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68 en pleine poire

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"Ce Dutronc, tout de même, expulsant d'une pichenette du paysage balayeurs et ouvriers, les réduisant au rôle de figurants d'une fresque urbaine, les invisibilisant, comme on ne disait pas encore. "


Il me semble que c'était au contraire la première fo(...)

"Comme une fille, dont Manzoni diffuse ensuite un extrait : "Comme une fille /  La rue se déshabille / Les pavés s'entassent / Et les flics qui passent / Les prennent sur la gueule..." Celle-là, je serais curieux de savoir si elle a déjà été dif(...)

Daniel

Il y a une coquille : "C'est le débat qu'on aurait ou avoir".  pu ou du ?

Derniers commentaires

Ah Daniel, Mai 68 est mort est enterré.

L'astuce?

Papi Degaulle en 1968, c'est un type âgé coupé de la réalité, de la jeunesse. C'est un militaire qui a sa vision de militaire qui, si elle lui est relativement utile pour l'international, est dépassée par le national. C'est un type qui a su faire la libération de la France, qui a su gérer l'Algérie, mais qui ne comprends plus son pays.

Jupiter c'est autre chose. C'est un jeune loup. Il connaît les ficelles, les astuces. Les stratégies contre révolutionnaires qui permettent de retourner le peuple contre les manifestants/grévistes, de faire croire au gens qu'il n'y a rien de bon à manifester, à protester, qu'il faut rester seul et se battre seul pour non pas progresser mais essayer de garder le petit peu de miettes que l'on reçoit. La gestion des gens par la carotte, le bâton, et la division.

Une chanson pour les manifestations de notre époque?

Je pense à celle là. (NSFW)

Ce n'est plus la chanson de la manifestation joyeuse et festive, c'est la chanson de la manifestation désespérée et sans issue.

"Où est passé l'espoir ? Où sont aujourd'hui les incontestables damnés de la terre ? Où sont les justes causes ? Où sont les plus efficaces formes de lutte ?"

Allusion à ça? :

Paris ma Rose - Pont Mirabeau - Serge Regiani

(notamment troisième couplet)

Tand mieux qu'on ai plus le souvenir de ça 'Comme une fille /  La rue se déshabille / Les pavés s'entassent / Et les flics qui passent / Les prennent sur la gueule', c'est immonde , les mecs eux ne se déshabillent pas ... ? de droite ou de gauche le machisme unie les mâles. En tout cas mai 68 c'est la fete de la bite  qui s'en et meme pris aux enfants, a poil tout le monde et on ne s'occupe pas des enfants sauf pour se vider ou se valoriser ... franchement la gerbe .... vos chanson sans respect . Chanter donc Ferrat, il est plu eaglitaire .

Comme dirait l'autre, la nostalgie n'est plus ce qu'elle était.

ça va quand même faire pisser plein lignes.

Dommage


Qu'il était bleu le ciel et grand l'espoir.

Mai 68 cinquante ans plus tard : retour à la case départ.

Aux oubliettes les utopies, envolé l'espoir d'une société des loisirs, évanoui le rêve d'un monde plus égalitaire et fraternel, sans guerre ni religion comme l'imaginait John.

Les despotes n'ont jamais été aussi nombreux, les racistes aussi virulents, les obscurantistes aussi influents...

Ignorance, conformisme et servitude volontaire font bon ménage.

Comme le disait (je cite de mémoire) chéplu quel personnage dans chéplu quelle série : C'est pas forcément que les salauds soient plus nombreux que les humanistes, mais ce sont les premiers qui détiennnent le pouvoir.

The times they ain't a-changin.

Absolument pas d'accord sur l'analyse de la chanson de Dutronc.

Quant à Ferré, "la rue qui s'déshabille comme une fille"......... Quel slogan........

La France gaulliste, comme vous dites, a permis que germe et ensuite s'exprime cette esprit de liberté de la jeunesse de l'époque, et la motivation pour déclencher le mouvement. J'essaie de m'imaginer la possibilité des mêmes ferments dans la France macronienne, et j'y arrive pas.....

Tous n'avaient pas les cheveux du Daniel C-B., le veston d'Alain G. des mocassins à glands et de retour sur et dans nos terrains de lutte "  on a fait ce qu'on croyait bien et basta " Sébastien Lemar, plus bas) 

Chacun à la mesure de ce qu'il pensait, espérait soit individuellement soit  collectivement a oeuvré et pas pour sa pomme. La plupart ont été des Jacques Sauvageot dans es limites de leur horizon pour agir ailleurs et autrement.

La fête que mes anciens élèves de classe unique de 1970 à 95 ont organisé dans le secret, l'an dernier, pour mes 70 ans m'a confirmé que le travail du colibri est aussi un travail efficace. 

Les grandes tirades sociologiques d'amalgames, de généralisations me font marrer et les paradeurs peuvent débattre de ce qu'ils ont perçu sans y être.

L'action simple au jour le jour, dans sa classe, son usine, son atelier..." on a fait ce qu'on croyait bien et basta ".

Comme dit Boris Vian on a mis du vent dans les crânes et on a soufflé autant que nos poumons le pouvaient.




C’est drôle, dans la zone de commentaires de votre émission sur la chanson française, j’avais failli mettre une déjà ancienne chanson de Jacques Dutronc. Chanson qui représenterait notre situation politique actuelle. Illisible, violente.

Elle est connue.

"... c'est pour ça que je me permets d'intimer l'ordre à certains salisseurs de mémoire, qu'ils feraient mieux de fermer leur claque-merde ! "


Parce que quand même:


1. Mon vieux, 40 ans et conducteur offset à l'époque, ancien encarté aux JC  en rupture de ban, gréviste du début à la fin, m'amenant aux manifs prolos (15 ans et lycéen à Voltaire, avec le Goupil, je me démerdais avec les potes pour les pavés), et ben mon vieux, il adorait Paris s'éveille. Et c'était pas, pour lui,  "une ritournelle n'ayant finalement eu pour fonction que de masquer le réel ". Non, c'était, une chansonnette qui lui bottait et qui restera jusqu'à ses 87 ans de la mort qui tue, la chanson-mémoire de sa révolte éphémère et flamboyante (de son point de vue - il sera augmenté, il bossera un peu moins et finira petit chef chef d'atelier). Bref la chanson de son réel.


2. Ferré: c'est en 69, année érotique, qu'il a sorti la rue qui s'déshabille comme une fille,  extra avec son voile à peine clos,  et les Moody Blues qui chantent les raquettes à Pépée.  Enfin à peu près.  C'est d'ailleurs à ce moment que Ferré il a tellement compris la Mafia, qu'il a fait comme tout le monde et s'est beurré le microsillon à la graisse d'ananar. J'lui en veut pas: il avait bien galéré sa vie d'artiste avant et faut bien vivre. Mais quand même: on en a eu gros à l'époque, surtout ceux qui l'avait entendu gueulé les Anarchistes à la Mutu en 68.


3. Quant aux histoires de cinéma, "entre septuagénaires soixante-huitards, et jeunes cinéastes avides de capter le réel d'aujourd'hui", il y avait aussi des groupes mi-litants et mi-nuscules, qui dans la (petite) foulée du groupe Dziga Vertov de la bande à Godard , Gorin et Martin, ont essayé d'accompagner quelques luttes de ci de là, sans esbroufe ni ambition. Je le sais: j'en étais. Et, juste sexa, pas septua, j'en garde bonne souvenance sans aigreur ni fierté: on a fait ce qu'on croyait bien et basta ( j'aurais pu/dû commenter sur l'émission, mais la flemme).


Du coup y aurait beaucoup à dire sur le "travail mémoriel"  et commémoratif qui commence à se mettre en place ici même et ailleurs...  

Même pas une mention pour la chanson de Jacques Le Glou, avec Dominique Grange à la voix ?

S'il est question de bande son,, ça manque tout de même :)
https://www.youtube.com/watch?v=Y0GQN1O4N0A

moi, quand je trouve un 9.15 excellent, je voudrais bien pouvoir liker.

"Ce Dutronc, tout de même, expulsant d'une pichenette du paysage balayeurs et ouvriers, les réduisant au rôle de figurants d'une fresque urbaine, les invisibilisant, comme on ne disait pas encore. "


Il me semble que c'était au contraire la première fois qu'on entendait parler, dans une chanson diffusée largement, des balayeurs et autres travailleurs du petit matin (le monde appartient-il vraiment à ceux qui se lèvent tôt?), en opposition gouailleuse avec les fêtards qui rentrent se coucher. Dutronc assume, comme dans "et moi, et moi, et moi", son statut de dominant décalé (mais dominant quand même). 


Mais en assumant, il rend visible selon moi. En tout cas, c'est l'effet qu'a eu sur moi, à l'époque, cette chanson.

Daniel

Il y a une coquille : "C'est le débat qu'on aurait ou avoir".  pu ou du ?

"Comme une fille, dont Manzoni diffuse ensuite un extrait : "Comme une fille /  La rue se déshabille / Les pavés s'entassent / Et les flics qui passent / Les prennent sur la gueule..." Celle-là, je serais curieux de savoir si elle a déjà été diffusée à la radio nationale, dans le demi-siècle écoulé. Cinquante ans de purgatoire. "


Juste pour rétablir l'équilibre le lien:

https://www.youtube.com/watch?v=BFda-_RkGxA



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