Des drones tueurs et des hommes
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chronique

Des drones tueurs et des hommes

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Un drone autonome a-t-il fait sa première victime humaine, sans que l'ordre de tuer ne lui ait été donné ? Peut-être. Est-ce un scoop ? Pas vraiment. L'important est ailleurs : dans l'imaginaire convoqué par les médias pour qualifier la nouvelle, comme si les humains n'étaient pas à l'origine des moindres mouvements d'un robot-tueur. La chronique de Thibaut Prévost.

En mars 2020, quelque part aux abords de Tripoli, en pleine escarmouche entre l'armée régulière libyenne et les troupes séparatistes menées par le maréchal Khalifa Haftar, un drone a, peut-être, sans que l'ordre lui en ait été donné, tué un être humain. Un drone autonome de fabrication turque, modèle Kargu-2, doté de quatre hélices, au gabarit similaire à ceux vendus dans le commerce, qui aurait donc pris la décision de "traquer et attaquer à distance" soldats et véhicules, alors que ceux-ci se repliaient. Scoop ? Non. Si l'info nous parvient avec plus d'un an de retard, c'est qu'elle se trouve enterrée quelque part (et résumée en quelques lignes succinctes) dans les 548 pages d'un méticuleux rapport du groupe d'experts onusiens sur le comp...

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