Notre ressource unique : VOS ABONNEMENTS

Vite-Dit

Les "vite dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.

L'Elysée verrouille (encore) la photo du gouvernement

Par le - 18h39 - lu

Nouvelle tension entre les photographes de presse et l'Elysée autour de la photo du gouvernement. Les photographes ont eu bien du mal à obtenir l'accès à la traditionnelle "photo de famille" du nouveau gouvernement après le premier conseil des ministres mercredi 21 juin, comme le raconte Libération.

Libé Macron

La journaliste Charlotte Beilach raconte : "La com de l’Élysée a décidé d’autoriser seulement un pool : une agence de presse, un magazine et un quotidien, en l’occurrence Le Figaro, raconte le photographe Laurent Troude, qui travaille pour Libération. Alors que traditionnellement, tout le monde accède à la photo." En protestation, les photographes ont décidé de tourner le dos aux ministres lors de l'arrivée, criant "en grève". Sibeth Ndiaye, conseillère presse pour les affaires nationales du président, "a finalement autorisé tous les photographes à venir mais a refusé qu’on prenne des photos de la mise en place", relate le photographe. "Or ce sont précisément l’avant et l’après qui intéressent les photographes, se contenter du cliché de la pose officielle ayant bien moins d’intérêt", écrit Libération. "«On a dit non, mais quand on est arrivés ils étaient déjà positionnés, explique donc Laurent Troude. Mais quand ils ont commencé à se disperser, on a pris des photos. Sibeth Ndiaye s’est énervée.»"

Un incident du même type avait déjà eu lieu lors de la présentation du premier gouvernement d’Édouard Philippe le 18 mai dernier. Après le conseil des ministres, les journalistes avaient été priés d'évacuer la cour de l’Élysée. Quelques photographes parmi ceux accrédités avaient été choisis pour prendre le cliché, dans un vestibule. Le lieu était alors trop étroit pour que tous les photographes puissent être présents. Cette fois-ci, la "photo de famille" était prise depuis les vastes jardins de l’Élysée. "Il n’y avait même pas d’excuse, pas d’argument", déplore Troude dans Libération.

L'Obs avait rapporté que le premier cliché officiel du 18 mai n'avait pas plu à Emmanuel Macron : tous les ministres ne regardaient pas l'objectif, et certains étaient même à moitié cachés.

Philippe I

 

Des photos des ministres, dispersés avant ou après " la" photo, avaient également circulé.

BFMTVPhoto d'illustration utilisée par BFM TV

Echos

 

Photo d'illustration utilisée par Les Echos

 

La communication macronienne est verrouillée depuis le début de la campagne. Restrictions importantes pour les photographes, monopole de Soazig de la Moissonnière comme photographe officielle ou encore fausses photos volées à la Une de Paris Match, comme Bruno Jeudy le racontait sur notre plateau... le président ne veut laisser filtrer aucune image non contrôlée.

L'occasion de relire notre article sur la volonté de contrôle de l'équipe présidentielle sur la presse.

(Par Hélène Assekour)


Abonnez-vous !
|

Derniers articles du dossier : Macron : les hors-champs d'une présidence

nouveau media

Travailleurs détachés : le mystérieux oubli du Monde et de Libé

chronique publié(e) le 25/10/2017 chez les matinautes

Comme tout accord de compromis, l'accord européen sur les travailleurs détachés peut être présenté sous l'angle du "verre à moitié plein", ou du "verre à moitié vide". Sans surprise, le gouvernement vend à l'opinion, depuis deux jours, une grande victoire diplomatique française, sur le ...

nouveau media

Derrière le mantra macronien de la "formation"

chronique publié(e) le 19/10/2017 chez les matinautes

L'un des mantras du macronisme, c'est la formation. OK, le budget de Macron des Bois prend aux pauvres pour donner aux riches, OK on va tout faire pour fluidifier le licenciement des pauvres, OK on va grossir les rangs des chômeurs, des précaires, des fainéants et des fouteurs de bordel, mais en ...

nouveau media

La "Relève" : quand le gouvernement s'installe aux Echos

observatoire publié(e) le 09/10/2017 par Hélène Assekour

Journalisme ou communication ? Ce dimanche, les clés des Échos ont été confiées à 200 personnalités chargées d'écrire les articles du numéro de lundi. Parmi elles, plusieurs politiques, quasiment tous issus de la majorité ou du gouvernement, avec pour rédacteur en chef le ministre de l'...

Tous les contenus de ce dossier >