Commémorer Napoléon (2) : racisme ordinaire en 1802
Initiales DS
Initiales DS
chronique

Commémorer Napoléon (2) : racisme ordinaire en 1802

Réservé à nos abonné.e.s
La grande exposition Napoléon de La Villette devrait accorder une place au sombre bilan colonial du Premier consul et de l'Empereur. Mais ce rappel sera loin d'épuiser le sujet. Retour sur le contexte raciste dans lequel Bonaparte, en 1802, a rétabli l'esclavage.

C'est une bien troublante coquille, que cette coquille de la page 733. "La politique coloniale du consulat fut marquée par l'abolition de l'esclavage" lit-on donc, page 733 du Grand consulat du président de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz. On a bien lu : "abolition". Coquille, bien entendu. L'auteur aura voulu parler de rétablissement, plutôt que d'abolition. N'empêche que cette coquille a survécu, seize ans après la publication du livre, à toutes les lectures, relectures et corrections. Comme si personne ne l'avait vue, ou voulu la voir. Comme si tout le monde, auteur, éditeur, lecteurs, avait tant désiré effacer la tache du rétablissement, que tous les yeux avaient glissé sur la grossière erreur. Troublant acte manqué collectif.

Il vous reste 95% de cet article à lire

Cet article est réservé aux abonné.e.s
Rejoignez-les pour une information sur
les médias indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Partager cet article Commenter

Lire aussi

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.