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Fox News / harcèlement : des annonceurs lâchent O'Reilly

Par le - 16h53 - suivi

Les annonceurs font pression sur Fox News. Après l'enquête du New York Times, qui révélait des accusations de harcèlement sexuel portées par des anciennes collaboratrices ou invitées de la chaîne contre son journaliste phare, Bill O'Reilly, plusieurs annonceurs publicitaires ont décidé de supprimer leurs spots de l'émission The O'Reilly Factor. La chaîne continue de soutenir son journaliste - tout comme Donald Trump.

Avis de tempête sur Fox News. Le week-end dernier, le New York Times révélait que le présentateur vedette de la chaîne d'info américaine, Bill O'Reilly, avait conclu des accords à l'amiable pour un montant total de 13 millions de dollars avec cinq anciennes collaboratrices ou invitées de la chaîne l'accusant de harcèlement sexuel. O'Reilly a démenti les accusations, et a été soutenu par sa chaîne.

O'Reilly Buzzfeed annonceurs

"Les annonceurs se révoltent contre Bill O'Reilly. Mais ce ne sera peut-être pas suffisant
pour
mettre fin à son émission sur Fox News", Buzzfeed US, 6 avril 2017

Mais depuis lundi, de nombreux annonceurs publicitaires ont annoncé retirer leurs publicités de l'émission phare de la chaîne The O'Reilly Factor, présentée par O'Reilly. Selon la version américaine de Buzzfeed, sur les 107 entreprises qui ont récemment fait diffuser des publicités au cours de l'émission, "près de la moitié ont désormais déclaré qu'elles ne le feront plus". Parmi les entreprises, on trouve notamment Mercedes-Benz et Hyundai, qui ont lancé le mouvement, mais aussi BMW, ou encore les entreprises pharmaceutiques Sanofi et Bayer. Dans un communiqué, la marque automobile Mitsubishi a expliqué : "Nous prenons ces accusations très au sérieux, et nous avons décidé de retirer nos publicités pour le moment". D'après le New York Times, l'entreprise avait dépensé 2,1 millions de dollars pour des spots publicitaires dans The O'Reilly Factor, en faisant le cinquième plus gros annonceur de l'émission.

Parallèlement, plusieurs associations de défense de droit des femmes s'en sont prises sur les réseaux sociaux au présentateur de Fox News, notamment le mouvement de la "Marche des femmes", né après l'élection de Donald Trump. Ce mouvement a incité sur Twitter les femmes à "user du pouvoir de nos voix pour dire aux annonceurs de lâcher O'Reilly", et à "partager vos propres histoires de harcèlement sexuel sur le lieu de travail".

"BIll est quelqu'un de bien"

Malgré ces annonces, la chaîne ne semble pas prête à se séparer de son animateur phare. D'après plusieurs médias américains, le contrat de O'Reilly, qui devait expirer à la fin de l'année, a été reconduit jusqu'en 2020. Par ailleurs, rien ne dit que le boycott des annonceurs aura un effet à long terme. Comme le rappellent plusieurs médias, les publicités retirées de l'émission devraient être diffusées à d'autres moments sur la chaîne d'info la plus regardée aux Etats-Unis. De plus "il n'est pas rare que [les annonceurs] reviennent discrètement dans les programmes [qui subissent une polémique, ndlr] une fois que la pression publique a baissé", note CNN.

Dans la tourmente, O'Reilly ne s'est plus exprimé sur la polémique après son démenti relayé par le New York Times. Il peut en tout cas compter sur un soutien de poids, en plus de celui de sa chaîne : celui du président des Etats-Unis, Donald Trump. Ce dernier a déclaré lors d'une interview avec des journalistes du New York Times: "Bill est quelqu'un de bien". Au cours de la campagne présidentielle, Trump avait été accusé de harcèlement, notamment après qu'une ancienne vidéo sexiste du candidat avait refait surface dans le Washington Post. A l'époque, O'Reilly avait critiqué la démarche des journalistes du quotidien américain.


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