Quelques étranglements du matin
chronique

Quelques étranglements du matin

Il ne faut pas confondre : il y a étranglement et étranglement. Etranglement sanguin, et étranglement respiratoire. Vous ignoriez la différence ? Moi aussi. C'est fou comme on s'instruit, le matin, au pays des droits de l'Homme. L'étranglement respiratoire, donc, se pratique avec le bras de l'étrangleur sur la trachée de l'étranglé. L'étranglement sanguin, lui, suppose une pression de l'avant-bras de l'étrangleur, sur la carotide de l'étranglé. C'est technique. C'est BFM, ce matin au réveil, qui nous offre ce cours d'anatomo-strangulogie policière appliquée.

Car selon BFM, Christophe Castaner aurait concédé hier aux syndicats de policiers la poursuite de l'étranglement respiratoire, mais pas celle de l'étranglement sanguin. Ouf ! On respire (si j'ose dire). Il faut dire que, privés d'étranglement lors d'une conférence de presse le 8 juin, les policiers ont fait une grosse colère. Ils ont déposé leurs menottes à terre, devant la caméra de la même BFM, qui s'est fait un plaisir ("Ils les enlèvent, Saber, et ils vont les déposer devant eux, c'est ce qui est prévu ?" "C'est ce qui est prévu, exactement, ils sont en train de les déposer maintenant...") de retransmettre la rebellion en direct.

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