Notre ressource unique : VOS ABONNEMENTS

Vite-Dit

Les "vite dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.

Le site local Marsactu cambriolé... deux fois

Par le - 19h39 - ça reste à vérifier

Deux cambriolages en moins d’une semaine : comme le rapporte Le Monde, le site en ligne marseillais Marsactu a subi deux intrusions quasiment coup sur coup. Si la première ressemblait à un "cambriolage lambda" comme le raconte à @si le journaliste de la rédaction Jean-Marie Leforestier, la seconde – où les bureaux ont été mis sens dessus dessous – laisse perplexe : intimidation ou recherches d’éléments sur l’une de leurs enquêtes en cours ? La préfecture de Marseille s’est déclarée "attentive" à l’affaire.

"Marsactu gêne-t-il ?" se demandait hier Le Monde suite aux deux "étranges" cambriolages subis à quelques jours d’écart par le journal en ligne marseillais. Selon le quotidien, "le premier cambriolage s’est déroulé au cours du week-end des 27 et 28 février. A leur arrivée lundi matin dans leurs nouveaux bureaux du 6e arrondissement de Marseille, les journalistes de Marsactu ont découvert que la totalité de leurs ordinateurs et un appareil photo avaient été dérobés."

Marsactu Le Monde

Interrogé par @si, le journaliste de Marsactu Jean-Marie Leforestier assure que cette intrusion, aussi "désagréable et pénalisante" soit-elle, leur est apparue comme "un cambriolage lambda qui peut arriver à tout le monde". En revanche, la seconde intrusion dans la nuit du jeudi 3 mars leur laisse un sentiment étrange : "nos bureaux ont été mis sens dessus dessous et surtout les visiteurs ont ouvert tous les tiroirs et toutes les trappes. Ils ont trouvé notre nouveau matériel que nous avions planqué mais ne l’ont pas pris. Ils ont même ouvert une trappe d’arrivée d’eau dans la salle de bains". Cherchaient-ils quelque chose de précis ? Leforestier se garde bien de tirer une conclusion : "nous avons des enquêtes en cours mais impossible de dire si ces cambriolages ont un lien ou non. Il n'y a aucun élément de revendication. En tout cas, ça nous encourage à continuer."

Ce journal en ligne local indépendant, qui connaît une seconde vie suite à une campagne de financement participatif après une cessation de paiement déclaré l’an dernier (nous le racontions ici), dérange peut-être les milieux politiques et économiques marseillais. Comme le souligne Le Monde, "Marsactu s’est fait une spécialité des sujets polémiques. En pointe sur les enquêtes concernant l’état des écoles primaires marseillaises ou la reprise de Maritima Ferries (ex-SNCM), il pique régulièrement le milieu politique local, qui le regarde avec méfiance. Récemment, Marsactu a ainsi révélé l’embauche du fils de Stéphane Ravier par la mairie que l’élu Front national dirige". Le site consacre en effet une rubrique au FN mais aussi à la métropole ou encore aux boues rouges rejetées dans la Méditerranée par l'usine d'alumine de Gardanne. "C'est-à-dire 20 millions de tonnes chargées en métaux lourds toxiques pour l'environnement précise Marsactu qui ajoute que ce dossier est l'objet d'une bataille politique et économique".

Marsactu

Et maintenant ? L’enquête est en cours, et les locaux de Marsactu sont enfin mis sous alarme comme le précise le communiqué du journal annonçant le deuxième cambriolage. Ce communiqué a fait l’objet d’une dépêche AFP et Reuters reprises ici ou . De son côté, le site de La Provence s’est contenté de trois petites lignes. "La dernière fois qu’ils ont parlé de nous, s’amuse Leforestier, ils nous ont mis dans les pages «quartier». Au moins ils savent que nous existons, c’est déjà ça !"


Abonnez-vous !
|