Quand j'étais (vraiment) écouté par le cabinet noir de Mitterrand
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Quand j'étais (vraiment) écouté par le cabinet noir de Mitterrand

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En accusant un «cabinet noir» d’être à l’origine de ses ennuis judiciaires, François Fillon a sorti de la poussière une notion désuète qui paraît extraite d’un roman de cape de d’épée; l’un de ces ouvrages où Richelieu, ou Mazarin, font discrètement décacheter à la chandelle les lettres détournées de leurs ennemis, voire de leurs amis. Plus récemment, la notion rappelle la "cellule antiterroriste" de l'Elysée sous Mitterrand. Je la connais bien. J'ai été écouté par le cabinet noir de Mitterrand.

Qui se souvient ainsi que parmi les mesures âprement discutées dans l’entourage de François Mitterrand alors candidat à l’élection présidentielle de 1981 figurait, en bonne place, la suppression des Renseignements généraux, accusés à gauche, et pas toujours à tort, de pratiques douteuses? Je me rappelle cet entretien que m’accorda dans son bureau Paul Roux, que la gauche victorieuse venait de nommer à la tête des RG. Les journalistes sont gens pervers qui apprécient le plaisir douteux de mettre leur interlocuteur face à ses contradictions. «Alors, quel effet cela fait-il d’être le directeur d’un se...

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