Violence : Robespierre et Jaurès répondent à Mélenchon
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Violence : Robespierre et Jaurès répondent à Mélenchon

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Violence : Robespierre et Jaurès répondent à Mélenchon

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Il me semble qu'en se réécoutant elle-même, Mathilde Larrère pourrait se rendre compte que ses comparaisons sont biaisées. Tous les exemples historiques qu'elle donne portent sur des insurrections des masses populaires. Mais quel lien avec le mouveme(...)

Votre démonstration est sans doute vraie historiquement, mais je pense que JL Mélenchon  se positionne par rapport au ressenti actuel et aux présentations en boucle des journaux d'infos... F Ruffin fait avec d'autres termes le même constat. Quan(...)

la différence est qu'elle analyse en tant qu'historienne et non en tant que militant politique révolutionnaire. Je vous rappelle que le discours tenu par la FI et le PCF est aussi tenu par les organisations révolutionnaires trotskystes (NPA, LO). La (...)

Derniers commentaires

Aaaaah ! Mathilde j'en veux pluuuus !! C'est tellement génial quand tu racontes ces histoires !!

Il me semble que ML ne commente pas contre JLM mais fait un rappel historique. Le ferait-elle, sa critique ne serait pas moins légitime car elle se situe dans des débats à l'intérieur de la gauche. Evitons à tout prix l'esprit grégaire de LREM ou le culte de la personnalité. On a des sueurs en pensant les médias courtisans actuels version Mélenchon.  Ceci étant dit depuis Spartacus la violence libératrice est inévitable non pas par goût mais en raison de l'injuste intransigeance du pouvoir en place.

Leur violence ne tire plus à balles réelles laissant les corps sur le pavé

Elle va plus loin, elle casse les âmes en les dégradant

en donnant raison aux nantis

en démolissant la Ferme des 100 Noms au bulldozer


GPMarcel cite plus bas la définition de la violence de Don Hélder Câmara

ce qui rappelle un des pires actes de violence policée vu sur le petit écran

Jean Paul II sermonnant en direct à la télévision Ernesto Cardenal, prêtre, ministre et défenseur de la théologie de la libération, le sermonnant sur le tarmac où Cardenal était venu l'accueillir, le sermonnant avec une lâcheté qui lui vaudra d'être sanctifié, un sermonnage pire qu'une excommunication


Ils ont fini par tuer Jaurès car ils en avaient envie depuis longtemps, leur violence n'acceptant pas qu'un des "leurs" défendent leurs victimes


Chaque fois, à chaque manifestation, ils guettent l'incident qui leur permettra de poursuivre leur violence, d'appliquer leurs règles, l'incident qui servira à tenir les autres en otage

Et BFM TV et tous les autres médias s'en donnent à cœur joie

Comment se fait-il que Mélenchon se joigne à eux?


Comment ne pas voir que les raisons de la colère donc de la violence de 1789 ou 1906 (le pouvoir autoritaire répressif, arbitraire absolu de la Bastille en tout cas ressenti comme tel ; la criminelle négligence des patrons qui causèrent la mort de centaines d'hommes mineurs, à Courrières et ailleurs) n'ont pas grand chose de commun avec celle des BB ?

Ils cassent au nom de quoi ? 

- de la ZAD évacuée ? = mauvais comportement des gendarmes mobiles, et décision contestable pour qui apprécie les solutions type Larzac, mais zéro mort et en conformité avec le droit

- de la loi ORE ? = faible mobilisation étudiante et lycéenne car les premiers intéressé.e.s, cf. la FAGE, ne jugent pas ses dispositions honteuses, contrairement à certains syndicats et forces politiques qui ignorent la poutre de la sélection sociale à la française : CPGE, etc. et se trompent largement de combat ici (même si l'université est parente pauvre)

- de l'austérité ? = réelle pour les fonctionnaires, les emplois aidés, etc. mais on est loin de l'Espagne, du Portugal ou de la Grèce, et la privatisation à part pour la SNCF (dont la CGT n'a pas bloqué le pays pour le régime général des retraites en 2010, malgré nos manifs à 1 million de personnes pendant des semaines) n'est pas le mot d'ordre général de ce gouvernement

- des cadeaux fiscaux aux riches ? = OK, cela ne me va pas non plus, mais Macron et LREM ont annoncé la couleur, ils ont été élus démocrativement alors je veux bien manifester, mais susciter la révolution par la violence, non : c'est illégitime. 


Rappel : Jaurès prend ses distances avec la Commune ; cf. son article de 1907 "Hier et demain". Il y préconise le suffrage universel et la grève générale, mais celle-ci ne saurait donc être décrétée. A lire attentivement, histoire de ne pas le dévoyer.

Déjà le verbe « discipliner » me fait fuir loin, très loin.... 

Ah, ce bon vieux procès en pureté idéologique fait à Mélenchon et Ruffin.

A lire Kadife, Mélenchon c'est Hollande 2.0 et Ruffin, c'est Hamon en un peu moins défraîchi.


En ce qui me concerne, j'ai beau suivre le compte twitter du "cortège de tête" et parcourir les articles sur "Paris Lutte Infos", je n'arrive toujours pas à saisir la stratégie révolutionnaire à l'oeuvre dans les violences du 1er mai.



Madame, Monsieur toinon778-105528 toinon 778


Je m'aperçois que vous êtes de permanence, vigie zélée et que vous sautez (en tout bien tout honneur) sur tout ce qui bouge ou dit....donc troll des nébuleuses jupitériennes je soumets à votre haute réflexion le petit texte (tout court, vous pourrez lire)  de Don Hélder Câmara. Une recherche wiki  remplira vos lacunes. 


On ne vous l'avait pas joint en fiches troll. Vous pourrez vous en resservir. je vous laisse chercher Gandhi.

Le grand chef du non-parti qui n'est ni de droite, ni de gauche, ni du centre mais de son nombril, n'a peut-être encore rien écrit sur le sujet.

En philosophe qu'il est cela ne saurait tarder.

Bon dimanche. j'espère que l'on vous rémunère.


Je soumets à votre regard et à votre réflexion, cette citation que, systématiquement, je donne chauqe fois qie le mot VIOLENCE est employé...

 

Violences

« Il y a trois sortes de violence.

La première, mère de toutes les autres, est la violence

institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les

dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui

écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages

silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la

volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet

d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice

de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la

seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître,

et la troisième qui la tue. »

Don Hélder Câmara


La vitrine du macdo est sans doute réparée ou sur le point de l'être.

 Dans les ruches, les abeilles ne ressusciteront pas .

La sixième extinction des espèces s'accélère. 


Dans les campagnes sont construites des usines à méthanisation: un exemple près du Havre: un groupement de 14 agriculteurs veut implanter au cœur de ces hameaux à moins de 150 mètres des premières habitations, sur une surface de deux hectares une unité de méthanisation qui pourra traiter jusqu'à 60 tonnes de fumier par jour.

Le fonctionnement de cette unité classée ATEX (atmosphère explosive) va entraîner de nombreuses nuisances pour les riverains, odeurs, bruits, perte de la valeur immobilière sans parler de la défiguration du paysage. 


Mais c'est moins gênant qu'une vitre cassée.



D'ailleurs Larrere aurait pu évoquer les discussions entre les populistes russes et les sociaux démocrates marxistes en Russie au début du 20ème siècle par rapport à la violence "exemplaire".

Elle aurait pu aussi parler des discussions au sein de la tendance bolchévique, après 1905, entre les partisans des reprises individuelles (dont Staline) et ceux qui s'y opposaient. 

Toute la littérature révolutionnaire du mouvement ouvrier abonde de textes sur la violence et même Jaurès que vous citez a, en d'autres occasions, dénoncé la violence qui n'est pas liée au mouvement des masses. Donc, non, briser un mcdo, à l'heure actuelle n'est pas un acte révolutionnaire (et j'insiste sur le mot acte).

la différence est qu'elle analyse en tant qu'historienne et non en tant que militant politique révolutionnaire. Je vous rappelle que le discours tenu par la FI et le PCF est aussi tenu par les organisations révolutionnaires trotskystes (NPA, LO). La violence n'est pas un acte révolutionnaire en soi. Elle s'analyse dans un contexte dont le critère est l'évolution de la conscience des larges masses. Bien sûr au cours d'une longue séquence révolutionnaire (1789, 1917) il y a des violences de toutes sortes. Mais les militants politiques révolutionnaires ont toujours analysé ces violences par rapport à ce qu'elles font ou pas avancer la conscience révolutionnaire. Mathilde Larrère parle de situations révolutionnaires mais nous ne sommes pas actuellement dans une telle situation. La question est donc de savoir si les violences du 1er mai - non pas d'un point de vue moral, car nous savons tous que la dictature du capital est mille fois plus violente - peuvent nous rapprocher de ce moment de rupture révolutionnaire. Mélenchon est un responsable politique qui a en tête cette situation, pas Larrère qui se contente de commenter des évènements avec le recul.

Les incohérences de Mélenchon sont quand même flagrantes. "Je vous explique ce qu'est être révolutionnaire", puis "l'enjeu du moment c'est d'empêcher Macron de changer la société"... Ok Méluche, alors admets que t'es sur des luttes défensives (évidemment nécessaires) mais arrête de te prétendre révolutionnaire. Il est effectivement à peu près certain que si JLM disait clairement qui il est, à savoir un social-démocrate, ça soulèverait pas les foules. Mais du coup, il y a tromperie sur la marchandise.

Sa récente interview par Le Vent se lève (http://lvsl.fr/peuple-revolutionnaire-diner-gala-jean-luc-melenchon) est elle-aussi bourrée de contradictions : il affirme la nécessité de renoncer au modèle de l'avant-garde structurée sur le modèle léniniste (ça se défend ; c'est par ailleurs une opinion assez mainstream dans le mouvement social) puis... définit la FI comme une force politique dont la fonction est d'éduquer et de coordonner les masses (une avant-garde donc, sur un modèle assez éloigné de l'auto-organisation des masses qu'il prônait deux lignes plus haut) ; il se revendique comme un matérialiste (au plan philosophique) attentif aux déterminations structurelles... puis fait dire n'importe quoi à Marx qui aurait privilégié, comme lui-même, la transformation des consciences sur toute autre forme d'action politique (un BAC -2 en marxisme suffit pour savoir que ce type d'affirmations est justement aux antipodes de la pensée de Marx).

Etc etc.

En fait, pour moi il est clair désormais que Mélenchon est prêt à raconter tout et son contraire en fonction de sa petite tactique du moment, en s'appuyant sur des références mal maîtrisées qui auront pour fonction d'éblouir les jeunes militants de la FI, logiquement impressionnés par son ton doctoral (comme je l'ai moi-même été à une époque).

Ces justifications pseudo-savantes viennent a posteriori pour légitimer ses ressentis, ses instincts politiques et éventuellement ses désirs. Genre, il est bien commode de citer Gramsci pour justifier son "césarisme progressiste"... une fois que l'on s'est fait plaisir à s'imposer comme le César de la gauche rénovée.

Il me semble qu'en se réécoutant elle-même, Mathilde Larrère pourrait se rendre compte que ses comparaisons sont biaisées. Tous les exemples historiques qu'elle donne portent sur des insurrections des masses populaires. Mais quel lien avec le mouvement populaire avaient les black blocs du 1er mai ? Ruffin a été très clair dans son intervention sur France Inter ce vendredi matin 4 mai : qu'on le veuille ou non, le 1er mai n'était pas le jour de l'insurrection révolutionnaire. Le "grand débordement" y mènera-t-il ?

Merci, mille fois de cette mise au point historique. Je ne suis pas de ceux qui  apprécient ou pratiquent la violence, pas davantage de ceux qui sautent sur toute occasion de taper sur Mélenchon, mais quand je l'ai entendu se déchaîner contre les "casseurs", cela m'a profondément choquée. À NDDL, les plus légalistes ont reconnu que sans eux ils auraient perdu depuis longtemps. Xavier Matthieu avait très bien résisté au piège de Pujadas le sommant de se désolidariser. 


J'ai bien compris que, comme l'exprime Marc Simboiselle, JLM "se positionne par rapport au ressenti actuel et aux présentations en boucle des journaux d'infos...". Euh... on appelle ça de l'opportunisme. Mal placé, en plus, car du coup il ne lui est tenu aucun compte de sa reculade (jugée insincère), et au contraire il est pressé d'aller encore plus loin dans le désaveu. 


Il y a une frange non négligeable de la jeunesse qui se lance dans ces actions, il faut analyser cela autrement que par l'anathème, et reconnaître que... peut être... la peur de la violence populaire peut être le commencement de la sagesse chez les dominants.



Votre démonstration est sans doute vraie historiquement, mais je pense que JL Mélenchon  se positionne par rapport au ressenti actuel et aux présentations en boucle des journaux d'infos... F Ruffin fait avec d'autres termes le même constat. Quand on voit l'image de dictateur (quasi sanguinaire) qui est attachée par de nombreux médias à JLM et à la FI en général, je ne peux pas leur donner tort ;-) 

On se retrouverais avec des caricatures de JLM la bave coulant, un poignard en travers des dents et les mains pleines de sang !!!

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