse: elle valide implicitement les reniements que j'ai pointés dans les domaines du sécuritaire (Roms et immigrés toujours pourchassés), de l'austérité voulue par Sarkozy et signée par Hollande, des grands virages sur les franchises, la TVA,.. le travail (dont cette vidéo parmi tant d'autres montre à elle seule les revirements de Hollande et en partie peut-être, sa popularité actuelle), le vote des étrangers, au fait qu'il avait dit que lui président, il ne serait pas "le chef de la majorité"...
Bref, des choses qui devraient scandaliser n'importe quel homme ou femme de gauche normalement constitué(e). Il faut croire que non. Alors que selon ce pavé sur le site-même du PS, "réussir le changement, c'est tenir nos engagements"
Vous me direz si vous entrevoyez comme une légère contradiction avec ce qu'il se passe depuis l'élection de votre favori.
Il est évoqué sur ce billet la protection des travailleurs: la fragmentation du travail qui place les salariés sans protections collectives dans l’entreprise, une harmonisation des fiscalités qui empêche la concurrence déloyale à l’intérieur de l’Europe : rapprochement des taux de l'impôt sur les sociétés ; la définition d'un cadre législatif et réglementaire partagé en matière de salaire minimum, de temps de travail; la TVA Sarkozy qui devait être supprimée, les plus gros patrimoines et les plus hauts revenus sollicités, le capital qui devait contribuer au moins autant que le travail; les classes populaires et moyennes qui devaient être prioritairement protégées, tout comme les PME et les TPE; le justice sociale aussi, amorcée par la retraite à 60 ans pour les salariés qui ont exercé les carrières les plus longues; les salariés précarisés; les fondations des compromis féconds de la reconstruction puis des Trente glorieuses, après avoir conçu les protections les plus fortes au monde pour les salariés et les retraités...
Il y a comme un problème de raccord, où je ne m'y connais pas. J'espère que ce n'est pas trop "flou" pour vous, et que vous estimez la source fiable...

Maintenant, sur l'ANI.
En préambule, je voudrais savoir si vous affirmez que les points suivants sont exacts ou inexacts, et en aucun cas ne sont permis dans l'accord:
- il imposera plus de flexibilité pour les salariés
- il facilitera les procédures de licenciements
- les efforts demandés aux salariés : baisse de salaire, horaires modulables selon l’employeur sans contrepartie sur le salaire
- un salarié sera dans l’obligation d’accepter une mobilité externe sans limite géographique
- il peut donc être muté dans une filiale ou un autre site d’un même groupe à l’autre bout de la France
- en cas de refus: licenciement
- Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).
- les salariés devraient renoncer au CDI, aux conventions collectives et au droit du travail.
- désormais c’est un accord d’entreprise qui définira le contenu des plans sociaux: que devient le Droit du Travail ?
- dans ce cas de figure, comment contester le caractère économique d’un plan social ? puisque l'accord administratif à la mise en place d’un plan social, ne sanctionnera plus que le respect de l’accord d’entreprise et non plus le caractère économique réel du plan de licenciement.
- l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes
- l’accord aggrave la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi
- en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise, il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement
- l’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants

On pourra ensuite comparer avec les articles de cet accord, qui infirmeront ces points de manière claire et nette et qui bien entendu, ne comporteront aucune équivoque possible en cas de litige.
En rappelant que selon les "structures" que j'ai citées plus haut, qui selon vous auraient empêché la chute du mur de Berlin; cet accord serait illégitime, car signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.
Je vous ai vu tirer sur les prud'hommes plus haut, je vous épargne des liens désobligeants et prouvant les innombrables fois qu'ils ont redonné justice aux salariés.
Et il faut croire que la CGT sur laquelle vous tirez également, a signé deux-trois textes bien moins pires sous la droite récemment que ce que veut imposer le gouvernement actuel et que n'a pas réussi à faire Sarkozy en cinq années.
Quant à ce que vous prétendez sur Force Ouvrière, à lire sur leur propre page ici-même:
"pour le Secrétaire général de la confédération FO, Jean-Claude Mailly, «le cœur du texte demeure, à savoir la flexibilité exigée et obtenue par le patronat. Les salariés en mesureront les dégâts au fur et à mesure de leur entrée en application. Les députés prendront leurs responsabilités». D’ailleurs, ces aménagements n’ont pas été contestés par le patronat. "
Vous comprendrez pourquoi je prends vos assertions successives avec forces pincettes.
Et je le répète: c'est vous qui prétendez que l'actuel est toujours de gauche...
Cher Fan de Flack, puisque je vois que vous me suivez à la trace

Comme vous m'interpellez, j'en déduis que cet épisode s'adresse à moi, n'est-ce pas ?

Je passe sur tout vos deux premiers paragraphes, non par maque d'intérêt mais juste parce qu'il y est question de sujets hors du champ de ce qui m'a amené ici (si, si, rappelez-vous, c'est le travail d'une journaliste que je suis venu critiquer), et de références prises ailleurs et qui mériteraient chacune une analyse propre que je n'ai absolument pas le temps de faire maintenant. Je ferai juste une remarque sur un propos que vous me prêtez à tort concernant le gouvernement et "la gauche". Je n'ai pas souvenir d'avoir évoqué ni l'un ni l'autre car je pense simplement que toutes ces batailles quant à l'appropriation de ce terme "de gauche" me paraissent aussi futiles et néfastes que le débat sur le sexe des anges qui faisait fureur au sein de Byzance assiégée et bientôt détruite. Comme les rats du Professeur Laborit, le stress de la situation conduit nombre des forces progressistes à se foutre sur la gueule plutôt que de coopérer dans la lutte contre les vraies injustices sociales.

Mais bon, je vais essayer sur la suite :
- il imposera plus de flexibilité pour les salariés : plus de flexibilité aux entreprises, et de nouveaux droits pour les salariés
- il facilitera les procédures de licenciements : non. Les licenciements éco seront au contraire mieux encadrés, et les salariés seront mieux protégés avant le licenciement que dans le système précédent. Pour les licenciements autres, rien n'est changé
- les efforts demandés aux salariés : baisse de salaire, horaires modulables selon l’employeur sans contrepartie sur le salaire : uniquement dans le cadre d'un accord d'entreprise - donc résultat d'une négo - comportant des contreparties telles que le maintien dans l'emploi pendant la durée de l'accord, le partage du bénéfice économique de l’accord arrivé à échéance, des "efforts proportionnés à ceux demandés à l'ensemble des salariés" pour les dirigeants salariés, les mandataires sociaux et les actionnaires) pour préserver les emplois en cas de baisse durable d'activité. Durée maximale couverte par ces accords 2 ans. Et obligation de la conformité de ces accords aux éléments de l’ordre public social (durée légale, ...) et avec les accords de Branches. Les salaires inférieurs à 1.2 fois le smic ne sont pas concernés
- un salarié sera dans l’obligation d’accepter une mobilité externe sans limite géographique
- il peut donc être muté dans une filiale ou un autre site d’un même groupe à l’autre bout de la France
- en cas de refus: licenciement :ces trois derniers points font partie de l'article sur la mobilité interne que l'on peut résumer ainsi :
* Obligation d'une négociation collective triennale, et donc d'un accord qui doit en particulier comporter des mesures d’accompagnement à la mobilité, des limites géographiques à la mobilité et des mesures visant à permettre la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle.
* En outre, les mobilités envisagées ne peuvent en aucun cas entraîner une diminution du niveau de rémunération ou de la classification personnelle du salarié et doivent garantir le maintien ou l’amélioration de sa qualification professionnelle.
* Enfin si néanmoins un salarié refuse l’application de cet accord de mobilité interne à son contrat de travail, son licenciement pour motif économique ouvre droit à des mesures d’accompagnement que doit prévoir l’accord

- Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail) : de quelles prérogatives parlez-vous ? Pour la mobilité, cf. ci-dessus
- les salariés devraient renoncer au CDI, aux conventions collectives et au droit du travail : ?? C'est absolument faux ! Qu'est-ce qui vous permet de dire une chose pareille ?
- désormais c’est un accord d’entreprise qui définira le contenu des plans sociaux: que devient le Droit du Travail ? Encore un raccourci de nature à travestir la réalité : comment un accord (l'ANI) qui depuis a fait l'objet d'une loi qui modifie le Code du Travail pourrait être contraire au Droit du Travail ...? Dans le cas d'un PSE, l'employeur a le choix maintenant entre deux procédures, la première étant celle d'un accord d'entreprise à la condition qu'il soit signé par des syndicats représentants plus de 50% des salariés, et c'est le Code du Travail qui définit les règles de bonne conformité de cet accord. Et il peut être contesté par tout salarié tout de suite - et jugé conforme ou pas immédiatement -, et non pas 3 ans plus tard comme c'est le cas aujourd'hui. Oui l'accord avec les syndicats définira les modalités et le contenu du plan social, et ce n'est plus l'employeur seul qui le fait. Non le Droit du Travail n'est pas bafoué
- dans ce cas de figure, comment contester le caractère économique d’un plan social ? puisque l'accord administratif à la mise en place d’un plan social, ne sanctionnera plus que le respect de l’accord d’entreprise et non plus le caractère économique réel du plan de licenciement. Non, l'accord administratif ne concerne pas l'accord d'entreprise : c'est la 2ème procédure possible en cas d'absence d'accord d'entreprise. Il devra donc valider ou retoquer le caractère économique
- l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes : Il ne les aggrave pas non plus
- l’accord aggrave la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : C'est une affirmation gratuite : rien ne permet a priori de la justifier
- en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise, il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement : encore un raccourci abusif : cf. ci-dessus les "accords de maintien dans l'emploi"
- l’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants : j'imagine que vous faites référence au fait qu'il réduit à 24 mois (au lieu de 5 ans) le délai de recours aux Prudhommes pour une contestation de l'exécution ou de la rupture du contrat de travail. Je vous laisse la responsabilité de votre formulation

Voilà mon engagement d evous répondre respecté. Et maintenant kenavo !
Vous déformez tout, n'est-ce pas, du moment que vous sentez une résistance à votre idéologie. Pour vous tout est bon du moment que ça vous donne une raison de vous opposer.

Je n'ai jamais "tiré" sur les Prudhommes, je respecte absolument leur rôle et les défendrai à la baïonnette s'il le fallait. Je ne fais que constater et déplorer les délais ahurissants nécessaires simplement pour faire dire et valoir son droit.

Comme je n'ai jamais "tiré" sur la CGT, mais seulement constaté leur posture qui se traduit en particulier par le nombre d'accords (nationaux ou de Branches) qu'ils n'ont pas signés, et les négociations auxquelles ils n'ont pas participé.

Je vous avais demandé "pas de loup", merci de cesser de me prêter des dires qui ne sont pas les miens

Bonjour chez vous
" je n'ai jamais "tiré" sur la CGT "
et
"c'est une donnée à savoir de cette grande centrale : elle négocie avec les gouvernements de droite, jamais de gauche "
Évidemment, aucune conclusion à en tirer.
"Je n'ai jamais "tiré" sur les Prudhommes, je respecte absolument leur rôle et les défendrai à la baïonnette s'il le fallait. "
...et plusieurs lignes pour torpiller le parcours du combattant en n'en pointant que les inconvénients et pas les avantages, vous avez raison, la baïonnette était sortie. Vous n'étiez pas tourné dans le bon sens, c'est trop bête.
Un peu comme sur Filoche, vous dites qu'il fait ça pour "ses intérêts, ceux qui font qu'on vous invite, qu'on vous écoute, qu'on vous adule, qu'on reproduit aveuglément vos interventions, qu'on parle de vous en termes fabuleux, qu'on loue votre implacable expertise et votre inénarrable sagacité à démasquer les manœuvres perfides et honteuses de ces misérables employeurs, ainsi que votre incomparable courage à les dénoncer devant des parterres de partisans convaincus avant même d'avoir entendu un mot. Cette gloire là vaut infiniment plus que n'importe quelle commission occulte ou pas, en Suisse, à Singapour, ou aux Caïmans, non ? Sans aucun doute, pour quelqu'un qui n'a effectivement jamais eu le goût pour les possessions matérielles ni pour la flambe, ce que je lui reconnais aisément et avec grandes estime et amitié. "
Cette démonstration de chaude "amitié" et de franche camaraderie doit lui faire chaud au cœur, à n'en point douter. Et en imaginant que vous le connaissiez en vrai, nul doute que vous lui faites part de cette "estime" de la même manière en face...

À part cela, je vous "prête des dires qui ne sont pas les [vôtres]". Mais bien sûr :)
Il y a comme une sorte de point commun avec votre compagnon stratégique ci-dessous, il faudrait que j'arrive à mettre le doigt dessus.

Maintenant, au sujet de l'ANI: merci de vos réponses, je vais prendre le temps d'explorer un peu les bienfaits des articles (dont le N°13) pour voir si le champ des possibles évoqué correspond avec ce que vous écrivez.
Je reviendrai vous raconter ça.

Je termine par une citation de vous:
"Enfin si néanmoins un salarié refuse l’application de cet accord de mobilité interne à son contrat de travail, son licenciement pour motif économique ouvre droit à des mesures d’accompagnement que doit prévoir l’accord "
Oh. Comment savez-vous donc qu'il y figure, dans son contrat de travail ?
En notant le licenciement de facto pour motif économique. Assez commode.

Mes "amitiés" (en gardant votre propre conception ci-dessus) à vos amis sociaux-démocrates.
Non mais dis, eh, le maniaque du magret, ça va bien, hein !

D'abord tu pourrais dire merci : y'en a beaucoup des comme moi qui prennent le temps de répondre sérieusement à tes questions et à t'expliquer les choses ? Ca m'étonnerait.

Ensuite tu continues à me prendre pour une bille, en retournant tout ce que je dis pour persister à m'accuser de combattre contre mon camp. Et là soit tu te fous de ma poire, soit t'es vraiment tordu, genre agent de la Stasi, chargé de traquer les opinions en les déformant partout où elles s'expriment, quitte à refuser la plus élémentaire des réalités. Et quand je vois la suite, je comprends que c'est la deuxième option.

Car sur la mobilité interne, le texte que je te cite, c'est celui de l'accord lui-même, et même Filoche il ose pas jouer à l'idiot comme tu le fais : le texte dit "... l’application de cet accord de mobilité interne à son contrat de travail", et pour tout le monde, il est clair qu'il faut lire "l’application à son contrat de travail de cet accord de mobilité interne". Tout le monde ? Sauf toi ! Alors c'est mieux comme ça, Commissaire ? Ou bien il faut encore que je me penche en avant et que je tousse ?

Et quant à ce que je dis sur Filoche, c'est vraiment pas ton affaire, coco, alors laisse béton et retourne colorier tes images de ta jeunesse, là où que les licenciements ça existait pas, c'était juste des interdictions de travailler pour les amoureux de la liberté, et la mobilité, elle était obligée vers l'est, tu sais, une région qui s'appelle la Sibérie ...

Je n'ai aucune raison d'accepter d'être ainsi maltraité
Wow, on dirait BHL entarté quand il invite celui qu'il a mis par terre, à se relever sinon il lui écrase la gueule à coups de talons. C'est bien quand le vernis tombe, vous devriez faire tomber la cravate plus souvent.

Je ne vous ai pas maltraité, BF, Ce que vous défendez, ça c'est plus de la maltraitance envers les travailleurs.
Ce qui vous avez dit sur Filoche sont devenues mes affaires dès lors que vous avez couché votre mépris envers sa personne sur le forum, et envers tous ceux qui combattent les saloperies qui tombent les unes après les autres depuis un moment maintenant et auxquelles vous contribuez à votre manière. Vous vous souvenez ? les structures avec lesquelles le mur de Berlin ne risquait pas de tomber.
Quand vous écrivez ce genre de conneries parmi d'autres, dans de belles phrases d'homme du monde tendance politicien bien poli, il faut vous attendre à ce que cela ne passe pas de manière aussi inaperçue que vous le voudriez.

M'enfin. Ravi de voir qu'en rencontrant un travailleur ou une travailleuse obligé(e) de déménager à six cents kilomètre de chez lui-elle (alors que son-sa conjoint(e) ne peut pas forcément se le permettre), vous lui sortiriez un truc du genre: "estime-toi heureux, coco, de ne pas être expédié au goulag, comme avant l'ANI et ses opposants staliniens".

Vous auriez fait un malheur, il y a peu de temps, à l'assemblée, en faisant jouer vos burnes comme ci-dessus.
Mais peut-être y étiez-vous ?

Cordialement, camarade signataire.
ok, ok, détestable mais imparable

va ton chemin pervers pépère
Au moins.
Que le vôtre, de chemin, soit fleuri et plaisant tout du long.

Évitez néanmoins si je puis me permettre, ceux de Notre-Dame des Landes, il y a là-bas et en ce moment, un saccage perpétré par moult hommes bleus aux mœurs belliqueuses, et les chemins n'y sont plus sûrs.
Tiens, vous qui parliez de maltraitance, un sujet qui n'a rien à voir, mais il se trouve qu'à terme, celle du PS qui souhaite le retour des farines animales, devrait vous scandaliser un brin davantage que mes petites facéties...
http://lelab.europe1.fr/t/le-ps-rejette-un-moratoire-sur-les-farines-animales-a-l-assemblee-nationale-8656
Étonnant, non ?
Bon appétit.

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Fan, après j'arrête pour de bon, c'est inutile, vous êtes aussi borné que ma grand mère :

Quand vous dites que je vous attribue des "pensées lumineuses", c'est faux, mon cher GM. C'est ce qui transparait de vos messages, dans lesquels vous parlez d'arguments sans en présenter la queue d'un seul sur ce dont on parlait plus haut.

Vous passez votre temps à m'attribuer des propos que je ne tiens pas. Que vous les teniez pour transpirant, soit, c'est votre interprétation, pas mes propos. Je comprends bien que ça vous arrange, vous permettant de répondre à un interlocuteur imaginaire. Continuez sans moi, c'est inutile que je vous alimente, dans le fond. Sur Filoche, je ne parlais pas de la vidéo, mais d'un pdf que je ne sais plus qui avait lié au dessus (flemme de chercher) sur lequel, dès l'entrée du doc, il confond contrôle a priori et contrôle a posteriori, ce qui, pour un inspecteur du travail donnant des leçon de bonne lecture de texte à la terre entière, me chagrine un peu. 5e fois que je vous le dis, que vous ne relevez pas. Vous vous en foutez.

Le "lumineuse" était ironique. Concept auquel vous semblez d'une imperméabilité totale. C'est pas trop grave, mais essayez un peu l'humour, un jour, ça allège un peu, je vous assure.

Sur le reste : vous êtes la lumière, nous sommes votre la d'ombre de votre belle pureté idéologique, Bernie et moi. Vous savez ce qu'est la vraie gauche, la vraie vie dans les vraies entreprises, avec les gentils employés, les syndicalistes épris de justice et les patrons exploiteurs et méchants. Et nous ne sommes que de pauvres inconscients, prêts à vendre père et mère pour tirer un petit misérable profit sur notre tout aussi misérable PEA. Bien. Restez donc dans votre petit monde.

Un jour vous vous souviendrez peut-être qu'environ 90% des électeurs n'ont pas voté pour le front de gauche, et qu'insulter en permanence le mouvement politique qui est a priori le plus proche du votre n'est peut être pas le meilleur moyen de dépasser le plafond électoral qui est pour le moment, bien bas. Ah oui, je viens de me souvenir que vous vous foutiez de l'arithmétique, et seule la politique vous intéresse. Bon courage pour les prochaines élections.

Sur ces bonnes paroles, bonne continuation à vous.
C'est beau. C'est bien écrit. Le gentil ploie sous les coups du méchant. Si vous êtes scénariste, là vous tenez un truc qui a fait ses preuves.
Le seul problème, c'est que c'est faux, et mensonger dans l'ironie.
Vous niez en bloc (et en détail ?...) des commentaires de vous-même, dont je vous épargne les copié-collé afin de ne pas vous accabler et vous donner de matière supplémentaire de vous faire plaindre.
Et non, GM, je ne m'en fous pas: j'attends vos exemples qui confirment vos critiques à son égard, que vous avez eu la flemme de trouver, ne serait-ce qu'un seul.
Et pas pour la cinquième fois, mais davantage. Vous êtes le recordman du bottage en touche.
Quant à l'humour, comment dire..
Quand on défend un texte comme celui de l'ANI, quand on parle des années 30 de manière dégueulasse à l'instar de ses idoles sociales-démocrates du moment quitte à déformer la réalité et entretenir le mensonge dans les médias, quand vous ne tenez pas compte de mon commentaire précédent qui explique ce qu'il y a de plus consternant dans ce qu'il se passe actuellement et dont vous vous foutez - pour le coup - éperdument alors que j'explique précisément pourquoi le mouvement politique auquel vous appartenez est pour le moins sujet à caution côté crédibilité; j'en suis bien désolé, mais il n'y a pas matière à se faire marrer, quand des gens qui se réclament de gauche et qui ne croient pas en la lutte des classes qui pourtant se poursuit depuis l'humanité elle-même sur le registre dominants-dominés, qui renient leurs engagements en quelques mois seulement, qui ne font rien sur le SMIC, qui conservent les mesures de Sarkozy emblématiques de la droite et qui ont fait reculer les droits et la démocratie comme jamais, qui prétendent faire payer les peuples pour les turpitudes de quelques-uns sans remettre en cause le système qui leur a permis de mettre à genou des dizaines de millions de gens en Europe et qui veulent en plus, aller plus loin que Sarkozy dans la casse du Droit du Travail - et qui comme vous, toisent du mépris depuis des années une force de gauche réelle pour laquelle ces injustices, qui étaient auparavant dans les programmes du PS et que vous essayez peut-être d'oublier, sont les priorités absolues et à juste titre: ça ne risque pas de faciliter le dialogue, c'est clair.
C'est vous et vos consorts qui refusez le débat avec le FdG depuis au moins deux ans avant les présidentielles.
Vous recueillez ce que vous avez semé, bien que sans le FdG, le PS serait encore dans l'opposition, avec un écart de trois millions de voix avec Sarkozy.
Vous voyez que j'ai quelques notions d'arithmétique, cher GM ?
C'est votre mouvement qui insulte les électeurs de votre programme qui ont eu la naïveté de croire qu'il serait appliqué et non renié, c'est le dédain du PS des idéaux de gauche les plus élémentaires et ce dont vous ne vous rendez même plus compte, qui font que votre champion, en quelques mois, pulvérise les scores d'impopularité. Et vous faites comme si ces comportements étaient normaux ? que reprendre à son compte l'adage "les promesses n'engagent que ceux qui y croient" était une stratégie politique pertinente ? que chasser le Rom et l'immigré comme sous la droite dure, c'est normal sous un gouvernement PS ? qu'envoyer des ministres courber l'échine devant le MEDEF à plusieurs reprises pour finalement, signer un accord qui va dans le sens de nombre de points qu'il défend depuis des années; c'est la gauche ?
Si Hollande était en recul auprès de l'opinion, mais appliquait ce qu'il avait prévu et n'avait pas ployé devant l'ennemi "sans visage" qu'il prétendait combattre, nous serions derrière lui. Inutile de rappeler que ces conditions de base ne sont pas remplies.

Je comprends votre intérêt pour l'arithmétique: la gauche caviar sait compter l'argent.
Votre "mouvement politique" n'est plus proche du nôtre depuis belle lurette, GM, les faits le prouvent un peu plus chaque jour. Seulement 28%, dont vous ne faites pas partie. Et chose curieuse, ile ne viennent pas à votre secours sur ce forum.

Peut-être qu'à vous lire, ils se souhaitent la même chose: bonne chance pour le PS pour les prochaines élections, en constatant que vous n'avez pas votre pareil pour torpiller votre parti de l'intérieur.

Je vous laisse retourner à vos calculs. Bonne continuation à vous aussi...
Cet article ne fait que reprendre et donner pour argent comptant les approximations dans lesquelles Filoche excelle. Je sais que le sujet est ardu, mais peut-on en tant que journaliste se contenter de ceci à propos d'un accord qui a été signé par des syndicats représentant la majorité des salariés du privé ? Un verre à moitié vide est aussi à moitié plein, et ce n'est pas forcément idiot de parler des avancées - réelles - de cet accord. Filoche a comme nombre de ses camarades trotskistes une sainte horreur de la social-démocratie dont cet accord est le produit. En outre c'est un excellent batteur d'estrade, d'où la vivacité des caricatures auxquelles il se livre. Est-ce l'objet de ce site que de se contenter de les reproduire ?

Quelques exemples à la volée de ces approximations :

Sur l’entrée des salariés au conseil d’administration des entreprises
Que ce ne soit pas assez, assurément. Faut-il pour autant le traiter comme un recul du Droit du Travail ?

En gros, en cas de problèmes conjoncturels, une entreprise peut adapter les horaires de travail, les rémunérations ou envoyer ses salariés sur un autre site.
A condition d'avoir au préalable conclu un accord d'entreprise dont les modalités sont encadrées. Tiens on ne l'évoque pas ça ?

’une couverture collective de frais de santé couvrant au minimum ...
Le minimum, aujourd'hui, c'est 0, peau de balle.

la taxe sur les CDD courts ...
On peut considérer que c'est trop peu, mais doit-on dire pour autant que c'est un recul ?

On apprend ainsi que le comité d’entreprise (CE) devra payer 20% des études qu’il aura commandées. Auparavant, ces études étaient totalement prises en charge par l’entreprise.
C'est tout simplement faux. Certaines, oui, mais pas toutes, car d'autres devaient être payées intégralement par le CE.

En cas de licenciement pour motif économique, Avec l’ANI, le critère qui prévaut est celui de la compétence.
Le texte complet dit : A défaut d’accord de branche ou d’entreprise en disposant autrement, en cas de licenciement pour motif économique, l’employeur est fondé, pour fixer l’ordre des licenciements, à privilégier la compétence professionnelle sous réserve de tenir également compte, après consultation du CE, des autres critères fixés par la loi. Ça nuance, non ?
Pour rappel seuls 6 députés PS ont voté contre. Où est-elle la prétendue "gauche" du PS ? Tous les autres dit de "gauche" se sont "courageuselent abstenus. De même EELV qui tous en cœur on fait montre d'un grand courage - carriériste - en s'abstenant.
Vous avez dit la gauche.
Moi je dis que le PS "socialiste" est mort. Quant aux EELV cela fait longtemps que je n'en attends vraiment plus rien sur le plan social. Les uns et les autres oeuvent nous faire croire en leur "progressisme" sur des questions sociétales, MAIS ILS RESTENT DES LIBÉRAUX !!!
That's all folks !
Dommage qu'on trouve cette phrase "Si la droite se dit satisfaite, on peut s’inquiéter." dans l'article. Ca laisse un arrière-goût d'article partisan, alors que la démonstration se veut impartiale et factuelle.
Non?
Bien sur qu'un débat avec Filoche est indispensable. Un débat les amis. Avec un type en face qui connait son sujet, et si possible pas trop énervant. Je le sens facile à faire partir dans le rouge le Filoche, et ça donnerait un mauvais débat.
Ce n'est pas bon de prendre son analyse pour argent comptant. Il faut soumettre cette analyse à un contradicteur, c'est ça qui peut lui donner du poids et de la crédibilité.

Et puis ne serait-ce que pour avoir son avis sur comment le ps peut passer un texte que l'ump rêve de faire passer depuis 15 ans. Imaginez un instant ce texte passé de cette manière sous Sarkozy. Ça aurait donné une guerre civile. :) Enfin, au moins ça m'a fait réaliser que le ps est plus utile dans l'opposition qu'au pouvoir. Première fois que je vote, avant je m'abstenais, j'ai été séduit par Méluche, puis vote utile au second tour. Bah tu parles, vote utile, je ne pensais pas qu'il serait utile au medef, mon super vote.

D'ailleurs, concernant la manière, on nous a bassiné pendant des mois avec le dialogue social, il est où le dialogue ? Avoir l'avis d'un ps qui souhaite absolument y rester malgré tout cela serait tout de même intéressant.

Parce que je n'arrive vraiment pas à saisir comment le ps peut faire passer la plus grosse attaque au code du travail depuis sa création (du moins si son analyse est juste). Là je m'emballe peut-être, vous me corrigerez s'il y a eu des précédents. Et je parle bien de régression. Bien sûr qu'il y a cent ans on avait moins de droits, mais ça a été en progression, sauf ces 10 dernières années, à coups de grignotages divers. Mais là ça ressemble plutôt à un coup de bulldozer, non ? On n'est plus dans une sortie de route, on a détruit la route pour arriver dans un monde parallèle avec une sorte de machine futuriste.
Bonjour votre article est intéressant,
En fait, bon la CFDT elle est toujours du coté du gouvernement, la CGC n'a rien compris ainsi que les autres syndicats, car en fait les cadres eux travaillent jours et nuit sans que cela soit compter en heures supp.
Ce qu'ils avaient compris:
Ha, on va pouvoir planifier meiux nos horaires en fonction de la charge de travail et notre vie social,
Et bien non ! C’est juste l'employeur qui décide, de plus il a un nouvel outil à sa disposition, les licenciements pour cause économique juste avec l'avis de l'employeur! Plus besoin des syndicats ni des Prud'hommes!

Pour les thèses libérales, le seul moyen, ou le seul moyen de supprimer le secteur primaire de la France, et bien oui, le tertiaire devrait suffire!
L’industrie lourdes sans les emploies de banques et autres, cela ne marche pas!

Nos politiques durant ces 20 dernières années consistent à exporter l’industrie en dehors de France, pour gagner du fric sur les horaires des salaries.

Pour finir de tuer l’industrie en Europe, on invente des normes invraisemblable, et plus dangereuses pour le grand publics.
Un exemple les prises électriques 16 ampères grands publics, si il ya plusieurs sorties et bien, il faut diviser 16 par le nombre de prises pour savoir combien on peut tirer par prises, et cela ce n’est pas écrit sur la notice. Si on branche, un appareil a une puissance supérieur a ce calculs et bien on mets le feu !
Je ne parle pas des lampes basses conso qui émettent au démarrage des rayons X !

Un dernier tuc rapport entre le salaire de base et le loyer pour un ouvrier en France et en Grèce, en France un facteur 2 en moyenne, en Grèce un facteur 8 !!!
Il y en a qui prennent vraiment les autres pour des cons, je voie actuellement des retraités qui n’ont même pas de quoi assurer leurs loyer !

En fin je viens d’apprendre que la MSA (caisse de mutualité sociale agricole) vient de baisser les retraites des petits cultivateurs).
Alors toutes les conneries que l’on nous recompte est un amuse gueule pour le publics, un jour cela pourrait bien aller très mal en France.
Je ne sais pas ce que prévois @si sur l'ANI, mais avec cette vidéo complète de Filoche, je ne vois pas ce qu'il y aurait à rajouter. J'imagine bien bien qu'un libéral convaincu nous expliquera que l'ANI est le seul moyen de remettre la France sur les rails de la compétitivité. Le plus marrant serait de voir Filoche face à un socialiste... Mais je doute qu'il y en ai un assez stupide pour accepter. Existe t'il un critique de l'analyse de Filoche? Si la réponse est non, je trouverais dommage d'y consacrer une émission.
La dernière alternative serait d'essayer de trouver quelques chiens de garde qui viendraient bafouiller leur justifications quand à l'absence de traitement...
Mon casting rêvé serait un éléphant socialiste, Pujadas, Lenglet, face à Filoche et Melenchon.
Sinon je trouverais intéressant à la place d'une émission, une série d'interview pour aller justement porter les arguments de Filoche aux médias ou politiques qui défendent l'ANI. Les prendre un par un et essayer de gratter le verni pour que sorte le fond de leur pensée, ou de leur non pensée...
Merci ASI de vous pencher sur ce sujet.
Pour être clair, je soutiens cet accord, mais je suis aussi interressé par les critiques que l'on peut lui faire !

C'est vrai que pour beaucoup (et y compris certains de M Filoche comme Anne-Sophie le pointe), les points négatifs sont caricaturés, volontairement exagérés et je ne parle pas démédias de masse !!
Je pense que le débat doit être contextualisé dans un monde du travail en mouvance, au sein d'une société qui cherche un nouveau souffle, des rapports de force qui doivent se redessiner (cf affaire cahuzac).

Il y a UNE critique interessante et réelle qui peut être faites aux syndicats signataires, c'est que cette accord part du principe que le dialogue social est installé et efficace partout où on appliquera ces nouvelles dispositions ! Autrement dit, si on analyse l'ANI à la lumière du contexte d'avant 2008 (loi sur la représentativité) M Filoche à raison, mais si on se positionne dans le contexte nouveau qui commence à s'installer (et il faut espérer que le gouvernement va être très attentif à soutenir cette dynamique) d'un nouveau sens pour un syndicalisme de base qui s'organise pour un contre pouvoir réel et repésentatif, l'ANI prend une toute autre "couleur" et porte une proposition de changement qui peut être un espoir qu'un mieux arrive dans le monde du travail.
Il faut aussi que chaque salarié s'emmancipe et empoigne son avenir en utilisant les outils qu'il a disposition (syndicat) pour changer les choses et ne pas forcément subir (et je ne dit pas que c'est facile !).

Si vous faites un débat invitez Patrick Pierron qui était chef de file de la délégation CFDT et qui pourra apporter la contradiction à M. Filoche.

Norbert, militant syndical CFDT
Il n'est jamais trop tard, d'autant plus que pour la lecture au sénat, apparemment les voix de droite seront nécéssaire pour faire passer le texte!
Cela fera peut-être un peu plus de bruit!
Une emission de débat sur le sujet me parait incontournable
A quand une émission avec G Filoche sur @si sur le thème ?
"Le balai comme la moindre des choses" ou la lumineuse leçon du Professeur Lordon. Qui fait son coming out : il s'avoue implicitement mélenchoniste.
C'est long, mais - une fois encore - çà vaut vraiment la peine de s'accrocher.
"dès lors qu’il se poursuit au-delà de la période d’essai". Voui, mais un jour suffit.
Je n'ai pas lu les autres interventions mais UNE chose m'a frappé : on a parlé de Filoche à cause de ses larmes à propos de l'affaire Cahuzac.

On ne parle pas de Filoche quand il démonte une par une les mesures "socialement progressistes" de l'ANI. C'est pourtant de ça qu'il faudrait parler! La destruction du droit du travail va mettre les salariés dans une situation pire que celle du XIXe siècle, parce que la mobilité imposée était impossible à l'époque, vu qu'on se déplaçait à cheval (je caricature un peu mais c'est l'idée).

L'affaire Cahuzac n'est donc pas un poids pour le gouvernement de Hollande, c'est une aubaine.

Tout comme le débat sur le mariage Gay, ça permet de déplacer le débat sur des sujets secondaires et de masquer la vérité sur la politique effectivement suivie.

Le gouvernement de "gauche" y trouve son compte, parce que ça lui permet de ne pas s'expliquer sur le contenu réel de sa politique (libérale bien sûr).

Mais l'opposition de "droite" y trouve son compte elle aussi, parce que ça lui donne l'occasion de s'opposer alors qu'elle est fondamentalement d'accord avec la politique économique et sociale (libérale bien sûr) du PS au pouvoir.

Mais les gens ne sont pas cons : la classe politico-médiatico-patronalo-économique est déconsidérée, soupçonnée et méprisée! Et avec raison en plus!

Ce que je vois, c'est que celle qui ferme sa gueule en ce moment et qui tire les marrons du feu s'appelle Marine. Elle a tellement raison de le faire vu la nullité des autres.

En 2017, le FN sera au pouvoir. Ce sera de la faute du PS et de l'UMP. Ils n'ont rien de différent, si ce n'est des querelles de chiffonnier alors qu'ils sont pareils.

Je suis inquiet et/ou optimiste selon les jours : la crise est politique et va déboucher sur une révolution. Reste à savoir ce que cette révolution sera....
Groupe de l'union pour un mouvement populaire (196)

Contre: 3
Nicolas Dhuicq,Henri Guaino,Jean-Marie Sermier ,

* Nicolas Dhuicq

* Henri Guaino

* Jean-Marie Sermier


Surprenant.
"Les CE.... font appel à un cabinet d’expert indépendant. "
indépendants dans vos rêves ! La CGT a le sien, la CFDT un autre...
Vous devriez enquêter un tout petit peu avant d'affirmer ainsi.
L'interview de Gérard Filoche dans la matinale de France Culture du 10 avril est tranchante. Par ex. quand il dit que les 500 premières fortunes familiales françaises ont empoché 271 milliards d'euros l'année dernière !

http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-gerard-filoche-michel-guenaire-pierre-lascoumes-2013-04-10
Le sous-texte qui manque pour situer les uns et les autres, c'est que tout le monde parle d'emploi (sécurisation de l'emploi, défense de l'emploi, etc.) mais pas du même emploi.
Il y a l'emploi comme contrat marchand, la rencontre de l'offre et de la demande, qu'il faudrait favoriser selon le patronat en faisant en sorte que le prix ne soit pas trop élevé (baisse des cotisations, critique du SMIC, etc.) pour stimuler la demande, donc le nb de contrats de travail. Cet emploi comme contrat marchand est aussi l'optique de la CFDT (et du PS) qui dit qu'il faut permettre l'offre et la demande de s'ajuster, et donc il faut sécuriser les mobilités professionnelles, accompagner les ajustement offre-demande de travail par de la formation, et rendre possibles ces mobilités en adossant les droits à la formation ou la complémentaire à l'individu et non au poste de travail (le travailleur mobile part avec ses droits).
D'un autre côté, il y a l'emploi comme institution porteuse de droits. Celle de la CGT, FO, Filochet, et d'autres. Cette conception, l'emploi comme support de protections, de droits à ressources, dont les contenus sont négociés. Pour protéger les salariés, il faut dès lors protéger le support de leur droit, c'est à dire l'emploi: refuser les licenciements (et non les accompagner), se battre contre les licenciements (et Filoche de critiquer par ex le recul des possibilités des salariés de s'opposer au licenciement) ou preferer le chômage partiel (qui maintient le support de l'emploi) à l'assurance-chômage et à l'activation des chômeurs.

En somme le PS-CFDT-MEDEF nous disent qu'il faut plus d'emploi, c'est-à-dire plus d'employabilité (et que l'ANI permet celà), et la CGT-FO-FDG qu'il faut plus d'emploi, c'est à dire plus de droit du travail (qualification politique de l'emploi que détruit justement l'ANI)

Il y a bien une voie de sortie plus vertueuse que la CGT à essayer d'explorer qui permet de sortir de ces deux approches par le haut: c'est la sécurité sociale professionnelle (à ne pas confondre avec la sécurisation des parcours professionnels): je vous invite à lire une note de l'IES qui compare les deux: http://www.ies-salariat.org/spip.php?article123
Gérard Filoche montre ici sa sincérité émouvante et son engagement. Tant qu'il aura des bonhommes de cette trempe, il y aura de quoi mettre un peu de baume sur le coeur face à un système qui se délite, à une oligarchie de droite et de gauche qui trahit le mandat que leur a donné le peuple, à une démocratie qui n'en a plus que le nom et qui reste totalement à refonder (voir le blog d'Etienne Chouard) .
Merci pour ce bon boulot.
Une question que je me pose à propos de cet accord. De nombreux points sont renvoyés à des négociations entre représentants syndicaux et direction dans chaque entreprise. Mais que se passe-t-il s'il n'y a aucun représentant syndical ? Le patron fait ce qu'il veut comme il veut ? Il est obligé de négocier avec de représentants (autre que syndicaux) dans l'entreprise ? Le Comité d'Entreprise prend la relève ?
Et je pense que ça concerne beaucoup beaucoup de salariés.
Merci Anne-Sophie pour cet article et surtout pour le lien avec la video de l'intervention de Gérard Filoche
Même si elle arrive un peu tardivement par rapport au débat et le vote à l'assemblée, elle permet d'éclairer et d'apporter de nombreux éléments de compréhension et d'argument pour les prochains combats contre cette loi, pour demander des explications à nos députés et au gouvernement... et aux syndicats signataires....
Merci
http://www.facebook.com/photo.php?fbid=4023608528321&set=a.2401808504334.86059.1824736321&type=1&ref=nf
[quote="Ça craint, on n’a pas parlé de l’ANI" me dit Daniel, embêté.]
Merci infiniment, Anne-Sophie, de vous y être collée avec votre brio habituel. You are the best.

Pour info : Cette précieuse vidéo a fait le buzz sur Twitter pendant plusieurs semaines et a été reprise sur de nombreux sites (dont le mien, postée de nombreux jours durant sur notre page d'accueil et incrustée dans plusieurs articles).

Mais, alors que le dépeçage allait commencer, Daniel a préféré deviser superficiellement sur le phénomène du "buzz" et du "zapping" en invitant Audrey Pulvar, sans même évoquer le décérébrage massif auquel nous assistons et que nombre d'individus subissent, autant d'écrans de fumée qui les détournent des graves sujets les concernant. Je n'ai pas décoléré depuis, malgré Lordon et Arfi.

Si tout le monde s'en tape, alors, après tout, les gens auront le sort qu'ils méritent. Quand il ne leur restera plus que leurs yeux pour pleurer, peut-être commenceront-ils enfin à s'intéresser à l'économie et à la politique, peut-être seront-ils capables de se pencher sur des sujets qui demandent une attention plus soutenue que d'habitude, et peut-être cesseront-ils de s'enduire de la vaseline qu'on leur tend. Personnellement, je n'y crois plus. Le mal est fait.
Au moment des négos : des doubles pages dans le monde, le figaro, les echos (au moins, pour celles que j'ai pu lire). Les medias ne font vraiment aucune analyse.
Les messages de consensus 39 sont d'une cohérence et d'une clarté impossible à prendre en défaut. C'est digne du grand Michel Godet qu'il cite si justement. Ça nous change des analyses d' Anne-Sophie, certes intéressantes, mais qu'on s'y prend un peu la tête et qui partent un peu dans tous les sens. Avec Michel Godet et Consensus 39, on sait au moins où on va et qu'on y va . J'en profite pour suggérer à Anne-Sophie d'inviter M.Godet ou un autre économiste atterrant, qu'on pourrait opposer à un atterré pour rester neutre ce qui est quand même le principal on est pas sur ASI pour faire de la propagande merde.
Nous voilà ramenés au coeur.
Tout d'abord un grand merci à Anne-Sophie, qui prétend ne pas y connaître grand-chose en économie mais qui met chaque fois le micro, la caméra, le commentaire là où ça fait mal.
Parce que maintenant que JC* se cherche une résurrection n’importe où pourvu qu’il puisse continuer comme devant, maintenant que lémédia nous abreuvent jusqu’à la régurgitation de révélations bouleversantes, le petit travail de destruction des droits des travailleurs se poursuit.
Les vidéos de Filoche (de la Bastoche** ?) et les commentaires de notre éconaute, quel appel à la lucidité!

De choc en choc, on a la tête couverte de bleus. Choc de compétitivité, choc de transparence, choc de ceci, choc de cela, choc hola !
Le seul choc qui n’a pas encore eu lieu, c’est le choc de nos galoches dans leurs énormes culs.

On y va ?

* JC : c’est pas l’autre, c’est Jérôme, capilliculteur bioesthéticien, devenu minist’ du budget par la grâce du copain de Valérie T. qui cachetonne à Paris Match

** Impossible de trouver un lien sur voustuyau.com. C’est une chanson pop du siècle d’avant ou du siècle encore d’avant qui commence par « Il habitait près du canal, là bas du côté d’larsenal, sa maman qu’avait pas d’mari l’appelait son petit Henry… »
Nous voilà de nouveau confrontés aux archaïsmes syndicaux et à la vulgate marxiste et étatiste qui freinent une réforme ambitieuse bien qu'encore un peu timide comme le soulignaient fort justement Agnès Verdier Molinier et Michel Goddet dans l'excellente émission d'Yves Calvi, le seul animateur qui se fait le porte-parole de la France laborieuse..
En effet, face à la concurrence internationale de plus en plus vive, la hausse des charges patronales, le taux d'absentéisme record des travailleurs français et leur faible compétitivité, il fallait engagner une réforme ambitieuse.
Les salariés doivent prendre conscience que leurs employeurs prennent des risques chaque jour pour le bien de leur entreprise et qu'eux aussi doivent accepter de faire de modestes sacrifices.
Déménager dans une autre région de France peut être l'occasion de se rapprocher de la mer, accepter une diminution de salaire peut soulager le stress du chef d'entreprise qui pourra ainsi moderniser son outil productif sans peur du lendemain.
Mr Filoche, collaborateur de Siné Hebdo démontre une fois encore sa méconnaissance du monde du travail.
Souhaitons que des voix s'élèvent pour accentuer encore cette réforme et permettre ainsi à l'économie française de retrouver un rang digne de ce nom.
Une deuxième intervention filmée de Gérard Filcohe ici.
Des explications au fil du texte .
Je me souviens d'une discussion dans un forum avec un dénommé "fer", appartenant à la CFDT, et qui nous expliquait doctement que "la CGT et FO, c'est les coups bas, la violence et les postures alors qu'à la CFDT, ils mettent en avant la concertation, la négociation et le pragmatisme".

Si Filoche est dispo, ce serait intéressant que Fer vienne lui expliquer que cet accord c'est le pied absolu pour les besogneux, que le MEDEF a fait des concessions historiques et qu'il y a de vrais morceaux d'avancées gagnant/gagnant dans cet accord [s]scélérat[/s] lumineux.
Depuis quand sommes-nous bien informés par les médias audiovisuels ? J'espère tout de même qu'un site de critique et d'analyse des médias ne s'y est pas laissé prendre.
Il s'agissait en l'espèce de permettre au texte de passer sans trop de vagues. Les commentaires des journalistes qui "font l'opinion" faisaient penser davantage à du marketing qu'à de l'info.
La lutte était inégale d'une part le MEDEF avec ses professionnels, les politiques dont c'est également le métier, et les autres qui doivent prendre sur leurs loisirs et leur temps de repos pour se renseigner.
La vie est rude, ceux qui travaillent, bossent beaucoup, la paresse intellectuelle est encouragée, les personnes motivées qui se sont penchées sur l'accord ne faisaient pas partie du petit monde médiatique, L'accord est donc passé comme une lettre à la poste.
Chacun pouvait pourtant se faire une idée de l'accord et de ses conséquences pour lui, même en connaissant imparfaitement le code du travail. Quel gâchis, quelle tristesse !
L'ANI a un avantage : c'est de mettre en évidence la rhétorique des grandes structures patronales , chose que tt représentants syndical connaît déjà pour avoir participé à des négo.
On comprend alors pourquoi il est si dur de faire comprendre le bien fondé d'une démarche syndicale à l’extérieur des murs de l'entreprise. Rien dans la généralité tt dans le détail.
Frormidable, explication très claire. Merci Anne Sophie.
La Stratégie du Choc version ANI ou comment faire passer auprès de l'opinion publique de nouvelles mesures délétères pour le droit du travail.
Allez encore un petit effort, le Changement est pour bientôt...
Ah! j'oubliais, vous pouvez aussi lire un dossier intéressant:
'L’ANI du 11 janvier 2013, à l’ombre du droit'
dans la Semaine sociale Lamy • 28 janvier 2013 • n°1569
www.wk-rh.fr
ou l'article du syndicat de la magistrature:
L’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 : un nouveau modèle au service de la sécurisation du licenciement.
http://www.syndicat-magistrature.org/L-accord-national.html
ou l'article de JE Ray (il est plutôt pour)
Pour que vive l’ANI du 11 janvier 2013 , Liaisons Sociales Magazine n°140 du 02 mars 2013

une émission Filoche c/ JE Ray ce serait intéressant
ou pourquoi pas JE Ray et Patrice Adam de l'univ de nancy2 !

re bonne journée.
"à ce jour, personne n’est capable d’expliquer ce qu’est l’ANI – a fortiori les médias. Personne ? Pas tout à fait."

Je veux bien que vous n'aimiez pas l'Huma, mais c'est un peu osé d'avancer ça quand le journal a fait au bas mot 5 évènements sur l'ANI, et qu'un 4 pages de décryptage a été distribué gratuitement à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires ces dernières semaines.

M'enfin ravi également que vous vous penchiez sur le sujet, même si c'est quelque jours après le vote.
Bonjour
Que le PS aille au diable !!!
Si vous voulez une étude intéressante sur l'accord lisez:
Un accord "donnant-perdant" pour les salariés : l’ANI décrypté!
sur le site:
http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article838
Voir aussi:
Haro sur la procédure !
sur : http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/61439/haro-sur-la-procedure-.html

allez bonne journée,
100 euros par an pour une paire de lunettes ? C’est moins que ce que propose la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire, nous dit Filoche. Cette dernière prévoit 173 euros pour des lunettes.

Je ne sais pas comment Gérard Filoche arrive à ce compte de 173€ pour des lunettes avec la CMU.

D'après ameli.fr, le prix maximal des lunettes CMU chez un opticien est de 137,20 € (monture + 2 verres progressifs de puissance <-8,00 ou > + 8,00).
Sachant que cette somme comprend 31,14 € au titre de la part du régime obligatoire, la CMU, prend donc à sa charge 106,06 € au maximum, et 50,13 € dans les cas minimum (monture + 2 verres simple foyer sphériques entre -6,00 et +6,00).

détail des tarifs sur ameli.fr


100€ de remboursement, ça reste une misère pour des lunettes avec des verres progressifs. Mais pour des verres unifocaux, en se débrouillant pour avoir la monture au 31 décembre et les verres au 1er janvier, y a moyen de s'en sortir pas trop mal.
C'est plus la bêtise du forfait annuel (on a rarement besoin de changer de lunettes tous les ans) que les montants bruts qui posent problème..
Je trouve cet article problématique : effectivement, on a tellement peu entendu parler de cet accord que je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il contient. Donc il est louable d'en parler. Mais avec un seul point de vue, est-ce vraiment du décryptage ? Si j'en crois certains commentaires, Gérard Filoche reprend tous les arguments de FdG, ce qui, j'en suis sûr, plaira à 90% des commentateurs qui semblent tous affiliés ou proches de ce parti (peut-on ne pas aimer Mélenchon ni le FdG et être abonné à Arrêt sur Images ? Parfois la lecture des forums me fait douter).
Je ne suis pas opposé aux articles engagés qui prêchent pour un point de vue (j'en fais moi même) mais là on a l'impression que quelqu'un (l'auteur de l'article) qui ne connaît pas davantage le sujet que nous (et qui n'a donc on l'espère aucun point de vue au départ) ne prend ses informations qu'à une seule source...
Il n'est pas député Mr Filoche !

Sinon on le retrouverait dans la liste honteusement reduite des 'Non' du Ps
Qu'est-ce que Filoche fout encore au PS ? Je me pose la question à chacune de ses interventions.
C'est une des grandes forces du débat virulent sur le mariage pour tous: l'ANI est passé complètement au dessus des radar de l'opinion publique.

Les gens à qui j'en ai parlé ne savent même pas ce que c'est...
Filoche sous-entend qu’une fois passée la période d’essai, comme par hasard souvent de trois mois, hop, le jeune peut être licencié et le patron n’aura alors pas cotisé.
ben ça veut dire que si il est licencié au bout de 3 mois et un jour l'employeur aura respecté le fait que le contrat est allé au delà de la période d'essai et il n'aura payé qu'un jour de cotisation non ? (je schématise car l'entreprise devra à ce moment là respecter les délais légaux).
Et sinon merci pour cet article très éclairant en collaboration avec notre Filoche national ;-)
Heu... c'est moi où les syndicat et Front de gauche utilise exactement les même arguments depuis que cet accord à été signé ? Juste en regardant les interventions de Jean-Luc Mélenchon sur le sujet on a la majorité des points mis en exergue dans cet article. (D'ailleurs il faudrait voir si d'autre parti comme le NPA et FO n'ont pas eux aussi expliqué la même chose).
Cet article arrive effectivement tardivement. Ca fait maintenant plusieurs mois que la bataille a commencé.
Merci quand même pour le travail effectué.
La vidéo complète vaut absolument le détour. C'est la seule façon de comprendre ce que contient cet accord. Mais quel est le conteu de la loi votée cette semaine à l'Assemblée nationale ? Reprend-elle l'accord à l'identique ? Des amendements ont-ils été votés ?
Une autre question, le texte a été voté à l'Assemblée nationale avec une majorité absolue d'abstentionniste ! C'est déjà arrivé ? Quelle légitimité pour un tel texte ?
[quote=le comité d’entreprise (CE) devra payer 20% des études qu’il aura commandées. (...) Avec l’ANI, le CE devra payer un quart de la note.]

20%, c'est un cinquième :)
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