Israël : le soft power est dans le poulailler
chronique

Israël : le soft power est dans le poulailler

Evidemment, c'est de la variété. Seulement de la variété. Rien que de l'innocente chansonnette. Et si la candidate israélienne Netta Barzilai a remporté samedi soir l'Eurovision avec sa chanson Toy, inspirée parait-il par #metoo ("I'm not your toy, you stupid boy"), c'est parce que cette chanson volaillère (Netta mime la poule) était meilleure que la chanson chypriote, deuxième au classement, laquelle était elle-même bien meilleure que "Mercy", la candidate française, arrivée à la 13e place. 

Ce n'est que de la variété. N'empêche qu'au lendemain de la sortie américaine de l'accord iranien, et à l'avant-veille de l'inauguration de la nouvelle ambassade américaine de Jerusalem,  un Netanyahu euphorique a appelé Netta aussitôt après sa victoire pour la proclamer "meilleure ambassadrice d'Israël", et esquissé un battement d'ailes devant les caméras.  N'empêche que c'est aux accents de Toy, qu'une manifestation survoltée d'adolescents des colonies israéliennes a défilé dans les ruelles arabes de Jerusalem, et tenté d'aller prier sur l'esplanade des mosquées (ce qui est interdit), provoquant des échauffourées.

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