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2004 : Cherif Kouachi, rappeur en galère

Cherif Kouachi fait son cinéma. Il a tourné un court-métrage associatif en 2004. En voici les rushes.

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J'imagine mal Constant Gardener passer à l'acte, presser une gâchette. Mais s'il avait vécu dans de telles conditions, harcelé par le racisme ordinaire 24h/24, serait-il Constant Gardener ?
ce qui est étonnant c'est qu'il n'y ait pas plus de gosses qui dérapent en ayant vécu une jeunesse comme celle là ..

Que penser d'une société qui laisse votre mere se suicider dans la misère, et qui vous envois dans un centre d'éducation ou manifestement la violence régnait largement ....

vous ajoutez à cela quelques échecs , quelques rejets et les plus fragiles basculent du coté obscur ...

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Est-ce que cela veut dire qu'avec plus de moyens pour la culture et l'éducation, et une autre conception de la culture, de l'école sans doute, mais aussi du sport (pas seulement spectacle), et une réflexion sur le genre, etc. on aurait pu désamorcer un gars comme Kouachi ?

Non, rassurez-vous : en 2015 les seuls budgets qui augmentent sont la police et l'armée.
@D.S. "Au total, on a beau chercher à repérer, dans le parcours, le point de bascule, ce fameux point de bascule, on a beau le chercher désespérément, certain que là se trouve la clé, il se refuse toujours"


Autre point de bascule qui résiste toujours :

deux hommes cagoulés qui tuent tous les hommes et femmes qu'ils croisent (à l'exception notable de Sigolène Vinson), le 7 janvier... et deux fugitifs, visage découvert, qui ne tirent sur aucune des personnes qu'ils croisent le 9 janvier. (Sauf peut-être à la fin : ils auraient tiré sur les hommes du GIGN avant d'être abattus - selon le récit de la police).

Le point de bascule est-il à chercher au tréfonds de deux cerveaux déglingués ou sous la cagoule ?
Sans doute dans la lignée de "Métamorphoses" (2012) de Vallejo, on trouve "Le Français" de Suaudeau (2015) :
http://www.laffont.fr/site/le_franais_&100&9782221187708.html
Le plus déprimant en fait c'est de voir un type plutôt sympathique, un peu roublard, un peu grande gueule et savoir ce qu'il est devenu. Combien encore aujourd'hui souriants finiront, à force de se fracasser sur les limites de notre modèle de société de plus en plus injuste, par écouter les sirènes mortifères du radicalisme ?
C'est peut-être que je n'ai pas assez d'imagination mais je vois là un gars qui était tout sauf un monstre. Et je n'arrive donc pas à m'abriter derrière la réconfortante pensée d'un "fou" qui serait "génétiquement prédestiné" à devenir un assassin atroce. Pour devenir ce qu'il est devenu je vois, au delà d'une responsabilité individuelle toujours difficile à mesurer avec précision, des heures de soutien qu'il n'a pu avoir à l'école faute de moyens, des assistantes sociales débordées, des cv jamais lus, des conseillers pôle emploi surchargés de dossier etc. etc. Tous ces filets de protection à la disposition d'une société un peu plus humaine mais qui se détricotent peu à peu.
Soit les romanciers sont des extra-lucides, soit le journalisme est désespérément myope. Soit les deux.

Que voilà une belle manière de dire que les journalistes n'on pas d'autre utilité que celle de faire le racontage*.


(*) storytelling en dauphinois du sud.
"Ne regardez pas l'honnête homme de trop près, si vous tenez à lui conserver votre estime ; ni le scélérat, si vous tenez à lui conserver votre mépris." Jean Rostand
A relire aussi, pour la même lucidité, le roman du grand Thierry Jonquet : "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte".
Pas son meilleur roman, mais plus lucide sur les processus de radicalisation que bien des éditorialistes.
Publié en 2005, il emporta condamnation de la critique, qui vit dans le livre une trahison des idéaux de gauche de Jonquet.
Ridicule accusation, mais passons...
Etonnant que DS insiste sur ce reportage ...
dans le flot des "documentaires" très 'a la gloire du pouvoir'; le plus sidérant étant sans doute les vantardises & mise en valeur saisissantes et repetée du chef de l'executif & des membres du gouvernement.
Le président expliquant par exemple - avec l'emphase qu'on lui connait - qu'il a décidé d'un comité de crise pour être attentif à "chaque minute ... chaque seconde" de la prise d'otages de l'Hyper Cacher, en demandant regulierement à Cazeneuve de lui faire un rapport de la situation (ce dernier en contact permanent avec son "bras armé" sur le terrain)

Ces moments d'auto-celebration / auto-satisfaction nous avaient manqué!
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