Faits divers : le poids des mots et le yo-yo des émotions
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Faits divers : le poids des mots et le yo-yo des émotions

"Monsieur" ou "individu" ? "Bagarre" ou "barbarie" ?

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Quelle différence, dans un article relatant un meurtre, entre "l'individu" ou "le monsieur" qui l'a commis ? Pourquoi écrire "barbarie" pour parler d'un coup de couteau ? Pourquoi minimiser d'emblée un féminicide en décrivant une "séparation qui a mal tourné" ? Le choix des mots, dans les faits divers, fait faire le yoyo à nos émotions. Au risque de nuire à la dignité des victimes comme des auteurs.

Faut-il écrire "abattre", "neutraliser", ou "tuer" ? Tout dépend s'il s'agit d'un "règlement de compte", d'une intervention de la police, ou d'un autre crime... et de la ligne éditoriale du média qui relate du fait divers.

Le mot "abattre" choquait l'un de mes chefs d'édition. "Vocabulaire de gangster, disait-il, ça implique le mépris". De fait, sur quatre dictionnaires, deux seulement l'envisagent pour définir l'action de tuer une personne. Par arme à feu, précisent le Larousse et le Robert. Par analogie avec le gibier abattu par les chasseurs, ou le...

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