Vargas Llosa et les "commérages" du New York Times
Brève

Vargas Llosa et les "commérages" du New York Times

Trop "people" la rubrique littéraire du New York Times ? C'est l'avis du prix Nobel de littérature 2010, Mario Vargas Llosa, qui a écrit au quotidien américain pour protester contre la publication de ragots infondés. Le Times a fait marche arrière.

Capture du Guardian, 25/08/2015

Vargas Llosa en veut au New York Times. Non pas pour avoir descendu son dernier livre dans ses colonnes (ce qui est pourtant le cas), mais pour avoir relayé dans cette même critique de fausses informations à son sujet. Dans la première version de son article, le critique affirmait en effet que l'écrivain avait annoncé, quelques jours avant la sortie de son dernier livre, être en couple avec Isabel Preysler, mannequin et présentatrice de télévision espagnole, sur son compte Twitter. Pire : le prix Nobel aurait vendu les photos de ce "scoop" au magazine Hola contre la modique somme de 850 000 euros.

Mais si l'écrivain semble bien en couple avec la star espagnole, tout le reste serait faux selon Vargas Llosa, qui a écrit un petit mot au Times : "La critique de mon livre Notes on the Death of Culture contient des informations calomnieuses et perfides à mon sujet (...) Je n'ai jamais eu aucun compte Twitter et je n'ai jamais vendu aucune photo ou info à Hola magazine. Je suis sidéré d'apprendre que ce genre de commérage parvient à se frayer un chemin dans les pages littératures du Times".

Après avoir pris connaissance du message du prix Nobel, le Times a décidé de retirer le passage en question. "Nous avons déterminé que le chroniqueur s'était basé sur un article du Daily Mail, mais que personne n'avait vérifié ces informations. Utiliser de telles informations ne fait pas partie des standards journalistiques du Times et elles n'auraient jamais dû apparaître dans cette critique".

Le prix Nobel de littérature 2010 a, en tout cas, dû passer un bon moment à la lecture de cette critique. Le chroniqueur du Times, Joshua Cohen, ne s'est en effet pas contenté de relayer de fausses informations à son sujet. Il en a aussi profité pour... démolir son dernier ouvrage : "Se plaindre de la mort de la culture revient à se plaindre de sa propre mort. C'est un déplacement de la mortalité. Vargas Llosa va avoir 80 ans l'an prochain. Je ne prends aucun plaisir à m'acharner sur un vieil homme à terre. Mais je préfèrerais relire ses précédents livres".

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