Victimes Karachi à Sarkozy : "nous ne sommes pas des trucs"
Brève

Victimes Karachi à Sarkozy : "nous ne sommes pas des trucs"

Le collectif des familles de victimes de l'attentat de Karachi (14 morts le 8 mai 2002) adresse une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy.

"Depuis le début de votre mandat, vous êtes, à maintes reprises, intervenu dans divers dossiers touchant à la liberté comme la libération des infirmières bulgares ou celle d'une désormais célèbre otage des farc, la prise en charge des victimes de crashs d'avions, ou encore l’avenir socio - professionnel de nos compatriotes comme en ce moment avec l'affaire Molex pour laquelle l'Etat s'immisce dans la reprise d'une entreprise privée. (...) mais lorsqu'il s'agit des familles de victimes de l'attentat de Karachi, morts en mission pour une entreprise à l'époque détenue à 100% par l'Etat et aujourd'hui société privée à capitaux publics pour près de 75% de son capital, le discours n'est plus le même et le soutien inexistant. (...) Nous ne sommes pas des « trucs », nous sommes citoyens français et, à ce titre, l’Etat nous doit la vérité et le respect. Vous n’avez d’autre choix que de recevoir notre Collectif, afin de nous assurer de votre soutien indéfectible dans cette affaire. Il y a peu, l'une d'entre nous a pensé « Apparemment, Monsieur Sarkozy préfère serrer la main de Kadhafi plutôt que celle d'une veuve de Karachi » … prouvez lui qu’elle se trompe..." écrit le collectif cité par Le Post et Mediapart (accès payant).

Ce même Collectif avait déja lancé une pétition titrée "Non au mépris du chef de l'etat à l'égard des familles des victimes de l'attentat de Karachi !" qui expliquait "A la suite des révélations parues dans plusieurs grands quotidiens nationaux courant décembre 2008, nous avons souhaité être à nouveau reçu par le Président de la République à l'Elysée comme il s'y était engagé. Le 20 Janvier 2009, Le Chef de l'Etat nous fit savoir de manière stupéfiante, par l'un de ses plus proches conseillers, qu'il ne pouvait faire droit à cette demande puisqu'« en application du principe constitutionnel de séparation des pouvoirs, le chef de l'Etat ne peut intervenir dans le cours d'une procédure judiciaire»."

Pourquoi Sarkozy n'a-t-il pas encore rencontré ces victimes-là ? Pour comprendre, écoutez Magali Drouet, fille d'une victime de l'attentat et porte-parole du collectif des familles, dans notre émission Karachi: qui a franchi la ligne j@une? et consultez notre dossier Karachi, un Watergate français?







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