Wall Street préfère Clinton à Trump (Wall Street Journal)
Brève

Wall Street préfère Clinton à Trump (Wall Street Journal)

Clinton, candidate préférée de Wall Street ? Alors que Bernie Sanders tacle depuis des mois l'ancienne secrétaire d'Etat sur ses liens avec le monde de la finance, le Wall Street Journal a épluché les comptes de campagne de la candidate. C'est un fait : Wall Street donne beaucoup plus à Clinton qu'à l'ensemble des autres candidats (Trump y compris).

Wall Street Journal, 08/05/2016

Clinton plus populaire que Trump auprès des financiers de Wall Street ? C'est la conclusion du Wall Street Journal (WSJ), qui a épluché les comptes de campagne des candidats, côté démocrates et républicains. "L'analyse des comptes de campagne montre que les donateurs de Wall Street ont changé leur fusil d'épaule, passant des candidats républicains qui ont abandonné la course, comme l'ancien gouverneur de Floride Jeb Bush ou le sénateur de Floride Marco Rubio, à Madame Clinton", écrit le quotidien économique.

Wall Street qui sponsorise la campagne d'un candidat à l'élection présidentielle ? Ce n'est pas une surprise : aux Etats-Unis, où les dépenses ne sont pas plafonnées, les campagnes des candidats bénéficient d'aides publiques et privées. Mais jusque-là, les marchés avaient plutôt tendance à privilégier le parti républicain. Comme le rappelle le WSJ, en 2012, Wall Street avait investi 90 millions de dollars dans la campagne américaine, et environ trois plus fois plus sur Mitt Romney que Barack Obama.

Pourquoi, dès lors, les marchés ne se tournent-ils pas vers Trump ? "Ils connaissent bien Hillary. Ils savent qu'elle n'est pas anti-marché. Au contraire, il y a beaucoup de choses qu'ils ignorent à propos de Trump", répond le lobbyiste américain Ed Rogers, interrogé par le WSJ, alors que la candidate est régulièrement interpellée sur ses conférences rémunérées pour Goldman Sachs en 2013 (dont elle n'entend pas publier les retranscriptions).

Plus embêtant encore pour Trump : certains donateurs de Wall Street, qui dans un premier temps soutenaient le candidat républicain, se sont depuis repliés vers Clinton. C'est le cas par exemple de Ralph Herzka, "outé" par le WSJ. Directeur et fondateur d'une entreprise spécialisée dans le conseil en investissement, Meridan Capital Partners, Herzka donnait il y a jusqu'à peu à Trump. Il a désormais rejoint le camp Clinton (mais a refusé d'expliquer au WSJ pourquoi).

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