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15 000 scientifiques, et une planète sourde

Toujours plus fort, toujours plus gros : on ne peut pas dire que

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C'est la fête! Commande de 430 Airbus; pour les rentabiliser il faudra les faire voler un max; il faudra de nouveaux aéroports. Mais n'oubliez pas d'éteindre la lumière quand vous quittez une pièce. Et sur son champ épargné par les autoroutes les aéroports,les lignes à grande vitesse, les zones commerciales, les parcs d'attraction s'il n'en reste qu'un ce sera celui-là, sur son champ Pierre Rhabi nous protège du réchauffement climatique. Les avions peuvent croître et multiplier, n'ayez pas peur.

http://www.lepoint.fr/economie/airbus-vend-d-un-coup-430-avions-a320-321--15-11-2017-2172502_28.php
D.S. : "A l'unisson des peuples du monde, les médias avaient décidé de ne pas savoir."

Qui vous dit que les peuples ont "décidé de ne pas savoir" ?

Peut-on mettre dans un même sac "les peuples" et "les médias", quand les seconds sont censés éclairer les premiers ?

L'apparente indifférence des individus composant les peuples traduit-elle du désintérêt pour la question ou du découragement, face à l'irresponsabilité des "décideurs" ?... Vous savez, ces hommes et ces femmes, "responsables", "créatifs", "qui créent les emplois",... "ceux qui réussissent" quand les autres "ne sont rien"... et que les médias encenses.
C'est chouette de voir le site Arrêt sur images traiter sérieusement d'un problème lié à l'écologie.

Espérons qu'il en soit rapidement de même sur d'autres sujets, comme par exemple le glyphosate - parce que franchement, c'est une honte d'inviter Stéphane Foucart sur votre plateau.
Au passage : "En un quart de siècle, les forêts ont disparu comme peau de chagrin (1,2 milliard de kilomètres carrés engloutis, essentiellement au profit de l’agriculture) [...]

Étant donné que la superficie totale de la terre est d'environ 510 millions de km²... Je pense qu'il s'agit d'une erreur. Cela étant dit, 1.2 millions de km², c'est presque deux fois la superficie de la France (territoires d'outre-mer compris) et c'est déjà énorme.
"Nous sommes trop nombreux", " nous avons besoin d'espace vital"....
Solution : élimination ?
Et pourquoi pas une émission sur ce sujet plus qu'intéressant?
(J'aurais bien vu un débat sur "Ce soir où jamais" mais les choses étant ce caleçon...)
Heureusement on a Hulot....Hulot!!! musique piquée à Findus.
Nous sommes sans doute bien obligés de suivre le mouvement mais sommes nous vraiment obligés d'acheter tous les biens qui sont mis à notre disposition et de les changer aussi souvent. Pourquoi fabriquer des biens qui durent 10 ans puisque beaucoup de consommateurs souhaitent les derniers modèles de leurs appareils ou vêtements favoris.

Il parait que plus de la moitié des véhicules en France roulent au Diesel alors que 90% des trajets feraient moins de 10 kilomètres.
Personne n'est obligé d'acheter un Diesel.

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la planète n'est pas sourde, au contraire elle crie tout ce qu'elle peut, à coup d'ouragan et autres catastrophe.

les humains ne sont pas sourd non plus, ils sont très conscients des risques encourus. Cela fait 40 ou 50 ans qu'ils sont au courant.

le seul sourd dans l'histoire, c'est le systeme capitaliste basé sur le profit. Moins produire pour respecter la planète, il ne peut pas entendre ça, n'a jamais pu et ne pourra jamais. il n'est pas conçu pour décroitre.
[quote=Daniel Schneidermann]Le 18 décembre 1942, dans une déclaration solennelle, les Alliés condamnèrent l'extermination des Juifs par les nazis. Cette condamnation solennelle mettait fin à de longs mois d'incrédulité, de déni, d'omerta, et de rumeurs contradictoires sur l'existence des chambres à gaz.

Ce commentaire est très maladroit. En effet :
- 1 : Comment peut-on prendre pour argent comptant une déclaration politique, surtout lorsqu'elle est faite pendant une guerre ? Lire de tels propos sur un site qui se donne pour but, entre autres, d'analyser les mécanismes de la propagande est proprement ahurissant.
- 2 : cette condamnation solennelle ne met pas fin à des rumeurs puisqu'en décembre 1942, l'existence des chambres à gaz n'était qu'une rumeur. La rumeur n'a pas pu cesser que lorsqu'on a eu la preuve de l'existence des chambres à gaz, c'est-à-dire en 1945 lorsqu'on les a découvertes.
Ce genre de commentaire déroule un tapis rouge à tous les négationnismes. Ne vous étonnez pas, Daniel, si vous recevez pour Noël une boîte de chocolats de la part de Robert Faurisson.
Devenons déjà tous vegan et les États-Unis se casseront la gueule, ça mettra une grosse baffe au capitalisme et au mode de vie occidental prédateur. Et transports en commun pour tout le monde. Ouais c'est dur mais hé oh les forums et les journalistes d'@si, faut mettre en accord ses actes et ses paroles, sinon râler c'est juste du vent et en plus ça sert à rien.
Quand les rescapés s'interrogeront, après l'apocalypse, sur le rôle des médias dans les décennies d'avant-catastrophe, on ne pourra pas dire que les plus puissants médias ne savaient pas, qu'ils n'avaient pas alerté.

Je vais peut-être faire une parallèle hasardeux mais je me demandais : ne devrait-on pas faire le rapprochement avec toutes les histoires d'apocalypses (séries TV, livres, films, jeux vidéo etc.) dont notre société est tellement friande depuis quelques décennies : cataclysmes terrestres/météo divers, apocalypses zombies à base de pandémies, histoires de sociétés agonisantes et de survivants qui se battent...

On rend ces histoires épiques, héroïques, presque désirables pour certains de ces récits (genre une bonne remise à zéro qui redistribue les cartes accaparées par certain.e.s)...

N'est-ce pas une façon collective de gérer cette certitude d'apocalypse qui vient ? (entendu ce matin sur France Inter une anecdote résumée comme suit : En France, 70% d'une classe d'élèves interrogés par yann arthus bertrand sont persuadés de l’imminence de la fin du monde) N'est-ce pas une façon de mettre des images et des mots sur un phénomène qu'on n'arrive pas à appréhender parce que lent (à échelle humaine) et complexe ?

Parce qu'il n'y aura pas d'apocalypse au sens biblique du terme (les eaux et les foudres divines qui s'abattent en 30 jours). Il y aura une extinction de l'espèce humaine rapide à l'échelle de temps de la planète mais lente pour notre perception humaine. Je ne suis même pas sûre qu'on aura conscience de notre propre processus d'extinction (on le saura intellectuellement sans en avoir réellement conscience, un peu comme notre propre mortalité).

Bref : est-ce que toutes nos histoires de fin du monde actuelles (sous toutes leurs formes) ne participent pas à un processus inconscient d'acceptation des cataclysmes à venir, agissant comme un anesthésiant ?

PS : Si vous avez connaissance d'études, d'essais et de thèses dans ce domaine, je suis preneuse :)
Le problème auquel se heurte se genre d'appel, j'ai l'impression, c'est que tout le monde a l'impression d'être déjà sensibilisé.
Posez la question à Macron, la réponse sera sincère et sera : "évidemment, comment ne pas être au courant que le climat se dérègle ; d'ailleurs nous agissons. Mais...". Et tout est dans le "mais", depuis notre Jupiter national jusqu'à Daniel Schneidermann en passant par ma boulangère. Derrière ce mais, il y a le refus d'admettre ce qui, en observant quelques équations de base, devrait apparaître comme une évidence : il faut sortir du capitalisme.

Il y a capitalisme lorsque les décisions concernant la production des biens et des marchandises sont prises par des propriétaires privés de capitaux en compétition pour réaliser le profit maximal (ce qui de leur point de vue est absolument rationnel, étant une condition de leur survie dans la jungle concurrentielle), et que l'ensemble du système économique tend vers l'accumulation théoriquement illimitée du capital et de la marchandise. Sans entreprises en concurrence et sans croissance (ces deux aspects étant intimement liés) pas de capitalisme.

Concernant les équations en question, sur le réchauffement uniquement (la crise climatique ne se réduit bien sûr pas à ce problème), nous avons (source : Minqi Li, The 21st Century Crisis: Climate Catastrophe Or Socialism, Review of Radical Political Economics, 2011) :
-Aujourd'hui, la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère s'élève à 280 ppm (équivalents-CO2). Si celle-ci se stabilise à 350ppm d'ici 2100, nous serons sur une trajectoire de +2 à +4 °C, ce qui est déjà beaucoup trop. Si elle atteint 450 ppm, la fourchette sera de +3 à +6°, ce qui impliquerait une situation proprement cataclysmique.
-L'intensité en émissions diminue actuellement d'environ 1% par an (à l'échelle mondiale, une production égale nécessite 1% d'émissions de GES en moins), et la croissance mondiale est d'environ 3% par an. Les émissions mondiales augmentent donc d'environ 2% par an.
-Pour respecter le scénario à 350 ppm, il faudrait que les émissions mondiales diminuent de 5,5% par an. Pour celui à 450 ppm, 1,5%. Si l'hypothèse d'une croissance mondiale à 3% est conservée, il faudrait alors que l'intensité en émissions diminue respectivement de 8,5%, ou de 4,5% par an, ce qui, sauf découverte d'une technologie miracle, semble impossible.

Autrement dit, il faut 1/ renoncer à la croissance au niveau mondial (et donc largement décroître en ce qui concerne l'Occident, si on admet que tous les pays doivent pouvoir bénéficier d'un droit égal à consommer de l'énergie), 2/ investir massivement pour accélérer l'augmentation de l'efficacité énergétique.
Ces deux impératifs vont totalement à l'encontre des axiomes de base du capitalisme, d'autant que, dans sa configuration actuelle, à la concurrence entre entreprises et capitaux privés s'ajoute la concurrence entre des Etats plus ou moins impérialistes, qui n'ont aucun intérêt à renoncer à une part de leur puissance industrielle et militaire.

Il est clair qu'un jour ou l'autre, la planification devra remplacer les mécanismes de marché, dont les conditions historiques de possibilité ne sont plus réunies (absence de soutenabilité) dans la gestion de la production. La question étant dès lors : veut-on des formes de planification technocratiques et prédatrices, qui finiront par advenir après que le capitalisme aura agonisé de ses propres contradictions, avec un collège d'experts se proposant de gérer la pénurie et quelques militaires pour se charger de la gestion des troubles sociaux à l'intérieur et de la guerre pour les ressources à l'extérieur ?
Ou préfère-t-on anticiper pour mettre en place dès aujourd'hui des formes de planification démocratiques, socialistes, autogérées, où nous délibérons collectivement sur nos besoins, sur ce qui doit être produit pour y répondre, et comment nous le produisons ?

Alternative que se gardent bien de d'exposer les scientifiques auteurs du récent appel, qui à la manière du GIEC se veulent "policy relevant but not policy prescriptive", et, bien sûr, la plupart des médias et des journalistes, trop sûrs de leur propre vertu sensibilisée pour penser politiquement la situation.
Sauver la planète... heu, de quoi ? C'est déjà pas mal se moucher du coude de penser qu'on puisse la mettre en péril...
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Je comprends pas le pourquoi de cette psychose. On a Nicolas Hulot comme ministre de l'environnement, et il est super haut dans la hiérarchie du gouvernement. Et en plus, Macron est le leader de l'Europe, c'est le Time qui l'a dit, vous pouvez donc arrêter de paniquer : nos dirigeants ont les choses bien en main.
Hé, ho!!! Y a-t-il des journalistes sur les bateaux-journaux des capitalos?

Encore quelques références de vieux con.

Vous étiez où les mecs de Le Monde, le Figaro....dès 1972 quand un journal se lança: "La Gueule Ouverte" disant, expliquant, proposant...?Ah ouais que des gauchistes verts-rouges.

Vous étiez où les journaleux quand un certain Pierre Fournier dans un superbe journal respectable , à l'époque, qui s'appelait "Charlie Hebdo" faisait un travail de militant responsable donnant du grain à moudre à ses lecteurs, ne les prenant pas pour des cons et ne les enfermant pas dans la peur bien utile de maîtrise des populations?

Dites-moi, ça fait bien 45 ans tout ça, et je ne parle du club de Rome (initié par des patrons!!), de Fesseheim, du Larzac et ses chevelus...
Les alertes ont été lancées et vous étiez dans la boîte à gants à la poste restante.

Il vous faut des COP machins pour réfléchir et pourtant il y en a des documentaires, des études, des...
Je ne sais pas si le mot "minable" vous correspond bien. Pas assez fort à mon goût.
Je généralise, je sais.
Mais 45 ans, au moins!!!
Et oui, en un sens il est deja bien trop tard. La faute, principalement, å ceux qui nous gouvern3nt. Ceux qui ee gavent et ne veulent surtotu pas que ca change. L'inertie de l'humanité et la tete dans le guidon du pekin moyen (a cause des esclavagistes qui nous gouvernen5, et qui sciemment nous forcent a ne pas penser, mais surtou a travailler - pour eux) empeche toute prise de conscience serieuse, et toute remise en question profonde.

Il faudrait que les peuples reprennent le pouvoir, et ça commence par l'inependance etl'autodetermination des peuples. Il faut reprendre le controle, pour arreter la machine infernale, et limiter le pouvoir des psychopathes qui nous gouvernent (l'oligarchie).

Mais il semblerait que l'humain soit eefinitivement trop con, et trop facilement manipulable. Son cerveau n'est pas capable de comprendre la gravité de la situation. Nous assistons au debut du desastre. Allons nous laisser les 1% ruiner la planete a l'abri dans leurs bunkers et les 99% s'entretuer? Probablement, oui. A quelle echeance? Je parie qu'en 2030 la population mondiale va baisser, l'economie va s'effondrer (plus de ressources) et en 2050, les humains vont s'entretuer massivement. A moins qu'on reprenne le pouvoir, et qu'on soutienne les peuples pacifiques (suivez mon regard), et qu'ainsi l'Europe liberale capitaliste s'effondre pour laisser la place a une europe sociale, solidaire et ecologiste, peut etre, mais c'est peu probable...
"Maitrise de la démographie ailleurs". Oh, le beau projet humaniste que voilà !

Pour une autre lecture de cet énième appel, on peut lire ceci.
Ne soyons pas trop sévères envers la planète : les scientifiques ont montré ( en tout cas au XXème siècle) une gestion peu rigoureuse de leur capital-crédibilité.
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