Chez Sherlock Com'

Un plan de communication, d'un ministre ou d'une star, à la télé ou dans les magazines, répond toujours à des objectifs précis, parfois cachés. Notre chroniqueur Sherlock Com' les passe à la loupe.

Val à la Une
chronique du par

Le Monde enc...ense Val

et raconte la romance de France Inter

Mais où est donc passée "l'ambiance de merde" que François Morel avait décrite dans sa dernière chronique à France Inter ? Avec l'été, le soleil et les vacances, elle a disparu. Vous pensiez que la maison ronde était en crise, que l'indépendance était menacée par une direction qui accumule les humiliations et les maladresses ? Pas du tout. Figurez-vous qu'une journaliste du Monde magazine, Annick Cojean, a (enfin) enquêté sur ce qui se passe vraiment à France Inter. Et elle tient un scoop : tout va bien. Pour aboutir à cette surprenante conclusion (elle parle même du "paradoxe France Inter"), elle a interrogé tout le monde, ou presque : des cadres et la direction qui revendiquent leur indépendance, mais aussi des journalistes... qui déclarent en off leur bonheur de travailler à Inter (c'est fou ce que ça balance dès que c'est du off).Une telle prouesse journalistique valait bien la Une du Monde magazine de ce week-end. Mais comment la journaliste a-t-elle réussi à voir le contraire de ce que la presse décrit depuis des mois ? En camouflant sous l'apparence d'une enquête au cœur de la radio, un papier dont les interlocuteurs cités sont soigneusement choisis. Le Monde enc...ense Val. Cela tombe plutôt bien au moment où l'on dit que la station est au bord de "l'accident industriel".
Cette semaine, retrouvez une devinette chaque jour à l'heure de l'apéro, ici ou , vers midi.

 

 

 

Mission réhabilitation : la théorie du paradoxe Inter

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Les stars de la station en double page

La mission est délicate : comment dire du bien de la gestion de Philippe Val et décrire une ambiance sereine à France Inter ? La journaliste du Monde magazine croit avoir trouvé la formule. Il faut d'abord endormir le lecteur avec quatre paragraphes décrivant une théorie fumeuse baptisée "Le paradoxe Inter". France Inter serait la seule entreprise où les journalistes expriment leur bien être uniquement... en off. Par pudeur sans doute: en temps de crise, vous comprenez, ce n'est pas évident d'étaler son bonheur au grand jour. Sous couvert d’anonymat, leurs réponses "sont nettement plus positives et affirment une étonnante sérénité sur la qualité et l'indépendance de leur maison" explique la journaliste. Protection des sources oblige, on ne saura jamais qui sont ces salariés si épanouis par l'arrivée d'Hees et de Val. Dommage.

Oh, évidemment, on note bien une certaine morosité. Les journalistes sont "agacés", "navrés", "frustrés"... non par la direction, mais par la presse qui véhicule une image négative de la radio en exagérant les conséquences néfastes de la nomination de la direction par Sarkozy. Selon Le Monde, la presse serait dans une surenchère sémantique permanente : "Poison. Péché originel. Malédiction". Et pourquoi pas satanisme, fascisme (ah non, ça c'est Mediapart) et marabout. Bref, tout ce que vous avez lu jusqu'à présent était hors de...

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le 19/05/2010

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