Réfugiés : et Faux-La-Montagne devint (brièvement) tendance
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Réfugiés : et Faux-La-Montagne devint (brièvement) tendance

Vous avez entendu parler de la rebellion de Faux-La-Montagne, dans la Creuse ? Moi non plus, jusqu'à ce matin. Depuis juillet, les habitants de ce village creusois sont en rebellion contre la préfecture, et particulièrement contre la nouvelle préfète, Magali Debatte, qui a entrepris d'expulser un réfugié soudanais. Les habitants expliquent qu'elle n'y est pas du tout obligée, et que le règlement de Dublin permet parfaitement de demander à un réfugié de déposer sa demande d'asile en France, même si ce n'est pas le pays de sa première entrée dans l'espace Schengen. La préfète s'obstine depuis juillet : ayant renoncé à l'expulsion immédiate de ce premier réfugié, elle a entrepris, dès la rentrée, d'en expulser un second. Dans l'attente d'une entrevue à la préfecture, les habitants de Faux-La-Montagne ont donc envahi hier la salle du conseil municipal de Guéret (préfecture de la Creuse, comme chacun sait).

Si j'ai entendu parler de la rebellion de Faux-La-Montagne, c'est parce que le mot "creuse", tôt ce matin, s'est (brièvement; alors que j'écris, la fête est déjà finie)  inscrit dans mes "TT" de matinaute. Mes tétés ? Ce sont les mots les plus utilisés sur mon réseau social addictif préféré, à un moment donné. Sur cette affaire-là, comme sur bien d'autres, Twitter a donc pris de vitesse les médias traditionnels nationaux, qui ne se sont pas encore penchés sur l'affaire. France Bleu Creuse et La Montagne sont sur le coup, mais Guéret, c'est loin. Et que dire de Faux-La-Montagne ?

Le hasard fait bizarrement les choses. J'ai été harponné, ce matin, par la rebellion de Faux-La-Montagne, alors que j'avais surtout idée de vous reparler de la chronique de ce week-end de Sherlock Com, sur la VRAIE bataille des avant-soirées télé. Aucun rapport ? Si. Twitter, encore et toujours, et la manière dont nous sommes informés. Lisez-la : on a rarement vu un cas de figure plus éclairant de la génération, par Twitter, de son actualité propre, une actualité bagarreuse, belliqueuse, polémique. Parfois, sur des sujets sans enjeu véritable (en l'occurrence, la compétition bruyante de quelques programmes télé fondés sur le buzz, qui occulte la concurrence de programmes de divertissement, pourtant nettement plus regardés). Et parfois, pour le plus grand bénéfice d'une information citoyenne. Là comme ailleurs, rien n'est simple.


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